Actualités pour les ASV

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En 2026, construisons ensemble avec Agria Assurance pour Animaux !

Grande Enquête
Agria Assurance pour Animaux

Chèr(e)s ASV,

Pour cette nouvelle année 2026, Agria aimerait co-construire son contenu grâce à votre aide et à votre expertise indéniable dans le domaine vétérinaire, afin de vous proposer des contenus en lien avec votre profession.

Pour mieux répondre à vos attentes, nous aimerions connaître votre avis sur les contenus parus en 2025 et vos envies pour cette nouvelle année.

 

augmentation-2026-de-la-valeur-du-point-et-des-salaires-minimums-conventionnels-des-salaries-des-cabinets-cliniques-veterinaires-et-chv

Grille des salaires 2026 du personnel salarié des Établissements de Soins Vétérinaires (auxiliaires vétérinaires, ASV, personnel d'entretien, de secrétariat et vétérinaires salariés)

Lors de la commission nationale paritaire de négociation et d'interprétation (CPPNI) du 6 janvier 2026, la valeur du point pour 2026 a été fixée à  17,96 € (+ 1,2 %). Le point sert de base de calcul pour tous les salaires des Établissements de Soins Vétérinaires. Cette augmentation est applicable au 1er janvier 2026. L'avenant aux conventions collectives (en cours de fusion) du personnel des cabinets et cliniques vétérinaires et des vétérinaires salariés précise cette date d'application.

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Cette augmentation doit être appliquée dès le 1er janvier par les vétérinaires membres du SNVEL (syndicat patronal signataire de l'accord), qui s'y engagent par leur adhésion syndicale, et après l'arrêté d'application, obligatoirement par tous les employeur,  comme indiqué dans l'avenant à la Convention Collective Nationale (CCN) qui sera publié).

Cette extension sera rendue obligatoire par un arrêté publié au Journal officiel. L'avenant  signé le 6 janvier 2026 fixe la valeur du point conventionnel, sur la base duquel sont calculés les rémunérations minimums de la branche, à 17,96  euros bruts à compter du 1er janvier 2026. Cela correspond à une hausse de 1,2 % par rapport à l'année dernière.
La nouvelle valeur devra être appliquée rétroactivement par les employeurs non syndiqués qui ne l'auraient pas prise en compte dès le 1er janvier 2026.
 
Si nécessaire, cliquez sur ce lien (document de la Dépêche Vétérinaire) pour rappeler à votre employeur l'obligation de date d'application : L'entrée en application devra être faite "aux conditions prévues par ledit avenant" : l'avenant précise expressément la volonté des partenaires sociaux de fixer la condition d'entrée en application de cette norme au 1er janvier 2026, dans le contenu même de l'avenant". 

Si votre employeur conteste ce point, il peut contacter le SNVEL, qui lui confirmera cette obligation.

La valeur du point est fixée à 17,96 € au 1er janvier 2026.   

Echelons

Salaire brut minimum du personnel des structures vétérinaires travaillant 35 h par semaine Taux horaire
I 105 x 17,96 = 1 886,12 € 12,44 €
II 108 x 17,96 = 1 940,00 € 12,79 €
III 110 x 17,96 = 1 975,93 € 13,03 €
IV 113 x 17,96 = 2 029,82 € 13,38 €
V 120 x 17,96= 2 155,00 € 14,21 €
V + 1 CQP 123 x 17,96 = 2 209,45 € 14,57 €

*V+1 CQP = chaque CQP obtenu entraîe une majoration de salaire de 3 points. Certificat de Qualification Professionnelle. Un CQP = 3 points de majoration soit 53.89 € bruts.

Le salaire net, c'est à dire ce que perçoit réellement le salarié, est calculé à partir du salaire brut dont on retire les charges (environ 23 %. Pour faire une estimation : convertisseur salaire brut > net). 

Les informations destinées aux employeurs sont disponibles sur le site du SNVEL : veterinaireliberal.fr

ASVinfos : Grille des salaires 2025 du personnel salarié des structures vétérinaires (auxiliaires vétérinaires, ASV, personnel d'entretien, de secrétariat et vétérinaires salariés)
Échelons : Classification des emplois et définitions des tâches (En partie privée du site, accès réservé aux inscrits : S'inscrire)
Pour comprendre comment on passe du point à un tarif horaire : Comment est calculé le salaire d'une auxiliaire vétérinaire ? (En partie privée du site, accès réservé aux inscrits : S'inscrire)
Historique de la valeur du point : Valeur du point : historique (En partie privée du site, accès réservé aux inscrits : S'inscrire)

Le calcul de la valeur du point résulte d’une négociation entre les représentants du syndicat des vétérinaires libéraux (SNVEL) et ceux des syndicats de salariés au cours d'une CPPNI .

Cette valeur est fixée pour les deux conventions collectives, celle du personnel non vétérinaire et celle des praticiens salariés. La même valeur du point est utilisée mais les coefficients changent (132 pour un vétérinaire débutant).

Sont représentés à la CPPNI le Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice Libéral (SNVEL) 10 place Léon Blum – 75011 Paris, et les syndicats suivants :

La fédération des Services Publics et de Santé – Force Ouvrière 153 -155 rue de Rome – 75017 Paris

La fédération Générale Agroalimentaire – CFDT 47- 49 avenue Simon Bolivar – 75019 Paris

Le syndicat national des cadres d'entreprises agricoles (SNCEA) CFE-CGC,73, rue de Clichy,75009 Paris

La fédération des Employés, Cadres, Techniciens et Agents de Maîtrise – CFTC 36 rue de Lagny – 75020 PARIS

La fédération nationale agroalimentaire et forestière (FNAF) CGT, 263, rue de Paris, case 428, 93514 Montreuil Cedex

La fédération des commerces et des services UNSA FESSAD 21, rue Jules-Ferry 93177 Bagnolet Cedex

La revue ou le site de La Dépêche vétérinaire informent rapidement la profession de l’augmentation de la valeur du point, ainsi que des procédures de réductions de charges sur les salaires et des aides à l’embauche des jeunes. 

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Dermatose nodulaire bovine : mieux comprendre les enjeux

La polémique sur la gestion de la crise liée à l'arrivée en France de la dermatose nodulaire contagieuse bovine fait la une des médias, mais le contexte épidémiologique et les enjeux sont rarement clairement expliqués. Or, s'il est aujourd'hui malheureusement habituel de se forger une opinion sur une base purement émotionnelle, le retour aux faits est indispensable pour la compréhension de ce qui se passe dans la réalité.   

Vous trouverez ici des informations essentielles pour prendre la mesure des enjeux. Ces informations s'appuient sur les connaissances scientifiques actuelles sur cette maladie, relayées par les experts des instances professionnelles vétérinaires. 

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La Dermatose Nodulaire Contagieuse Bovine (DNCB) est une maladie causée par un virus, appartenant au groupe des varioles des ruminants. Elle n'est pas transmissible à l'Homme mais son impact économique est important et menace l'ensemble de l'élevage bovin français.

dermatose nodulaire contagieuse bovine

Génération d'image assistée par IA 

Mode de contamination et conséquences cliniques

Le virus est transmis par des insectes vecteurs, principalement les mouches piqueuses (stomoxes et taons), insectes susceptibles de se déplacer sur plusieurs kilomètres pour se nourrir.

La période entre la piqûre infectante et l'apparition des premiers symptômes est longue : de 4 à 14 jours, voire même plusieurs mois. Tous les animaux contaminés ne vont pas développer la maladie, cela dépend de leur résistance individuelle et d'un éventuel contact antérieur avec le virus (qui aurait permis à l'animal de développer une immunité naturelle). Ainsi, suivant les troupeaux, 5 à 45 % des animaux vont présenter des signes cliniques.

Un des problèmes de cette maladie, c'est qu'un certain nombre de bovins ne vont pas montrer de signes de maladie, tout en étant porteurs du virus pendant plusieurs semaines. Ils jouent alors le rôle de réservoir de contamination pour les insectes piqueurs, et contribuent à l'extension de la maladie au sein de l'élevage, et au-dehors. 

Comment détecter les animaux contaminés ?

Les premiers signes cliniques de la maladie sont de la fièvre, de l'abattement, une conjonctivite, du jetage et une hypertrophie des ganglions lymphatiques. Il apparaît ensuite des nodules fermes, plus ou moins douloureux, dans diverses régions du corps : tête, cou, membres, flancs, mamelle, périnée, muqueuses... Ces nodules peuvent s'indurer et persister pendant un temps long, ou se nécroser, laissant place à des plaies profondes. La maladie peut se compliquer de troubles respiratoires et digestifs, et peut mener à la mort de l'animal en cas de complications.

