Actualités pour les ASV

Ils partent avec nous.

20 avril 2013.

Ils partent avec nous-vignette

 

La 28ème campagne "Ils partent avec nous" a été lancée. Elle s'adresse aux propriétaires d'animaux pour tenter de lutter contre les abandons.

Des livrets et une affiche sont expédiés à tous les cabinets et cliniques vétérinaires. Ils peuvent être commandés directement en ligne ici.

54% des foyers en France possèdent un chien ou un chat en 2013, et 42% des possesseurs considèrent l’organisation des vacances avec un animal de compagnie comme un casse-tête.
Une proportion non négligeable qui montre que les départs en vacances peuvent encore se révéler difficiles lorsque l’on possède un chien ou un chat. Néanmoins, seuls 5 % des possesseurs vont jusqu’à considérer cela comme une corvée.

Le site ilspartentavecnous.org propose une liste des adresses et des numéros utiles pour faire garder son compagnon.
Quelques unes des nombreuses recommandations des professionnels : "Éviter de promener son chien aux heures les plus chaudes, lui proposer régulièrement à boire et surtout ne jamais le laisser enfermé dans un voiture en plein soleil.

Sur les 80.000 animaux qui sont encore abandonnés chaque année, 80% le sont lors des départs en vacances.

Un n° azur 0810 150 160 (prix d’un appel local depuis un poste fixe) sera ouvert de mai à août pour renseigner les possesseurs qui n’ont pas accès à Internet afin qu’ils s’organisent au mieux avant le départ à l'approche des vacances.

 

 

Incinéris ouvre deux nouveaux crématoriums pour animaux.

26 octobre 2011

incineris 60

 

Deux nouveaux centres de crémation pour les animaux de compagnie ont été mis en service par Incinéris à Josselin (Morbihan) et Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne).

Destinés à accueillir les animaux de Bretagne et d'une partie des Pays de la Loire ainsi que d'Aquitaine et Midi-Pyrénée, ces deux nouveaux sites permettent de recevoir dans de bonnes condition les propiétaires qui le souhaitent lors des crémations individuelles.

Un salon d'accueil des propriétaires, un jardin du souvenir et un salon d'adieux sont mis, sur rendez-vous, à la disposition des maîtres qui souhaitent accompagner leur animal jusqu'au crématorium et assister à la crémation.

La demande de crémation individuelle atteint 25 %  dans certaines clientèles.

Le site de Castel-Sarrasin traite uniquement les incinérations individuelles. Une réflexion sur l'extension des installations est en cours pour y associer les incinérations collectives ainsi qu'un service d'incinération pour les équidés.

Lors du décès de l'animal la prise en charge s'effectue par l'intermédiaire du vétérinaire traitant, qui facture le service et prend en charge le corps de l'animal. Une convention d'incinération personnalisée est établie (elle est éditée par la plupart des logiciels professionnels vétérinaires). Cette identification permet une excellente traçabilité, par codes barres puis par plaques métalliques numérotées associées aux corps pour les incinérations individuelles. Le propriétaire choisit de récupérer ou non les cendres de son compagnon qui peuvent être expédiées à la clinique vétérinaire ou directement au domicile du maître.

Si les propriétaires souhaitent assiter à l'incinération, il faut le noter TRÈS lisiblement sur la convention accompagnant le corps et contacter Incinéris par téléphone afin de mettre en place les modalités de réalisation.

www.incineris.fr

le 10/01/2011 L'équarissage n'est plus l'unique solution lors de la mort d'un cheval.

Vétophonie : prise en charge des appels téléphoniques

Vétophonie est une société créé par des vétérinaires.  Elle propose la prise en charge des appels téléphoniques des clients, selon plusieurs formules : 24h/24, ou pendant les horaires d'ouverture (éventuellement seulement en cas de surcharge d'appels) de la clinique, ou pendant les horaires de fermeture.

Les personnes répondant aux appels sont des vétérinaires ou des auxiliaires vétérinaires niveau 3.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou 0 811 144 555 (n° Azur)

Diagnostic en ligne : les bovins et Internet

13 septembre 2010 Côtes d'Armor.

vache

 

Une assistance informatique au diagnostic est une évolution évidente de la médecine. Mais on ne l'attendait peut-être pas si tôt du côté des vétérinaires...

La capacité croissante de stockage et de tri des données des ordinateurs permet de mettre en place des programmes de modélisation des connaissances médicales. Dans les universités de médecine, des groupes multidisciplinaires travaillent sur des programmes d'aide à la décision diagnostique et thérapeutique, sur les traitement du langage médical et des nomenclatures.

Il existe déjà des logiciels sur le marché. Cependant ils sont destinés aux médecins ou aux membres du corps médical, et pas au grand public.

Le vétérinaire qui a mis ce service (payant) en ligne à destination des éleveurs s'attend à de vives réactions de ses confrères.

L'article du Télégramme à lire ici.

La société : vet-GPS.com

Photo Kim Hansen.

ASV devenue étudiante vétérinaire

Art 692 Salome ASV puis veto Oniris

Salomé avait son bac scientifique et avait été acceptée en seconde année de "prépa" pour le concours vétérinaire (à Paris), mais elle a du arrêter ses études. Elle a alors travaillé dans une clinique du Val-de-Marne en tant qu'auxiliaire, et après un an de travail à temps plein, elle a entamé la formation d'ASV en alternance avec le GIPSA. Elle a été diplômée deux ans plus tard.

Son activité en tant qu'ASV lui plaisait beaucoup, mais elle gardait cette envie de prendre en charge l'acte médical en globalité (diagnostic, chirurgie...).

Elle n'abandonne donc pas son souhait de devenir vétérinaire, et décide de suivre des cours en candidat libre à la faculté Pierre et Marie Curie de Jussieu (Ile de France) en L2, car elle a une équivalence de L1 grâce à sa première année d'école préparatoire. Elle valide ses années de  L2  et L3 (obtenant donc sa licence), puis entame un master et suit simultanément les cours de la L2 prépa au concours en candidat libre : elle passe le concours véto B. (Le concours B est accessible aux élèves de licence de biologie.)

La première fois qu'elle se présente au concours, elle est admissible à l'écrit mais recalée à l'oral. Elle s'accroche, réussit le concours l'année suivante et elle intègre l'école vétérinaire de Nantes (Oniris) à la rentrée 2012.

Elle pense que si elle avait échoué au concours, elle aurait envisagé un autre métier en contact avec les animaux, la voie de l'éducation canine l'attirant beaucoup, ou alors aurait cherché à entamer une carrière dans la police scientifique.

Le parcours vétérinaire qu'elle choisira n'est pas encore déterminé, elle est très intéressée par le comportement animal, les urgences vétérinaires et la faune sauvage.

