Actualités pour les ASV

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La prime de tutorat dans les établissements de soins vétérinaires

Vous accompagnez un(e) apprenti(e) ASV dans votre clinique ? Savez-vous que la convention collective prévoit une prime de tutorat pour reconnaître cet engagement ?

Accueillir et former un(e) apprenti(e) auxiliaire spécialisé vétérinaire (ASV) en alternance est plus qu'une simple supervision. Le tutorat est un véritable dispositif d'accompagnement qui permet de transmettre, en situation de travail réel, vos compétences professionnelles et votre expérience du métier. Vous jouez un rôle important dans la formation des futurs auxiliaires spécialisé(e)s vétérinaires : vous leur transmettez les savoir-faire techniques et les savoir-être indispensables à l'exercice de notre profession, complétant ainsi leur formation théorique.

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La formation en alternance des ASV 

La branche professionnelle a fait le choix de l'alternance pour former le personnel non vétérinaire des ESV. Un(e) apprenti(e) suit généralement une formation de deux ans en contrat d'apprentissage, ou d'un an en contrat de professionnalisation. Il y a une alternance entre périodes en centre de formation et périodes de mise en pratique en clinique (généralement une semaine par mois, ou un jour par semaine, en fonction des centres de formation). 

Qui peut devenir tuteur ?

L'employeur peut assurer la fonction de tuteur ou désigner un tuteur parmi les salariés volontaires et expérimentés de la clinique : auxiliaires vétérinaires, vétérinaires ou autres salariés qualifiés. Pour assurer un accompagnement de qualité, quelques règles s'appliquent :

  • Vous devez maîtriser les différents aspects de votre métier mais aussi de compétences pédagogiques pour encadrer efficacement l'apprenti et lui transmettre les conniaissances nécessaires
  • Vous ne pouvez accompagner plus de deux apprentis simultanément (sauf prolongation exceptionnelle de formation)
  • Votre employeur peut vous proposer des aménagements de poste pour dégager du temps dédié à cette fonction.

Une reconnaissance financière : la prime de tutorat

Pour valoriser cet investissement personnel et professionnel, la convention collective des cabinets et cliniques vétérinaires prévoit depuis 2023 le versement d'une prime de tutorat. Cette valorisation financière marque la reconniassance du temps et de l'énergie consacrés à l'accompagnement de l'apprenti(e) au quotidien.

Cette prime constitue une avancée importante pour la profession, reconnaissant enfin officiellement le travail supplémentaire que représente la formation d'un apprenti en parallèle de vos missions habituelles.

Les tuteurs désignés bénéficient d’une prime mensuelle équivalente à 4 points conventionnels par mois et par apprenti tutoré pour la durée de leur contrat.

Comment se met en place le tutorat dans votre clinique ?

La désignation officielle L'employeur vous désigne comme tuteur sur le contrat d'apprentissage, après votre accord volontaire et en fonction de vos compétences.

Une charte d'engagement est signée entre votre employeur, l'apprenti(e) et vous. Ce document précise vos fonctions, vos missions, la durée du tutorat et ses modalités pratiques, par exemple l'aménagement de votre temps de travail pour vous permettre  de consacrer du temps à l'accompagnement de l'apprenti(e) : dégagement de certaines tâches, moments dédiés au suivi, etc.

Un suivi régulier : L'employeur évalue régulièrement la charge de travail liée au tutorat pour garantir que vous puissiez exercer cette fonction dans de bonnes conditions.

Conseils pour réussir votre mission de tuteur ou tutrice

Pour que votre rôle de tuteur soit pleinement efficace et reconnu :

Les points de vigilance

Soyez attentif à ne pas laisser le tutorat devenir une charge trop lourde. Si vous ressentez une fatigue liée au cumul de vos missions habituelles et de l'accompagnement de l'apprenti, parlez-en à votre employeur. Le temps dédié au tutorat doit être clairement identifié dans votre planning, et la prime de tutorat doit être versée conformément à la convention collective.

En résumé

Devenir tuteur d'un apprenti ASV est une mission gratifiante qui permet de transmettre votre passion et votre expertise. Grâce à la prime de tutorat prévue par la convention collective, cette fonction est désormais mieux reconnue et valorisée. Si vous envisagez de devenir tuteur ou si vous l'êtes déjà, assurez-vous que vos droits sont respectés et que les conditions nécessaires à un tutorat de qualité sont réunies.

Vous avez des questions sur la prime de tutorat ou sur la mise en place du tutorat dans votre clinique ? N'hésitez pas à vous rapprocher de votre employeur ou de vos représentants du personnel pour obtenir des précisions sur vos droits.

Sources :

Convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires du 5 juillet 1995 : Accord du 8 février 2022 relatif au tutorat

https://www.depecheveterinaire.com Tutorat : un accord pour organiser et valoriser cette fonction auprès des salariés volontaires

 https://hub-alternance.opcoep.fr Misez sur la formation de tuteur ou de maître d’apprentissage

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Agria Assurances pour Animaux au congrès national de l’AFVAC 2025 à Marseille

Nous sommes ravis d’annoncer la participation d’Agria Assurances pour Animaux à AFVAC le Congrès 2025, qui se tiendra à Marseille du 27 au 29 novembre 2025.

Véritable temps fort pour les professionnels de la médecine vétérinaire, cet événement réunit chaque année des centaines de vétérinaires, d’auxiliaires vétérinaires, d’étudiants et d’exposants venus de toute la France. Il constitue un lieu privilégié d’échanges, d’innovation et de partage autour des dernières avancées en santé animale.

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À cette occasion, Agria Assurances pour Animaux aura le plaisir de vous accueillir au stand D32 tout au long du congrès.

 

🥂🧀✨ Venez rencontrer les équipes dans une atmosphère conviviale et détendue, autour d’un verre et de quoi manger et vous régaler. Ce sera l’opportunité idéale pour échanger sur les solutions d’assurance dédiées aux animaux de compagnie et découvrir comment elles accompagnent les vétérinaires et auxiliaires vétérinaires dans leur quotidien.

Et parce que nos équipes aiment surprendre, des animations originales et plusieurs surprises vous attendront sur place ! Une manière ludique et interactive de (re)découvrir l’univers de l’assurance animale.

Rendez-vous à Marseille, du 27 au 29 novembre 2025, sur le stand D32 Agria Assurances pour Animaux !

 

agria expo afvac le congres

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Consultation de dermatologie : les conseils à donner avant et après

Une consultation de dermatologie réussie commence avant l'entrée du propriétaire dans la salle d'examen. En effet, un simple shampoing la veille peut masquer les lésions, un traitement local récent fausser les prélèvements, un nettoyage des oreilles intempestif empêcher tout diagnostic, un historique mal préparé compliquer la démarche de diagnostic différentiel.

Voici un ensemble de clés pour préparer efficacement la consultation dermatologique avec le propriétaire, afin d'optimiser la prise en charge et le suivi de l'animal.

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Avant la consultation

Demander de préparer un historique de la maladie

En dermatologie, l'évolution des lésions cutanées est un élément fondamental pour le diagnostic. Il est préférable de demander au propriétaire de préparer, si possible, un historique détaillé.

  • Quand sont apparus les premiers symptômes ? Par quoi ça a commencé ? D'abord du grattage puis des lésions, ou plutôt l'inverse ? Si c'est ancien, est-ce que c'est plus marqué certaines périodes de l'année ?
  • Demander au propriétaire s'il a pris des photos, et à quelles dates elles ont été prises, ou, si la consultation n'est pas pour tout de suite, lui demander de prendre des photos. Bien sûr, pour être exploitables, il faut des images de bonne qualité, mais les smartphones avec leur réglage automatique rend la tâche plus facile 😉.
  • Est-ce que d'autres symptômes non dermatologiques accompagnent la dermatose ? Signes digestifs, comportementaux, autres ?
  • Est-ce que l'animal a déjà consulté pour ce problème ? Si oui, et surtout si le suivi a été effectué dans un autre établissement, insister sur l'importance d'amener le dossier médical complet de l'animal, et tout particulièrement l'ensemble des résultats des examens et analyses précédents.

Demander de préparer un mémo sur l'animal

Faire préparer une fiche avant la consultation pour recueillir des informations sur le mode de vie de l'animal et son environnement pourra permettre de gagner du temps et de l'efficacité, et d'éviter au propriétaire certaines omissions volontaires ou involontaires.

  • L'animal a-t-il accès à l'extérieur ? Vit-il à la ville ou à la campagne ? 
  • L'animal a-t-il voyagé ? Attention, certaines maladies comme la leishmaniose peuvent donner des signes cliniques plusieurs années après une contamination survenue lors d'un déplacement !
  • Est-il régulièrement traité contre les parasites, et si oui avec quoi et tous les combiens ?
  • Demander à préparer une liste de tous les produits qui ont été administrés localement ou par voie générale à l'animal les dernières semaines.
  • Y a-t-il d'autres animaux à la maison, et sont-ils aussi régulièrement traités contre les parasites, et avec quoi ? Les autres animaux ont-ils également des problèmes de santé ?
  • Faire préparer la liste de tous les aliments distribués : régime ménager, pâtées, croquettes, restes de table, friandises. Insister sur l'importance de ne pas oublier les à-côtés, et demander au propriétaire de prendre une photo de la composition des croquettes et/ou des boîtes si elles ne sont pas référencées à la clinique. 

Les choses à ne pas faire avant la consultation dermatologique

Ça peut être difficile à entendre par le propriétaire, mais pour que la consultation dermatologique puisse être productive, il ne faut pas chercher à soulager l'animal avant de l'avoir montré au vétérinaire. En effet, cela peut entraîner des modifications des lésions et empêcher le diagnostic.

  • Ne pas brosser à proximité des lésions, ne pas couper les poils, ne pas tondre. Cela pourra être fait après la consultation si le vétérinaire l'autorise, mais pas avant. Cela risquerait de modifier l'aspect des lésions, d'empêcher certains prélèvements, et même de favoriser l'extension de la maladie ainsi que la contamination de l'environnement, des propriétaires et des autres animaux du foyer. 
  • Ne pas nettoyer les oreilles, même si la maladie ne semble pas à première vue concerner celles-ci.
  • Aucun traitement local avant la consultation : pas d'antiparasitaires, pas de shampooings, pas de lotions, pas de crèmes ou gels sur les lésions.
  • Aucun traitement général non plus : il faut arrêter toute prise de compléments alimentaires ou autres "médicaments" censés soulager l'animal.
  • ☝️❗ Exception : si l'animal est déjà suivi par un vétérinaire pour ses problèmes de peau, le traitement prescrit que ce soit par voie locale ou générale ne doit en aucun cas être arrêté. 

Et si vous proposiez un formulaire ?

Pour que la tâche soit plus simple pour vous et pour le propriétaire, vous pouvez proposer un formulaire papier ou en ligne, à remplir à la maison avant la consultation.