Chez les jeunes, il existe une forme milliaire ("qui a la forme, l'aspect d'un grain de millet"), se traduisant par de très nombreux petits nodules sur l'ensemble du corps.

Les signes permettent la suspicion de DNCB, mais le diagnostic doit être confirmé par des examens complémentaires.

  • Le test de choix est l'identification du virus par PCR. Le problème est que le test n'est fiable que sur prélèvement de nodules, car, chez les animaux contaminés, le virus n'est présent dans le sang que par moments . La PCR ne permet donc pas de détecter les animaux porteurs sans signes cliniques, bien qu'ils soient infectants.
  • Le dosage sérologique des anticorps anti DNCB est peu intéressant. Ce dosage détecte une augmentation des anticorps seulement 14 à 21 jours après l'infection, il nécessite la mise en oeuvre de cultures cellulaires retardant la réponse d'encore 10 jours, et il est peu sensible, les animaux malades pouvant avoir des taux très faibles d'anticorps.

Quelles sont les conséquences économiques de la DNCB ?

Elles sont de deux types :

  • Pertes économiques directes, principalement par baisse de production laitière, la dévalorisation des cuirs, et les séquelles potentiellement invalidantes après guérison chez certains bovins.
  • Blocage des exportations d'animaux vivants, de la semence, du lait et d'autres produits d'origine bovine. En effet, pour être considéré comme indemne de DNCB, un pays ne doit pas avoir diagnostiqué de cas sur son territoire depuis au moins 3 ans et ne pas avoir instauré de vaccination. Dans le cas contraire, le code sanitaire de l'Organisation Mondiale de la Santé Animale prévoit des exigences sanitaires accrues pour l'exportation vers des pays indemnes. 

Le casse-tête épidémiologique en résumé

  1. La maladie est transmise par des insectes pouvant se déplacer sur plusieurs kilomètres, et donc suceptibles de contaminer des exploitations relativement éloignées.
  2. Le délai entre la contamination d'un bovin et l'expression de la maladie est long, et il faut donc du temps pour s'apercevoir de la présence du virus dans un élevage, temps pendant lequel l'infection s'étend par le biais des insectes vecteurs.
  3. Un certain nombre de bovins contaminés ne paraissent pas être malades, mais restent réservoir du virus pendant plusieurs semaines, favorisant ainsi l'extension de la contamination.
  4. Le diagnostic par PCR n'est fiable que chez les malades, pas chez les porteurs contaminants. De plus, si la vaccination a été mise en place, la PCR doit pouvoir faire la différence entre le virus sauvage (responsable de la maladie) et le virus vaccinal (contenu dans le vaccin). La recherche d'anticorps est d'un intérêt très limité.

Quelle stratégie adopter ?

L'abattage systématique des troupeaux infectés a été la première mise en oeuvre. Pourquoi ?

  • Car c'est une méthode qui a fait ses preuves pour arrêter d'autres enzooties virales.
  • Car l'abattage des animaux contaminés est la seule solution pour supprimer rapidement les sources de contamination (il est illusoire de tenter de supprimer tous les insectes piqueurs présents dans l'environnement, même si une désinsectisation doit être mise en oeuvre).
  • Car abattre seulement les animaux malades ne permet pas de régler le problème des animaux porteurs, source de virus, et qui ne peuvent pas être détectés avec certitude par les examens de laboratoire.
  • Car l'étude d'enzooties de DNCB dans d'autres pays a montré que la mise en place de la vaccination seule permettait à la maladie de rester présente sur les territoires pendant plusieurs années.

La stratégie qui a permis à la Grèce de se débarrasser de la maladie est l'abattage systématique des troupeaux infectés, doublé de la vaccination des bovins dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres autour de l'élevage concerné, la désinsectisation et l'interdiction de déplacement des aniamux à risque. C'est la stratégie actuellement mise en place en France.

Cette stratégie sera sans doute revue si malheureusement l'enzootie continue à progresser sur le territoire national.

Sources

 

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Interview d'Alice, Responsable Service Client chez Agria Assurances pour Animaux

Découvrez le parcours inspirant d'Alice, passée d'auxiliaire spécialisée vétérinaire à Responsable du Service Client chez Agria.

Elle nous raconte comment sa passion pour les animaux l'a guidée vers de nouveaux challenges, les leçons tirées de sa transition et ses conseils pour celles et ceux qui hésitent à franchir le pas.

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Bonjour Alice, peux-tu te présenter en quelques mots?

Bonjour, je m'appelle Alice et j'ai 42 ans. Après mon bac, j'ai d'abord travaillé comme hôtesse d'accueil, puis comme assistante dans le prêt-à-porter.

J'ai toujours été passionnée par les animaux et attirée par le côté médical. Alors j'ai décidé de reprendre mes études pour devenir auxiliaire spécialisée vétérinaire. J'ai ensuite exercé comme ASV pendant 12 ans, d'abord 2 ans en alternance, puis 10 ans dans la même clinique, ce qui m'a permis de vraiment développer mon expérience et mon savoir-faire auprès des animaux et de leurs propriétaires.

Qu'est-ce qui t'a motivée et amenée à rejoindre Agria à l'origine?

Après toutes ces années en clinique, où je sentais que les possibilités d'évolution étaient limitées, j'ai ressenti le besoin de découvrir un nouveau métier et de relever de nouveaux challenges. Je cherchais aussi plus de stabilité dans mon quotidien, et c'est ce qui m'a motivée à rejoindre Agria.

Comment s'est passée cette transition au départ?

Je suis arrivée chez Agria en 2020, en pleine période de Covid, ce qui n'était pas forcément évident. Mais Agria et l'équipe ont été incroyablement présents et bienveillants et ils ont su trouver les solutions adéquates pour me permettre de suivre une formation complète et de gagner rapidement en confiance.

Apprendre un nouveau métier alors que j'étais déjà très à l'aise dans mon ancien poste m'a donné l'impression de repartir presque de zéro. Cette période, bien que difficile au départ, a vraiment été enrichissante, et ce grâce au soutien et à l'accompagnement de mes collègues.

Quelles compétences d'ASV t'ont le plus servi dans tes premières années en tant que gestionnaire de sinistres?

En tant qu'ASV, certaines compétences m'ont énormément servi dans mes premières années comme Gestionnaire de Sinistres. D'abord, mes connaissances médicales et ma compréhension du fonctionnement des cliniques vétérinaires m'ont permis de mieux analyser les dossiers et de communiquer efficacement avec les vétérinaires. Ensuite, le sens de la relation client et l'empathie développés auprès des propriétaires d'animaux ont été essentiels pour accompagner les clients avec écoute et bienveillance, surtout dans des situations parfois délicates.

Tu es ensuite passée de Gestionnaire de Sinistres à Responsable du Service Client : comment cette évolution s'est-elle faite ?

Cette évolution s'est faite grâce à une opportunité que m'a proposée Julien Begue, Country Manager France chez Agria Assurance pour Animaux, ainsi qu'avec le soutien de Soline Chung, ma manager de l'époque. J'ai suivi une formation et j'ai été accompagnée par Julien et les autres managers d'Agria, et j'ai aussi reçu beaucoup de soutien de la part de notre équipe suédoise, ce qui m'a aidée à prendre ce nouveau rôle en confiance.

Comment décrirais-tu ton rôle aujourd'hui ?

Aujourd'hui, mon rôle, c'est avant tout la satisfaction client : écouter et conseiller nos assurés, mais aussi accompagner les futurs clients dans leur recherche d'assurance. Je m'occupe également de la formation et de l'accompagnement de l'équipe, de la préparation des plannings, et de différents projets comme le développement de notre équipe. Mon objectif principal reste d'offrir le meilleur service client possible.

Quelles sont les qualités clés pour réussir dans un poste de management chez Agria?

Pour réussir, il faut surtout savoir être à l'écoute : écouter les prospects, les assurés, mais aussi son équipe. Il faut être ouvert aux propositions de chacun et comprendre les besoins et attentes des clients comme ceux des collaborateurs. Il est aussi important de savoir transmettre clairement les informations, donner des feedbacks constructifs et gérer les situations délicates avec calme et diplomatie.

Qu'est-ce que tu apprécies le plus dans la culture d'Agria?

La bienveillance, l'esprit d'équipe et le sentiment d'équité. On se sent vraiment soutenu et considéré, que ce soit par nos collègues ou par la direction.

Comment décrirais-tu l'évolution du service client depuis ton arrivée?

Aujourd'hui, notre service répond aux questions en toute transparence et accompagne les assurés dans toutes leurs démarches. L'accueil et le suivi sont personnalisés, ce qui renforce la relation de confiance avec nos clients.

Quel a été ton plus grand défi depuis ton arrivée chez Agria ?