Elle témoigne avoir trouvé plus facile d'apprendre ses cours pendant sa formation d'ASV, car il lui fallait trouver des explications et des réponses pour les clients. L'obligation actuelle de mémoriser beaucoup de notions théoriques nécessite de reprendre un rythme scolaire et se replonger le soir dans les notes prises en cours. Elle attend avec impatience de se trouver à nouveau en contact avec la pratique.

Salomé précise qu'il faut être conscient des réalités financières et scolaires avant de se lancer : pas de salaire lorsqu'on est étudiant, et après la journée à l'école il faut se remettre à ses cours.

Son expérience professionnelle d'ASV lui permet d'apprécier les conférences présentant des cas cliniques, animées par des vétérinaires praticiens, qui contrebalancent le côté très théorique de nombreux cours magistraux.

Elle regrette qu'à l'école vétérinaire de Nantes Oniris il n'y ait pas une équipe d'ASV, ce qui permettrait aux étudiants d'apprendre à travailler avec les auxiliaires et d'avoir une idée des tâches qui incombent à chacun.

Devenir vétérinaire ne changera pas sa considération à l'égard de ses collègues ASV, et elle est particulièrement sensible au progrès qu'il reste à faire dans certaines structures.Salome ASV puis veto

 

Dans ASVinfos : Quelle formation pour devenir vétérinaire ?

Le projet de loi qui met les vétérinaires en colère

20 octobre 2013.

veterinaire en colere vignette

Un projet de loi prévoit d'interdire la vente de certains antibiotiques de dernière génération par les vétérinaires. La délivrance de ces produits serait confiée aux pharmaciens. Un propriétaire, ou un éleveur, auquel un vétérinaire prescrirait pour son animal un antibiotique de cette catégorie, devrait donc aller l'acheter en pharmacie.

Ce projet de loi (nommée "loi d'avenir" agricole) a fait bondir les vétérinaires et leurs représentants de l'Ordre et du syndicat professionnel, le SNVEL.
Car cette loi a été préparée "en catimini" et en dehors de toute concertation avec les vétérinaires, c'est un "deni de confiance ", comme le dit Pierre Buisson, président du SNVEL.

Pourtant, depuis bientôt 14 ans, un travail de fond a été mis en place pour dresser un constat puis maîtriser l'utilisation des antibiotiques dans le secteur vétérinaire. Le but de ce travail est d'évaluer les risques qui sont liés à l'apparition de résistance de certains germes (antibiorésistance) et de rationaliser et réduire autant que possible l'utilisation des antibiotiques. L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) réalise un suivi annuel des ventes, l'agence européenne des médicaments a mis en place une coordination des efforts des pays de l'union européenne, le Syndicat de l'Industrie du Médicament Vétérinaire et réactif (SIMV) participe à cette réflexion en collaboration avec la profession vétérinaire.
Un plan national de réduction des risques d'antibiorésistance en médecine vétérinaire, Ecoantibio 2017, a été élaboré, piloté par le ministère de l'Agriculture. Les premiers résultats apparaissent probants, avec le pourcentage de diminution de consommation prévu.

Les publication scientifiques récentes montrent que ce n'est pas l'utilisation en médecine vétérinaire qui favorise l'apparition de résistances aux antibiotiques.
(Les campagnes d'informations répètent aux patients des généralistes "les antibiotiques c'est pas automatique", mais combien de prescriptions inutiles en médecine humaine et de mise aux ordures de ces anti infectieux non utilisés ?).Veterinaire en colere

Les vétérinaires s'inquiètent pour l'avenir de leur liberté de prescription, qui est attaquée par ce projet de loi, alors qu'ils montrent depuis plusieurs années qu'ils sont largement conscients de l'importance de l'enjeu de la maîtrise des prescriptions pour la santé humaine. L'exposition aux antibiotiques, toutes espéces animales confondues, a diminué de 6,1 % entre 2011 et 2012. Depuis 2007 on observe une baisse continue (source ANSES).  Les éleveurs sont conviés à des réunions avec les vétérinaires  afin de faire circuler l'information sur les soutions alternatives et le bon usage des antibiotiques.

L'avant projet de loi prévoit la réalisation d'une liste d'antibiotiques critiques que les pharmaciens vendraient (et qui seraient interdits à la vente pour les vétérinaires) : qui établirait cette liste ? Sur quels critères ? Où s'arrêter ?

Cette loi est perçue comme la porte ouverte à une interdiction totale de délivrance des médicaments par les vétérinaires, vente qui deviendrait l'apanage des pharmaciens, dont l'influence est bien plus puissante que celle des vétérinaires.

Ceux-ci sont-ils plus compétents que les vétérinaires pour déliver ces produits ? Sont-ils formés pour donner les conseils ? Déconditionneront-ils les comprimés en canine comme les vétérinaires le font au quotidien ?
Et que devient la vente via internet, qui reste absente de cette loi, et dont nul ne sait quelle quantité d'antibiotiques elle fait circuler ?

En l'absence du revenu résultant de la vente des médicaments, le tarif des actes des vétérinaires devrait augmenter pour assurer la survie des structures. Pour le moment, en France il n'y a pas de "désert de soins" pour les animaux, mais la mise en place d'une telle loi peut mettre à mail le maillage des cabinets existants, surtout en rurale. S'il n'y a plus assez de vétérinaires pour assurer le suivi sanitaire des élevage, la sécurité alimentaire dont nous bénéficions en France n'existera plus. Elle est pourtant parmi les meilleures au monde.Veterinaire en colere 3 vignette

Un appel à à la grève dans les cliniques et la mobilisation pour une manifestation à Paris est lancé pour le 6 novembre prochain :

Message de Pierre Buisson, Président du SNVEL :

Le SNVEL invite tous les vétérinaires concernés par le projet de loi d'avenir à se mobiliser le 6 novembre prochain pour une "journée sans vétérinaires".
Au cours de cette journée, nous proposons :

  • que seul l'accueil des urgences soit assuré dans vos structures,
  • de choisir au niveau local les meilleurs solutions d'organisation de ces urgences, permettant ainsi de libérer le plus grand nombre de vétérinaires pour rejoindre Paris en fin de matinée et manifester notre mécontentement devant le ministère de la santé,
  • que toutes les réunions et vacations concernant les vétérinaires libéraux ce jour-là soient suspendues (prélèvements en équarrissage, inspection des viandes,...).


Le SNVEL assurera la médiatisation et la coordination de cette journée, dont le succès ne peut passer que par la présence du plus grand nombre.

Nous comptons sur vous pour relayer cette action auprès de vos clients et des médias locaux.

D'autres éléments et outils pratiques vous seront communiqués rapidement.

Merci de diffuser cette information auprès de tous les vétérinaires.

Exercez votre droit de véto.

24/10/2013 Blog de Fourrure : Le 6 novembre : des vétos en grève ? Qui manifestent ?

