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Si pas de médecin, pourquoi pas un vétérinaire ?

26 décembre 2011

Une idée d’une élue bourguignonne, adjointe à la mairie de Dijon et conseillère régionale (Françoise Tenenbaum) a soulevé les passions en cette fin d’année : face au désert médical existant dans certaines zones rurales françaises, elle envisageait de demander aux vétérinaires d’intervenir sur des humains en cas de nécessité.

Evidemment, un tollé s’est élevé en réponse à  cette proposition, depuis les réactions outragées de certains médecins (qui semblent ne pas avoir connaissance du degré actuel de technicité de la médecine vétérinaire et font des raccourcis méprisants - auxquels les vétérinaires réagissent, bien sûr !) jusqu’à celles des vétérinaires qui sont bien conscient qu’ils n’ont pas été formés dans ce but et que ce n’est pas le même niveau de responsabilité de soigner un animal et un humain…

C’est plus du « buzz » qu’une véritable suggestion, et la proposition ne fait pas beaucoup avancer le débat sur le maillage médical en zone rurale, ni sur le rôle de sécurité sanitaire assuré par les vétérinaires, ni sur la difficulté de la continuité de soins vétérinaires en zone rurale.

Mais les vétérinaires n'ont pas fini d'en entendre parler...

Ouest France 13 décembre "Déserts médicaux. Une élue de Dijon veut faire appel aux vétérinaires".

Le Monde 15 décembre un mot du Président du conseil régional de Bourgogne de l'Ordre des vétérinaires "Face à la pénurie de médecins..."

Et, le 21 décembre, un billet sur le blog "Dis-donc Doc" : "Le véto, nouveau médecin généraliste ?"