Vous trouverez ici une proposition de formulaire en ligne.

 

Après la consultation

Recommandations générales

Bien sûr, la première des recommandations après consultation est le respect de la prescription du vétérinaire.

  • Respect des traitements par voie générale. L'administration d'un médicament à un animal n'est pas toujours une partie de plaisir, mais sans elle, il n'y aura pas guérison. Il faut donc respecter les doses et les horaires de prise. Prenez le temps de bien expliquer au propriétaire ce qu'il faut donner (des notions comme trois quarts de comprimé peuvent être complexes pour certaines personnes) et comment le donner (dans l'eau, dans l'aliment, avec un lance-comprimé...). Rappellez également que si on oublie une prise, on ne donne pas double dose à la suivante.
  • Respect des traitements locaux. Ce sont souvent des shampooings traitants à renouveler fréquemment, et ce n'est pas simple pour beaucoup de clients. Donnez vos trucs et astuces pour laver et rincer un animal sans transformer la salle de bain en piscine olympique. S'il apparaît que le propriétaire ne pourra pas faire correctement le traitement, dirigez-le vers un toiletteur, ou faites-le revenir à la clinique si celle-ci assure ce service de soins.
  • Rappeler l'importance du suivi. Rater une étape du suivi pendant le traitement a souvent pour conséquence de repartir de zéro à la prochaine consultation : désespérant pour le client et pour le vétérinaire. Proposez, si vous en avez les moyens, un rappel par mail ou par SMS des prochains rendez-vous.
  • Si le vétérinaire juge que cela a un intérêt, le client peut aussi faire un suivi photographique des lésions, ce qui lui permettra de revenir à la prochaine consultation avec des photos datées. Dans un certain nombre de cas, montrer comment faire une photo correcte d'une lésion cutanée avec son smartphone ne sera pas de trop. Conseille d'utiliser un objet pour contrôler l'évolution de la taille des lésions (mettre un doigt - le même au fil du temps - sur la photo à côté des lésions, ou une pièce de monnaie)

Recommandations spécifiques en fonction du diagnostic

  • En cas de dermatite prurigineuse, le vétérinaire pourra demander au client de remplir régulièrement une échelle d'évaluation du prurit. Votre rôle à la sortie de consultation sera de bien réexpliquer son fonctionnement. Le propriétaire peut penser avoir compris les explications du vétérinaire, mais il est toujours bénéfique de les renouveler pour éviter tout malentendu. Voir un exemple d'échelle d'évaluation du prurit ici.
  • En cas de risque de contamination humaine et animale, rappellez toutes les précautions à prendre pour éviter la contagion : porter des gants pour manipuler l'animal, éviter les contacts avec les autres animaux et/ou humains, ne pas partager le matériel de toilettage, le garder dans une pièce isolée si nécessaire... En cas de teigne, maladie transmissible à l'Homme et autres animaux, rappellez les règles de base de préservation de l'environnement, à voir ici
  • Suspicion d'allergie alimentaire : dans ce cas, un régime d'éviction a peut-être été mis en place. Insistez sur le respect des consignes : l'aliment prescrit et absolument rien d'autre, pendant 6 à 8 semaines minimum. Sensibilisez le propriétaire au fait que donner un à-côté même une seule fois pendant ces 8 semaines obligera à reprendre depuis le début. Il en va de même en cas de prescription d'aliment hypoallergénique : tout écart alimentaire peut faire croire à un échec et amener abusivement à remettre en cause le diagnostic. Et s'il y a plusieurs animaux, pensez à conseiller la séparation au moment de la distribution de nourriture ! 

Aller plus loin...

La prescription du vétérinaire, c'est bien, une bonne réexplication par l'ASV c'est encore mieux. Mais malheureusement, les clients ne sont pas des spécialistes du soin animal, et les bons conseils sont vite oubliés.

C'est pourquoi il est préférable de préparer des supports papier à distribuer en plus de ce qui a pu être dit à la clinique. Ces supports reprendront les conseils pour le respect de la prescription, du régime alimentaire prescrit, les protocoles pour donner un médicament ou réaliser un shampooing. Ils seront le garant du devoir d'information que vous devez au client et de votre professionnalisme.

 

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Stérilisation chirurgicale de la chatte : des avantages, peu d'inconvénients

L'ovariectomie de la chatte constitue l'une des interventions chirurgicales les plus fréquemment pratiquées en médecine vétérinaire. En tant qu'auxiliaire vétérinaire, vous êtes régulièrement sollicité(e) par les propriétaires pour les éclairer sur les tenants et aboutissants de cette intervention.

Voici une synthèse des données scientifiques récentes, qui, sans remplacer le vétérinaire, vous permettra d'accompagner efficacement les propriétaires dans leur prise de décision.

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Quels sont les avantages de l'ovariectomie chez la chatte ?

Pour la chatte :

Pour l'animal, le principal intérêt de l'ovariectomie est la prévention des tumeurs mammaires1, tumeurs qui représentent environ 17% des tumeurs félines. L'effet préventif est d'autant plus efficace que la stérilisation est effectuée jeune : elle est de 91 % pour une ovariectomie réalisée avant l'âge de 6 mois, de 86 % avant l'âge de 1 an, et moindre après 1 an2.

L'intervention permet aussi la prévention du risque de pyomètre, même si cette affection est plus rare que chez la chienne.

Pour le propriétaire :

Ce que recherche en général le propriétaire, c'est l'absence de reproduction. Quand on sait qu'une chatte peut faire 3 à 4 portées par an, il apparaît clairement que la stérilisation est une solution définitive pour éviter au propriétaire la gestion continuelle de chatons.

C'est également une solution efficace pour éviter une surpopulation féline.

Pour les deux :

La stérilisation fait disparaître des manifestations comportementales liées aux chaleurs, ce qui bénéficie à la fois à l'animal et à son maître. Finis les miaulements si particuliers, difficilement supportables à l'oreille humaine, et finis les bagarres et le vagabondage qui expose la chatte à des accidents ou à la contamination par des maladies transmises par les congénères.

Elle évite aussi les séances de prise de pilules contraceptives souvent conflictuelles, et dont les principes actifs ne sont pas sans risque pour l'animal.

Quels sont les inconvénients de l'ovariectomie chez la chatte ?

Prise de poids :

L'ablation des gonades (ovaires chez la femelle, testicules chez le mâle) modifie le métabolisme de l'organisme, et favorise la prise de poids. Cependant, si cela est largement connu chez le chat mâle castré, c'est beaucoup moins flagrant chez la femelle3

La prise de poids est souvent associée à une augmentation de l'appétit et une diminution de l'exercice physique. Si cela survient, il faudra mettre en place un contrôle de l'alimentation basé sur un régime appauvri en matières grasses, et favoriser l'exercice.

Impact sur la croissance :

La stérilisation chirurgicale entraîne un retard à la fermeture des cartilages de croissance, les animaux stérilisés ont donc tendance à être un peu plus grands que la moyenne. Cela n'a aucune conséquence négative connue chez la chatte3

À quel âge opérer ?

La décision opératoire appartient bien sûr au propriétaire après discussion avec le vétérinaire. Cependant, un consensus se dégage pour une intervention à l'âge de 4 mois, et ce pour deux raisons :

  • Une chatte peut avoir ses premières chaleurs et une première gestation dès l'âge de 4 mois4.
  • Opérer avant 4 mois augmente les risques liés à l'intervention (risques anesthésiques, hypothermie, hypoglycémie), mais cette différence disparaît à 4 mois3,5.

En pratique, que conseiller ?

Voici quelques éléments pour vous permettre de discuter avec le propriétaire :

  • La stérilisation chirurgicale est une solution définitive qui peut être conseillée à un propriétaire qui n'est pas prêt à assumer la reproduction de son animal.
  • Chez la chatte, cette intervention présente l'avantage de prévenir l'apparition de tumeurs mammaires à 90%, et ce d'autant qu'elle est pratiquée précocément.
  • Les effets indésirables sont rares, le principal étant une éventuelle prise de poids, qui nécessitera alors la mise en place d'un régime alimentaire adapté.
  • La planification de l'intervention sera faite par le vétérinaire, mais l'âge de 4 mois présente l'avantage d'éviter le risque de chaleurs précoces tout en renforçant l'effet préventif sur les tumeurs mammaires.

Références

  1. Del Carro (AP), La stérilisation de la chatte, AFVAC le Congrès Lyon 2015.
  2. Topie (E), Consensus GERES sur la stérilisation précoce chez le chat et la chatte, AFVAC le Congrès Bordeaux 2021.
  3. Romagnoli (S) et col., WSAVA guidelines for the control of reproduction in dogs and cats, Journal of Small Animal Practice, 2024, 65,  https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/jsap.13724
  4. Rosset (E), Actualités sur la stérilisation chez le chat : stérilisation chimique et stérilisation précoce, Webinaire AFVAC GERES, 16 janvier 2025.
  5. Bondonny (L), Rosset (E), La stérilisation précoce chez le Chat, PratiqueVet 2019, n°173
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Cat Walk 2025 : Un événement solidaire pour soutenir les refuges pour chats en France

La Cat Walk, organisée par Agria Assurance pour Animaux, est bien plus qu’une simple promenade virtuelle de chats. Cet événement, prévu les 25 et 26 octobre 2025, invite tous les amoureux des félins à se mobiliser pour une cause essentielle : soutenir les refuges pour chats en France.

Dans un contexte où les refuges sont confrontés à des difficultés croissantes, cette initiative solidaire apporte une aide précieuse à de nombreux chats en quête d’un foyer.

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Au cœur des refuges : des histoires de sauvetage et d’espoir

Derrière les portes des refuges pour chats en France, ce sont chaque jour des histoires de courage, de solidarité et d’espoir qui s’écrivent. Les bénévoles et les équipes s’investissent sans relâche pour offrir une seconde chance à des chats abandonnés, malades ou victimes de négligence. Chaque chat recueilli porte son histoire, parfois difficile, mais aussi la promesse d’un nouveau départ. Grâce à l’engagement de ces passionnés, de nombreux félins retrouvent la santé, la confiance et, pour beaucoup, la chaleur d’un foyer aimant.

Mais pour continuer à écrire ces belles histoires, les refuges ont besoin de soutien : chaque geste compte pour leur permettre de poursuivre leur mission et de multiplier les sauvetages.

Cat Walk 2025 : soutenons l’Association Ron’Rhône

La Cat Walk est une balade virtuelle et solidaire où les chats qui ont un foyer font quelques pas symboliques pour les chats en refuge. Cet événement caritatif, organisé par Agria Assurance pour Animaux, permet de récolter des fonds pour offrir un don final de 5 000 € à une association œuvrant pour la protection animale.

Cette année, l’association partenaire de la Cat Walk est, une nouvelle fois, Ron’Rhône. Fondée en 2016 dans la région lyonnaise, l’association Ron’Rhône est spécialisée dans le sauvetage et la protection des chats, et depuis 2021, elle a également ouvert un pôle dédié aux chiens. Son engagement quotidien permet de sauver, soigner et replacer de nombreux animaux abandonnés.