24/10/2013 La Dépêche Vétérinaire : Découplage : participez à la Journée sans vétérinaires du 6 novembre !

10/10/2013 Information spéciale de Pierre Buisson, Président du SNVEL : Découplage, ils veulent le faire : mobilisez-vous !
ASV qui soutient le veterinaire en colere vignette

23/10/2013 La France Agricole : Le couplage de la prescription et de la délivrance à nouveau remis en question.

04/04/2013 ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) : Suivi des ventes d'antibiotiques vétérinaires

 

 

 

 

ESCCAP - Faut-il traiter un chien ou un chat contre les puces en hiver ?

art1099 traiter puces chien chat hiver

La dernière recommandation qu'Esccap France fait aux propriétaires de chiens et de chats concerne les puces. Esccap est une association dont le but est de promouvoir les recommandationsrelatives aux maladies parasitaires des animaux de compagnie.

Ces recommandations peuvent être  reprises sur la page facebook ou le site Internet des cliniques vétérinaires !

Faut-il traiter un chien ou un chat contre les puces en hiver ?

Les puces ne naissent pas sur les chiens et les chats. Leurs œufs, pondus dans le pelage des animaux parasités, tombent sur le sol et donnent naissance à des larves. Celles-ci se transforment en nymphes capables d'attendre plusieurs mois dans l'environnement les conditions favorables à la génération de nouvelles puces adultes.

Pour réaliser ce cycle de reproduction, les puces ont besoin de chaleur et d’humidité. En période hivernale, les puces ne peuvent pas se développer dans le milieu extérieur (haies, tas de bois et autres refuges contaminés). Et comme la principale source de contamination est l'environnement (le passage direct d'un animal à un autre est possible mais très rare), les risques de contamination à l'extérieur des chats et des chiens qui sortent sont très faibles en hiver.

Cependant, la très grande majorité des chiens et des chats vivent aujourd'hui dans des appartements ou des maisons. Chauffés, les bâtiments réunissent les conditions idéales pour la survie et le développement des puces. Si celles-ci s'installent dans un logement, le risque de contamination des animaux est permanent. Alors, faut-il traiter ou pas ?

  • Si votre logement est sain, qu'aucun de vos animaux n'a de puces, qu'ils ont été correctement traités en automne : vous pouvez baisser la garde en hiver et ne recommencer à traiter qu'au début du printemps.
  • Si l'un de vos animaux a des puces : alors elles se sont certainement installées dans votre environnement et il est nécessaire non seulement de traiter vos chiens et vos chats, mais aussi les pièces où ils vivent. Consultez votre vétérinaire qui vous conseillera les produits les mieux adaptés à votre situation.
  • Si l'un de vos animaux est allergique aux piqûres de puces : ne prenez aucun risque. Continuez à le traiter (ainsi que ses éventuels congénères) comme votre vétérinaire vous l'a prescrit, quelle que soit la saison.

Un communiqué ESCCAP France

Suspicion d'un cas de rage en Vendée. Confirmation de la rage par l'institut Pasteur.

10 août 2011 - Vendée -

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Un chiot de 3 mois est mort en Vendée dans la nuit du 7 août, dans la clinique vétérinaire où il avait été hospitalisé la veille. Il a été importé illégalement du Maroc le 1er août dernier. Un changement de comportement avait alerté ses propriétaires au point de les amener à consulter. En attendant les résultats de l'Institut Pasteur, 24 personnes ont été mises en relation avec le centre de traitement antirabique du CHU de Nantes. --- Suite : La rage a été confirmée jeudi.

L'Anses (l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) /anciennement AFSSA, rappelait déjà en 2008 que "L'introduction régulière et illégale de chiens en incubation de rage dans notre pays n'est pas un phénomène nouveau mais progresse, en dépit de nouvelles mesures communautaires pour le contrôle des animaux aux frontières (arrêté du 20 mai 2005 et réglement européen 998/2003). Le Maroc reste la destination pour laquelle le nombre de cas de rage d'importation est le plus élevé.

 

Les signes cliniques de la maladie peuvent varier considérablement et sont parfois très frustes. 
La rage est transmissible pendant toute la période d'excrétion du virus chez l'animal. 
Sans traitement rapide et approprié chez l'Homme, une infection par le virus de la rage entraîne inéluctablement la mort après, parfois, une longue période d'incubation."

Pour plus d'informations voir sur le site de l' Anses l'alerte sur la rage (rappel de 2008 mais toujours d'actualité).

 

Bagues des oiseaux trouvés, identification et informations

Écrit par Alexia G.

Il arrive que des clients nous amènent des oiseaux trouvés, blessés ou pas, sauvages ou "de compagnie".

Parfois ils nous demandent simplement des conseils par téléphone pour un oiseau recueilli. Et souvent, ni notre formation, ni nos employeurs ne nous aident ou ne nous renseignent dans ces moments là. C’est d’ailleurs ce manque d’informations qui souvent nous incite à penser qu’un oiseau est moins important qu’un chien ou un chat, et qu’on ne peut rien faire.  De même, c’est cette ignorance qui entraîne les clients à ne pas nous contacter pour un oiseau trouvé.

Pourtant il existe des lois, des centres de soins, ainsi que des moyens mis en œuvre pour identifier un volatile, et même s'il n’y a pas pour eux de fichier national vétérinaire comme l-CAD, il existe des fédérations soucieuses de leurs protégés qui tiennent des registres de bagues permettant de retrouver l’éleveur de l’oiseau, puis le propriétaire.

 

  • En cas d’oiseau de volière ou exotique bagué :

Il faut relever tous les chiffres et lettres inscrits sur la bague (ce qui peut être relativement difficile en fonction du caractère de l’oiseau, même dit « domestique » ou familier…) :

 

codage bague oiseau 
Schéma d’une bague

 

Couleurs de bagues des oiseaux exotiques
Couleur des bagues : Le club des éleveurs d'oiseaux exotiques

F = Pays (F pour France)

12 = année de naissance, et second codage par couleur de la bague = (2002 / 2003 / 2006 / 2007 / 2008 / 2009 / 2010 / 2011 / 2012 / 2013 / 2014 / 2015 / 2016 / 2017 / 2018 / 2019 / 20202021 / 2022 / 2023 / 2024 / 2025 / 2026)

55 =Diamètre de la bague (en mm)

123 = Numéro personnel de l’oiseau (comportant 3 ou 4 chiffres)

ABC = Nom du Club/Association qui a délivré la bague

XXXX = Numéro de l’éleveur interne au Club/à l'Association qui a délivré la bague (comportant quatre chiffres, ou une lettre suivie de trois chiffres, ou deux lettres suivies de deux chiffres).