Mon plus grand défi chez Agria a clairement été de m'habituer à ne plus être en contact physique avec les clients et les animaux. Passer d'un environnement clinique à un travail de bureau a demandé une réelle adaptation.

Si tu pouvais donner un conseil à une ASV qui hésite à changer de voie, que lui dirais-tu?

Je lui dirais de se faire confiance, d'être ouverte aux nouvelles opportunités et de s'appuyer sur toutes les connaissances et compétences qu'elle a déjà acquises. Changer de voie peut sembler intimidant, mais c'est souvent très enrichissant.

Un mot de la fin ?

Je dirais simplement : soyez ouverts aux nouvelles opportunités. La vie peut vraiment nous réserver de belles surprises !

Communiqué Agria Assurances pour Animaux

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🪱🦟🫀 Dirofilariose cardiopulmonaire : importance des conseils de prévention contre les vers du coeur

La dirofilariose cardio-pulmonaire, maladie parasitaire potentiellement mortelle transmise par les moustiques, représente une menace pour les chiens et, dans une moindre mesure, pour les chats, particulièrement dans les régions méridionales et en Outre-mer.

Connaître les tenants et aboutissants de la maladie, les régions à risque qui peuvent être sur le territoire de votre clientèle, ou être des destinations où vos clients sont susceptibles  de voyager avec votre animal, vous permettra de les sensibiliser et de les conseiller sur la mise en place par le vétérinaire d'un plan de prévention.

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La dirofilariose cardio-pulmonaire, qu'est-ce que c'est ?

La dirofilariose cardiopulmonaire (vers du coeur) est une infection parasitaire causée par un filaire (un ver très fin) nommé Dirofilaria immitis. Les vers adultes, dont les femelles peuvent mesurer jusqu'à 30 cm de long, vivent dans les artères pulmonaires et le coeur droit des animaux contaminés.

Les hôtes définitifs principaux sont les chiens et la faune sauvage (dont principalement le renard). Les chats et les furets sont plus rarement contaminés.

Le parasite est transmis par piqûre de moustique. Le moustique vecteur transmet le parasite sous forme larvaire à l'occasion d'une piqûre. Les larves gagnent l'artère pulmonaire via le système sanguin et s'y transforment en adultes, se logeant principalement dans les artères pulmonaires et le coeur droit. 

Au cours de leur vie, les filaires femelles adultes libèrent de nouvelles larves, appelées microfilaires, qui circulent dans le sang de l'hôte. Elles peuvent être alors ingérées par un nouveau moustique à l'occasion d'un repas sanguin, et contaminer celui-ci.

cycle dirofilaria immitis

Le développement du cycle de la filaire chez le moustique est dépendant de la température. La transmission est possible lorsque la température se maintient au-delà de 14C pendant une période d'une vingtaine de jours à un mois, période nécessaire pour que le cycle du filaire s'accomplisse.

Est-ce une maladie grave ?

Oui ! Chez le chien, la maladie est la plupart du temps à l'origine de signes cliniques graves. La présence des parasites dans les artères pulmonaires et dans le coeur droit, se traduit par de la faiblesse, des difficultés respiratoires, une toux chronique, une insuffisance cardiaque droite pouvant entraîner la mort.

Chez le chat, la maladie est plus rare, souvent asymptomatique, mais elle peut aussi se traduire par une atteinte pulmonaire, avec des signes respiratoires et des signes digestifs associés. Des cas de mort subite, sans signes cliniques préalables, peuvent survenir.

Est-elle transmissible à l'Homme ?

Oui ! Par piqûre de moustique bien sûr, pas directement à partir d'un chien ou d'un chat contaminé. Le parasite peut être à l'origine de granulomes inflammatoires, en général localisés aux poumons. Ces lésions sont le plus souvent sans conséquence, mais peuvent être confondues lors d'un examen par imagerie (radio, scanner) avec des lésions tumorales, ce qui complique le travail des médecins.

Quelles sont les régions concernées ?

Dirofilaria immitis est présent dans la plupart des régions tropicales et tempérées. En Europe, le parasite est répandu dans de nombreux pays du sud et du sud-est.

carte dirofilaria immitis europe

Carte indicative de la répartition de D. immitis en Europe (ESCCAP France).

En ce qui concerne la France métropolitaine, ce sont les régions du sud et la vallée du Rhône qui sont le plus concernées, dont tout particulièrement la Corse. Des foyers y ont été identifiés.

Mais, attention, il n'est pas possible d'établir une cartographie bien délimitée. En effet, la transmission est directement dépendante des moustiques vecteurs. Or, à cause du réchauffement climatique, ceux-ci peuvent conquérir des zones plus au nord. C'est le cas tout particulièrement du moustique tigre, qui a maintenant conquis pratiquement l'ensemble du territoire français. Il faut donc s'attendre à l'apparition de nouveaux foyers dans les zones propices à la reproduction des moustiques : zones humides tempérées.

carte moustique tigre 2025

Carte de présence des moustiques vecteurs Aedes albopictus (https://sante.gouv.fr), maj 16/05/2025

En ce qui concerne l'Outre-mer, toutes les régions tropicales (Nouvelle-Calédonie, Guyane, Antilles) sont fortement touchées, avec une prévalence moyenne de 30%.

Comment protéger les chiens et les chats contre la dirofilariose ?

En théorie, la prévention contre la maladie repose sur deux composantes :

  • La lutte contre les piqûres de moustiques, en utilisant des insecticides et/ou des répulsifs. Les produits les plus efficaces sont les perméthrines, en spray, en collier, en shampooing. Mais, d'une part, même bien utilisés chez le chien, ils ne suffisent pas à faire une bonne prévention de la dirofilariose, et d'autre part, ils sont toxiques pour le chat : les perméthrines ne doivent jamais être utilisées dans cette espèce.
  • La prévention de la dirofilariose repose donc principalement sur l'utilisation de médicaments tuant les parasites une fois qu'ils ont contaminé l'hôte. Pour cela, le vétérinaire peut prescrire des lactones macrocycliques par voie orale ou en spot-on (à faire tous les mois) ou en injectable (efficacité 6 mois, chiens uniquement). 

Chiens et chats vivant en zone d'endémie

Les chiens et les chats vivant dans les zones où le parasite est fréquent, allant se promener à proximité des zones humides et exposés aux piqûres de moustiques vecteurs doivent recevoir un traitement préventif pendant toute la période d'activité des insectes. Le traitement doit commencer un mois après la reprise d'activité des moustiques, et se terminer un mois après leur cessation d'activité. Si les moustiques sont actifs toute l'année, le traitement ne sera pas interrompu. 

En zone d'enzootie, suivant les recommandations ESCCAP, le traitement doit être mis en place dès que possible après la naissance, en respectant les indications du médicament prescrit.

Chiens et chats se déplaçant en zone d'endémie

Le traitement préventif doit commencer un mois après l'arrivée dans la zone d'endémie et se terminer un mois après l'exposition au risque.

  • Ainsi, si l'animal fait un court séjour dans une zone à risque (moins d'un mois), on le traitera à son retour.
  • Si l'animal passe plus d'un mois sur place, on commencera le traitement 1 mois après l'arrivée, on le renouvellera tous les mois (comprimés, spot-on), et on traitera une dernière fois à son retour.

Voir ci-dessous un résumé du protocole généré par Claude AI.

À vous de jouer !

Si vous exercez dans une région où le parasite est très présent, nul doute que des mesures de prophylaxie sont régulièrement mises en place par le vétérinaire pour les animaux les plus exposés. Pensez à rappeler régulièrement aux propriétaires l'importance du respect des traitements pour la santé de leur animal.

Quelle que soit la région où vous travaillez, les contacts quotidiens que vous avez avec les propriétaires peuvent vous permettre d'identifier les personnes susceptibles de voyager avec leur animal vers des zones à risque. À vous d'avertir les propriétaires qui n'auraient pas pensé à en parler avec le vétérinaire sur les risques encourus et la nécessité de mettre en place un plan de prévention sur prescription vétérinaire.