Pour soutenir l’association Ron’Rhône et participer à la balade des chats :

  1. Inscrivez-vous sur le formulaire en ligne accessible ici (obligatoire pour participer à l’événement).
  2. Partagez une photo de votre chat en balade sur Facebook ou Instagram (en laisse, dans le jardin, à la fenêtre, ou lors d’un moment d’exploration) le samedi 25 ou le dimanche 26 octobre.
  3. Ajoutez le hashtag #baladedeschatsagria sous votre publication.
  4. Agria reverse ensuite 5 € par inscription à l’association Ron’Rhône.

La Cat Walk est une occasion unique de montrer votre soutien aux refuges pour chats en France. En participant à cet événement, vous contribuez à offrir une nouvelle vie à de nombreux chats abandonnés. Nous vous invitons à rejoindre cette initiative solidaire et à la partager largement sur les réseaux sociaux.

L’importance de l’adoption responsable

Adopter un chat plutôt que d’en acheter un est un acte de compassion et de responsabilité. En choisissant l’adoption, vous offrez une seconde chance à un animal et contribuez à lutter contre la surpopulation féline. Cependant, adopter un chat implique des responsabilités : soins quotidiens, engagement à long terme et compréhension des besoins spécifiques du félin.

L’adoption doit être un choix réfléchi, pour garantir le bien-être de l’animal et de sa famille.

Ensemble, faisons la différence pour les chats dans le besoin !

Communiqué Agria

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La coproscopie, quand la conseiller aux propriétaires de chevaux ?

La vermifugation des chevaux se heurte aujourd'hui à deux écueils : l'apparition de parasites résistants, et l'impact environnemental de l'utilisation abusive de vermifuges. Ainsi, le temps n'est plus à la vermifugation systématique de tous les chevaux plusieurs fois par an. La vermifugation doit être réfléchie, et la coproscopie est un outil qui y contribue. C'est également le seul examen qui permet d'identifier les résistances parasitaires au sein d'une écurie.

Dans leur rôle de conseil, les auxiliaires vétérinaires peuvent expliquer aux propriétaires d'équidés l'intérêt et les limites de la coproscopie pour la mise en place par le vétérinaire d'un plan de vermifugation optimal pour leurs animaux.

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La coproscopie, c'est quoi ?

La coproscopie est un examen complémentaire dont l'objectif est de rechercher et d'identifier les oeufs de parasites intestinaux dans les crottins d'un cheval. Le principe est de prélever un certain volume de crottins, de le mélanger avec un liquide permettant de faire surnager les oeufs de parasites, et d'observer le résultat au microscope.

C'est un examen qui, pour être fiable, nécessite une bonne connaissance des manipulations à réaliser, et bien sûr la capacité d'identifier les oeufs des parasites. Il existe maintenant des analyseurs assistés par intelligence artificielle qui devraient faciliter le recours à cet examen et le rendre plus abordable.

Quels sont les points forts de la coproscopie dans le cadre de la lutte contre les parasites des chevaux ?

Jusqu'à il y a peu, les recommandations de vermifugation des chevaux étaient de traiter systématiquement à certaines périodes de l'année, sans se poser trop de questions. Malheureusement, cette pratique, outre le fait qu'elle amenait à vermifuger des animaux qui n'en avaient pas besoin, a été à l'origine de l'apparition de résistances parasitaires aux vermifuges, et donc d'une perte d'efficacité de ceux-ci. Sans compter les répercussions sur l'environnement liées à l'utilisation abusive de ces substances....

Aujourd'hui, les recommandations sont de limiter les vermifugations, en ne traitant que les animaux qui en ont réellement besoin. C'est dans ce cadre que s'inscrit la coproscopie, un principe étant de ne vermifuger que les animaux qui présentent un grand nombre d'oeufs de parasites dans les crottins.

Un autre intérêt de la coproscopie est de vérifier qu'un traitement est efficace. On la pratique avant la vermifugation, puis après. Si le nombre d'oeufs dans les crottins ne diminue pas, c'est que la molécule utilisée n'est pas efficace dans cet élevage, et qu'il faut en utiliser une autre.

... et quels sont ses points faibles ?

Mais ce n'est pas si simple.

  • Il y a des vers intestinaux qui pondent seulement par intermittence : on peut très bien ne pas voir d'oeufs à la coproscopie, bien que le cheval abrite beaucoup de parasites adultes.
  • Les oeufs de différents vers se ressemblent : ainsi les oeufs de petits strongles sont identiques à ceux des grands strongles... sauf qu'une petite quantité de petits strongles n'est pas considérée comme dangereuse pour l'animal parasité, alors qu'une infestation par les grands strongles doit être systématiquement traitée.
  • Il n'y a pas de lien direct entre la quantité d'oeufs observés dans les crottins et l'intensité des signes cliniques déclenchés par l'infestation parasitaire. Autrement dit, un cheval malade à cause d'un parasite peut n'excréter que très peu d'oeufs, voir pas du tout d'oeufs dans les crottins.

Alors, on fait quoi ?

En fait, actuellement :

  • La coproscopie effectuée avant la vermifugation dans le but de savoir si celle-ci est nécessaire ne s'applique qu'aux chevaux adultes. Elle ne permet pas d'identifier l'infestation des poulains par Parascaris. Les poulains doivent être vermifugés de façon systématique.
  • Dans le cadre de savoir s'il faut vermifuger ou pas un cheval adulte, elle ne s'applique qu'en complément d'un traitement annuel systématique contre les grands strongles. Chez les chevaux adultes en bonne santé, la coproscopie est utilisée pour savoir s'il est nécessaire de faire des vermifugations supplémentaires dans l'année. Le but est alors de ne traiter que les chevaux fortement  contaminés par les petits strongles, chevaux qui sont eux-mêmes sources de contamination pour leurs congénères.
  • Chez un animal malade, en cas de suspicion d'infestation par les vers, la vermifugation est recommandée, quel que soit le résultat de la coproscopie.
  • La coproscopie est aujourd'hui le seul moyen de savoir si une vermifugation a été efficace, et de dépister l'existence de résistances des parasites au sein d'un élevage.

Du coup, quand conseiller la coproscopie ?

  • Pour vérifier l'efficacité d'un vermifuge pour un élevage donné. Les résistances diffèrent d'une écurie à l'autre, et le seul moyen d'en prendre connaissance est d'effectuer des coproscopies avant et après traitement. Vous pouvez donc conseiller la réalisation régulière de cet examen aux propiétaires de chevaux afin de surveiller l'apparition de résistances dans leur élevage.
  • Pour savoir s'il est nécessaire de faire plusieurs vermifugations par an chez les chevaux adultes, et identifier les animaux qui en ont besoin. Ainsi seuls ceux-ci seront traités, ce qui limitera les dépenses en vermifuges, le risque d'apparition de résistances et les conséquences environnementales.

Vision d'avenir

Force est de constater que la coproscopie comporte trop de limites pour être un outil décisionnel parfait. L'avenir est probablement aux tests sanguins et salivaires, qui seront plus faciles à réaliser et plus sensibles. Un tel test existe au Royaume-Uni. Il s'agit d'un test salivaire qui permet de détecter les chevaux infestés par les ténias, parasites rarement détectés par coproscopie, et dont le traitement nécessite l'utilisation de molécules  particulières.

Sources

  1. ESCCAP, Traitement et prévention des parasitoses gastro-intestinales chez le Cheval, Guide de recommandations vol.8, 2e éd., 2019
  2. Nielsen (NK), Parasite faecal egg counts in equine veterinary practice, Equine vet. Educ., 2022, 34 , 11, 584-591
  3. Merlin (A.) et col., Control of cyathostomin infections in horses : is the 200 eggs per gram threshold really relevant?, Poster, 2021, 11th International Equine Infectious Diseases Conference
  4. ESCCAP France, Les techniques de flottation, d'après Beugnet et al. Abrégé de Parasitologie clinique du chien et du chat, 2021, https://www.esccap.fr/les-techniques-de-flottation.html
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Un week-end féérique à Stockholm vous attend…

C’est avec une immense joie qu’Agria Assurance pour Animaux vous annonce le grand retour de notre Jeu Concours, spécialement dédié aux ASV !

En participant, vous aurez la chance de tenter de gagner un superbe week-end pour 2 à Stockholm, en Suède. Et ce n’est pas tout : plus de 80 autres lots seront également à gagner !

Ce jeu, c’est notre façon de mettre en valeur le métier d’auxiliaire vétérinaire et de vous remercier pour tout le travail que vous accomplissez chaque jour avec passion.

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jeu agria 2025

Envie de tenter votre chance ? Voici comment faire !

  1. Du 13 octobre au 24 novembre, participez via ce lien https://agria-assurance-pour-animaux.campaign.playable.com/grand-jeu-asv
  2. Trouvez les mots cachés.
  3. En répondant correctement vous serez automatiquement inscrits pour le tirage au sort final.

Un voyage de rêve… et des surprises à la clé !

Partez à deux pour un week-end inoubliable à Stockholm, la perle scandinave nichée entre terre et mer !

Vol, transports aéroport/logement, hôtel et petits-déjeuners inclus : laissez-vous séduire par un ciel clair, des eaux scintillantes et du design à chaque coin de rue. Stockholm vous offre une escapade où la nature embrasse la modernité avec une élégance nordique incomparable.

Une centaine de lots mis en jeu, des couchages pour chien, des sacs de sport, des gamelles en céramique, des tasses isothermes...

Le grand gagnant sera tiré au sort et annoncé le 25 novembre sur le site www.agria.fr

 

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Stérilisation chirurgicale chez la chienne : nouvelles données

Alors que la stérilisation chirurgicale de la chienne par ovariectome ou ovariohystérectomie semblait depuis des années une intervention à recommander au vu de ses nombreux avantages, l'étude d'un grand nombre de publications montre que la situation n'est pas aussi simple.

En effet, la possibilité fournie par l'informatique d'exploiter les études à grande échelle permet d'obtenir des résultats statistiques sur des populations de plusieurs dizaines de milliers de chiennes. L'analyse de ce très grand nombre de dossiers fait apparaître des effets indésirables liés à la stérilisation chirurgicale, effets dont la faible fréquence ne permettait pas la détection sur des études de moindre ampleur.

Sans remettre en cause l'intérêt de la stérilisation chirurgicale, ces nouvelles données montrent qu'il ne s'agit plus de la recommander systématiquement, mais que chaque cas doit être discuté entre le propriétaire et le vétérinaire.

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Si aujourd'hui 40 % des chiennes sont stérilisées 1, c'est parce que cette intervention présente de nombreux avantages, connus depuis longtemps.