En contactant le Club ou l’Association désigné(e) par la bague, celui-ci pourra nous donner les coordonnées de l’éleveur grâce au numéro indiqué. Ces clubs sont généralement faciles à trouver sur internet. Le ministère de l’environnement en habilite trois à délivrer des bagues :

Le Club des Oiseaux Exotiques qui est une fédération de clubs d'éleveurs amateurs : www.clubcde.com

La Fédération Française d’Ornithologie : www.ffo.asso.fr

L’Union Ornithologique de France : www.ornithologies.fr

Mais des bagues peuvent être délivrées par d’autres organismes non habilités, comme l’Association Française de l’ondulée : www.afoondulees.fr et d’autres. Dans ce cas la typographie de la bague et ses codes peuvent différer du modèle ci-dessus.

Si vous voyez un oiseau bagué avec un autre sigle que ceux cités, vous pouvez contacter la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP ou ancienne DSV, Direction des Services Vétérinaires) de votre région, qui pourra peut être vous renseigner, ou à défaut mener vos propres recherches sur internet. Généralement ce sont quand même de grosses fédérations, qui ont des sites internet  sur lesquels vous pouvez trouver des contacts capables de vous renseigner sur l’éleveur. De même pour un oiseau dont la bague ne serait pas française : en dernier recours, vous pouvez toujours essayer de contacter une collègue à l’étranger si vous êtes bilingue !

Une fois les coordonnées de l’éleveur obtenues, il reste à espérer qu’il tienne un registre des vente, et qu’il soit donc en mesure de vous donner les coordonnées du propriétaire de l’oiseau égaré. Car si le marquage de certains spécimens (colombes, tourterelles, pigeons, perruches, loris, perroquets, cacatoès …) est obligatoire au sein des élevages d'agrément, rien n’oblige l’éleveur à tenir un registre de vente, qui fait le lien entre un oiseau et son acheteur.

Généralement, les éleveurs scrupuleux qui prennent la peine de rejoindre un club et de baguer leurs oiseaux le font, et se battent pour cela. Ceux-ci seront d’ailleurs satisfaits d’être contacté pour un de leur oiseau égaré, et seront heureux de participer à sa restitution. 

Un site permet de signaler les oiseaux perdus et trouvés : OARI (Oiseaux Avis de Recherche sur Internet) : www.oari.eu.

C’est un projet mis en ligne le 1er mars 2009 par des éleveurs affiliés au CDE et à l’AFO,  tout le monde peut ainsi signaler un oiseau perdu, volé ou trouvé.

  • En cas d’oiseau de volière ou exotique non bagué

Certains oiseaux peuvent être identifiés par puce électronique, généralement implantée au niveau des muscles pectoraux, du côté gauche, si les caractéristiques morphologique le permettent. Cette puce est lisible par un lecteur conforme à la norme ISO 11785, il faut donc vérifier en clinique que l’oiseau n’en porte pas une.
S'il y a un transpondeur, le site français qui répertorie les Nouveaux animaux de compagnie de la faune sauvage et domestique est www.vetonac.fr.

Malheureusement, si l’oiseau n’est pas bagué (car comme les chiens et les chats, la loi n’est pas tout le temps respectée, ou parce que certaines espèces ne sont pas visées par la loi comme les perruches ondulées), il reste peu de chance de retrouver les propriétaires.

Comme tout animal non identifié, il faut alors conseiller à la personne qui a trouvé l’oiseau de contacter mairie, gendarmerie, fourrière, SPA, mettre des affiches dans les lieux stratégiques (Boulangerie, Tabac/Presse, quartier où a été trouvé l’oiseau, autres cliniques vétérinaires…), les propriétaires ne pensant pas forcément à faire de même pour un oiseau, pensant qu’il n’aura pas survécu à l’extérieur, ou que personne n’aura réussi à l’attraper …

Vous pouvez également le signaler sur la base OARI www.oari.eu

  • En cas d’oiseau sauvage, de parc ou d’ornement, bagué ou non.

En fonction de votre lieu de travail, il peut vous arriver de recevoir des oiseaux sauvages ou échappés de parcs : il est toujours intéressant de connaitre les démarches à effectuer dans ce cas.

Si c'est un canard ou un oiseau de parc ou d’ornement (type  paon, flamant, cigogne…) bagué, si cela vous parait faisable (animal affaibli, blessé ou relativement coopératif…), déchiffrez la bague. Il faut savoir que seulement deux fédérations sont homologuées à délivrer des bagues par le ministère de l’environnement:

Cependant, mieux vaut ne pas prendre de risque de lire une éventuelle bague sur certains oiseaux, ceux-ci pouvant se montrer agressifs par peur et munis de becs et de griffes pouvant gravement blesser (notamment les rapaces).

Si le déchiffrage de la bague parait impossible ou que vous ne voulez pas prendre de risque, ou encore si l’oiseau n’est pas bagué, vous pouvez contacter les centres de soins de votre région (répertoriés sur L’union Française des Centres de Sauvegarde : http://uncs.chez.com,

ou par défaut la LPO de votre région (Ligue de Protection des Oiseaux, présente sur tout le territoire), qui se chargera des démarches. (Fiche LPO dans ASVinfos). www.lpo.fr

Pensez aussi à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage www.oncfs.gouv.fr.

Nous pouvons également agir pour de simples oiseaux sauvages plus communs (type pigeons, moineaux, merles…). Les centres de soins peuvent les prendre en charge... Les passants ramassent fréquemment un oiseau blessé sur la route ou un oiseau marin rabattu sur la côte par la dernière tempête (ou un dégazage sauvage), afin de les confier à une clinique vétérinaire. 

Dans tous les cas, contactez en priorité l’un des centres signalés ci-dessus, avant de prendre une décision (alimentaire ou autre) car nourrir un animal dont on ne connait pas les spécificités peut s’avérer dommageable pour sa santé (il en est de même pour tous les animaux sauvages, par exemple les hérissons). Si les centres ne sont pas joignables (nuit, weekend end, jour férié…), de nombreux conseils sont donnés sur leurs sites internet afin d’offrir à l’animal des conditions de soins adéquates en attendant sa prise en charge.

  • Pour information, la loi sur la protection de la nature de 1976 :

interdit la détention définitive comme temporaire, même aux vétérinaires (sauf si soins nécessaires immédiats), d’animaux sauvages.  Tous ces oiseaux doivent impérativement être pris en charge par des centres de soins agréés, le plus tôt possible.

MSD Santé animale lance un blog destiné aux ASV

MSD BlogASV vignette

Le blog du Club ASV de MSD Santé Animale est dédié aux assistant(e)s - ou auxiliaires ;) - vétérinaires. Il leur permet de se former et de s'informer sur des sujets en lien avec leur pratique. Des sujets techniques traitent des animaux de compagnie mais aussi des ruminants. Des informations sur la clinique (communication, management, droit du travail, etc.) sont également proposées. 