Sources

  • BEUGNET F., MIRO G., HALOS l., GUILLOT J., Abrégé de parasitologie clinique du chien et du chat, 2017, 126-136
  • DAVOUST B., Les dirofilarioses du chien (épidémiologie et diagnostic de laboratoire) : étude de foyers en France, ESCCAP France, AFVAC le Congrès Marseille 2025.
  • DAVOUST B., GUILLOT J., LAIDOUDI Y., RICO CASTILLO V., Les dirofilarioses : quel risque pour les carnivores domestiques et pour l’Homme ? Table ronde, ESCCAP France, AFVAC le Congrès Marseille 2025.
  • ESCCAP, Traitement et prévention des nématodoses et cestodoses du chien et du chat, Guide de recommandations 1, 2025.
  • ESCCAP, La dirofilariose cardiopulmonaire ou "maladie du ver du cœur", consulté le 10/12/2025.
  • GROSBOIS A.C., Dirofilarioses canines à Dirofilaria immitis et Dirofilaria repens chez le chien de travail militaire français : enquête de prévalence (2021- 2022) et analyse du risque d’introduction de l’agent pathogène en France métropolitaine lors de retours de missions à l’étranger, 2ème année Master : santé Université Paris-Est Créteil, 2023.
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La prime de tutorat dans les établissements de soins vétérinaires

Vous accompagnez un(e) apprenti(e) ASV dans votre clinique ? Savez-vous que la convention collective prévoit une prime de tutorat pour reconnaître cet engagement ?

Accueillir et former un(e) apprenti(e) auxiliaire spécialisé vétérinaire (ASV) en alternance est plus qu'une simple supervision. Le tutorat est un véritable dispositif d'accompagnement qui permet de transmettre, en situation de travail réel, vos compétences professionnelles et votre expérience du métier. Vous jouez un rôle important dans la formation des futurs auxiliaires spécialisé(e)s vétérinaires : vous leur transmettez les savoir-faire techniques et les savoir-être indispensables à l'exercice de notre profession, complétant ainsi leur formation théorique.

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La formation en alternance des ASV 

La branche professionnelle a fait le choix de l'alternance pour former le personnel non vétérinaire des ESV. Un(e) apprenti(e) suit généralement une formation de deux ans en contrat d'apprentissage, ou d'un an en contrat de professionnalisation. Il y a une alternance entre périodes en centre de formation et périodes de mise en pratique en clinique (généralement une semaine par mois, ou un jour par semaine, en fonction des centres de formation). 

Qui peut devenir tuteur ?

L'employeur peut assurer la fonction de tuteur ou désigner un tuteur parmi les salariés volontaires et expérimentés de la clinique : auxiliaires vétérinaires, vétérinaires ou autres salariés qualifiés. Pour assurer un accompagnement de qualité, quelques règles s'appliquent :

  • Vous devez maîtriser les différents aspects de votre métier mais aussi de compétences pédagogiques pour encadrer efficacement l'apprenti et lui transmettre les conniaissances nécessaires
  • Vous ne pouvez accompagner plus de deux apprentis simultanément (sauf prolongation exceptionnelle de formation)
  • Votre employeur peut vous proposer des aménagements de poste pour dégager du temps dédié à cette fonction.

Une reconnaissance financière : la prime de tutorat

Pour valoriser cet investissement personnel et professionnel, la convention collective des cabinets et cliniques vétérinaires prévoit depuis 2023 le versement d'une prime de tutorat. Cette valorisation financière marque la reconniassance du temps et de l'énergie consacrés à l'accompagnement de l'apprenti(e) au quotidien.

Cette prime constitue une avancée importante pour la profession, reconnaissant enfin officiellement le travail supplémentaire que représente la formation d'un apprenti en parallèle de vos missions habituelles.

Les tuteurs désignés bénéficient d’une prime mensuelle équivalente à 4 points conventionnels par mois et par apprenti tutoré pour la durée de leur contrat.

Comment se met en place le tutorat dans votre clinique ?

La désignation officielle L'employeur vous désigne comme tuteur sur le contrat d'apprentissage, après votre accord volontaire et en fonction de vos compétences.

Une charte d'engagement est signée entre votre employeur, l'apprenti(e) et vous. Ce document précise vos fonctions, vos missions, la durée du tutorat et ses modalités pratiques, par exemple l'aménagement de votre temps de travail pour vous permettre  de consacrer du temps à l'accompagnement de l'apprenti(e) : dégagement de certaines tâches, moments dédiés au suivi, etc.

Un suivi régulier : L'employeur évalue régulièrement la charge de travail liée au tutorat pour garantir que vous puissiez exercer cette fonction dans de bonnes conditions.

Conseils pour réussir votre mission de tuteur ou tutrice

Pour que votre rôle de tuteur soit pleinement efficace et reconnu :

Les points de vigilance

Soyez attentif à ne pas laisser le tutorat devenir une charge trop lourde. Si vous ressentez une fatigue liée au cumul de vos missions habituelles et de l'accompagnement de l'apprenti, parlez-en à votre employeur. Le temps dédié au tutorat doit être clairement identifié dans votre planning, et la prime de tutorat doit être versée conformément à la convention collective.

En résumé

Devenir tuteur d'un apprenti ASV est une mission gratifiante qui permet de transmettre votre passion et votre expertise. Grâce à la prime de tutorat prévue par la convention collective, cette fonction est désormais mieux reconnue et valorisée. Si vous envisagez de devenir tuteur ou si vous l'êtes déjà, assurez-vous que vos droits sont respectés et que les conditions nécessaires à un tutorat de qualité sont réunies.

Vous avez des questions sur la prime de tutorat ou sur la mise en place du tutorat dans votre clinique ? N'hésitez pas à vous rapprocher de votre employeur ou de vos représentants du personnel pour obtenir des précisions sur vos droits.

Sources :

Convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires du 5 juillet 1995 : Accord du 8 février 2022 relatif au tutorat

https://www.depecheveterinaire.com Tutorat : un accord pour organiser et valoriser cette fonction auprès des salariés volontaires

 https://hub-alternance.opcoep.fr Misez sur la formation de tuteur ou de maître d’apprentissage

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Agria Assurances pour Animaux au congrès national de l’AFVAC 2025 à Marseille

Nous sommes ravis d’annoncer la participation d’Agria Assurances pour Animaux à AFVAC le Congrès 2025, qui se tiendra à Marseille du 27 au 29 novembre 2025.

Véritable temps fort pour les professionnels de la médecine vétérinaire, cet événement réunit chaque année des centaines de vétérinaires, d’auxiliaires vétérinaires, d’étudiants et d’exposants venus de toute la France. Il constitue un lieu privilégié d’échanges, d’innovation et de partage autour des dernières avancées en santé animale.

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À cette occasion, Agria Assurances pour Animaux aura le plaisir de vous accueillir au stand D32 tout au long du congrès.

 

🥂🧀✨ Venez rencontrer les équipes dans une atmosphère conviviale et détendue, autour d’un verre et de quoi manger et vous régaler. Ce sera l’opportunité idéale pour échanger sur les solutions d’assurance dédiées aux animaux de compagnie et découvrir comment elles accompagnent les vétérinaires et auxiliaires vétérinaires dans leur quotidien.

Et parce que nos équipes aiment surprendre, des animations originales et plusieurs surprises vous attendront sur place ! Une manière ludique et interactive de (re)découvrir l’univers de l’assurance animale.

Rendez-vous à Marseille, du 27 au 29 novembre 2025, sur le stand D32 Agria Assurances pour Animaux !

 

agria expo afvac le congres

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Consultation de dermatologie : les conseils à donner avant et après

Une consultation de dermatologie réussie commence avant l'entrée du propriétaire dans la salle d'examen. En effet, un simple shampoing la veille peut masquer les lésions, un traitement local récent fausser les prélèvements, un nettoyage des oreilles intempestif empêcher tout diagnostic, un historique mal préparé compliquer la démarche de diagnostic différentiel.

Voici un ensemble de clés pour préparer efficacement la consultation dermatologique avec le propriétaire, afin d'optimiser la prise en charge et le suivi de l'animal.

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Avant la consultation

Demander de préparer un historique de la maladie

En dermatologie, l'évolution des lésions cutanées est un élément fondamental pour le diagnostic. Il est préférable de demander au propriétaire de préparer, si possible, un historique détaillé.

  • Quand sont apparus les premiers symptômes ? Par quoi ça a commencé ? D'abord du grattage puis des lésions, ou plutôt l'inverse ? Si c'est ancien, est-ce que c'est plus marqué certaines périodes de l'année ?
  • Demander au propriétaire s'il a pris des photos, et à quelles dates elles ont été prises, ou, si la consultation n'est pas pour tout de suite, lui demander de prendre des photos. Bien sûr, pour être exploitables, il faut des images de bonne qualité, mais les smartphones avec leur réglage automatique rend la tâche plus facile 😉.
  • Est-ce que d'autres symptômes non dermatologiques accompagnent la dermatose ? Signes digestifs, comportementaux, autres ?
  • Est-ce que l'animal a déjà consulté pour ce problème ? Si oui, et surtout si le suivi a été effectué dans un autre établissement, insister sur l'importance d'amener le dossier médical complet de l'animal, et tout particulièrement l'ensemble des résultats des examens et analyses précédents.

