Actualités pour les ASV

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L'augmentation du point est applicable à partir du 17 avril 2026

L'augmentation de salaire décidée en commission paritaire le 6 janvier dernier est d'application obligatoire à partir du 17 avril 2026. La valeur du point passe à 17,96 € (+ 1.2%).

Les vétérinaires adhérents au syndicat des vétérinaires d'exercice libéral (SNVEL) qui n'auraient pas appliqué cette augmentation au 1er janvier doivent effectuer un rappel de salaire depuis cette date. 

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L'arrêté du 2 avril concernant l'application de l'avenant 91 concernant l'augmentation du point est paru au Journal Officiel : JORF n°0091 du 17 avril 2026. Texte n°68. Pour accéder directement au texte en vigueur étendu (applicable) : Avenant n° 91 du 6 janvier 2026 relatif à la valeur du point conventionnel pour 2026.

Les salaires sont consultable dans l'article d'ASVinfos : "Grille des salaires 2026 du personnel salarié des Établissements de Soins Vétérinaires (auxiliaires vétérinaires, ASV, personnel d'entretien, de secrétariat et vétérinaires salariés)". Les textes officiels sont accessibles via les liens de l'article.

L'augmentation du point est rétroactive au 1er janvier :

L'avenant  à notre convention collective mentionne que les signataires ont décidé de fixer la valeur minimale du point à 17,96 euros sur la base de 151,67 heures à compter du 1er janvier 2026. Les vétérinaires adhérents du SNVEL qui n'auraient pas appliqué l'augmentation au 1er janvier doivent effectuer le rappel de salaire depuis cette date.

Dans notre profession, les salaires sont calculés à partir de la valeur du point et ne sont pas liés au SMIC.

  • Pourquoi choisir un calcul de rémunération à l'aide de la valeur d'un point ? Parce que cela permet de négocier sur une seule valeur pour tous les salariés concernés par la convention collective. Ainsi, tous les salariés des établissements de soins bénéficient de la même valeur de point, c'est leur nombre de points qui est différent.
  • Qui fixe la valeur du point ? C'est un groupe de travail (Commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation - CPPNI) composée de représentants des syndicats des employeurs et des salariés.

La convention collective fixe la valeur du point et attribue un coefficient aux différents niveaux d’exercice. Il est par exemple de 120 pour une ASV échelon V sans Certificat de Qualification Professionnelle, et de 132 pour un vétérinaire débutant. S'y ajoute un pourcentage d’ancienneté à partir de 3 ans d'exercice.

Attention, la convention collective impose seulement une base minimale obligatoire. Certains salariés sont payés plus que la valeur minimale indiquée dans la convention collective, et bénéficient d'un salaire horaire plus élevé ou d'un nombre de points plus important que celui de leur catégorie.

Pour comprendre comment on passe du point à un tarif horaire : Comment est calculé le salaire d'une auxiliaire vétérinaire ?

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5 clés pour parler d’assurance animale en clinique vétérinaire !

Dans le quotidien d’une clinique vétérinaire, l’assurance animale reste encore un sujet parfois délicat à aborder. Par peur de “vendre”, par manque de temps ou simplement parce que le sujet paraît complexe. Et pourtant, bien présentée, l’assurance est avant tout un outil au service du bien-être animal… et de la sérénité des propriétaires.

Voici 5 conseils essentiels, inspirés des meilleures pratiques du terrain, pour aider les ASV à parler de façon simple, naturelle et efficace de l’assurance pour animaux.

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❶ S’appuyer sur des exemples concrets

Les propriétaires d’animaux ont souvent du mal à anticiper le coût des soins vétérinaires. Des exemples simples permettent de rendre les choses plus tangibles :

  • Une fracture peut coûter plusieurs centaines d’euros.
  • Une chirurgie ligamentaire représente un budget important.
  • Lors d'une hospitalisation, les frais peuvent vite s’accumuler.

L’objectif n’est pas d’inquiéter, mais de rendre visible une réalité souvent méconnue.

❷ Simplifier le discours au maximum

Le vocabulaire de l’assurance peut rapidement devenir un frein à la compréhension.

Quelques ajustements simples :

  • “Franchise” → ce qui reste à votre charge.
  • “Plafond annuel” → le montant maximum remboursé par an.

Un discours clair, sans jargon, permet aux clients de comprendre en quelques secondes ce qu’on leur explique.

❸ Intégrer le sujet naturellement dans le parcours client

Il n’est pas nécessaire de créer un moment spécifique pour parler d’assurance. Le sujet peut s’intégrer naturellement dans certaines situations :

  • Lors de la première visite d’un chiot ou d’un chaton.
  • Pendant les rendez-vous de vaccination.
  • Après un soin ou une intervention.

Cela permet d’aborder l’assurance comme une information utile, et non comme une démarche commerciale.

❹ S’appuyer sur un support visuel clair et prêt à l’emploi

Pour rendre le discours encore plus accessible, rien ne vaut un support visuel simple, clair et rapide à prendre en main. En clinique, un message illustré et structuré permet souvent de mieux capter l’attention et de faciliter la compréhension en quelques secondes.

C’est dans cette logique que, chez Agria, nous avons créé un flyer dédié auxASV, que vous trouverez en téléchargement. Il a été pensé comme un véritable outil d’accompagnement. Il regroupe toutes les informations essentielles pour présenter l’assurance animale de manière fluide :

  • les points clés à expliquer aux propriétaires ;
  • les notions importantes traduites simplement ;
  • des exemples concrets.

L’objectif est clair : permettre aux auxiliaires vétérinaires de s’appuyer sur un support concret pour informer sans complexifier, et aborder le sujet avec plus de sérénité. Un bon visuel ne remplace pas l’échange… mais il le rend beaucoup plus facile et naturel.