Les articles sont rédigés par des experts du management vétérinaire et par les équipes techniques MSD Santé Animale.

Tous les mois, une newsletter sera envoyée aux membres du Club ASV avec une sélection des articles du blog.

Le blog est en ligne depuis fin avril ici : https://www.clubasv.fr/

  MSD Club ASV Facebook

MSD propose aussi la page Facebook "Club ASV"

MSD Santé Animale a lancé en 2014 le Club ASV, la page Facebook associée permet des échanges avec la communauté active des auxiliaires vétérinaires.

www.facebook.com/clubasv.

Les délégués vétérinaires MSD Santé Animale se tiennent à la disposition des ASV pour prendre leur inscription au Club ! 

Depuis 125 ans, MSD est une société de santé internationale, présente dans plus de 50 pays. Pour plus d’information, rendez-vous sur le site www.msd-sante-animale.fr ou sur les comptes Twitter, LinkedIn et Facebook du laboratoire.

Formation téléphone Vetnurses

En Grande Bretagne, cet été, le laboratoire Virbac a mis en place un partenariat pour le perfectionnement de la prise en charge téléphonique des clients, destiné au standardistes et aux vetnurses, et proposait quatre dates de formation.

Le tarif demandé pour la journée (comprenant le repas et les rafraîchissements) est de 182 € hors taxes pour les vetnurses dont les cliniques ont un contrat "vaccins"avec Virbac et 273 € HT pour les autres.

Adresse du site des ASV anglaises : vetnurse.co.uk (en anglais)

Compagnon de l'homme depuis des millénaires.

18 octobre 2010 - France 5 -

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"Attention, chiens gentils". Ce reportage de 50 mn présente plusieurs études menées sur la relation entre les chiens et les humains.

Quels comportements spécifiques ont-ils développés pour être efficaces dans leur relation avec l’homme ? Que sont-ils capables de faire ? Comment sont-ils devenus domesticables ?

Vous verrez (entre autres) une chienne Border collie  « surdouée » dans ses capacités de réponse aux demandes humaines et comment, en Sibérie, des équipes de chercheurs mènent depuis 1959 une expérience de domestication sur des renards.

La vidéo de France 5 (si votre navigateur ne l'affiche pas, essayez via Internet Explorer).

Le 8 janvier 2011. Le Monde.fr : Un chien est parvenu à apprendre 1022 noms d'objets.

Aidoveto.com, assistance informatique pour les vétérinaires

Aidoveto

 

Une info à transmettre à vos employeurs : il existe maintenant une assistance informatique à distance spécialement dédiée aux cabinets et cliniques vétérinaires aidoveto.com.

Avantages :
  • Aidoveto.com s'occupe de vos soucis informatiques, plus de prise de tête avec les techniciens du service de maintenance dont vous ne comprenez pas les questions. 
  • C'est un vétérinaire qui a fait ses preuves dans le monde de l'informatique qui gère Aidoveto.com. Il connaît bien nos problèmes spécifiques et travaille en collaboration avec les éditeurs de logiciels de gestion des cliniques, mais aussi avec les fabricants d'appareils d'analyses médicales.
  • Le dépannage se fait à distance par télémaintenance, ou au pire par téléphone, ce qui permet un gain de temps considérable.
  • Le coût est réduit : à partir de 30 euros ht par mois.

Alors pour ne plus connaître les situations de crise informatique à la clinique, parlez-en à votre patron ;) !

Annuaire d'ASVinfos > Aidovéto.com

AMV à distance : Olivia, assistante en médecine vétérinaire Suisse, travaille de chez elle.

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Le télétravail est peu fréquent dans notre métier : une collègue Suisse (du canton de Vaud), travaille de chez elle et assure le secrétariat téléphonique d’un cabinet vétérinaire en activité mixte...

Elle a été contactée pour ce poste alors qu’elle venait de quitter la clinique où elle avait travaillé pendant les 15 années précédentes (elle est diplômée depuis 1991). Elle avait prévu de rester à la maison pour s’occuper de ses jumeaux et de ses deux aînés. Son ancien employeur a pensé à elle quand un ami vétérinaire lui a parlé de son souci de recrutement.

C’est un cabinet d'activité rurale majoritaire :

deux associés et deux assistantes à temps partiel (deux vétérinaires salariées, l’une pour le bétail et l’autre en canine), et deux AMV à mi-temps, dont Olivia, avec 30 à 40 % de médecine canine plutôt liée à l’activité touristique d’été.

La gestion à distance des appels était en place depuis longtemps :

avant l’arrivée d’Olivia, la permanence était faite par l’AMV en poste et les épouses des vétérinaires. Celles-ci voulaient reprendre une activité professionnelle et il fallait trouver une solution. Ce système permet au vétérinaire de ne pas répondre au téléphone quand il est en visite dans les fermes, et, comme le dit Olivia "de ne pas payer une personne à temps plein qui, à la longue, tournerait en rond après avoir nettoyé 30 fois le cabinet".

Olivia travaille à mi-temps,

chez elle, 2 jours et demi par semaine. Elle est payée 50% du tarif horaire qu’elle recevrait si elle travaillait au cabinet. Sa collègue, qui travaille sur le site 2 jours par semaine, la relaie et assure en plus une demi journée de chez elle en astreinte téléphonique.

Olivia-AMV-a-distance-Suisse

La vue sur la vallée.

Le cabinet est à une heure de voiture de chez Olivia.

Depuis son embauche en elle n’y est allée que deux fois. Elle dit que ça n’est pas évident pour renseigner les client au téléphone quand ils demandent : “Vous êtes où par rapport à l'église ?”. Elle a un peu honte de répondre qu’elle n’en sait malheureusement rien...

En cas de souci de communication, elle prend les coordonnées du clients pour pouvoir le rappeler ou pour demander à l'un des vétérinaires de le faire.

Olivia assure la permanence téléphonique en journée,

alors que le cabinet est fermé. Les clients connaissent cette particularité de fonctionnement et appellent avant de venir. Lorsqu’ils ont besoin d’un produit, ils savent aussi qu’il faut téléphoner : Olivia prend note de ce dont ils ont besoin et fait un récapitulatif au vétérinaire qui passe au cabinet préparer la commande et la met de côté pour le client : celui-ci peut passer dans le créneau horaire de présence du vétérinaire au cabinet ou même prendre sa commande déposée sur l'étagère prévue à cet usage (!).

En cas d'urgence, elle peut à tout moment appeler le vétérinaire,

s'il est à proximité il revient au cabinet pour les petits animaux, s'il est trop loin elle dirige les clients "en plaine". Pour le bétail elle procède de la même façon pour estimer le délai nécessaire pour aller sur place : particularité de l'exercice en montagne, les vaches peuvent être à l'alpage, il ne faut donc pas oublier de bien faire préciser à l'agriculteur où sera le rendez-vous ! Olivia travaille avec une carte sous les yeux pour organiser les tournées, elle note les numéros de téléphone des clients pour être certaine de pouvoir les joindre si nécessaire.