Avantages de la stérilisation chirugicale

  • Elle augmente statistiquement l'espérance de vie 2.
  • Elle évite les comportements liés au cycle sexuel : manifestations de chaleurs, pertes sanguines, recherche d'un mâle, fugue... C'est souvent la première motivation des propriétaires. Ces comportements pouvant exposer à des accidents, leur prévention est aussi considérée comme un facteur d'allongement de l'espérance de vie.
  • Bien sûr, elle empêche les portées non désirées et permet le contrôle des naissances.
  • Elle est définitive (ce qui peut être aussi considéré comme un inconvénient).
  • Elle supprime le risque de maladies utérines, dont pyomètre et de dégénérescence glandulokystique. Le taux de pyomètre chez les chiennes entières est de l'ordre de 20 %, avec un risque de mortalité de 3 % 1.
  • Elle diviserait le risque de tumeurs mammaires par 3 ou 4 si la stérilisation est effectuée avant l'âge de un an, même si ce chiffre est actuellement discuté 3. (Il pourrait être plus faible.) Pour mémoire, les tumeurs mammaires sont les tumeurs les plus souvent diagnostiquées chez les chiennes non stérilisées, avec une fréquence allant de 8,4 à 52 % suivant les études (une variabilité liée entre autres à la race), et une tumeur sur deux est maligne 3.

Ce tableau favorable ne doit pas cacher les risques de cette intervention pour la santé de l'animal, dont certains sont connus depuis longtemps, et d'autres n'ont été découverts que très récemment.

Risques liés à la stérilisation chirurgicale

Les risques bien connus

  • Risque anesthésique : il existe comme pour toute intervention chirugicale, sans être majoré dans ce cadre.
  • Obésité : c'est le risque le plus important, car la stérilisation augmente l'appétit tout en diminuant les besoins énergétiques. Il faut donc bien prévenir le propriétaire qu'une surveillance du poids et une adaptation du régime alimentaire et de l'exercice seront nécessaires.
  • Incontinence urinaire : la stérilisation augmente le risque d'incontinence urinaire, sa fréquence étant de 0.6 % chez les chiennes entières à 1.8 % chez les chiennes stérilisées 4. Il y a une grande variabilité liée à la race. L'incontinence urinaire après stérilisation apparaît dans moins de 10 % des cas chez les chiennes de moins de 20 kg, entre 25 et 30 % chez les chiennes de plus de 20 kg, et jusqu'à 65 % chez le Boxer. Les races prédisposées connues sont le Berger Allemand, le Dalmatien, le Bearded Collie, le Colley, le Boxer, le Rottweiler, le Doberman, le Bobtail, le Springer Spaniel, le Braque de Weimar et le Setter Irlandais 3.

Les risques récemment identifiés

  • Risque de pathologie articulaire : les études publiées se sont penchées sur les dysplasies de la hanche et du coude, et la rupture des ligaments croisés. Elles montrent un effet favorisant lié à l'âge et à la race, sans que ce soit encore bien clair. Globalement, l'augmentation du risque serait modérée (multiplié par 2.29), et serait surtout majorée pour les stérilisations pratiquées avant l'âge de un an. Ce risque est bien sûr à prendre en compte surtout chez les chiennes de races prédisposées 3,5.
  • Pathologie tumorale : les métaétudes montrent une augmentation de la prévalence de certaines tumeurs chez la chienne stérilisée, et ce indépendamment de l'âge. Cette augmentation n'est donc pas liée à l'augmentation de la durée de vie. Les tumeurs concernées sont les hémangiosarcomes, les carcinomes transitionnels de la vessie, les ostéosarcomes, les lymphosarcomes et les mastocytomes 2,4
  • Pathologie dysimmunitaire : il semble que la stérilisation de la chienne augmente les risques de certaines maladies liées à un trouble immunitaire, comme l'hypothyroïdie autoimmune, le lupus érythémateux, la dermatite atopique ou encore les thrombocytopénies auto-immunes 3. Des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer l'incidence réelle de la stérilisation sur ces maladies 4.

Que faut-il penser de ces nouveaux risques ?

Les nouveaux risques mis en évidence par les métaétudes concernent des maladies graves, voire très graves. Mais s'il a fallu attendre la publication de ces métaétudes pour en prendre conscience, c'est qu'il s'agit de maladies globalement rares. 

Prenons l'exemple de l'ostéosarcome (tumeur des os).

Dire : "Il ne faut pas stériliser votre chienne, car elle risque d'avoir un cancer des os" n'a pas de sens. La décision opératoire repose sur une analyse plus fine des risques.

En effet, la prévalence des ostéosarcomes est de 0.01% dans la population canine générale 7. Celle des tumeurs mammaires est actuellement estimée entre 10 à 50 % chez les chiennes non stérilisées.

Si la stérilisation multiplie le risque d'ostéosarcome par 2 3 et divise le risque de tumeur mammaire par 4, l'avantage reste à la stérilisation.

En réalité, ce n'est pas si simple. Il est indispensable de prendre en compte la race. Si la chienne est de race Irish Wolfhound, chez laquelle la prévalence de l'ostéosarcome est de plus de 8 % 4, il est préférable de s'abstenir d'opérer, d'autant que le pronostic d'un ostéosarcome est en général plus sombre que celui d'une tumeur mammaire.

Note : les races identifiées comme les plus à risque d'ostéosarcome sont actuellement le Rottweiler, le Lévrier Irlandais, le Saint-Bernard, le Dogue Allemand, le Rhodesian Ridgeback, le Leonberger, l'Irish Wolfhound et le Doberman. Il ne semble pas que la stérilisation augmente le risque d'ostéosarcome chez le Berger Allemand 3.

La solution : recommander la consultation de préstérilisation

Cette consultation, recommandée par le Groupe d'Etude en Reproduction, Elevage et Sélection (GERES) de l'AFVAC 4, permet au vétérinaire de discuter avec le propriétaire de l'opportunité de stériliser sa chienne ou non, de l'informer des avantages et risques de l'intervention, et de rechercher les contre-indications possibles. On distingue les contre-indications absolues, qui rendent l'intervention clairement non souhaitable, et les contre-indications temporaires, qu'il sera nécessaire de prendre en charge avant la chirurgie.

Contre-indications absolues

  • Existence d'un risque anesthésique majeur (animal cardiaque, souffrant d'une autre maladie...)
  • Existence avant l'intervention d'une incontinence urinaire.

Contre-indications temporaires

  • Animal impubère : il est préférable d'éviter la stérilisation trop précoce, et d'intervenir après les premières chaleurs, afin de laisser la croissance se terminer et éviter les problèmes de vulve encapuchonnée. 
  • Chienne impubère présentant une vaginite.
  • Chienne en proœstrus ou en œstrus (chaleurs), car l'appareil génital est plus irrigué, même s'il n'est pas démontré que cela augmente le risque chirurgical.
  • Chienne en diœstrus (la péridoe de 2 à 3 mois suivant les chaleurs), car le risque de lactation de pseudogestation. postchirurgical est augmenté.
  • Pas en même temps qu'une césarienne si possible, car le risque chirurgical est augmenté.
  • Animal en surpoids. Le problème de surpoids devra être maîtrisé avant l'intervention.
  • Animal en lactation de pseudogestation, car la stérilisation augmente le temps de lactation, et le traitement de la lactation de pseudogestation donne de moins bons résultats chez la chienne stérilisée que chez la chienne entière.
  • Chienne en état de gestation avancée, car il y a augmentation du risque chirurgical.
  • Existence de troubles du comportement : syndrome de privation, problème d'imprégnation, sociopathies, aggressivité non lié aux chaleurs ou à une lactation de pseudogestation... En effet, les hormones sexuelles interviennent dans la plasticité neuronale, et la stérilisation rendra plus difficile le traitement du problème psychiatrique.

Conclusion

Les impacts positifs et négatifs de la stérilisation chirurgicale de la chienne ne sont pas les mêmes pour tous les individus, et dépendent de l'âge et de la race. De plus, l'incidence des impacts négatifs n'est pas encore bien connue pour un grand nombre de races.

La décision chirurgicale de cette intervention de convenance appartient au propriétaire, après examen clinique de l'animal et information par le vétérinaire des avantages et inconvénients.

L'avenir est dans l'exploitation de grandes masses de données, ce que l'intelligence artificielle permet aujourd'hui, qui permettra de construire des guides décisionnels prenant en compte les données propres à l'animal. Un premier travail dans ce sens, imparfait mais qui a le mérite d'exister, a été publié par Hart et col 8.

  1. Panizo (M), Stérilisation de la chienne, les recommandations 2024, La Semaine Vétérinaire n° 2040, 2024.
  2. Hoffman (JM), Creevy (KE), Promislow (DEL), Reproductive Capability Is Associated with Lifespan and Cause of Death in Companion Dogs, PlosONe 2013, https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0061082
  3. Romagnoli (S) et col., WSAVA guidelines for the control of reproduction in dogs and cats, Journal of Small Animal Practice, 2024, 65,  https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/jsap.13724
  4. Chastant-Maillard (S), Stérilisation chirurgicale dans l'espèce canine : consensus proposé par le GERES et les ENV, AFVAC le Congrès Bordeaux 2021.
  5. Niewiadomska (Z), Facteurs de risque : la stérilisation, où en est-on ? AFVAC le Congrès Lille 2023.
  6. Low (D) et col., The association between gonadectomy and timing of gonadectomy, and the risk of canine cranial cruciate ligament disease: A systematic review and meta-analysis, Veterinary Surgery, 2025, 54, 254–267.
  7. Cortadellas (O), Ostéosarcome chez le chien : diagnostic et options de traitement,  https://vetsandclinics.com/fr/osteosarcome-chez-le-chien-diagnostic-et-options-de-traitement
  8. Hart (BL) and col., Assisting Decision-Making on Age of Neutering for 35 Breeds of Dogs: Associated Joint Disorders, Cancers, and Urinary Incontinence, Front. Vet. Sci.2020, 7, https://www.frontiersin.org/journals/veterinary-science/articles/10.3389/fvets.2020.00388/full
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Nouveau : un guide malin pour parler assurance avec vos clients

Bonne nouvelle pour toutes les auxiliaires vétérinaires ! Une fiche pratique, spécialement conçue pour vous, rassemble désormais les principaux termes et questions sur l’assurance animale. Cet outil vise à vous aider à répondre plus facilement aux interrogations des clients et à les accompagner dans leurs démarches.

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Un outil pensé pour vous, par vous

En tant qu’auxiliaires vétérinaire, vous êtes souvent la première interlocutrice des propriétaires d’animaux, notamment lorsqu’ils souhaitent en savoir plus sur l’assurance santé pour leurs compagnons.

Pour vous aider à aborder ce sujet parfois complexe, une fiche d’aide a été créée, regroupant le vocabulaire essentiel de l’assurance, ainsi que les questions les plus fréquemment posées par les clients. L’objectif ? Vous permettre de répondre avec clarté et confiance, tout en facilitant la compréhension des propriétaires d’animaux.