 

❺ Mettre en avant la tranquillité d’esprit

Au-delà du remboursement, ce qui parle le plus aux propriétaires, c’est la sérénité :

“Le but, c’est que vous puissiez prendre les meilleures décisions pour votre animal, sans que le budget soit un frein.”

L’assurance devient alors un moyen de :

  • se sentir plus serein face aux imprévus ;
  • éviter les décisions difficiles ;
  • se concentrer sur le bien-être de l’animal.

Vous, ASV, jouez un rôle clé dans l’information et l’accompagnement des propriétaires d’animaux. Parler d’assurance ne signifie pas vendre, mais ouvrir une discussion utile et bienveillante.

Avec une approche simple, concrète et centrée sur la santé, il devient beaucoup plus facile d’intégrer ce sujet dans le quotidien de la clinique… au bénéfice de tous : l’équipe, les propriétaires, et surtout les animaux.

Communiqué Agria Assurance pour Animaux

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🎓 💻 Webinaire Vétoquinol - Le muscle, un organe trop souvent oublié

Souvent oublié dans la prise en charge de la mobilité, le muscle joue pourtant un rôle central dans le mouvement, la stabilité articulaire et la récupération fonctionnelle chez le chien.

Vétoquinol vous propose un webinaire d'une heure, gratuit et ouvert à tous, sur inscription, le mardi 28 avril à 13h. On y parlera du rôle du muscle, des altérations musculaires et des stratégies thérapeutiques et préventives, particulièrement via la physiothérapie.

Un replay sera disponible, uniquement pour les inscrits. 

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Plusieurs processus peuvent altérer le système musculaire et impacter fortement la mobilité :

  • Le déconditionnement musculaire : diminution des capacités fonctionnelles du muscle liée principalement au manque d’activité, à l’immobilisation ou à la douleur. Le muscle perd en endurance, en force et en coordination.
  • La sarcopénie : perte progressive de masse et de force musculaire associée au vieillissement.
  • La cachexie : syndrome plus sévère caractérisé par une perte musculaire liée à une maladie chronique (cancer, insuffisance cardiaque, maladies inflammatoires…), souvent associée à un état inflammatoire et métabolique.

Ces phénomènes peuvent s’installer progressivement et parfois silencieusement, avec des conséquences importantes sur la mobilité, l’autonomie et la qualité de vie des animaux.

Ce webinaire propose d’aborder plusieurs questions essentielles :

  • Quel est le rôle réel du muscle dans la locomotion et la stabilité ?
  • Pourquoi et comment surviennent le déconditionnement musculaire, la sarcopénie ou la cachexie ?
  • Quelles sont les conséquences fonctionnelles de ces altérations musculaires ?
  • Quelles sont les principales causes de la perte de masse et de fonction musculaire chez le chien ?
  • Quelles stratégies thérapeutiques et préventives permettent de maintenir la masse musculaire, soutenir son développement, limiter les blessures et favoriser la récupération ?

 

L’objectif de ce webinaire est de mieux comprendre les mécanismes de la perte musculaire et de replacer le muscle au cœur de la prise en charge de la mobilité chez le chien.

Important : Seuls les inscrits à cet événement pourront accéder au replay.

 

 

Intervenant :

Dr Jean-Philippe Liot,
Exercice exclusif en rééducation fonctionnelle et physiothérapie,
Centre de rééducation fonctionnelle Verso - Les Sables-d’Olonne

 

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🐶🐱☠️ Les aliments dangereux pour les chiens et les chats

Un poulet à l'ail, une tarte aux poireaux et des cookies au chocolat, aux raisins secs et à la noix de Macadamia : voici un menu bien appétissant, et pourtant potentiellement mortel pour un chat ou pour un chien.

Certains aliments de consommation courante sont très dangereux pour les chiens et les chats (et on ne parle pas du sucre et des graisses !). Les connaître vous permettra d'avertir les propriétaires.

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🍇Le raisin

Qu'il soit frais ou sec, le raisin contient de l'acide tartrique, une molécule que le chien, contrairement à l'Homme, a du mal à éliminer. Cet acide s'accumule alors dans les tubules rénaux, causant une altération des cellules et l'apparition d'une insuffisance rénale aiguë.

  • Pour les grains de raisin frais, la dose toxique chez le chien est de 20 g/kg (soit 400 g pour un chien de 20 kg), mais des cas d'intoxication ont été décrits chez des chiens de petite taille après l'ingestion de seulement 4 ou 5 grains de raisin. Il faut dire que, puisqu'un grain de raisin des variétés géantes Italia ou Red Globe pèse de 10 à 12 g, le seuil est vite atteint.
  • Pour les raisins secs, plus concentrés en acide tartrique, le seuil de toxicité est de 3 g/kg. 

La toxicité du raisin est bien connue pour l'espèce canine. Elle est suspectée pour les chats et les furets, mais pas clairement établie.

À signaler : un outil en ligne qui permet d'évaluer le risque d'intoxication chez un chien en fonction de son poids et de la quantité ingérée (en anglais).

Grape & Raisin Toxicity Calculator for Dogs

 

🍫Le chocolat (fèves de cacao)

Les fèves de cacao, avec lesquelles on fabrique le chocolat, contiennent des méthylxanthines (surtout de la théobromine, et accessoirement de la caféine), des molécules potentiellement toxiques chez le chien et le chat. Comme pour le raisin, la toxicité est liée à un défaut d'élimination, qui se produit beaucoup plus lentement chez les carnivores domestiques que chez l'Homme. 