Demander de préparer un mémo sur l'animal

Faire préparer une fiche avant la consultation pour recueillir des informations sur le mode de vie de l'animal et son environnement pourra permettre de gagner du temps et de l'efficacité, et d'éviter au propriétaire certaines omissions volontaires ou involontaires.

  • L'animal a-t-il accès à l'extérieur ? Vit-il à la ville ou à la campagne ? 
  • L'animal a-t-il voyagé ? Attention, certaines maladies comme la leishmaniose peuvent donner des signes cliniques plusieurs années après une contamination survenue lors d'un déplacement !
  • Est-il régulièrement traité contre les parasites, et si oui avec quoi et tous les combiens ?
  • Demander à préparer une liste de tous les produits qui ont été administrés localement ou par voie générale à l'animal les dernières semaines.
  • Y a-t-il d'autres animaux à la maison, et sont-ils aussi régulièrement traités contre les parasites, et avec quoi ? Les autres animaux ont-ils également des problèmes de santé ?
  • Faire préparer la liste de tous les aliments distribués : régime ménager, pâtées, croquettes, restes de table, friandises. Insister sur l'importance de ne pas oublier les à-côtés, et demander au propriétaire de prendre une photo de la composition des croquettes et/ou des boîtes si elles ne sont pas référencées à la clinique. 

Les choses à ne pas faire avant la consultation dermatologique

Ça peut être difficile à entendre par le propriétaire, mais pour que la consultation dermatologique puisse être productive, il ne faut pas chercher à soulager l'animal avant de l'avoir montré au vétérinaire. En effet, cela peut entraîner des modifications des lésions et empêcher le diagnostic.

  • Ne pas brosser à proximité des lésions, ne pas couper les poils, ne pas tondre. Cela pourra être fait après la consultation si le vétérinaire l'autorise, mais pas avant. Cela risquerait de modifier l'aspect des lésions, d'empêcher certains prélèvements, et même de favoriser l'extension de la maladie ainsi que la contamination de l'environnement, des propriétaires et des autres animaux du foyer. 
  • Ne pas nettoyer les oreilles, même si la maladie ne semble pas à première vue concerner celles-ci.
  • Aucun traitement local avant la consultation : pas d'antiparasitaires, pas de shampooings, pas de lotions, pas de crèmes ou gels sur les lésions.
  • Aucun traitement général non plus : il faut arrêter toute prise de compléments alimentaires ou autres "médicaments" censés soulager l'animal.
  • ☝️❗ Exception : si l'animal est déjà suivi par un vétérinaire pour ses problèmes de peau, le traitement prescrit que ce soit par voie locale ou générale ne doit en aucun cas être arrêté. 

Et si vous proposiez un formulaire ?

Pour que la tâche soit plus simple pour vous et pour le propriétaire, vous pouvez proposer un formulaire papier ou en ligne, à remplir à la maison avant la consultation.

Vous trouverez ici une proposition de formulaire en ligne.

 

Après la consultation

Recommandations générales

Bien sûr, la première des recommandations après consultation est le respect de la prescription du vétérinaire.

  • Respect des traitements par voie générale. L'administration d'un médicament à un animal n'est pas toujours une partie de plaisir, mais sans elle, il n'y aura pas guérison. Il faut donc respecter les doses et les horaires de prise. Prenez le temps de bien expliquer au propriétaire ce qu'il faut donner (des notions comme trois quarts de comprimé peuvent être complexes pour certaines personnes) et comment le donner (dans l'eau, dans l'aliment, avec un lance-comprimé...). Rappellez également que si on oublie une prise, on ne donne pas double dose à la suivante.
  • Respect des traitements locaux. Ce sont souvent des shampooings traitants à renouveler fréquemment, et ce n'est pas simple pour beaucoup de clients. Donnez vos trucs et astuces pour laver et rincer un animal sans transformer la salle de bain en piscine olympique. S'il apparaît que le propriétaire ne pourra pas faire correctement le traitement, dirigez-le vers un toiletteur, ou faites-le revenir à la clinique si celle-ci assure ce service de soins.
  • Rappeler l'importance du suivi. Rater une étape du suivi pendant le traitement a souvent pour conséquence de repartir de zéro à la prochaine consultation : désespérant pour le client et pour le vétérinaire. Proposez, si vous en avez les moyens, un rappel par mail ou par SMS des prochains rendez-vous.
  • Si le vétérinaire juge que cela a un intérêt, le client peut aussi faire un suivi photographique des lésions, ce qui lui permettra de revenir à la prochaine consultation avec des photos datées. Dans un certain nombre de cas, montrer comment faire une photo correcte d'une lésion cutanée avec son smartphone ne sera pas de trop. Conseille d'utiliser un objet pour contrôler l'évolution de la taille des lésions (mettre un doigt - le même au fil du temps - sur la photo à côté des lésions, ou une pièce de monnaie)

Recommandations spécifiques en fonction du diagnostic

  • En cas de dermatite prurigineuse, le vétérinaire pourra demander au client de remplir régulièrement une échelle d'évaluation du prurit. Votre rôle à la sortie de consultation sera de bien réexpliquer son fonctionnement. Le propriétaire peut penser avoir compris les explications du vétérinaire, mais il est toujours bénéfique de les renouveler pour éviter tout malentendu. Voir un exemple d'échelle d'évaluation du prurit ici.
  • En cas de risque de contamination humaine et animale, rappellez toutes les précautions à prendre pour éviter la contagion : porter des gants pour manipuler l'animal, éviter les contacts avec les autres animaux et/ou humains, ne pas partager le matériel de toilettage, le garder dans une pièce isolée si nécessaire... En cas de teigne, maladie transmissible à l'Homme et autres animaux, rappellez les règles de base de préservation de l'environnement, à voir ici
  • Suspicion d'allergie alimentaire : dans ce cas, un régime d'éviction a peut-être été mis en place. Insistez sur le respect des consignes : l'aliment prescrit et absolument rien d'autre, pendant 6 à 8 semaines minimum. Sensibilisez le propriétaire au fait que donner un à-côté même une seule fois pendant ces 8 semaines obligera à reprendre depuis le début. Il en va de même en cas de prescription d'aliment hypoallergénique : tout écart alimentaire peut faire croire à un échec et amener abusivement à remettre en cause le diagnostic. Et s'il y a plusieurs animaux, pensez à conseiller la séparation au moment de la distribution de nourriture ! 

Aller plus loin...

La prescription du vétérinaire, c'est bien, une bonne réexplication par l'ASV c'est encore mieux. Mais malheureusement, les clients ne sont pas des spécialistes du soin animal, et les bons conseils sont vite oubliés.

C'est pourquoi il est préférable de préparer des supports papier à distribuer en plus de ce qui a pu être dit à la clinique. Ces supports reprendront les conseils pour le respect de la prescription, du régime alimentaire prescrit, les protocoles pour donner un médicament ou réaliser un shampooing. Ils seront le garant du devoir d'information que vous devez au client et de votre professionnalisme.

 

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Stérilisation chirurgicale de la chatte : des avantages, peu d'inconvénients

L'ovariectomie de la chatte constitue l'une des interventions chirurgicales les plus fréquemment pratiquées en médecine vétérinaire. En tant qu'auxiliaire vétérinaire, vous êtes régulièrement sollicité(e) par les propriétaires pour les éclairer sur les tenants et aboutissants de cette intervention.

Voici une synthèse des données scientifiques récentes, qui, sans remplacer le vétérinaire, vous permettra d'accompagner efficacement les propriétaires dans leur prise de décision.

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Quels sont les avantages de l'ovariectomie chez la chatte ?

Pour la chatte :

Pour l'animal, le principal intérêt de l'ovariectomie est la prévention des tumeurs mammaires1, tumeurs qui représentent environ 17% des tumeurs félines. L'effet préventif est d'autant plus efficace que la stérilisation est effectuée jeune : elle est de 91 % pour une ovariectomie réalisée avant l'âge de 6 mois, de 86 % avant l'âge de 1 an, et moindre après 1 an2.

L'intervention permet aussi la prévention du risque de pyomètre, même si cette affection est plus rare que chez la chienne.

Pour le propriétaire :

Ce que recherche en général le propriétaire, c'est l'absence de reproduction. Quand on sait qu'une chatte peut faire 3 à 4 portées par an, il apparaît clairement que la stérilisation est une solution définitive pour éviter au propriétaire la gestion continuelle de chatons.

C'est également une solution efficace pour éviter une surpopulation féline.

Pour les deux :

La stérilisation fait disparaître des manifestations comportementales liées aux chaleurs, ce qui bénéficie à la fois à l'animal et à son maître. Finis les miaulements si particuliers, difficilement supportables à l'oreille humaine, et finis les bagarres et le vagabondage qui expose la chatte à des accidents ou à la contamination par des maladies transmises par les congénères.