Un accès simple et immédiat

Cette fiche est disponible en téléchargement direct, pour que vous puissiez l’avoir à portée de main en quelques clics. N’hésitez pas à vous en servir comme support lors de vos échanges avec les clients : elle a été conçue pour vous faire gagner du temps et rendre vos explications plus accessibles.

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Une belle avancée pour valoriser votre rôle de conseil et renforcer la confiance avec les propriétaires d’animaux !

Une démarche collaborative et évolutive

Ce nouvel outil n’est qu’une première étape. Les retours et suggestions sont précieux pour continuer à l’améliorer et l’adapter aux besoins réels sur le terrain.

Si vous identifiez de nouvelles questions fréquentes ou des points à clarifier, n’hésitez pas à les partager à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

La fiche pourra ainsi évoluer et rester en phase avec vos attentes et celles des clients.

Cette démarche collaborative vise à vous offrir un support toujours plus pertinent, et à renforcer la qualité du service que vous apportez chaque jour aux propriétaires d’animaux et à leurs compagnons.

Communiqué Agria

antipuce-chat

ESCCAP : prévention de l'infestation par les parasites externes des chiens et des chats

Doit-on traiter les chiens et les chats contre les parasites externes ? Oui, car ceux-ci sont à l'origine d'un inconfort pour l'animal et peuvent lui transmettre des maladies graves. Faut-il traiter tous les chiens et les chats de la même façon ? Non, car les risques diffèrent suivant l'espèce, l'âge, le mode de vie et la sensibilité allergique.

ESCCAP France propose un guide permettant de conseiller au mieux les propriétaires de chiens et de chats en fonction des critères propres à leur animal, tout en réduisant le plus possible les traitements inutiles.

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Ce guide se présente sous la forme d'un schéma facile à utiliser, et qui peut être affiché en salle d'attente ou en salle de consultation.

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asv-le-congres

ASV le Congrès fête ses dix ans à Marseille, les 28 et 29 novembre 2025

Dixième anniversaire pour ASV le Congrès, l'évènement annuel dédié auxilaires vétérinaires, AV comme ASV ! C'est à Marseille, les 28 et 29 novembre prochains.

Seul congrès dédié à la profession d'ASV en France, ASV le Congrès est LE rendez-vous annuel incontournable pour toutes les auxiliaires vétérinaires souhaitant se former et s'informer. Rencontrer des confrères et consœurs venus de toute la France, découvrir les dernières innovations du secteur dans l’espace exposants sont aussi les piliers de cet événement.

asv-le-congres

asv le congres 2025

 

Depuis sa création, ASV le Congrès s'est imposé comme le rendez-vous annuel incontournable des auxiliaires vétérinaires en France.

Fruit d'une collaboration entre l'AFVAC (Association Française des Vétérinaires pour Animaux de Compagnie), APFORM et l'AssAV (Association des Auxiliaires Vétérinaires), cet événement répond à un besoin croissant de formation continue au sein des équipes soignantes vétérinaires. Au cœur de cette initiative se trouve la volonté d'offrir aux ASV une opportunité unique d'actualiser leurs connaissances et de développer leurs compétences.

Le programme, soigneusement élaboré, propose un mélange équilibré de conférences, de travaux dirigés et de modules pratiques, couvrant des thèmes d'actualité essentiels à la profession.

Comme chaque année, 8 modules spécifiques d'une journée sont proposés par APForm. Ces modules peuvent être pris en charge par l'OPCO-EP.

cours asv le congres

Au programme :

Vendredi 28 novembre 2025

Programme AFVAC-AssAV

  • Les soins coopératifs : rôles clés de l’ASV
  • ASV et imageurs : liés pour améliorer la réalisation des images
  • L’euthanasie
  • Consensus et controverses autour de la stérilisation

Travaux dirigés AFVAC-AssAV

  • TD Nutrition : ration ménagère. Comment je gère ?
  • TD Pansements
  • TD Faune sauvage
  • TD Physiothérapie

Journées de formation continue APFORM

  • Planifier les activités de son pôle d’activité
  • Accueillir les tortues
  • Cas pratiques de soins intensifs
  • Secondez efficacement le vétérinaire en physiothérapie

Et un module commun Vétérinaires-ASV : Bien-être et santé mentale des équipes vétérinaires

Samedi 29 novembre 2025

Programme AFVAC-AssAV

  • ASV et chirurgien : unis pour optimiser le geste chirurgical
  • Comment accompagner le propriétaire dans les affections chroniques
  • Analyses biologiques : comment les améliorer
  • Le monde vétérinaire face aux enjeux ecologiques / le médicament et l’ASV ?

Travaux dirigés AFVAC-AssAV

  • TD Comportement - Comment gérer le chat agressif ?
  • TD Contention NACs
  • TD Nouveau client, nouveau collègue. Comment accueillir au mieux ?
  • TD Césarienne

Journées de formation continue APFORM

  • Accompagnement bienveillant des équipes en ESV
  • Assistance en chirurgie - Partie 1 orthopédie
  • Suivi nutrionnel des troubles digestifs chroniques et hépatiques
  • Cas pratiques d’histologie et cytologie

 

Au-delà de la formation, ASV le Congrès offre un lieu d'échange unique.

expo asv le congres

Les participants ont l'opportunité de rencontrer leurs pairs, de partager leurs expériences et de dialoguer avec des experts. Ces rencontres sont complétées par une exposition commerciale, permettant de découvrir les nouveautés et d'échanger avec les délégués.

Découvrez le congrès en vidéo sur https://congres-asv.com

 
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Démissionner : comment faire en pratique...

Les circonstances vous amènent à envisager de quitter la clinique où vous travaillez.

Que ce soit parce que vous devez suivre un conjoint, que vous avez trouvé le poste de vos rêves, que vous créez votre entreprise, que vous avez une maladie chronique qui vous fait souffrir au quotidien, ou que travailler devient pour vous une corvée, entraîne des troubles physiques allant jusqu'aux crises d’angoisses, à de l’insomnie ou même aux idées noires : vous avez décidé de passer à autre chose.

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Important

Une démission ne vous permet pas de recevoir d’"allocation chômage", sauf dans certains cas : « Quelles sont les démissions qui donnent droit à l'allocation ? » par France Travail.

Réflexion préalable 

Ne démissionnez pas sur un coup de tête. Discutez avec des collègues et des proches. Si tous pensent qu’il faut que vous changiez d’entreprise, ce sont des avis à prendre en compte.

Attention, si vous claquez la porte en criant à votre employeur : "Je démissionne !", la démission peut être orale. Si c'était juste dit dans un instant de colère, il faut vite revenir sur vos paroles en écrivant que ce que vous étiez sous le coup de l'émotion et que vous ne voulez pas réellement partir.  Le législateur écrit qu'il faut "une volonté claire et non équivoque de démissionner".

Avant toute action définitive, demandez un entretien avec votre employeur, non pour lui annoncer votre démission prochaine, mais, si possible, pour lui parler de ce qui ne va pas. En effet, il arrive souvent que l’employeur ne soit pas conscient que certaines situations vous mettent en difficulté… ou que vous voulez une augmentation.

Si vous devez suivre un conjoint, c’est une démission légitime qui vous permet de bénéficier de l’allocation chômage. Il faudra une preuve de vie commune. C’est une solution qui fonctionne si votre conjoint est muté, ou si vous vous mariez ou vous pacsez et que vous le rejoignez (moins de 2 mois après). C’est aussi possible dans le cas de la création ou de la reprise d’une entreprise ou le lancement d’une activité de travailleur indépendant.

Si ce sont des raisons de santé qui vous poussent à envisager de quitter votre entreprise, attendez d’aller mieux pour concrétiser cette idée. Votre rétablissement est prioritaire, et vous pensez peut-être trop tôt à la démission. Votre état de santé peut vous empêcher de travailler pendant une période indéterminée ou vous limiter pour chercher du travail : prenez le temps de vous soigner. Vous pouvez appeler la médecine du travail pour un entretien à ce sujet. Il est cependant tout à fait possible de démissionner pendant un arrêt malade, vous effectuerez votre préavis pendant votre arrêt s’il est assez long. Si ce n’est pas le cas il faudra reprendre le travail jusqu’à la date de fin du préavis.

Si vous avez un projet de formation ou de création d’entreprise, renseignez-vous avant toute démission car l’allocation chômage dépend de la validation par l’ATpro et un certain nombre d’aides ne seront pas versées si les démarches ne sont pas faites dans l’ordre prévu. Pensez à vous adresser à un CEP Conseil en évolution professionnelle (CEP)

Annonce à l’employeur 

En fonction de votre relation avec votre employeur, vous pouvez prévoir de l’informer à l’avance, pour qu’il ait le temps de recruter votre remplaçante et que vous puissiez faire une transmission en douceur.

À la fin de votre contrat, si vos relations sont bonnes, vous pourrez lui demander une lettre de recommandation.

Il peut n’y avoir aucune bonne manière d’atténuer la réaction de votre employeur à l’annonce de votre démission, mais s’il ne s’y attend pas, vous pouvez tenter de le prévenir d’abord oralement (ce n’est pas une obligation, mais une suggestion de politesse).

Notification formelle 

Vous confirmerez votre décision par écrit. La lettre de démission doit être formelle, précise, indiquer la date de départ envisagée, la durée du préavis (selon la durée de présence dans la structure, deux mois au-delà de 2 ans de présence pour les échelons 2 à 5 (le personnel d’accueil et de secrétariat, les auxiliaires vétérinaires et les ASV). Cette lettre doit indiquer également votre souhait éventuel d’une dispense de préavis, totale ou partielle. La date de votre dernier jour de travail est une information importante à mentionner.

Il faudra remettre la lettre de démission en mains propres contre décharge ou l’envoyer en recommandé avec accusé de réception (la valeur légale est équivalente). Le préavis débute dès réception de la lettre ou de l’avis de notification. Le site de La Poste vous permet d’envoyer un courrier recommandé en ligne .

Respect du préavis 

Vous devrez effectuer le préavis prévu par la convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires sauf si votre employeur vous en dispense : sa durée est au maximum de 2 mois après 2 ans de présence dans l’entreprise (échelons 2 à 4). Votre ancienneté dans le métier n’est pas prise en compte, c’est votre date d’arrivée dans la clinique qui sert de base de calcul. Les durées de préavis sont indiquées dans l’article Rupture de contrat - démission - préavis

Attention : ce n'est pas la date de rédaction de votre lettre qui est le point de départ du préavis mais la date de réception de ce courrier : celle de la remise en main propre si c'est votre choix ou celle de présentation du recommandé par la Poste.

Un arrêt maladie ne modifie pas fin de votre préavis (vous terminez à la date prévue ou convenue si une dispense a été acceptée).