Pour travailler, elle a un téléphone portable fourni par le cabinet et un accès à l’agenda en ligne de la clinique,

synchronisé pour tous les utilisateurs.

Lorsque sa collègue ou elle-même sont en vacances, les appels sont renvoyés sur un service de secrétariat à distance où du personnel d’accueil non AMV répond : c'est un service payant, assuré par l’entreprise qui fournit aussi l’agenda en ligne que le cabinet utilise (Piramédia).

Les Alpes et les outils de travail d Olivia

Les outils de travail d'Olivia, avec les Alpes en toile de fond.

Le travail à distance est rare à l’échelle d’un cabinet ou d’une clinique. En France, pour la gestion des appels vétérinaires, une société propose ses services depuis 2010 (Vétophonie : www.vetophonie.com).

*Assistante en Médecine Vétérinaire : l’appellation AMV est obtenue par nos collègues Suisses à l’issue d’une formation en alternance de trois années. Elles peuvent ensuite suivre des modules de spécialisation.

Dans ASVinfos > En Suisse, formation d'AMV Assistant(e) en Médecine Vétérinaire

 

Je suis ASV et à mon compte, auto-entrepreneur libéral

Sarah ASV auto entrepreneur

Les auxiliaires vétérinaires doivent travailler sous la supervision d'un vétérinaire car elles ne peuvent exercer de façon autonome. En effet le Code rural précise que "l'exercice illégal de la médecine ou de la chirurgie des animaux est puni de deux ans d'emprisonnement et d'une amende de 30 000 €".

L'Ordre National des Vétérinaires rappelle que "les auxiliaires vétérinaires et les auxiliaires spécialisés vétérinaires ne peuvent exercer leurs activités que «sous le contrôle et la responsabilité d’un vétérinaire praticien», tel que cela est mentionné dans la convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires du 5 juillet 1995 *, et que les auxiliaires vétérinaires et les auxiliaires spécialisés vétérinaires ne peuvent exercer leur activité qu’au sein d’un cabinet vétérinaire, d’une clinique vétérinaire ou d’un centre hospitalier vétérinaire."

Malgré ces limites, une alternative au statut de salarié existe depuis 2013, année de création d'"ASV service +" par une collègue de région parisienne, qui a mis en avant le concept d'auxiliaire vétérinaire prestataire et a ouvert la voie à des initiatives similaires. Les vétérinaires commencent à employer des auxiliaires "prestataires de service" qui ont un statut d'auto-entrepreneur ou d'entrepreneur individuel.

ASVinfos a demandé à l'une d'entre elle de répondre à quelques questions.

Bonjour Sarah, tu es ASV, mais tu as un statut peu courant dans notre métier, tu n'es pas salariée, tu es à ton compte : tu es ASV "prestataire de service" et tu travailles pour tes clients qui sont des structures vétérinaires, c'est bien ça ?

Bonjour, effectivement je suis en statut libéral depuis 1 an maintenant !

Après avoir été salariée pendant 5 ans dans différentes structures comme des CHV ou des cliniques de référés, j’ai fait le choix de quitter “mon graal” (CDI 35h) pour me mettre à mon compte. Pour vivre heureux, soyons fous !

Je suis ce qu’on appelle une ASV de "back-side" (ou "back-office", ou "à l'arrière"). De celles qui fuient quand elles voient le mot « accueil »… (« un…Milbéquoi ? »)

Plus sérieusement, j’aime les soins, et les urgences.

C’est donc tout naturellement, que j’ai choisi le statut d’AEL (Auto-Entrepreneur Libéral) pour pouvoir pratiquer au mieux cette passion.

Comme vous le savez, rares sont les structures qui,en dehors des heures d'ouverture des cliniques,emploient vétérinaire et ASV pour assurer la prise en charge des urgences.

Et, quand c’est le cas, cela coûte cher en main d’œuvre et le recrutement de personnel travaillant la nuit, les week-ends et les jours fériés n'est pas simple : les postes sont donc quasi inexistants en dehors des cliniques des ENV ou des CHV>.

Je travaille donc essentiellement dans un service privé d’urgences, les soirs, nuits, week ends et jours fériés (structure qui possède son propre service de soins intensifs).

J’alterne, au sein du service, entre le poste d’ASV et celui de régulateur téléphonique.

Mais comment as-tu eu cette idée ?

Je travaillais en clinique de référés avec une amie vétérinaire, qui elle même travaillait au sein du service d’urgences. C’est elle qui m’a suggéré de postuler pour devenir régulateur téléphonique aux urgences.

J’ai, dans un premier temps, cumulé les 2 emplois, pendant environ 3 mois, en enchaînant les journées en salariat, et les nuits et weekends en indépendant.

Au début, ça ne devait être qu’un complément de salaire… Puis, pour des raisons personnelles, j’ai décidé de quitter mon CDI pour me consacrer aux urgences.

Est-ce légal ?

Oui ! Sinon je ne le ferais pas ! Mais il est vrai que le pas vers l’illégalité peut vite être fait, et c’est pour cela qu’il faut être extrêmement vigilant.

Il est impératif d’être conscient des limites imposées par la loi. Car les conséquences sont de l’ordre du pénal ! (Je vous laisse consulter les fiches de poste, ainsi que le Code rural, ou la définition du poste d’ASV sur le site de l’Ordre national des Vétérinaires.)

Maintenant que je suis "Le Boss", les responsabilités de boss m'incombent.

Il faut être encore plus rigoureux sur les soins que j'effectue, car je pourrais être soupçonnée d'exercice illégal de la médecine vétérinaire. Il me faut veiller à rester dans le cadre de mes fonctions, afin qu'il n'y ait pas de problèmes. 

Coupe de griffes : OK

Pose de KT : PAS OK

Brancher une tubulure : PAS OK

Toilettage (vigile) : OK

Refaire un pansement : PAS OK

Je ne vais pas dresser la liste, car ce témoignage atteindrait vite les 3 tomes, mais c’est pour donner des exemples.

Quels sont les points qui te paraissent important dans ce statut d'auto-entrepreneur ?

S'assurer en responsabilité civile professionnelle

Si vous envisagez de vous inspirer de mon expérience, je vous conseille donc de bien vous protéger, et de souscrire une RCP (assurance Responsabilité Civile Professionnelle) qui vous aidera en cas de litige. Ce n’est pas obligatoire, mais me parait indispensable ! De plus, certains clients vous imposeront d’en avoir une.