Elle évite aussi les séances de prise de pilules contraceptives souvent conflictuelles, et dont les principes actifs ne sont pas sans risque pour l'animal.

Quels sont les inconvénients de l'ovariectomie chez la chatte ?

Prise de poids :

L'ablation des gonades (ovaires chez la femelle, testicules chez le mâle) modifie le métabolisme de l'organisme, et favorise la prise de poids. Cependant, si cela est largement connu chez le chat mâle castré, c'est beaucoup moins flagrant chez la femelle3

La prise de poids est souvent associée à une augmentation de l'appétit et une diminution de l'exercice physique. Si cela survient, il faudra mettre en place un contrôle de l'alimentation basé sur un régime appauvri en matières grasses, et favoriser l'exercice.

Impact sur la croissance :

La stérilisation chirurgicale entraîne un retard à la fermeture des cartilages de croissance, les animaux stérilisés ont donc tendance à être un peu plus grands que la moyenne. Cela n'a aucune conséquence négative connue chez la chatte3

À quel âge opérer ?

La décision opératoire appartient bien sûr au propriétaire après discussion avec le vétérinaire. Cependant, un consensus se dégage pour une intervention à l'âge de 4 mois, et ce pour deux raisons :

  • Une chatte peut avoir ses premières chaleurs et une première gestation dès l'âge de 4 mois4.
  • Opérer avant 4 mois augmente les risques liés à l'intervention (risques anesthésiques, hypothermie, hypoglycémie), mais cette différence disparaît à 4 mois3,5.

En pratique, que conseiller ?

Voici quelques éléments pour vous permettre de discuter avec le propriétaire :

  • La stérilisation chirurgicale est une solution définitive qui peut être conseillée à un propriétaire qui n'est pas prêt à assumer la reproduction de son animal.
  • Chez la chatte, cette intervention présente l'avantage de prévenir l'apparition de tumeurs mammaires à 90%, et ce d'autant qu'elle est pratiquée précocément.
  • Les effets indésirables sont rares, le principal étant une éventuelle prise de poids, qui nécessitera alors la mise en place d'un régime alimentaire adapté.
  • La planification de l'intervention sera faite par le vétérinaire, mais l'âge de 4 mois présente l'avantage d'éviter le risque de chaleurs précoces tout en renforçant l'effet préventif sur les tumeurs mammaires.

Références

  1. Del Carro (AP), La stérilisation de la chatte, AFVAC le Congrès Lyon 2015.
  2. Topie (E), Consensus GERES sur la stérilisation précoce chez le chat et la chatte, AFVAC le Congrès Bordeaux 2021.
  3. Romagnoli (S) et col., WSAVA guidelines for the control of reproduction in dogs and cats, Journal of Small Animal Practice, 2024, 65,  https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/jsap.13724
  4. Rosset (E), Actualités sur la stérilisation chez le chat : stérilisation chimique et stérilisation précoce, Webinaire AFVAC GERES, 16 janvier 2025.
  5. Bondonny (L), Rosset (E), La stérilisation précoce chez le Chat, PratiqueVet 2019, n°173
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Cat Walk 2025 : Un événement solidaire pour soutenir les refuges pour chats en France

La Cat Walk, organisée par Agria Assurance pour Animaux, est bien plus qu’une simple promenade virtuelle de chats. Cet événement, prévu les 25 et 26 octobre 2025, invite tous les amoureux des félins à se mobiliser pour une cause essentielle : soutenir les refuges pour chats en France.

Dans un contexte où les refuges sont confrontés à des difficultés croissantes, cette initiative solidaire apporte une aide précieuse à de nombreux chats en quête d’un foyer.

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Au cœur des refuges : des histoires de sauvetage et d’espoir

Derrière les portes des refuges pour chats en France, ce sont chaque jour des histoires de courage, de solidarité et d’espoir qui s’écrivent. Les bénévoles et les équipes s’investissent sans relâche pour offrir une seconde chance à des chats abandonnés, malades ou victimes de négligence. Chaque chat recueilli porte son histoire, parfois difficile, mais aussi la promesse d’un nouveau départ. Grâce à l’engagement de ces passionnés, de nombreux félins retrouvent la santé, la confiance et, pour beaucoup, la chaleur d’un foyer aimant.

Mais pour continuer à écrire ces belles histoires, les refuges ont besoin de soutien : chaque geste compte pour leur permettre de poursuivre leur mission et de multiplier les sauvetages.

Cat Walk 2025 : soutenons l’Association Ron’Rhône

La Cat Walk est une balade virtuelle et solidaire où les chats qui ont un foyer font quelques pas symboliques pour les chats en refuge. Cet événement caritatif, organisé par Agria Assurance pour Animaux, permet de récolter des fonds pour offrir un don final de 5 000 € à une association œuvrant pour la protection animale.

Cette année, l’association partenaire de la Cat Walk est, une nouvelle fois, Ron’Rhône. Fondée en 2016 dans la région lyonnaise, l’association Ron’Rhône est spécialisée dans le sauvetage et la protection des chats, et depuis 2021, elle a également ouvert un pôle dédié aux chiens. Son engagement quotidien permet de sauver, soigner et replacer de nombreux animaux abandonnés.

Pour soutenir l’association Ron’Rhône et participer à la balade des chats :

  1. Inscrivez-vous sur le formulaire en ligne accessible ici (obligatoire pour participer à l’événement).
  2. Partagez une photo de votre chat en balade sur Facebook ou Instagram (en laisse, dans le jardin, à la fenêtre, ou lors d’un moment d’exploration) le samedi 25 ou le dimanche 26 octobre.
  3. Ajoutez le hashtag #baladedeschatsagria sous votre publication.
  4. Agria reverse ensuite 5 € par inscription à l’association Ron’Rhône.

La Cat Walk est une occasion unique de montrer votre soutien aux refuges pour chats en France. En participant à cet événement, vous contribuez à offrir une nouvelle vie à de nombreux chats abandonnés. Nous vous invitons à rejoindre cette initiative solidaire et à la partager largement sur les réseaux sociaux.

L’importance de l’adoption responsable

Adopter un chat plutôt que d’en acheter un est un acte de compassion et de responsabilité. En choisissant l’adoption, vous offrez une seconde chance à un animal et contribuez à lutter contre la surpopulation féline. Cependant, adopter un chat implique des responsabilités : soins quotidiens, engagement à long terme et compréhension des besoins spécifiques du félin.

L’adoption doit être un choix réfléchi, pour garantir le bien-être de l’animal et de sa famille.

Ensemble, faisons la différence pour les chats dans le besoin !

Communiqué Agria

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La coproscopie, quand la conseiller aux propriétaires de chevaux ?

La vermifugation des chevaux se heurte aujourd'hui à deux écueils : l'apparition de parasites résistants, et l'impact environnemental de l'utilisation abusive de vermifuges. Ainsi, le temps n'est plus à la vermifugation systématique de tous les chevaux plusieurs fois par an. La vermifugation doit être réfléchie, et la coproscopie est un outil qui y contribue. C'est également le seul examen qui permet d'identifier les résistances parasitaires au sein d'une écurie.

Dans leur rôle de conseil, les auxiliaires vétérinaires peuvent expliquer aux propriétaires d'équidés l'intérêt et les limites de la coproscopie pour la mise en place par le vétérinaire d'un plan de vermifugation optimal pour leurs animaux.

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La coproscopie, c'est quoi ?

La coproscopie est un examen complémentaire dont l'objectif est de rechercher et d'identifier les oeufs de parasites intestinaux dans les crottins d'un cheval. Le principe est de prélever un certain volume de crottins, de le mélanger avec un liquide permettant de faire surnager les oeufs de parasites, et d'observer le résultat au microscope.

C'est un examen qui, pour être fiable, nécessite une bonne connaissance des manipulations à réaliser, et bien sûr la capacité d'identifier les oeufs des parasites. Il existe maintenant des analyseurs assistés par intelligence artificielle qui devraient faciliter le recours à cet examen et le rendre plus abordable.

Quels sont les points forts de la coproscopie dans le cadre de la lutte contre les parasites des chevaux ?

Jusqu'à il y a peu, les recommandations de vermifugation des chevaux étaient de traiter systématiquement à certaines périodes de l'année, sans se poser trop de questions. Malheureusement, cette pratique, outre le fait qu'elle amenait à vermifuger des animaux qui n'en avaient pas besoin, a été à l'origine de l'apparition de résistances parasitaires aux vermifuges, et donc d'une perte d'efficacité de ceux-ci. Sans compter les répercussions sur l'environnement liées à l'utilisation abusive de ces substances....