Si des congés sont prévus pendant votre période de préavis, votre préavis est décalé d’autant de jours que la durée des congés, sauf si votre employeur vous permet de ne pas en tenir compte. Si vous souhaitez partir rapidement, pensez à demander une dispense de préavis dans votre courrier de démission (ou à une annulation de vos congés, qui est encore possible avant votre démission, sous réserve de l'accord de votre patron). Votre employeur a le droit de refuser ces demandes.

Exemple : Vos 4 semaines de congés sont prévues en août, vous démissionnez le 1er juillet, votre dernière journée travaillée sera le 29 septembre (4 semaines après le 31 août). Vous serez évidemment payée jusqu’au 29 septembre.

Si vous souhaitez ne pas effectuer la durée totale du préavis, il est conseillé de faire la demande de dispense (totale ou partielle) dans votre lettre de démission, en indiquant la date où vous souhaitez être libéré.

Organisation de la passation 

Pensez à préparer la transmission des informations, tâches en cours, consignes spécifiques, pour assurer une continuité optimale au sein de l’équipe et faciliter l’intégration du/de la remplaçant(e).

Maintenir professionnalisme, ponctualité et discrétion, notamment sur la communication de votre départ auprès de la clientèle (à décider avec l’employeur).

Préparation administrative 

Votre employeur doit vous fournir les documents de fin de contrat le jour de votre départ : certificat de travail, solde de tout compte, attestation France Travail (ex Pôle emploi). article L1234-19 du Code du travail 

Vous pouvez rappeler cette obligation en communicant les informations complémentaires à transmettre au gestionnaire de paie : vos heures supplémentaires restant à payer, vos jours de congés et les primes éventuelles que vous deviez recevoir.

Il arrive (fréquemment) que la remise des documents ne soit pas faite selon ces règles, mais pour demander réparation il faut que le salarié apporte la preuve du préjudice qu’il a subi. Si les documents ne vous sont pas remis votre dernier jour de travail, n’hésitez pas à faire une demande par mail pour dire que vous ne les avez pas reçus et demander à quelle date ils seront remis. 

 Une tolérance jusqu'à la fin du mois en cours est admise.

Vous n'êtes pas obligé de signer le solde de tout compte (le fait de signer vous limite à 6 mois de contestation possible). C'est un document qui présente fréquemment des erreurs, prenez le temps de vérifier ce qui est payé, si nécessaire de demander le détail du calcul (l'employeur a l'obligation de vous fournir ces explications) avant de signer. Vous avez aussi le droit de ne pas signer et malgré cela, la remise des documents reste obligatoire

Anticipation de la suite 

Préparer la transition professionnelle : mise à jour du CV, recherche d’emploi, formations éventuelles, réflexion sur la suite de carrière, inscription auprès de France travail, création d'un profil sur Linkedin...

 

En respectant ces étapes, il est possible de quitter son poste sereinement tout en préservant de bonnes relations professionnelles et en facilitant la continuité pour l’équipe et les animaux pris en charge.

France travail : Je veux démissionner et j’ai un projet de reconversion professionnelle

 ASVinfos pour le préavis : Rupture de contrat - démission - préavis

Suggestion de lettre de démission

[Vos coordonnées]
Nom Prénom
Adresse
Code Postal, Ville
Courriel (facultatif)
Téléphone (facultatif)

[Coordonnées de la clinique]
Nom de la clinique vétérinaire
À l’attention de [Nom de l’employeur ou du responsable RH]
Adresse
Code Postal, Ville

Lieu, Date

Indiquer : Courrier en recommandé avevc AR ou Courrier en double exemplaire remis en main propre contre signature

Objet : Démission

Docteur(s), 

Je vous informe, par la présente, de ma décision de démissionner de mon poste de [votre poste] que j’occupe au sein de votre clinique depuis le [date d’embauche].

Conformément à l’article 48 de la convention collective des Cabinets et cliniques vétérinaires, je respecterai le préavis prévu, soit [durée du préavis, généralement 1 ou 2 mois selon l’ancienneté, précisé par la convention collective].

[Ou alors :

  • Je vous serais reconnaissant(e) de bien vouloir m’accorder une dispense totale de l’exécution de mon préavis et d’autoriser la rupture effective de mon contrat à compter du [date souhaitée de départ], sans que cela n’entraîne de retenue sur mon salaire. 
  •  Je vous serais reconnaissant(e) de bien vouloir m’accorder une dispense partielle de mon préavis et d’autoriser la rupture effective de mon contrat à compter du [date souhaitée de départ], c'est à dire après avoir effectué une partie du préavis, sans que cela n’entraîne de retenue sur mon salaire. 
  • Si vous acceptez ma demande, je vous remercie de me confirmer votre accord par écrit.]

Ainsi, mon contrat prendra fin le [date de fin de préavis - Attention, légalement cette date est calculée à partir de la première date de présentation du courrier en recommandé], qui sera mon dernier jour de travail.

Je vous prie de bien vouloir me remettre un certificat de travail, une attestation Pôle Emploi et un solde de tout compte à la date de mon départ.

Je vous remercie pour la confiance accordée et pour l’expérience professionnelle acquise au sein de votre établissement.

Je vous prie de recevoir Docteurs, mes sincères salutations.

[Signature]

Si courrier remis en main propre contre signature, date de remise, nom et prénom du signataire et signature.

recherche-web

Comment l'intelligence artificielle change notre façon de chercher sur Internet

Depuis des années, nous avons pris l'habitude de faire nos recherches sur Internet via les moteurs de recherche grand public, Google en tête, et éventuellement Bing, DuckDuckGo ou autre Qwant. Mais l'émergence de l'intelligence artificielle (IA) est en train de modifier nos habitudes.

Que ce soit pour des recherches privées ou professionnelles, de plus en plus de personnes utilisent les IA génératives*, presque toutes pouvant maintenant effectuer des recherches sur le web. Certaines s'en sont fait la spécialité. Quels avantages, comment les utiliser et aussi comment s'en méfier ? ASVinfos tente d'y répondre...

*qui générent (créent) du texte, des images, des vidéos, en réponse à des demandes

recherche-web

Avant, on tapait des mots dans Google, parfois une phrase, et on obtenait une liste de liens à consulter censés nous apporter l'information souhaitée. Ensuite, à nous d'ouvrir les liens et d'analyser les pages.

Avec les IA, c'est différent : on demande aux IA de faire la recherche, de sélectionner les meilleurs résultats et de nous en donner une synthèse. Plus besoin de feuilleter les différents sites, les résultats nous arrivent tout cuits. Et tout ça en langage naturel, c'est-à-dire en posant la question comme on l'aurait fait à un humain, avec la possibilité de continuer à poser des questions pour obtenir des éclaircissements si besoin.

Les avantages de la recherche par IA : simplicité, gain de temps, analyse avancée

La simplicité d'utilisation est un énorme avantage : plus besoin d'identifier les bons mots-clefs, poser une simple question suffit.

Par exemple, si on tape "Explique-moi le diabète chez le chat" sur Google, on obtient une liste de sites, plus ou moins pertinents, et il faut aller voir les différentes pages pour obtenir des informations.

asv recherche google

En tapant la même phrase sur Perplexity (a priori l'outil le plus performant actuellement - voir plus bas), on obtient une synthèse informative.

asv recherche perplexity

Résultat Perplexity

Le diabète chez le chat est une maladie endocrinienne chronique caractérisée par une augmentation persistante du taux de glucose dans le sang (hyperglycémie. Cette pathologie touche environ 1 chat sur 80 et devient de plus en plus fréquente dans la population féline

Le diabète survient lorsque le pancréas ne produit plus suffisamment d'insuline ou lorsque l'organisme ne parvient plus à utiliser correctement cette hormone. L'insuline joue un rôle vital en permettant au glucose présent dans le sang de pénétrer dans les cellules pour leur fournir l'énergie nécessaire. Sans cette hormone, le sucre s'accumule dangereusement dans le sang.

Lire la suite...

Diabète de type 1 (insulino-dépendant ou juvénile) : Il est causé par un manque absolu d'insuline suite à la destruction des cellules bêta du pancréas par une maladie auto-immune. Cette forme est extrêmement rare chez le chat et touche principalement les jeunes animaux

Diabète de type 2 : Il représente la forme la plus répandue chez le chat. Il résulte d'un manque relatif d'insuline, où le pancréas produit encore de l'insuline en quantité normale, mais les cellules développent une résistance à cette hormone. Avec le temps, la production d'insuline peut également diminuer, aggravant le problème.

Symptômes caractéristiques

Les signes cliniques du diabète félin sont facilement reconnaissables et constituent une urgence vétérinaire :

Polyurie-polydipsie : Le chat urine beaucoup plus que d'habitude car les reins ne peuvent plus filtrer correctement le glucose, qui passe directement dans les urines. Cette perte d'eau entraîne une déshydratation qui pousse l'animal à boire excessivement.

Perte de poids malgré un appétit maintenu ou augmenté : Le défaut d'insuline empêche l'utilisation du glucose par les tissus, obligeant l'organisme à puiser l'énergie dans les graisses et les protéines. Le chat peut même développer une polyphagie (augmentation de l'appétit) tout en maigrissant.

Altération de l'état général : On observe une fatigue importante, une faiblesse musculaire, des troubles locomoteurs (difficulté à sauter), un pelage terne et de mauvaise qualité.

Facteurs de risque et causes

Plusieurs facteurs prédisposent au développement du diabète félin :

  • Le surpoids constitue la cause principale du diabète de type 2 chez le chat. Un chat pesant plus de 7 kg présente un risque accru.
  • L'âge : Les chats de plus de 8 ans sont davantage prédisposés.
  • Le sexe : Les mâles castrés sont plus fréquemment touchés.
  • La race : Certaines races comme les Birmans présentent une prédisposition génétique.
  • Les maladies concomitantes : La maladie de Cushing, les pancréatites, les maladies rénales ou infectieuses peuvent favoriser l'apparition du diabète.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur plusieurs examens complémentaires :

  • Prise de sang pour mesurer la glycémie et le taux de fructosamine (qui reflète la glycémie moyenne des 2-3 dernières semaines)
  • Analyse d'urine pour détecter la présence de glucose
  • Test de réponse à l'ADH pour différencier le diabète sucré du diabète insipide

Complications

Sans traitement approprié, le diabète peut évoluer vers une acidocétose diabétique, complication potentiellement mortelle. L'organisme, privé de glucose utilisable, métabolise les graisses en produisant des corps cétoniques. Leur accumulation provoque une acidose dangereuse caractérisée par une perte d'énergie extrême, des vomissements et une déshydratation sévère.

Le diabète félin nécessite une prise en charge vétérinaire rapide et un suivi régulier pour optimiser les chances de rémission et maintenir une bonne qualité de vie à l'animal.

On obtient une synthèse étendue de l'ensemble des sources trouvées sur le web, et même, en fonction des agents IA utilisés, une analyse plus ou moins poussée des résultats.

De plus, on peut demander à l'IA d'adapter sa réponse en fonction du public que l'on veut toucher. Pour reprendre l'exemple ci-dessus, la réponse de Perplexity a été donnée à Claude 4 Sonnet (les qualités rédactionnelles de Claude 4 sont reconnues), en lui demandant d'en faire un résumé accessible au grand public.

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Résumé par Claude 4 Sonnet

Le diabète chez le chat : une maladie endocrinienne en augmentation

Le diabète chez le chat est une maladie hormonale caractérisée par un excès de sucre dans le sang qui touche environ un chat sur 80. Cette pathologie survient lorsque le pancréas ne produit plus assez d'insuline ou que l'organisme devient résistant à cette hormone essentielle permettant au glucose de pénétrer dans les cellules.

Chez le chat, le diabète de type 2 représente la forme la plus courante. Il se développe progressivement lorsque les cellules deviennent résistantes à l'insuline, contrairement au type 1, extrêmement rare, qui résulte d'une destruction complète des cellules productrices d'insuline.

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Les symptômes sont facilement reconnaissables : soif et urines excessives, amaigrissement malgré un appétit maintenu ou augmenté, et dégradation de l'état général avec fatigue et pelage terne. Ces signes s'expliquent par l'incapacité des tissus à utiliser le glucose disponible, obligeant l'organisme à puiser dans ses réserves.

Le surpoids constitue le principal facteur de risque, particulièrement chez les chats de plus de 8 ans et les mâles castrés. Certaines races présentent également une prédisposition génétique. Le diagnostic repose sur des analyses de sang et d'urine mesurant les taux de glucose.

Sans traitement, le diabète peut évoluer vers une acidocétose diabétique, complication potentiellement mortelle. Cependant, avec une prise en charge vétérinaire rapide et un suivi approprié, de nombreux chats diabétiques peuvent retrouver une qualité de vie normale, certains bénéficiant même d'une rémission complète.

 

Les inconvénients et risques à connaître

Les IA peuvent mentir !

Le risque principal des IA, c'est qu'elles peuvent inventer des informations tout en ayant l'air sûres d'elles. En effet, actuellement, les IA génératives s'efforcent de donner des réponses, même à des questions pour lesquelles elles n'ont pas de données. Elles peuvent inventer des statistiques, se tromper dans les citations, raconter des événements qui n'ont jamais eu lieu,... On appelle cela des hallucinations.

Une étude de la Columbia Journalism Review, publiée en mars 2025, révèle un chiffre alarmant : près de 60% des réponses générées par IA contiendraient des erreurs.

C'est pourquoi il est indispensable de vérifier systématiquement les résultats obtenus, ce qui évidemment limite le gain de temps et de simplicité décrit ci-dessus. Or beaucoup d'utilisateurs font preuve de négligence, et ne vérifient pas les informations.

La vérification est indispensable. Une façon d'aider à cette vérification est de mettre en compétition plusieurs IA, en leur posant la même question, puis en comparant les réponses. Il est aussi possible de confier les réponses des différentes IA à une autre IA en lui demandant de relever les différences ! Mais finalement la vérification par l'humain reste nécessaire.

Vérifier d'où viennent les informations

Il est indispensable de connaître les sources qu'ont utilisées les IA pour trouver les informations, ce qui permet de les consulter soi-même et de vérifier leur pertinence et la rectitude d'utilisation par l'IA.

Heureusement, actuellement la plupart des IA ont acquis cette fonctionnalité indispensable. Notre conseil : n'utilisez jamais une IA qui n'est pas capable de citer ses sources. Vous n'aurez aucun moyen de savoir si elle vous ment !

Attention à la paresse intellectuelle

La recherche sur Google vous obligeait à évaluer plusieurs sources, à repérer les contradictions, et à construire votre propre opinion, ce qui contribuait à développer votre esprit critique. Avec l'IA, la tentation existe de se contenter de la réponse fournie. 

Ainsi, vient de paraître une étude portant sur l'impact cognitif de l'utilisation des modèles de langage étendu (LLM) comme ChatGPT par rapport aux moteurs de recherche traditionnels ou à l'écriture sans aide. L'utilisation des IA réduit la charge cognitive et l'activité neuronale, suggérant une diminution de l'engagement dans les processus de pensée critique et de mémorisation. En revanche, l'écriture sans outil ou avec un moteur de recherche implique une activité cérébrale plus intense et favorise la génération d'idées et la mémorisation.

Des limites techniques

On a tendance à l'oublier : une recherche par IA consomme 10 fois plus d'énergie qu'une recherche sur Google. Il est important de prendre en compte cette notion cruciale, et d'utiliser ces outils à bon escient. Pour une recherche simple, ne nécessitant pas de réflexion, préférez votre moteur habituel !

Autre point technique à prendre en compte : la confidentialité. En fonction de leur paramétrage, les IA conserveront en mémoire vos recherches et leurs résultats, pour améliorer leur apprentissage, et potentiellement, en fonction du cadre légal de leur pays d'origine, à d'autres fins pas toujours précisées. Regardez bien les paramètres de confidentialité de votre compte ! Ceci est vrai également pour les moteurs de recherche comme Google, et c'est pourquoi certaines personnes préfèrent utiliser des moteurs de recherche sécurisés comme DuckDuckGo ou autres.

Des outils IA pour rechercher

asv recherche ai

Il n'est pas possible aujourd'hui de faire la liste complète des agents IA pouvant faire des recherches sur Internet, d'autant que de nouveaux agents sortent presque tous les jours, ni de faire un tableau comparatif des meilleurs agents IA de recherche : les tests n'auront plus de valeur dans deux semaines. Cependant, voici une brève présentation de 4 solutions. Toutes ont des capacités de recherche sur le web, mais chacune a ses qualités propres... et ses défauts.

Perplexity AI

Perplexity est actuellement (juin 2025) généralement considéré comme l'IA de recherche web la plus performante par sa rapidité, sa capacité à citer ses sources (avec liens cliquables) et à les comparer, la possibilité de sélectionner uniquement des sources académiques, et d'une manière générale la crédibilité de ses réponses. D'après Caddy 2025, le taux d'erreur ne serait que de 37% ! Ce qui reste considérable et doit vous amener à être vigilant. 

ChatGPT 

Il existe de nombreux modèles GPT, mais d'une manière générale, il apparaît que ChatGPT aurait tendance à ne pas citer systématiquement ses sources, voire à inventer des citations ou des références à des documents qui n'existent pas !

Cependant, les nouvelles versions, et surtout l'apparition de la fonction Deep Reseach* (payante), permettent des citations avec documentation complète et liens directs vers les sources. Le processus de recherche est transparent, montrant en temps réel les sites consultés

*Recherche approfondie

Claude AI

En mode conversation standard, aucune indication des sources n'est fournie pour les informations des données d'entraînement. Depuis novembre 2024, Claude dispose de fonctionnalités de citations, et un mode de recherche avancée (payant). Quand la recherche web est activée, Claude indique clairement quelles informations proviennent de recherches en direct et quelles de ses données d'entraînement, avec des liens vers les sources. 

Gemini

Il semble qu'en version de base, la citation des sources pose de nombreux problèmes. Les utilisateurs rapportent fréquemment des citations non pertinentes ou incorrectes dans les réponses générées. Cependant la fonctionnalité Deep Research (payante) permet l'obtention de citations fiables avec consultation possible.

Nos conseils

  1. Méfiez-vous des comptes gratuits ! Les recherches sont de bien meilleure qualité en utilisant un compte payant avec recherche avancée. A noter que le compte gratuit Perplexity autorise 3 recherches avancées par jour.
  2. Utilisez plusieurs IA pour vos recherches, et comparez les résultats. Cela facilite le repérage des anomalies. Vous pouvez regrouper tous les résultats et les confier à un IA pour lui demander de vérifier leur exactitude, leur cohérence, et d'en faire une synthèse. 
  3. Vérifiez toujours le résultat. Le taux d'erreur est encore très élevé. Consultez systématiquement les sources, c'est le seul moyen de savoir si elles ont été correctement interprétées. Malheureusement, vous vous apercevrez que ce n'est pas toujours le cas !

  

Sources principales : 

Kosmyna (N) et col., Your Brain on ChatGPT: Accumulation of Cognitive Debt when Using an AI Assistant for Essay Writing Task, juin 2025.

Caddy (B), I’ve got bad news for you if you use ChatGPT, Perplexity, or Gemini as your main search tool - AI web search isn't worth your time, yet, Techradar.com, mars 2025

West (J), IA Search 2025 : Comment les Moteurs de Recherche Révolutionnent l'Internet, roboto.fr, mars 2025

Tedesaco (L), chatGPT et la recherche sur internet, un changement de paradigme, DigitalMag, octobre 2023.

Reisacher (A), Recherche en ligne : la fin d’une époque pour Google ?, Blog du Modérateur, décembre 2024.

Kudiabor (H), How AI-powered science search engines can speed up your research, Nature, octobre 2024.

Dolan (E), ChatGPT hallucinates fake but plausible scientific citations at a staggering rate, study finds, PsyPost, avril 2024.

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Reconversion d’une ASV vers le métier de Gestionnaire de Sinistre chez Agria Assurance pour Animaux

Après 20 ans passés comme auxiliaire vétérinaire, Isabelle a choisi de se reconvertir en Gestionnaire de sinistres dans les assurances pour animaux.

Une nouvelle voie pour continuer à aider les animaux… d’une nouvelle manière.

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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Isabelle, je suis Gestionnaire de sinistres chez Agria et j’ai été ASV pendant presque 20 ans.

Prendre soin des animaux a toujours été une seconde nature chez moi. Depuis toute petite, j’avais l’habitude de récupérer les animaux perdus et blessés de toutes espèces (chiens, chats, escargots, souris, poules…). J’ai grandi dans une famille issue d’un milieu agricole du côté de ma mère, j’étais donc entourée d’animaux de la ferme durant toute mon enfance.

Mon parcours professionnel a été guidé par cette passion. J'ai commencé par une formation à distance, suvie de stages en clinique et d'une formation continue. Pour terminer, j’ai passé une VAE (Validation des Acquis de l'Expérience).

À quel moment as-tu commencé à ressentir le besoin de changer de voie ?

J’ai ressenti le besoin de changer de voie principalement en raison du manque de reconnaissance dans la profession de manière générale et du sentiment d’avoir fait le tour de mon métier d’ASV sur le terrain. À tout cela s’est ajouté un désir de ralentir mon rythme professionnel afin de me recentrer sur ma vie personnelle et familiale.

Toutes ces raisons m’ont poussée à chercher de nouveaux défis à relever.

Avais-tu des appréhensions à l'idée de changer de métier ?

Bien sûr. Après avoir travaillé pendant 20 ans dans un secteur très particulier qui ne ressemble à aucun autre, j'avais des appréhensions à l'idée de quitter le terrain et le lien direct avec les animaux.