Prévoir une couverture des soins en cas de maladie ou d'accident

Il n’y a pas que la RCP qui est conseillée, il faut aussi penser à votre couverture en cas de maladie ou d'accident. Tous les mois, en payant vos charges, vous cotiserez à ce qui est l’équivalent de la CPAM pour les salariés, c’est le RSI (Régime social des Indépendants). Les taux de remboursement du RSI sont identiques à ceux du régime général des salariés. Souscrire à une assurance complémentaire santé (appelée souvent une "mutuelle") assurera le remboursement du reste à charge après remboursement du RSI.  Il est aussi conseillé de souscrire une assurance couvrant une éventuelle invalidité (la perte de l'usage d'une main par exemple).

Penser à des solutions en cas de "perte de revenu"

Il faut aussi prendre en compte qu'en cas de maladie, arrêt de travail, grossesse, ou incapacité de travail, il n'y a plus de revenus pour une personne qui travaille en indépendant. Il faut y penser car vous pouvez souscrire à une assurance "perte de revenus", qui vous assurera, en fonction du niveau de contrat choisi, un minimum de revenu, pour une durée et un montant eux aussi déterminés selon le contrat.

Par exemple, si votre niveau de vie moyen implique que vous dépensiez 1200 € par mois (loyer, assurances, courses, essence….), assurez-vous au moins pour ce montant. Il peut, évidemment être plus élevé, la prime étant proportionnelle au montant des indemnités journalières que vous voulez recevoir.

Obtenir des contrats quand on est à son compte peut être très fluctuant, et si vous ne voulez pas avoir d’ulcère à cause du manque ou de la perte de revenus, ce type d'assurance peut vous assurer une certaine sérénité. Attention, il faut bien lire les petites lignes, car des délais de carence sont souvents appliqués avant de pouvoir toucher ces indemnités.

Bien que je me considère comme jeune, et prête à déplacer des montagnes, les contrats concernant la retraite, l’assurance décès, l'invalidité totale ou partielle font partie des questions que je dois étudier aujourd’hui !

C’est à chacun de choisir son degré de couverture en fonction de ses besoins, ainsi que le montant que vous souhaitez allouer à ces assurances. 

Rappelez-vous : si vous ne travaillez pas (et que vous n’avez souscrit aucune assurance), vous n’aurez pas de revenu ! Bien étudier sa protection santé, revenu, invalidité (totale ou partielle), retraite et décès est donc primordial ! Il ne faut donc surtout pas se jeter dans l’aventure avec précipitation.

Est-ce difficile de gérer son entreprise ?

Début 2016, j’ai donc créé mon statut d’AEL (Auto-Entrepreneur Libéral). Je suis devenue une entreprise !

Pour cela, rien de compliqué. Il suffit de se rendre sur le site « l’auto-entrepreneur.fr » de remplir un formulaire (10 min montre en main), et le tour est joué. (À noter : c'est totalement gratuit, ne pas se laisser abuser par des offres payantes.)

3 jours plus tard, on reçoit son N° de SIRET, et l’aventure commence !

Auto-entrepreneur ? C’est quoi au juste ?

Bien que ce mot soit long et pénible à écrire (pour la suite on emploiera AE), il y a en fait beaucoup d’avantages derrière ce statut.

Tout d’abord, c’est rapide à créer.

Ensuite, je pense que c’est fiscalement avantageux, car le montant des charges est relativement bas (24.8%).

En tant qu’AE, je ne touche pas de salaire, mais je gagne un chiffre d’affaires (CA) qui correspond à une prestation de service, que je facture à mes clients ! Hé oui ! Le vétérinaire pour qui vous allez travailler ne sera plus votre patron, mais votre client ! Vous travaillerez cependant sous son contrôle et sa responsabilité.

Vous lui présenterez votre facture de prestation de services en fin de période : la somme reçue constitue un chiffre d'affaire brut (vous aurez à en retirer les charges et frais avant de savoir quel est votre bénéfice net).

Ce même chiffre d’affaires doit être déclaré mensuellement ou trimestriellement (selon l’option choisie lors de la création du statut). Tout est centralisé sur le site «lautoentrepreneur.fr». C’est là qu’on créé son statut, qu’on déclare son chiffre d'affaire (mensuel ou trimestriel) et c’est via ce site qu’on paye ses cotisations (charges).

Le montant de vos charges est directement prélevé sur votre compte en banque tous les mois (ou par trimestre). Par exemple, pour un chiffre d’affaire de 2000€ : 2000 – 24.8% (forfait des charges du statut AE) = 496€ (charges à payer) Il vous restera donc 2000 - 496 = 1504€ dans votre poche (il faudra ensuite soustraire vos frais d'assurance et vos frais professionnels pour savoir quel est votre bénéfice net !).

Un plafond de chiffre d'affaire à ne pas dépasser 

Mais attention ! L’AE ne doit pas dépasser un chiffre d'affaire de 32 900 € par an (vous suivez avec toutes ces abréviations ?!) et croyez-moi, on y arrive vite… Pour éviter de changer de statut parce que j'aurais trop gagné (oui, c’est possible), j'ai choisi de ne pas travailler pendant certaines périodes, pour lisser mon CA à l’année et ne pas dépasser ce plafond !

Comme nous ne sommes pas assujettis à la TVA, nous ne pouvons rien déduire (frais kilométriques, l’ordinateur portable acheté pour le boulot, les Crocs, les tenues…) RIEN ! Ce que l’on ne nous dit pas, c’est que, certes le statut est facile et rapide à créer, mais qu'ensuite on n'est pas forcément aidé et conseillé, et qu'il ne faut pas avoir peur de se battre avec le RSI, l’URSSAF, les impôts…

Et comme on est son propre patron, et bien il faut tout gérer soi-même !

La comptabilité est assez simple, puisqu’en dehors des charges automatiquement prélevées selon le prorata de votre CA, il n’y a rien à faire. Ce qu’il vous reste constitue votre salaire. Vous pouvez toutefois vous faire aider par un comptable (auquel il faudra verser des honoraires), ou par une Association de Gestion (à laquelle il faudra adhérer) si vous ne comprenez rien à tout cela.

En fin d’année, vous ne payez pas non plus d’impôts sur le revenu (si vous avez opté pour le prélèvement de l’impôt libératoire lors de votre inscription en tant qu’AE), puisque vos impôts sont prélevés en même temps que vos charges (mensuellement ou trimestriellement) selon votre CA.

Le prélèvement libératoire de l’impôt, c’est le prélèvement à la source (qui sera bientôt appliqué pour les salariés).

Comment facturer ?

Dorénavant, vous n’attendrez plus avec impatience votre fiche de paie, car c’est vous qui réaliserez vos propres factures.

Pour cela, il vous faudra évaluer le taux horaire minimum à facturer pour rentrer dans vos frais. Basez-vous sur le salaire de la convention collective, n'oubliez pas d'intégrer votre ancienneté.