Aujourd'hui, les recommandations sont de limiter les vermifugations, en ne traitant que les animaux qui en ont réellement besoin. C'est dans ce cadre que s'inscrit la coproscopie, un principe étant de ne vermifuger que les animaux qui présentent un grand nombre d'oeufs de parasites dans les crottins.

Un autre intérêt de la coproscopie est de vérifier qu'un traitement est efficace. On la pratique avant la vermifugation, puis après. Si le nombre d'oeufs dans les crottins ne diminue pas, c'est que la molécule utilisée n'est pas efficace dans cet élevage, et qu'il faut en utiliser une autre.

... et quels sont ses points faibles ?

Mais ce n'est pas si simple.

  • Il y a des vers intestinaux qui pondent seulement par intermittence : on peut très bien ne pas voir d'oeufs à la coproscopie, bien que le cheval abrite beaucoup de parasites adultes.
  • Les oeufs de différents vers se ressemblent : ainsi les oeufs de petits strongles sont identiques à ceux des grands strongles... sauf qu'une petite quantité de petits strongles n'est pas considérée comme dangereuse pour l'animal parasité, alors qu'une infestation par les grands strongles doit être systématiquement traitée.
  • Il n'y a pas de lien direct entre la quantité d'oeufs observés dans les crottins et l'intensité des signes cliniques déclenchés par l'infestation parasitaire. Autrement dit, un cheval malade à cause d'un parasite peut n'excréter que très peu d'oeufs, voir pas du tout d'oeufs dans les crottins.

Alors, on fait quoi ?

En fait, actuellement :

  • La coproscopie effectuée avant la vermifugation dans le but de savoir si celle-ci est nécessaire ne s'applique qu'aux chevaux adultes. Elle ne permet pas d'identifier l'infestation des poulains par Parascaris. Les poulains doivent être vermifugés de façon systématique.
  • Dans le cadre de savoir s'il faut vermifuger ou pas un cheval adulte, elle ne s'applique qu'en complément d'un traitement annuel systématique contre les grands strongles. Chez les chevaux adultes en bonne santé, la coproscopie est utilisée pour savoir s'il est nécessaire de faire des vermifugations supplémentaires dans l'année. Le but est alors de ne traiter que les chevaux fortement  contaminés par les petits strongles, chevaux qui sont eux-mêmes sources de contamination pour leurs congénères.
  • Chez un animal malade, en cas de suspicion d'infestation par les vers, la vermifugation est recommandée, quel que soit le résultat de la coproscopie.
  • La coproscopie est aujourd'hui le seul moyen de savoir si une vermifugation a été efficace, et de dépister l'existence de résistances des parasites au sein d'un élevage.

Du coup, quand conseiller la coproscopie ?

  • Pour vérifier l'efficacité d'un vermifuge pour un élevage donné. Les résistances diffèrent d'une écurie à l'autre, et le seul moyen d'en prendre connaissance est d'effectuer des coproscopies avant et après traitement. Vous pouvez donc conseiller la réalisation régulière de cet examen aux propiétaires de chevaux afin de surveiller l'apparition de résistances dans leur élevage.
  • Pour savoir s'il est nécessaire de faire plusieurs vermifugations par an chez les chevaux adultes, et identifier les animaux qui en ont besoin. Ainsi seuls ceux-ci seront traités, ce qui limitera les dépenses en vermifuges, le risque d'apparition de résistances et les conséquences environnementales.

Vision d'avenir

Force est de constater que la coproscopie comporte trop de limites pour être un outil décisionnel parfait. L'avenir est probablement aux tests sanguins et salivaires, qui seront plus faciles à réaliser et plus sensibles. Un tel test existe au Royaume-Uni. Il s'agit d'un test salivaire qui permet de détecter les chevaux infestés par les ténias, parasites rarement détectés par coproscopie, et dont le traitement nécessite l'utilisation de molécules  particulières.

Sources

  1. ESCCAP, Traitement et prévention des parasitoses gastro-intestinales chez le Cheval, Guide de recommandations vol.8, 2e éd., 2019
  2. Nielsen (NK), Parasite faecal egg counts in equine veterinary practice, Equine vet. Educ., 2022, 34 , 11, 584-591
  3. Merlin (A.) et col., Control of cyathostomin infections in horses : is the 200 eggs per gram threshold really relevant?, Poster, 2021, 11th International Equine Infectious Diseases Conference
  4. ESCCAP France, Les techniques de flottation, d'après Beugnet et al. Abrégé de Parasitologie clinique du chien et du chat, 2021, https://www.esccap.fr/les-techniques-de-flottation.html
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Un week-end féérique à Stockholm vous attend…

C’est avec une immense joie qu’Agria Assurance pour Animaux vous annonce le grand retour de notre Jeu Concours, spécialement dédié aux ASV !

En participant, vous aurez la chance de tenter de gagner un superbe week-end pour 2 à Stockholm, en Suède. Et ce n’est pas tout : plus de 80 autres lots seront également à gagner !

Ce jeu, c’est notre façon de mettre en valeur le métier d’auxiliaire vétérinaire et de vous remercier pour tout le travail que vous accomplissez chaque jour avec passion.

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Envie de tenter votre chance ? Voici comment faire !

  1. Du 13 octobre au 24 novembre, participez via ce lien https://agria-assurance-pour-animaux.campaign.playable.com/grand-jeu-asv
  2. Trouvez les mots cachés.
  3. En répondant correctement vous serez automatiquement inscrits pour le tirage au sort final.

Un voyage de rêve… et des surprises à la clé !

Partez à deux pour un week-end inoubliable à Stockholm, la perle scandinave nichée entre terre et mer !

Vol, transports aéroport/logement, hôtel et petits-déjeuners inclus : laissez-vous séduire par un ciel clair, des eaux scintillantes et du design à chaque coin de rue. Stockholm vous offre une escapade où la nature embrasse la modernité avec une élégance nordique incomparable.

Une centaine de lots mis en jeu, des couchages pour chien, des sacs de sport, des gamelles en céramique, des tasses isothermes...

Le grand gagnant sera tiré au sort et annoncé le 25 novembre sur le site www.agria.fr

 

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Stérilisation chirurgicale chez la chienne : nouvelles données

Alors que la stérilisation chirurgicale de la chienne par ovariectome ou ovariohystérectomie semblait depuis des années une intervention à recommander au vu de ses nombreux avantages, l'étude d'un grand nombre de publications montre que la situation n'est pas aussi simple.

En effet, la possibilité fournie par l'informatique d'exploiter les études à grande échelle permet d'obtenir des résultats statistiques sur des populations de plusieurs dizaines de milliers de chiennes. L'analyse de ce très grand nombre de dossiers fait apparaître des effets indésirables liés à la stérilisation chirurgicale, effets dont la faible fréquence ne permettait pas la détection sur des études de moindre ampleur.

Sans remettre en cause l'intérêt de la stérilisation chirurgicale, ces nouvelles données montrent qu'il ne s'agit plus de la recommander systématiquement, mais que chaque cas doit être discuté entre le propriétaire et le vétérinaire.

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Si aujourd'hui 40 % des chiennes sont stérilisées 1, c'est parce que cette intervention présente de nombreux avantages, connus depuis longtemps.

Avantages de la stérilisation chirugicale

  • Elle augmente statistiquement l'espérance de vie 2.
  • Elle évite les comportements liés au cycle sexuel : manifestations de chaleurs, pertes sanguines, recherche d'un mâle, fugue... C'est souvent la première motivation des propriétaires. Ces comportements pouvant exposer à des accidents, leur prévention est aussi considérée comme un facteur d'allongement de l'espérance de vie.
  • Bien sûr, elle empêche les portées non désirées et permet le contrôle des naissances.
  • Elle est définitive (ce qui peut être aussi considéré comme un inconvénient).
  • Elle supprime le risque de maladies utérines, dont pyomètre et de dégénérescence glandulokystique. Le taux de pyomètre chez les chiennes entières est de l'ordre de 20 %, avec un risque de mortalité de 3 % 1.
  • Elle diviserait le risque de tumeurs mammaires par 3 ou 4 si la stérilisation est effectuée avant l'âge de un an, même si ce chiffre est actuellement discuté 3. (Il pourrait être plus faible.) Pour mémoire, les tumeurs mammaires sont les tumeurs les plus souvent diagnostiquées chez les chiennes non stérilisées, avec une fréquence allant de 8,4 à 52 % suivant les études (une variabilité liée entre autres à la race), et une tumeur sur deux est maligne 3.

Ce tableau favorable ne doit pas cacher les risques de cette intervention pour la santé de l'animal, dont certains sont connus depuis longtemps, et d'autres n'ont été découverts que très récemment.

Risques liés à la stérilisation chirurgicale

Les risques bien connus

  • Risque anesthésique : il existe comme pour toute intervention chirugicale, sans être majoré dans ce cadre.
  • Obésité : c'est le risque le plus important, car la stérilisation augmente l'appétit tout en diminuant les besoins énergétiques. Il faut donc bien prévenir le propriétaire qu'une surveillance du poids et une adaptation du régime alimentaire et de l'exercice seront nécessaires.
  • Incontinence urinaire : la stérilisation augmente le risque d'incontinence urinaire, sa fréquence étant de 0.6 % chez les chiennes entières à 1.8 % chez les chiennes stérilisées 4. Il y a une grande variabilité liée à la race. L'incontinence urinaire après stérilisation apparaît dans moins de 10 % des cas chez les chiennes de moins de 20 kg, entre 25 et 30 % chez les chiennes de plus de 20 kg, et jusqu'à 65 % chez le Boxer. Les races prédisposées connues sont le Berger Allemand, le Dalmatien, le Bearded Collie, le Colley, le Boxer, le Rottweiler, le Doberman, le Bobtail, le Springer Spaniel, le Braque de Weimar et le Setter Irlandais 3.

Les risques récemment identifiés

  • Risque de pathologie articulaire : les études publiées se sont penchées sur les dysplasies de la hanche et du coude, et la rupture des ligaments croisés. Elles montrent un effet favorisant lié à l'âge et à la race, sans que ce soit encore bien clair. Globalement, l'augmentation du risque serait modérée (multiplié par 2.29), et serait surtout majorée pour les stérilisations pratiquées avant l'âge de un an. Ce risque est bien sûr à prendre en compte surtout chez les chiennes de races prédisposées 3,5.
  • Pathologie tumorale : les métaétudes montrent une augmentation de la prévalence de certaines tumeurs chez la chienne stérilisée, et ce indépendamment de l'âge. Cette augmentation n'est donc pas liée à l'augmentation de la durée de vie. Les tumeurs concernées sont les hémangiosarcomes, les carcinomes transitionnels de la vessie, les ostéosarcomes, les lymphosarcomes et les mastocytomes 2,4
  • Pathologie dysimmunitaire : il semble que la stérilisation de la chienne augmente les risques de certaines maladies liées à un trouble immunitaire, comme l'hypothyroïdie autoimmune, le lupus érythémateux, la dermatite atopique ou encore les thrombocytopénies auto-immunes 3. Des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer l'incidence réelle de la stérilisation sur ces maladies 4.

Que faut-il penser de ces nouveaux risques ?

Les nouveaux risques mis en évidence par les métaétudes concernent des maladies graves, voire très graves. Mais s'il a fallu attendre la publication de ces métaétudes pour en prendre conscience, c'est qu'il s'agit de maladies globalement rares. 

Prenons l'exemple de l'ostéosarcome (tumeur des os).

Dire : "Il ne faut pas stériliser votre chienne, car elle risque d'avoir un cancer des os" n'a pas de sens. La décision opératoire repose sur une analyse plus fine des risques.

En effet, la prévalence des ostéosarcomes est de 0.01% dans la population canine générale 7. Celle des tumeurs mammaires est actuellement estimée entre 10 à 50 % chez les chiennes non stérilisées.

Si la stérilisation multiplie le risque d'ostéosarcome par 2 3 et divise le risque de tumeur mammaire par 4, l'avantage reste à la stérilisation.

En réalité, ce n'est pas si simple. Il est indispensable de prendre en compte la race. Si la chienne est de race Irish Wolfhound, chez laquelle la prévalence de l'ostéosarcome est de plus de 8 % 4, il est préférable de s'abstenir d'opérer, d'autant que le pronostic d'un ostéosarcome est en général plus sombre que celui d'une tumeur mammaire.

Note : les races identifiées comme les plus à risque d'ostéosarcome sont actuellement le Rottweiler, le Lévrier Irlandais, le Saint-Bernard, le Dogue Allemand, le Rhodesian Ridgeback, le Leonberger, l'Irish Wolfhound et le Doberman. Il ne semble pas que la stérilisation augmente le risque d'ostéosarcome chez le Berger Allemand 3.

La solution : recommander la consultation de préstérilisation

Cette consultation, recommandée par le Groupe d'Etude en Reproduction, Elevage et Sélection (GERES) de l'AFVAC 4, permet au vétérinaire de discuter avec le propriétaire de l'opportunité de stériliser sa chienne ou non, de l'informer des avantages et risques de l'intervention, et de rechercher les contre-indications possibles. On distingue les contre-indications absolues, qui rendent l'intervention clairement non souhaitable, et les contre-indications temporaires, qu'il sera nécessaire de prendre en charge avant la chirurgie.

Contre-indications absolues

  • Existence d'un risque anesthésique majeur (animal cardiaque, souffrant d'une autre maladie...)
  • Existence avant l'intervention d'une incontinence urinaire.

Contre-indications temporaires

  • Animal impubère : il est préférable d'éviter la stérilisation trop précoce, et d'intervenir après les premières chaleurs, afin de laisser la croissance se terminer et éviter les problèmes de vulve encapuchonnée. 
  • Chienne impubère présentant une vaginite.
  • Chienne en proœstrus ou en œstrus (chaleurs), car l'appareil génital est plus irrigué, même s'il n'est pas démontré que cela augmente le risque chirurgical.
  • Chienne en diœstrus (la péridoe de 2 à 3 mois suivant les chaleurs), car le risque de lactation de pseudogestation. postchirurgical est augmenté.
  • Pas en même temps qu'une césarienne si possible, car le risque chirurgical est augmenté.
  • Animal en surpoids. Le problème de surpoids devra être maîtrisé avant l'intervention.
  • Animal en lactation de pseudogestation, car la stérilisation augmente le temps de lactation, et le traitement de la lactation de pseudogestation donne de moins bons résultats chez la chienne stérilisée que chez la chienne entière.
  • Chienne en état de gestation avancée, car il y a augmentation du risque chirurgical.
  • Existence de troubles du comportement : syndrome de privation, problème d'imprégnation, sociopathies, aggressivité non lié aux chaleurs ou à une lactation de pseudogestation... En effet, les hormones sexuelles interviennent dans la plasticité neuronale, et la stérilisation rendra plus difficile le traitement du problème psychiatrique.

Conclusion

Les impacts positifs et négatifs de la stérilisation chirurgicale de la chienne ne sont pas les mêmes pour tous les individus, et dépendent de l'âge et de la race. De plus, l'incidence des impacts négatifs n'est pas encore bien connue pour un grand nombre de races.

La décision chirurgicale de cette intervention de convenance appartient au propriétaire, après examen clinique de l'animal et information par le vétérinaire des avantages et inconvénients.

L'avenir est dans l'exploitation de grandes masses de données, ce que l'intelligence artificielle permet aujourd'hui, qui permettra de construire des guides décisionnels prenant en compte les données propres à l'animal. Un premier travail dans ce sens, imparfait mais qui a le mérite d'exister, a été publié par Hart et col 8.

  1. Panizo (M), Stérilisation de la chienne, les recommandations 2024, La Semaine Vétérinaire n° 2040, 2024.
  2. Hoffman (JM), Creevy (KE), Promislow (DEL), Reproductive Capability Is Associated with Lifespan and Cause of Death in Companion Dogs, PlosONe 2013, https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0061082
  3. Romagnoli (S) et col., WSAVA guidelines for the control of reproduction in dogs and cats, Journal of Small Animal Practice, 2024, 65,  https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/jsap.13724
  4. Chastant-Maillard (S), Stérilisation chirurgicale dans l'espèce canine : consensus proposé par le GERES et les ENV, AFVAC le Congrès Bordeaux 2021.
  5. Niewiadomska (Z), Facteurs de risque : la stérilisation, où en est-on ? AFVAC le Congrès Lille 2023.
  6. Low (D) et col., The association between gonadectomy and timing of gonadectomy, and the risk of canine cranial cruciate ligament disease: A systematic review and meta-analysis, Veterinary Surgery, 2025, 54, 254–267.
  7. Cortadellas (O), Ostéosarcome chez le chien : diagnostic et options de traitement,  https://vetsandclinics.com/fr/osteosarcome-chez-le-chien-diagnostic-et-options-de-traitement
  8. Hart (BL) and col., Assisting Decision-Making on Age of Neutering for 35 Breeds of Dogs: Associated Joint Disorders, Cancers, and Urinary Incontinence, Front. Vet. Sci.2020, 7, https://www.frontiersin.org/journals/veterinary-science/articles/10.3389/fvets.2020.00388/full
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