Les tâches d’ASV sont tellement spécifiques et différentes de tout le reste que ça m’a forcément fait un peu douter : est-ce que je vais réussir à m’adapter à un autre domaine ? Est-ce que je suis vraiment capable de faire autre chose ?

Comment as-tu découvert le métier de Gestionnaire de sinistres dans les assurances pour animaux ?

Dans les dernières années où j’ai exercé comme ASV, j’ai vu les assurances pour animaux prendre de plus en plus de place dans les cliniques vétérinaires.

À la fin de ma carrière en tant qu’ASV, j’étais devenue responsable du front office : j’accueillais les clients et je gérais le service client au quotidien. Parmi mes tâches, il y avait notamment le remplissage des feuilles de remboursement pour les assurances. Je trouvais cette solution vraiment géniale, car elle permettait d’aider financièrement les propriétaires d’animaux, compte tenu des tarifs élevés des factures vétérinaires.

Ce qui me plaît le plus dans le métier de Gestionnaire de sinistres, c'est de garder un lien avec les propriétaires d'animaux et leurs animaux de compagnie. Je continue à les aider, mais d'une manière différente.

À quoi ressemble une journée type pour toi aujourd’hui ?

Ma journée est divisée en plusieurs tâches distinctes. Ma mission principale est de répondre aux questionnements et inquiétudes des propriétaires d’animaux que ce soit par mail ou par téléphone. Ensuite je gère toute la partie réception des demandes de remboursement, et ça de manière efficace et rapide. Je suis également en contact constant avec les cliniques vétérinaires pour échanger sur les différents dossiers en cours, pour assurer une coordination et une gestion optimale des dossiers.

En plus de gérer des sinistres, tu interviens également en tant que formatrice lors de séminaires et conférences. Peux-tu nous en dire plus ?

Effectivement, à la fin de ma carrière d’ASV, j’ai eu l’opportunité d’intervenir en tant que formatrice en école privée pour futurs ASV. J’ai toujours eu plaisir à transmettre mes connaissances et à animer des présentations. C’est donc tout naturellement que cette expérience m’a conduite à intervenir lors de conférences et séminaires sur l’assurance santé animale, dans le cadre de mon métier de Gestionnaire de sinistres chez Agria Assurance pour Animaux.

Ces moments d’échange sont particulièrement enrichissants, car ils ajoutent une dimension pédagogique et interactive à mon activité professionnelle.

À qui s’adressent tes formations ?

Les formations que j’anime s’adressent aussi bien aux ASV, aux étudiants en école vétérinaire, qu’aux vétérinaires lors de séminaires régionaux et nationaux organisés par l’AFVAC.

L’objectif est d’aider les professionnels de la santé animale à mieux répondre aux questions les plus fréquentes des propriétaires de chats et chiens concernant l’assurance pour animaux.

Ayant moi-même exercé en tant qu’ASV, j’ai souvent été confrontée à des questions de propriétaires d’animaux qui restaient sans réponse, faute d’informations claires sur l’assurance santé animale. Mon but est de fournir tous les éléments nécessaires pour que ces professionnels puissent mieux renseigner et assister les propriétaires d'animaux.

Quel regard portes-tu aujourd’hui sur ta reconversion et quels conseils donnerais-tu à un(e) ASV qui hésite à changer de voie ?

Je suis très fière de ma reconversion et je ne regrette en rien d’avoir sauté le pas. Je m’épanouis dans mon métier au sein d’Agria et mon équilibre vie professionnelle et vie personnelle est beaucoup plus simple à gérer.

Le métier d’ASV est un métier pluridisciplinaire, il permet facilement de tenter une reconversion et cela dans de nombreux domaines, mais il ne faut surtout pas redouter le changement.

D’un point de vue personnel, voici ce qui m’a aidée lors de ma reconversion :

  • Établir un tableau avec les aspects positifs et négatifs de mon poste actuel d'ASV.
  • Lire les parcours de reconversion d’ASV, souvent partagés sur les réseaux sociaux pour s’inspirer.
  • Faire un bilan de compétences.
  • Prendre le temps de penser à mon avenir et à ce qui me rend heureuse.

Si vous ne vous sentez plus aussi bien dans votre métier, il est essentiel de prendre soin de vous et de considérer d'autres options.

Communiqué Agria

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Le congé pour validation des acquis de l'expérience (VAE) en pratique

Le congé de validation des acquis de l'expérience (VAE) est un droit inscrit dans le Code du travail qui permet à tout salarié de s'absenter de son travail pour préparer son dossier de VAE, bénéficier d'un accompagnement et/ou passer les épreuves devant le jury de certification, tout en conservant sa rémunération.

Ce dispositif constitue une opportunité pour les auxiliaires vétérinaires souhaitant faire reconnaître officiellement leurs compétences professionnelles acquises par l'expérience.

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Qu'est-ce que le congé VAE ?

Le congé VAE est une autorisation d'absence accordée au salarié qui souhaite faire valider les acquis de son expérience en tout ou partie pendant son temps de travail (articles L6422-1 et L6422-2 du Code du travail). Il s'agit d'un droit légal qui permet de dédier du temps spécifiquement à la démarche de validation.

Concrètement, ce congé vous permet de :

  • préparer votre dossier de validation ;
  • suivre des sessions d'accompagnement avec un conseiller VAE ;
  • participer à la session d'évaluation organisée par l'organisme certificateur ;
  • bénéficier de formations complémentaires si nécessaire.

Contrairement au congé individuel de formation (CIF) ou au projet de transition professionnelle (PTP), le congé VAE est spécifiquement dédié à la validation d'acquis existants et non à l'acquisition de nouvelles compétences. Sa durée est également limitée et sa procédure simplifiée.

Durée maximale du congé

Depuis la loi du 21 décembre 2022 et le décret du 10 avril 2024, la durée maximale du congé VAE est de 48 heures par session d'évaluation (doublée par rapport aux 24 heures précédentes). Cette durée s'applique aux VAE initiées à compter du 13 avril 2024.

Ces 48 heures peuvent être utilisées de façon flexible :

  • en une seule fois pour participer à la session d'évaluation ;
  • de manière fractionnée pour suivre différentes séances d'accompagnement ;
  • réparties sur l'ensemble de votre parcours VAE.

Par exemple : vous pouvez utiliser 24 heures pour trois journées de formation de 8 heures chacune, et 24 heures pour douze sessions d'accompagnement de 2 heures chacune.

Possibilités d'extension

Cette limite de 48 heures peut être augmentée par convention ou accord collectif de travail, notamment pour :

  • Les salariés n'ayant pas atteint un certain niveau de qualification.
  • Les salariés dont l'emploi est menacé par les évolutions technologiques.

Conditions d'éligibilité

Ancienneté requise

Pour bénéficier du congé VAE, vous devez justifier d'une expérience professionnelle d'au minimum un an (soit 1 607 heures) en rapport avec la certification visée. Cette expérience peut avoir été acquise dans différents contextes : salariat, bénévolat, volontariat, ou activité indépendante.

Conditions spécifiques

  • Tout salarié peut demander ce congé, qu'il soit en CDI ou CDD (y compris intérimaire).
  • Pour les salariés en CDD, le congé doit commencer au plus tard dans les douze mois qui suivent la fin du contrat.
  • La démarche VAE doit être effectuée à titre personnel par le salarié.
  • Vous devez avoir obtenu la recevabilité de votre candidature auprès de l'organisme certificateur.

Aspects financiers

Rémunération pendant le congé

Pendant toute la durée du congé VAE, vous continuez de percevoir votre rémunération habituelle. Le maintien du salaire est assuré par votre employeur dans la limite légale de 48 heures par session d'évaluation. Ce congé de 48 heures  correspond bien à 48 heures effectives de temps de travail, et non simplement à deux jours ouvrés. Ces 48 heures peuvent être prises de façon continue ou fractionnée, selon les besoins du salarié et l'organisation de l'entreprise.

Ces heures sont considérées comme du temps de travail effectif pour :

  • le calcul de votre ancienneté dans l'entreprise,
  • vos droits aux congés payés,
  • votre protection sociale.

 Attention : votre congé VAE ne peut pas être déduit de vos droits aux congés payés.

 

Droits et obligations de l'employeur

Votre employeur ne peut pas refuser votre demande de congé VAE. Cependant, il dispose de certaines prérogatives encadrées par la loi. Votre employeur peut reporter votre congé si votre absence peut être préjudiciable au bon fonctionnement de l'entreprise. Ce report doit être dûment motivé et formulé par écrit.

Procédure de report

  • La durée maximale du report est limitée à 1 mois à compter de la réception de votre demande.
  • L'employeur doit justifier les raisons du report.
  • Un nouveau délai de demande s'applique après le report.

Depuis la réforme de décembre 2023, votre employeur dispose de 15 jours calendaires pour répondre à votre demande (contre 30 jours auparavant). L'absence de réponse dans ce délai vaut acceptation automatique de votre demande.

Droits et protections du salarié

Protection de l'emploi

Le congé VAE ne peut pas constituer un motif de licenciement ou de sanction disciplinaire. Vous bénéficiez d'une protection similaire à celle accordée pour les autres congés de formation.

À votre retour de congé :

  • Vous retrouvez votre poste ou un poste similaire.
  • Votre rémunération ne peut pas être diminuée du fait de votre absence.
  • Vous devez présenter une attestation de présence fournie par l'organisme certificateur.

Renouvellement

Vous pourrez demander un nouveau congé VAE auprès du même employeur uniquement après un délai d'un an minimum.

En pratique : comment demander son congé VAE

Étape 1 : Préparer votre dossier

Avant de faire votre demande, assurez-vous d'avoir :

  • identifié la certification visée en rapport avec votre expérience d'auxiliaire vétérinaire ;
  • obtenu la recevabilité de votre candidature auprès de l'organisme certificateur ;
  • planifié les différentes étapes de votre parcours VAE.

Étape 2 : Rédiger votre demande écrite

Votre courrier d'autorisation d'absence doit inclure :

  • la certification professionnelle visée ;
  • les dates, la nature et la durée des actions envisagées ;
  • le nom de l'organisme certificateur ;
  • les détails du parcours d'accompagnement prévu ;
  • tout document attestant de la recevabilité de votre candidature.

Vous pouvez télécharger ici un modèle de courrier.

 

Étape 3 : Respecter les délais

Adressez votre demande à votre employeur au moins 30 jours avant le début des actions de VAE (ce délai a été réduit depuis la réforme, il était auparavant de 60 jours).

Étape 4 : Sécuriser l'envoi

Assurez-vous de pouvoir prouver la date de réception de votre demande par l'employeur :

  • Lettre recommandée avec accusé de réception.
  • Ou remise en main propre contre signature datée.

Étape 5 : Attendre la réponse

Votre employeur dispose de 15 jours pour répondre. En cas de silence, votre demande est automatiquement acceptée.

Ressources et contacts utiles

Article ASVinfos