Ajoutez à ça vos frais incompressibles mensuels (assurances santé/prévoyance citées ci-dessus, frais de déplacements…) car, rappelez-vous, vous ne pourrez rien déduire avec ce statut d'auto-entrepreneur. Prenez en compte le fait que vous n'aurez pas de congés payés (qui correspondent à 10% du salaire brut d'un salarié).

Éventuellement, pourquoi pas ne pas ajouter un “plus” pour que ce taux horaire soit plus intéressant que si vous étiez en salariat ! Mais attention, il ne faut pas être trop gourmand, car si votre taux horaire est trop élevé, les clients ne voudront pas travailler avec vous...

Tout cela aboutit à un montant brut que vous facturez à l’heure. (Montant duquel il faudra évidemment déduire les 24.8% de charges pour savoir ce qu’il vous restera au final). Pour vous donner un ordre d’idée, demander entre 20 € et 24 €/h HT est correct, cela devrait vous permettre à la fois de rentrer dans vos frais, de trouver des missions assez facilement, et d’avoir un revenu plus intéressant qu’en salariat.

Votre facture devra comporter des mentions légales obligatoires. Pour cela, rendez-vous sur le site du gouvernement, tout y est détaillé : www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31808

Est-ce difficile de trouver des clients ?

Je suis assez mal placée pour répondre à cette question, car j’ai plutôt beaucoup (vraiment beaucoup) de chance dans ma carrière depuis le début. Je n’ai quasiment jamais été en recherche d’emploi (hormis pour mon premier poste). Mais une fois le “pied dedans”, j’ai toujours été recrutée par des structures toujours plus grosses à chaque fois, sans même avoir sollicité l'entreprise qui venait me chercher. Et lorsque j’ai postulé au Service d’urgence, ma vie ne dépendait pas de ce travail, étant donné que j’étais en poste en CDI ailleurs.

Cette chance me suit en tant qu’auto-entrepreneur !

Comme je l’ai dit, je suis "ASV collaboratrice libérale" pour un service d’urgences privé. Cette activité étant sufisamment lucrative pour moi, je n’ai en réalité pas besoin deproposer mes services ailleurs. Je le fais seulement très ponctuellement, et j’ai le luxe de ne le faire que si j’ai envie de travailler ailleurs !

Ce statut offre une grande liberté d’horaires (pour moi une journée normale de travail dure au minimum 13h, et mes vacations vont jusqu’à 48h en garde les week-ends). Je donne mes disponibilités horaires à mon client en début de mois, c’est moi qui gère mon planning.

Je travaille la nuit, les week-ends et les jours fériés (en fait on ouvre quand les cliniques vétérinaires ferment et on ferme quand vous ré-ouvrez) du coup j’ai toutes mes journées de libres ! J'organise mon temps comme je l’entends !

J’assure en parallèle une activité secondaire de garde d’animaux à domicile.

J'ai donc des clients qui sont des particuliers et je vais chez eux m'occuper de leurs animaux, en assurant si nécessaire des soins de base (nettoyages d’oreilles/yeux, coupes de griffes…). Pour proposer ce service j’ai créé un site et réalisé des flyers et des cartes de visite pour en assurer la promotion. (Je les diffuse dans les cliniques vétérinaires, et je compte aussi sur les réseaux sociaux et le bouche à oreilles).

Je fais des remplacements en clinique

Etre AE me permet de faire des remplacements au pied levé dans des cliniques (congés maladie...) sans paperasse ni contraintes pour l'employeur, car c’est moi qui gère tout ça (mes charges, les contrats de mission...)

Il n’y a qu’à fixer les modalités de la mission (on signe une convention de collaboration) et en fin de période je lui envoie ma facture, qu’il me règle (et moi je paye mes charges et impôts directement sur ce chiffre d’affaire réalisé).

ULTRA SIMPLE ! Plus de soucis de durée légale minimum ou maximum de travail quotidien, de durée de contrats....

Pour le moment, pas de souci pour moi, je suis tout le temps en “contrat”

Mais attention, je pense que c’est une chance, et que c'est exceptionnel... Le service d'urgence reconduit notre collaboration tous les mois.

L’auto-entreprenariat est mon activité unique et principale, et je vis deux fois mieux (salaire et temps libre) que lorsque j’étais titulaire de mon poste en CDI en clinique !

C’est aussi très avantageux pour le vétérinaire employeur ! Il ne subit pas les contraintes de gestion d'un salarié, n'a pas à faire établir contrat , avenants et bulletins de salaire, n’est pas limité dans les heures de travail, peut embaucher autant de fois qu’il veut la même personne sans se soucier de la durée (courte ou longue).... Entre autres choses !

En conclusion ?

Moralité, ce statut offre une grande liberté, mais il faut être rigoureux, et surtout motivé et courageux, pour que ça soit rentable. Je travaille environ 50 à 60h par semaine, en ne vivant que de ça, car je ne suis plus salariée). En journée, mon temps est libre, pour mes loisirs ou me rendre aux visites à domicile, ou sur les dépannages en cliniques.

Je pense que c’est un bon statut pour arrondir les fins de mois quand on est salarié. Ça permet de travailler légalement au-delà de 35h par semaine.

Dans auto-entrepreneur, il y a “entrepreneur”. Je pense que c’est le mot clé du statut. Ne vous lancez pas si vous n’aimez pas le risque, l’incertitude, et le changement. Les baisses soudaines de chiffre d’affaire riqueraient de vous donner des sueurs froides !

Il faut aussi savoir mettre de côté “les gros mois”, en prévention de ces baisses pour les mois les plus creux, pour être en capacité financière de subvenir à ses besoins lorsqu’on touche beaucoup moins.

Ce statut, pour les ASV, n’en est qu’à ses balbutiements mais je pense qu'il pourrait se développer. J’espère qu’il sera accompagné, un jour, de plus de responsabilités. Je fais le voeux que le métier évolue, et tende vers la reconnaissance de spécialisations qui permettraient de travailler de la même manière qu’une infirmière libérale exerce son métier. Mais ça, c’est un autre sujet !

Informations complémentaires d'ASVinfos

Pour avoir avoir de l'aide avant de vous lancer (quelle que soit l'activité envisagée hors salariat), pensez à vous inscrire aux formations à la création d'entreprise que proposent les chambres de commerce et d'industrie, et à prendre contact avec des associations comme "Entreprendre au féminin", "Action Elles", "Femmes entrepreneurs", etc.

Service existant : Adopte une ASV : https://www.facebook.com/adopteuneasv

N'existe plus : ASV Service +

Article ASVinfos : "Exercice professionnel des ASV : rappel de l'Ordre des Vétérinaires"
Article de la Dépêche vétérinaire :  Exercer le métier d'ASV en tant qu'indépendant : quels risques ?
 
* Convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires