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Les diarrhées néonatales chez le veau

Un article mis en ligne avec l'aide de Logo Vetoquinol
Veaux 180

Particulièrement rencontrées durant les quatre premières semaines de vie, les diarrhées néonatales ont un impact économique majeur en élevages bovins laitiers et allaitants (mortalité, coût des soins, retard de croissance,...).

L’augmentation de la taille des élevages amène les éleveurs à devoir mieux appréhender cette pathologie, en termes d’examen clinique, de thérapeutique et de prévention.

 

 

Examen clinique

Acte fondamental permettant de statuer sur la gravité de l’état clinique du veau et du degré d’urgence d’intervention, l’examen clinique permet aussi de prendre la décision de faire ou non appel au vétérinaire.

Afin de détecter de façon précoce la maladie, deux à trois observations par jour sont nécessaires. Plusieurs facteurs, voire périodes, sont à considérer comme étant à risque : période du pic des vêlages, vêlages des génisses, vêlages difficiles, césarienne, prise colostrale non contrôlée, densité importante en bâtiment, etc. Plusieurs éléments constituent de bons signes d’alerte : veau en retrait ou isolé, veau couché ou qui ne se lève pas ou se tenant mal en équilibre, arrière-train souillé, veau ne tétant pas.

L’examen clinique permettra de conclure sur le besoin ou non de séparer le veau du reste du troupeau et de décider de faire ou non appel au vétérinaire avant de traiter.

Les étapes de l'examen clinique

L’examen clinique s’effectue de « l’anus à la bouche » et débutera par une prise de température.

Les étapes de l'examn du veau malade

  1. Observation de l’état général : recherche d’un veau couché sur le côté, froid...
  2. Prise de température, examen des bouses : recherche d’une hypothermie, de bouses liquides, de traces de sang.
  3. Observation de l’abdomen et du tronc : recherche d’une caillette vide signe de l’absence de tétée récente, ou au contraire pleine, traduisant un arrêt du transit, d’un nombril et d’articulations gonflées signes de septicémie.
  4. Observation du pli de peau et de l’œil : recherche d’une persistance du pli de peau, recherche d’un enfoncement du globe oculaire.
  5. Observation de la bouche : absence du réflexe de succion, aspect des muqueuses.

L’analyse de ces différents éléments permet de décider de mettre en place ou non une réhydratation intraveineuse (déshydratation supérieure à 8%, perte ou diminution du réflexe de succion, et/ou présence de troubles de l’équilibre).

A propos de la diarrhée

Gastro-Entérite Néonatale (GEN) ne veut pas toujours dire diarrhée. Lors des Gastro-Entérites Paralysantes (GEP), le veau, majoritairement de race Charolaise, est en acidose métabolique sans déshydratation ni diarrhée (ou faible).

Prévention

Le bilan sanitaire d’élevage réalisé avec le vétérinaire est le moment idéal pour mettre en place une stratégie de prévention des gastro-entérites néonatales. Cette stratégie repose sur des mesures à court, moyen et long terme.

Les agents pathogènes (virus, bactéries, pathogènes) profitent d’un environnement propice pour se développer dans l’élevage. Il est donc primordial de réaliser plusieurs prélèvements de diarrhée afin de déterminer quel agent pathogène est responsable des diarrhées de l’élevage et si une vaccination ou d’autres mesures préventives doivent être mises en place.

A titre préventif, il est primordial d’analyser les postes suivants : état sanitaire et alimentation des mères, gestion du vêlage et du péri-partum (box de vêlage, détection des vêlages difficiles, prise de colostrum) et bâtiment (température, ventilation, humidité, état des abreuvoirs, densité, stress). Une fois cette analyse effectuée, des mesures rectificatives doivent être mises en place, après leur hiérarchisation par ordre d’importance.

Traitement des gastro-entérites

La précocité de la prise en charge du veau malade est un des critères clés dans la réussite du traitement.

Dans un premier temps, une réhydratation orale doit être mise en place. Les réhydratants oraux permettent de restaurer la volémie, d’aider à lutter contre l’acidose, et d’apporter des électrolytes et de l’énergie.

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CALF LYTE PLUS, aliment complémentaire pour veaux

Vétoquinol poursuit son accompagnement auprès des vétérinaires et des éleveurs dans la gestion de cette pathologie avec le lancement de CALF LYTE® PLUS venant compléter son portefeuille produits de la Gamme Néonatale, au côté notamment de Lodevil®, réhydratant parentéral.

Cet aliment complémentaire diététique par voie orale pour veaux atteints de troubles digestifs est disponible en centrales par boite de 24 sachets de 90 g depuis décembre 2015 (code GTIN : 03605874394186).

Une campagne marketing et de merchandising forte accompagne actuellement ce lancement. Afin de poursuivre celle-ci, de nouveaux outils, notamment digitaux, seront mis à disposition des vétérinaires et de leurs éleveurs dans un second temps.

CALF LYTE PLUS, c'est :

  • une formulation adaptée :
    • des apports appropriés en dextrose, acétate de sodium, électrolytes, poudre de protéines de lait,
    • stabilisation du bilan des électrolytes et de l’eau afin de faciliter la digestion physiologique ;
  • une facilité de préparation : sachet de 90g, miscible dans l’eau et dans le lait, et n‘interférant pas avec la digestion du lait ;
  • une facilité d’administration : aromatisé (goût sucré, vanillé).
Voir la fiche CALF LYTE® PLUS sur ASVcare

Le volume de réhydratant à administrer doit être calculé en fonction de la déshydratation et du degré d’acidose métabolique du veau. Distribué à bonne température (37°C), il est primordial de vérifier la compatibilité du réhydratant avec le lait.

Dans un second temps, une fois la réhydratation assurée, une gestion du confort thermique du veau est nécessaire (couverture, bouillotes, lampes chauffantes).

Dans un dernier temps, le choix d’effectuer un traitement antibiotique en parallèle et/ou anti-inflammatoire doit être effectué selon le protocole de soins mis en place avec le vétérinaire.

La réussite du traitement dépendra de la précocité de la prise en charge.

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