La toxicité du cacao est dose dépendante :

  • Intoxication légère : vomissements, diarrhée, soif, augmentation de la diurèse.
  • Intoxication moyenne : troubles cardiaques.
  • Intoxication forte : troubles nerveux, convulsions, coma, cyanose, hémorragies internes, mort possible.

Chez le chien, les signes d'intoxication apparaissent à partir de 20 mg de méthylxanthines par kg, avec des risques majeurs au-delà de 60 mg par kg.

Chez le chat, la DL50 (dose entraînant la mort dans 50 % des cas) est évaluée à 200 mg/kg.

Attention, on parle d'intoxication au chocolat, mais le terme "chocolat" désigne en fait la préparation dans laquelle on intègre les fèves de cacao. Or tous les chocolats ne contiennent pas la même quantité de cacao, loin s'en faut.

  • Le chocolat noir est le plus dangereux, car il contient plus de cacao, de 40 % à plus de 90 %. Ainsi, un chocolat à 90 % contient plus de 25 mg de théobromine par gramme (soit plus de 2500 mg pour une tablette de 100 g). L'intoxication peut alors survenir dès l'ingestion d'une petite quantité (par exemple un carré de 8 g pour un chien de 10 kg).
  • Le chocolat au lait est en général beaucoup moins riche en cacao, de l'ordre de 30 %.
  • Le chocolat blanc, lui, est fabriqué à partir de beurre de cacao, substance qui ne contient pas de théobromine.

La gravité de l'intoxication est donc dépendante de la qualité du chocolat, et il faut penser à demander au propriétaire d'un animal intoxiqué d'amener si possible l'étiquette du produit ingéré.

 

🧄Ail, oignons, poireaux et ciboulette

Ces légumes contiennent des organosulfoxydes, substances auxquelles les globules rouges des chiens, et encore plus des chats, sont particulièrement sensibles. Ces molécules s'attaquent à l'hémoglobine et détruisent les globules rouges.

Les signes d'intoxication apparaissent un ou plusieurs jours après l'ingestion. Ils se présentent sous forme de vomissements, de diarrhée, d'abattement, et de troubles liés à l'anémie hémolytique : faiblesse, pâleur des muqueuses, ictère, urines foncées. La mort peut survenir.

Les troubles hématologiques apparaissent chez le chien après ingestion de 15 à 30 g d'oignons par kg, et chez le chat dès 5 g/kg. Certaines races de chiens (Akita, Shiba, Jindo) sont particulièrement sensibles.

🥜Noix de Macadamia

La noix de Macadamia est de plus en plus utilisée dans la confection de gâteaux et de confiseries. Or cette noix présente une toxicité pour le chien. La molécule en cause n'a pas été identifiée, et le seuil de toxicité n'est pas connu. Les quelques publications parues avancent des chiffres allant de 0.7 g/kg à plus de 60 g/kg. 

Les signes cliniques de l'intoxication apparaissent en général 12 heures après l'ingestion, et se traduisent par de l'abattement, des vomissements, des troubles neurologiques et locomoteurs. Il s'agit d'une intoxication rare, et la récupération se fait généralement en un à deux jours.

Sources :

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Questionnaire sur le harcèlement au travail et les violences sexistes et sexuelles dans les Etablissements de Soins Vétérinaires

Le harcèlement ainsi que les violences sexistes et sexuelles au travail touchent de nombreux salariés et peuvent fragiliser leur sentiment de bien-être et leurs performances.

Conscients des difficultés liées à ces problématiques, le SNVEL et les organisations syndicales de salariés de votre branche (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, UNSA) ont souhaité agir pour garantir le bien-être de tous les professionnels travaillant dans un établissement de soins vétérinaires confrontés à l’une ou plusieurs de ces situations.

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À ce titre, AG2R LA MONDIALE, organisme assureur de votre régime Santé a été recommandé par l’ensemble des partenaires sociaux pour réaliser un état des lieux sur le harcèlement au travail et les violences sexistes et sexuelles au travail (VETSAFE), en partenariat avec IGONOGO. Cette enquête est réalisée dans le cadre du fonds Degré Élevé de Solidarité (DES) de votre régime santé.

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Salariés et employeurs sont invités à répondre à ce questionnaire (environ 10 à 15 min) avant le 10 avril 2026. La participation est anonyme et réalisée sur la base du volontariat.

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Agria Assurance pour Animaux vous accueille sur son stand à TOLOS'ASV le 20 mars prochain

Les 20 et 21 mars prochains à Toulouse, TOLOS’ASV revient pour des journées de formation organisées par l'AFVAC et dédiées aux ASV. Celle du 20 mars, option "front" sera dédiée à l'alimentation.

À cette occasion, l’équipe d’Agria Assurance pour Animaux sera sur place pour vous rencontrer et échanger sur votre rôle clé auprès des propriétaires et de leurs compagnons.

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Cette année, la formation "front" du 20 mars mettra l’accent sur l’alimentation des chiens et des chats, un sujet central pour le suivi de leur santé au quotidien.

Au programme : interventions pratiques, conseils nutritionnels et cas concrets pour vous aider à accompagner au mieux les propriétaires dans le choix et la gestion des régimes alimentaires de leurs animaux.

N’hésitez pas à passer sur notre stand pour discuter avec nos spécialistes, qui pourront :

  • vous présenter nos solutions d’assurance santé animale pour chiens et chats ;
  • répondre à toutes vos questions sur les garanties et les prises en charge ;
  • partager nos conseils pour parler de l’assurance ;
  • vous expliquer comment nos services peuvent simplifier la vie des propriétaires et soutenir votre travail en clinique.

 

Nous sommes impatients de vous rencontrer et de partager avec vous notre engagement pour la santé et le bien-être des animaux.

Agria Assurance pour Animaux, leader européen de l’assurance santé animale, protège plus d’un million et demi d’animaux en Europe, avec des garanties adaptées à chaque étape de leur vie, sans limite d’âge.

Communiqué Agria

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Suivi du diabète sucré chez le chat : accompagner le propriétaire

Le diabète sucré est une maladie grave, potentiellement mortelle. Sa prise en charge est basée sur la mise en place d'un régime alimentaire strict, le contrôle du poids et, la plupart du temps, un traitement médicamenteux. Autant de tâches de longue haleine souvent bien difficiles à réaliser pour le propriétaire, surtout si son chat (comme c'est souvent le cas dans l'espèce féline) est réfractaire aux soins.

L'équipe vétérinaire, et particulièrement l'auxiliaire vétérinaire, peut se révéler un soutien déterminant dans ce parcours du combattant. Aider le propriétaire à initier la mise en place du traitement, et l'assister au fil des années, c'est contribuer à la bonne santé de l'animal. 

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La parution d'un consensus sur les recommandations de prise en charge du diabète sucré chez le chat1 est l'occasion de faire le point sur cette maladie et sur l'aide que l'ASV peut apporter au propriétaire.

Le diabète sucré, c'est quoi ?

Le diabète (terme que l'on considèrera dans la suite de cet article dans son sens commun de diabète sucré) se traduit par une hyperglycémie, c'est-à-dire un taux de glucose sanguin trop élevé.

Plusieurs mécanismes peuvent entrer en jeu :

  • Une insuffisance de sécrétion d'insuline par le pancréas. L'insuline est l'hormone qui régule la glycémie. Lorsque la sécrétion d'insuline baisse, la glycémie augmente.
  • Une résistance à l'insuline : l'insuline est encore normalement secrétée mais l'organisme n'y réagit plus correctement.
  • Un mélange des deux : insuffisance de sécrétion et résistance. 

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Il faut comprendre que le diabète a tendance à s'autoaggraver : en effet, un taux très élevé de glucose dans le sang a, au fil du temps, une action toxique sur les cellules du pancréas, ce qui a pour conséquence une baisse de fabrication de l'insuline et un renforcement de l'hyperglycémie.

Quelles sont les causes de diabète chez le chat ?

  • L'obésité est un facteur de risque prépondérant chez le chat : beaucoup de chats sont malheureusement en surpoids, voire franchement obèses. Or l'obésité induit une résistance à l'insuline.
  • Le défaut d'exercice, la sédentarité, le vieillissement, la castration chez le mâle sont aussi des facteurs favorisants, même en l'absence de surpoids.
  • L'acromégalie, une maladie hormonale provoquant un excès d'hormone de croissance, semble avoir une incidence élevée, puisque plus d'un chat diabétique sur 5 serait concerné.
  • Certains médicaments, comme les corticoïdes, favorisent l'apparition du diabète.
  • Certaines maladies inflammatoires (infections urinaires, dentaires) peuvent favoriser la résistance à l'insuline.

Quels sont les bases du traitement du chat diabétique ?

🍽️ ⚖️ Alimentation et contrôle du poids

L'alimentation est un pilier central du traitement. Le vétérinaire prescrira un régime pauvre en glucides, qui devra être scrupuleusement respecté. Ce régime a pour but de réduire l'apport en sucres mais aussi de permettre la perte puis la stabilisation du poids. En effet, la perte de poids chez le chat obèse permet de réduire la résistance à l'insuline, au point que, dans certains cas, le contrôle du poids accompagné d'une alimentation adaptée permet une rémission clinique et l'arrêt des médicaments.

Attention, cette perte de poids doit être progressive, elle est nécessairement faite sous contrôle vétérinaire. 

💉 💊 Médicaments

Il existe deux types de traitements médicamenteux :

  • L'insulinothérapie : elle consiste en l'injection quotidienne ou biquotidienne d'insuline. C'est la thérapeutique la plus courante.
  • Les médicaments oraux (inhibiteurs du SGLT2) : administrés en une prise quotidienne, ils sont réservés aux chats cliniquement stables ayant un appétit normal. Ce traitement peut avoir des effets secondaires graves chez certains animaux (diabète acido-cétosique), il nécessite donc une surveillance médicale renforcée.

Comment aider un propriétaire de chat diabétique ?

L'objectif de l'équipe soignante vétérinaire est de soutenir le propriétaire dans la mise en place d'un régime alimentaire et d'un suivi sur le long terme : un exercice difficile pour la plupart des propriétaires.

➡️ Alimentation et poids

  • Insister sur le respect strict de l'alimentation prescrite par le vétérinaire, aussi bien en quantité qu'en rythme de distribution. S'il y a plusieurs animaux à la maison, expliquer la nécessité de distribuer l'aliment dans des pièces séparées et de retirer les gamelles après le repas. Cependant, il est préférable de donner au chat diabétique de nombreux petits repas (par exemple 4) dans la journée, ou de laisser l'aliment en libre-service, ce qui complique les choses s'il y a plusieurs animaux.
  • Suivre la perte de poids. En général, l'objectif est une perte de poids de 0.5 à 1% par semaine. Proposer au propriétaire de venir peser le chat à la clinique toutes les semaines, et noter l'évolution pondérale dans sa fiche, et aussi dans son carnet de santé. Si tout se passe bien, c'est motivant pour le propriétaire, et si la perte de poids est insuffisante, c'est l'occasion de refaire un point sur l'alimentation. Si nécessaire, le vétérinaire pourra adapter la prescription.

➡️ Traitement

Insulinothérapie : Vous trouverez des informations et des images sur le sujet dans la thèse du Dr Claire Lefeuvre2.

  • Si des injections d'insuline ont été prescrites, bien expliquer au propriétaire comment procéder : comment remplir la seringue, comment vérifier le volume à injecter, comment chasser les bulles d'air, comment injecter. A voir ci-dessous une viédo de l'American Animal Hospital Association (en anglais).

 

  • S'il s'agit d'un stylo injecteur, montrer comment on s'en sert (notice du VetPen® téléchargeable en ligne).
  • Contrairement au chien et à l'Homme, chez le chat, il n'est en général pas nécessaire d'injecter l'insuline après un repas.

Traitement par voie orale : si un traitement par voie orale est prescrit, expliquer au propriétaire les différents trucs et astuces pour donner un comprimé à un chat. Faire une démonstration de l'utilisation du lance-pilule.

➡️ Suivi

Les signes cliniques de la maladie sont une production excessive d'urine (polyurie), une soif intense (polydipsie), une faim augmentée (polyphagie). Il faut inciter le propriétaire à tenir un journal pour noter l'appétit, le comportement urinaire et la consommation d'eau. L'utilisation de fontaines à eau, de distributeurs de nourriture ou de bacs à litière connectés peut aider à mesurer précisément la consommation d'eau et l'élimination.

On pourra proposer au propriétaire de tenir régulièrement à jour un tableau tel que celui du score clinique diabétique ALIVE (Agreeing Language in Veterinary Endocrinology). Il s'agit d'un tableau (ci-dessous) élaboré par le Dr Niessen3 à renseigner régulièrement pour surveiller l'évolution des signes cliniques du patient.

score alive diabete chat

 

Les propriétaires doivent être vigilants sur les signes annonciateurs d'une éventuelle complication, hypoglycémie ou diabète acido-cétosique. Des troubles locomoteurs, une perte d'appétit, des vomissements, de l'abattement sont à signaler immédiatement à la clinique.

Le vétérinaire peut être amené à proposer au client un contrôle régulier des urines, afin de dépister une éventuelle cétonurie qui nécessiterait une consultation d'urgence. Il faudra alors expliquer au client comment utiliser la bandelette et éventuellement lui proposer une litière permettant le recueil des urines.

Dans certains cas, il pourra être demandé au propriétaire de suivre la glycémie de son chat à la maison, ce qui nécessite de prélever une goutte de sang à déposer sur une bandelette à introduire ensuite dans un lecteur. Il faudra alors montrer au propriétaire comment récolter la goutte de sang, et comment utiliser le lecteur (voir la thèse du Dr Claire Lefeuvre2). L'avantage de ce système, dont la mise en oeuvre n'est pas à la portée de tout le monde, permet d'obtenir des valeurs plus justes, car le stress de la clinique peut fausser les résultats de glycémie.

art2523 mesure glycemie chat

Mesure de la glycémie à l'aide d'un lecteur à bandelette.

Il existe maintenant un dispositif qui se fixe sur la peau et mesure la glycémie toutes les minutes, sans devoir répéter les piqûres, mais ce matériel n'est pas toujours bien toléré par l'animal. Une vidéo à voir sur Youtube (en anglais).

 

Les visites de contrôle régulières sont indispensables. Elles permettront de surveiller l'évolution de la maladie, de mesurer les marqueurs sanguins, d'adapter le régime alimentaire et le traitement. Il faut insister sur leur nécessité et mettre en place un système de rappel par mail ou par SMS.

 Sources :

  1. Taylor (S) et col. : iCatCare 2025 consensus guidelines on the diagnosis and management of diabetes mellitus in cats, J Feline Med Surg, 2025, 11, 12-27

  2. Lefeuvre (C), Le diabète sucré dans l’espèce féline : création d’outils d’aide au traitement et au suivi des chats diabétiques à destination des propriétaires, 2024, thèse de doctorat vétérinaire Oniris-Nantes.

  3. Niessen (S.J.M.) et col. : Agreeing Language in Veterinary Endocrinology (ALIVE): Diabetes mellitus - a modified Delphi-method-based system to create consensus disease definitions, The Veterinary Journal, 2022, 289, 105910

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Bloc opératoire : votre bac à ultrasons est-il une bombe à retardement ?

Indispensable à la décontamination de notre instrumentation, le bac à ultrasons est souvent perçu comme une machine « autonettoyante ». Pourtant, sans entretien rigoureux, il peut devenir une source de contamination… et un cauchemar pour votre plomberie. Voici pourquoi – et comment – éviter l'encrassement de vos installations.

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Le mystère du dépôt épais : pourquoi ma cuve s'encrasse-t-elle ?

Vous avez sans doute remarqué cette couche gluante, brune ou grisâtre, qui tapisse le fond de la cuve ou les parois de l'évacuation. Ce n'est pas de la simple saleté, mais un mélange redoutable :

🔸La « cuisson » du sang : Les ultrasons chauffent le bain. Si les instruments ne sont pas rincés à l'eau froide au préalable, les protéines sanguines coagulent et se transforment en pâte collante.

🔸Le biofilm bactérien : Dans cette eau tiède, les bactéries créent une matrice protectrice gluante qui piège tous les débris.

🔸Le ciment calcaire : Les minéraux de l'eau durcissent ce mélange, formant un dépôt solide qui réduit progressivement le diamètre de vos tuyaux (comme une artère qui se bouche).

🛑 L'erreur fatale : le déboucheur chimique

Face à une évacuation lente, n'utilisez jamais de soude caustique (type Destop). Elle fait réagir les protéines de sang en les durcissant instantanément. Au lieu de dissoudre le bouchon, vous créez un bloc de « béton organique » quasi définitif, tout en risquant d'endommager  les joints d'étanchéité de la machine.

 

Le saviez-vous ? La vérité sur la température

« Pourquoi remplir la cuve à l'eau tiède si le chauffage de l'eau est prévu et que les ultrasons le font  de toute façon? »

C'est un phénomène physique : l'énergie des vibrations se transforme en chaleur par friction moléculaire. Toutefois, remplir votre bac avec une eau tiède (20°-40 °C) reste crucial pour deux raisons :

  • Activation des enzymes : Les détergents enzymatiques (Anios, Septalkan, etc.) sont inactifs en eau froide. L'eau tiède les active immédiatement pour « digérer » le sang dès la première minute.
  • Efficacité optimale de la cavitation : La force de nettoyage est maximale entre 40 °C et 50 °C. Au-delà de 60 °C, la puissance de nettoyage s'effondre et les enzymes sont détruites.

Protocole de maintenance : les bons réflexes

🕒 Au quotidien (fin de journée)

  • Vider systématiquement : Ne laissez jamais de bain stagner la nuit (risque de formation de biofilm).
  • Rincer et sécher : Essuyez les parois et laissez le couvercle ouvert. Le sec est l'ennemi des bactéries.

🗓️ Le grand nettoyage (hebdomadaire)

  • Cycle enzymatique à vide : 15 min avec une dose de détergent pour « nettoyer le nettoyeur ».
  • Détartrage au vinaigre blanc : Versez un mélange eau chaude + vinaigre blanc dans la bonde, laissez agir 20 min. Cela dissout le tartre qui sert de « colle » au bouchon.
  • Action mécanique : Si nécessaire, passez un petit goupillon flexible dans le départ du tuyau.

Guide des bonnes pratiques par marque

Chaque fabricant a ses spécificités. Voici les recommandations essentielles selon votre équipement :

🔸ELMA (Gamme Elmasonic) - Distributeur : Alcyon / Centravet

Point clé d'utilisation | Dégazage obligatoire : faire tourner la cuve à vide 5-10 min après chaque remplissage pour éliminer l'oxygène de l'eau. Sans cela, les ultrasons perdent 30 % de leur efficacité.

Conseil d'entretien spécifique | Vidange dès que le liquide est visiblement souillé, et au minimum une fois par jour.

🔸EMMI (Emmi-Pet) - Distributeur : Covéto

Point clé d'utilisation |Toujours utiliser le panier inox : Poser les instruments directement au fond de la cuve finit par percer l'inox à cause des micro-vibrations (érosion de cavitation).

Conseil d'entretien spécifique | Inspection régulière du fond de cuve pour détecter toute usure précoce.

🔸Mano Médical (Gamme Ultra C) - Distributeur : Centravet

Point clé d'utilisation |Entretien de la vanne de vidange : Rincer la vanne à l'eau claire après chaque vidange pour éviter que les débris ne sèchent dans le mécanisme de fermeture.

Conseil d'entretien spécifique | Vérifier régulièrement l'étanchéité de la vanne et son bon fonctionnement.

📚 Ressources produits

Pour commander les détergents adaptés à votre équipement :

  • Solutions enzymatiques recommandées : Anios Clean Excel D (Covéto), Septalkan (Alcyon) ou Bionet (Centravet).
  • Support technique : En cas de panne de chauffage ou d'obstruction totale, contactez le SAV de votre centrale habituelle.

📚 Ressources utiles

Pour retrouver les notices spécifiques ou commander les produits adaptés, référez-vous aux catalogues de votre centrale :

Matériel : Gammes Elma (Alcyon/Centravet), Mano Médical (Centravet) ou Emmi (Covéto). Pensez à utiliser la fonction Degas (dégazage) après chaque remplissage.

Produits : Privilégiez les solutions enzymatiques spécifiques comme Anios Clean Excel D (Covéto), Septalkan (Alcyon) ou Bionet (Centravet).

Support : En cas de panne de chauffage ou d'obstruction totale, contactez le SAV de votre centrale habituelle.

🛠️ Le "Test de l'Aluminium" (l'astuce de l'instrumentiste)

C’est la seule preuve visuelle que votre cuve est propre et efficace.

  1. Prenez une feuille d'aluminium ménager.

  2. Tenez-la verticalement dans le bain pendant 30 secondes (sans toucher le fond).

  3. Résultat : Si la feuille est uniformément piquée de milliers de petits trous, votre cuve est parfaite. Si des zones restent intactes, c'est que le dépôt au fond bloque les ultrasons à ces endroits-là.

Le Guide de Stérilisation de l'Afnor et de la SF2S

La SF2S (Société Française des Sciences de la Stérilisation) est l'organisme de référence pour les instrumentistes en humaine.

  • Ce qu'ils disent sur les ultrasons : Ils considèrent les ultrasons comme une étape de pré-désinfection ou de nettoyage intensif.

  • Leur mise en garde : Ils insistent beaucoup sur la qualité de l'eau. L'utilisation d'eau trop dure (calcaire) est identifiée comme la cause n°1 de l'échec du nettoyage, car le calcaire "emprisonne" les micro-organismes et protège le biofilm contre l'action des détergents.

  • Source : Guide SF2S - Bonnes Pratiques de Stérilisation 2023

Le Guide du CEFH (Comité d'Études sur les Formations d'Hospitalisation)

C'est un guide très utilisé par les IBODE (Infirmiers de Bloc Opératoire Diplômés d'État).

  • Le point clé : Il détaille le phénomène de redéposition. Si la cuve est sale (présence de ce fameux dépôt épais), les ultrasons, au lieu de nettoyer, vont remettre en suspension des particules de vieux sang contaminé qui vont se loger dans les charnières des instruments propres. C'est ce qu'on appelle la contamination croisée.

  • L'entretien : Le guide préconise un nettoyage de la cuve à chaque changement de bain avec un chiffon non pelucheux pour éliminer mécaniquement le biofilm naissant avant qu'il ne durcisse.

Conclusion

Un bac à ultrasons bien entretenu, c'est une instrumentation mieux nettoyée, des interventions chirurgicales plus sûres et des frais de plomberie évités. Alors, prenons-en soin !

* En chirurgie humaine, les protocoles hospitaliers (SF2S) rappellent que le nettoyage aux ultrasons est inefficace si la cuve n'est pas rigoureusement nettoyée entre chaque bain. Un dépôt de 1 mm au fond suffit à absorber une grande partie de l'énergie de cavitation, laissant vos instruments souillés.

Arrêté du 22 juin 2001 relatif aux bonnes pratiques de pharmacie hospitalièreTexte intégral (Légifrance) : Arrêté du 22 juin 2001

agria-fev2026

Reconversion : Mélanie, ancienne ASV devenue conseillère service client chez Agria

De la clinique vétérinaire au service client d’Agria Assurance pour Animaux, Mélanie a fait le choix d’explorer un nouveau métier tout en restant proche du monde animal.

Elle partage son expérience, les étapes de sa reconversion et la manière dont elle continue aujourd’hui à contribuer au bien-être des animaux, autrement.

agria-fev2026

Peux-tu te présenter, qui tu es, ton âge et ton parcours, notamment de ton expérience en tant qu’auxiliaire vétérinaire ?

Bonjour, je m’appelle Mélanie, j’ai 31 ans. Après un bac en industries graphiques, j’ai fait des études en communication puis en psychologie. Passionnée depuis toujours par les animaux et les relations humaines, j’ai choisi en 2017 de me reconvertir en tant qu’auxiliaire vétérinaire en intégrant le GIPSA.

J’ai intégré une clinique vétérinaire, où j’ai exercé pendant huit ans et demi. Les deux premières années, effectuées en alternance, m’ont permis d’obtenir mon diplôme, avant d’être embauchée en CDI. Cette expérience m’a permis de développer de solides compétences en soins animaliers, en accompagnement des propriétaires et en relation client.

D’où t’est venue l’idée et l’envie de changer de métier ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre Agria et de passer du milieu vétérinaire au secteur de l’assurance ?

Après huit ans et demi d’expérience en tant qu’auxiliaire spécialisée vétérinaire, j’ai souhaité me réorienter afin d’acquérir de nouvelles compétences et de découvrir un nouveau métier, tout en conservant un lien avec le milieu animalier. Je souhaitais évoluer professionnellement et améliorer mon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Les valeurs de l’entreprise, la formation interne proposée, les perspectives d’évolution ainsi que la possibilité de télétravailler m’ont donné envie de rejoindre Agria.

Comment s’est passée ta transition entre le métier d’auxiliaire vétérinaire et celui de conseillère au service client chez Agria ? As-tu eu une formation ?

Le passage du poste d’auxiliaire vétérinaire à celui de conseillère au service client s’est très bien passé. J’ai bénéficié d’une formation interne d’environ six semaines pour acquérir les bases du métier.

La diversité des situations rencontrées me permet de continuer à me former en permanence, ce qui rend mon travail à la fois stimulant et valorisant. De plus, ma responsable, Alice, est toujours disponible pour m’accompagner et me soutenir face aux difficultés que je peux rencontrer, ce qui est très rassurant.

En quoi ton expérience d’auxiliaire vétérinaire t’aide-t-elle au quotidien dans tes échanges avec les clients ?

Mon expérience d’auxiliaire vétérinaire m’a appris l’écoute, l’empathie et le sens du conseil, des qualités essentielles pour bien comprendre et accompagner les propriétaires d’animaux. Ces compétences me permettent aujourd’hui de répondre aux attentes des assurés et de leur offrir un service de qualité au quotidien.

Mes connaissances en santé animale m’aident aussi à mieux cerner leurs besoins et à leur apporter des conseils adaptés et personnalisés.

Quelles sont, selon toi, les qualités indispensables pour réussir dans un poste au service client chez Agria ? Pourquoi ?

Pour réussir dans un poste au service client, il faut avant tout savoir écouter et faire preuve d’empathie pour bien comprendre les besoins et attentes des clients. Il est important de savoir conseiller, de communiquer clairement et de proposer des solutions efficaces, tout en établissant une relation de confiance, ce qui permet de fidéliser les clients et d’assurer leur satisfaction.

La patience et la capacité à gérer différentes situations avec calme sont également essentielles.

Peux-tu nous décrire une journée type dans ton poste actuel ? Quelles sont tes principales missions ?

Il n’y a pas vraiment de journée type dans mon poste, les priorités pouvant varier selon les périodes et les demandes des assurés. Je traite principalement les demandes des assurés par mail ou par téléphone, que ce soit pour des devis, des souscriptions ou des questions concernant leurs contrats.

Je m’occupe également de la gestion administrative : modification de contrats, enregistrement des mandats de prélèvement, traitement des résiliations, validation des nouvelles souscriptions et évaluation du risque.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail au service client ? Y a-t-il un aspect qui te passionne particulièrement ?

Ce que j’apprécie le plus, c’est d’être à l’écoute des assurés, de comprendre exactement leurs besoins et d’adapter mes conseils à chaque situation. J’aime pouvoir répondre aux différentes problématiques qu’ils rencontrent. Pour moi, c’est très gratifiant de constater, à la fin de l’appel, que la personne est satisfaite de l’échange et de la solution proposée.

Savoir que j’ai pu répondre aux attentes et apporter une réponse claire et personnalisée est une vraie source de motivation au quotidien.

Comment arrives-tu à rassurer ou conseiller des clients parfois inquiets ou hésitants au téléphone ?

Grâce à mon écoute et à ma bienveillance, je parviens à rassurer les clients inquiets ou hésitants en comprenant leurs besoins et leurs préoccupations, en leur proposant des solutions claires et adaptées. Je veille à tenir mes engagements, à être disponible pour eux et à instaurer une relation de confiance.

As-tu rencontré des défis particuliers en passant du contact direct avec les animaux à un poste plus administratif et téléphonique ? Comment les as-tu surmontés ?

Travailler au quotidien comme ASV en clinique vétérinaire est une expérience très concrète et valorisante : le contact direct avec les animaux permet de mesurer immédiatement l’impact de son travail. En évoluant vers un poste de chargée de relation clientèle en assurance pour animaux, mon rythme et mes missions ont changé, avec plus de suivi de dossiers, de gestion administrative et d’échanges téléphoniques.

Ce poste me permet d’avoir un impact différent mais tout aussi important : accompagner les propriétaires dans le choix de l’assurance la mieux adaptée, les rassurer face aux imprévus et contribuer indirectement au bien-être de leurs animaux en leur permettant d’accéder aux soins nécessaires. Aujourd’hui, je vois cette évolution comme une continuité de mon parcours, enrichissant mes compétences en complément de mon expérience en clinique.

Qu’est-ce qui t’a fait passer le cap pour réaliser cette reconversion ?

J’ai décidé de me reconvertir car, malgré l’attachement que j’ai pour le métier d’auxiliaire vétérinaire, celui-ci manque de reconnaissance et de valorisation au regard de la charge de travail et des responsabilités, avec très peu de perspectives d’évolution. Je souhaitais donc m’orienter vers un poste permettant de concilier ma passion pour les animaux tout en bénéficiant davantage de reconnaissance, de réelles possibilités d’évolution et d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Si tu pouvais donner un conseil à une auxiliaire vétérinaire qui hésite à changer de voie, et à rejoindre l’aventure du service client, que lui dirais-tu ?

Je lui dirais de ne pas hésiter à se lancer, même si passer d’un métier polyvalent et concret à un poste plus administratif peut sembler intimidant.

Au début, le changement peut faire un peu peur, mais le poste est très varié et les journées sont bien remplies grâce aux nombreuses missions à accomplir. Il permet d’acquérir de nouvelles compétences, de se développer professionnellement et d’évoluer. Avec le soutien d’une équipe bienveillante, on s’adapte rapidement et l’expérience devient très enrichissante, avec un impact réel et positif sur les clients et leurs animaux.

Communiqué Agria Assurances pour Animaux

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giardiose

En savoir plus sur la giardiose, pour mieux la combattre

La giardiose représente l'une des parasitoses digestives les plus fréquentes chez le chien et le chat, mais elle est difficile à maîtriser. Pour les auxiliaires vétérinaires, la gestion clinique des animaux atteints impose une rigueur particulière : isolement strict, protocoles d'hygiène renforcés, décontamination méthodique des locaux et prévention de l'auto-contamination.

Cet article fournit les connaissances essentielles sur le parasite et la contamination, afin de donner aux auxiliaires vétérinaires les moyens d'assurer une prise en charge efficace et sécurisée des animaux atteints de giardiose.

giardiose

La giardiose, qu'est-ce que c'est ?

La giardiose est une infection digestive fréquente provoquée par un parasite microscopique appelé Giardia duodenalis. Ce parasite se présente sous deux formes : les trophozoïtes, qui sont les formes actives s'attachant à la paroi de l'intestin grêle pour s'y multiplier, et les kystes, qui sont les formes de résistance évacuées dans les selles.

Cycle de vie de Giardia duodenalis

2520 giardiose chien cycle contamination

  1. Le chien ingère des kystes contaminants présents dans le milieu extérieur (souvent dans l'eau).
  2. Les Giardia, sous forme de trophozoïtes, s'installent et se multiplient dans l'intestin grêle. Des trophozoïtes se transforme en kystes.
  3. Les kystes sont éliminés dans les selles.
  4. Les kystes, qui contiennent des trophozoïtes potentiellement infectants, résistent dans le milieu extérieur et contaminent l'environnement.

Ce parasite possède une très large spécificité d'hôte, ce qui signifie qu'il peut infecter de nombreuses espèces de vertébrés, dont l'Homme, le chien, le chat, les jeunes ruminants, les porcs, les lapins, les furets ou encore les chinchillas . Cependant, on distingue chez Giardia différentes souches, appelées "assemblages", et ce ne sont pas les mêmes assemblages qui sont incriminés chez les différents hôtes. Ainsi :

  • Chez le chien, ce sont les assemblages C et D qui sont le plus souvent à l'origine de la contamination.
  • Chez le chat, c'est l'assemblage F.
  • Chez l'Homme, ce sont les assemblages A et B.

⚠️ Ceci a pour conséquence que la contamination d'un humain par un chien ou un chat est très rare, et ne concerne que les personnes immunodéprimées. Par contre, il arrive qu'on retrouve des assemblages A et/ou B chez le chien et le chat, ce qui serait le signe d'une contamination des animaux par l'Homme.

Comment un animal ou un humain contracte-t-il une giardiose ?

La contamination, tant chez l'humain que chez l'animal, suit une voie fécale-orale. Tout commence par l'ingestion de kystes, la forme de résistance du parasite, qui sont excrétés de manière intermittente dans les matières fécales d'un individu infecté, et que l'on retrouve dans l'environnement. Or l'ingestion de quelques kystes suffit à déclencher l'infection.

La source de contamination la plus fréquente est l'eau : eau de boisson, eau d'un puits, eau de zones de loisirs (lacs, rivières, et même piscines  car le parasite résiste aux concentrations habituelles de chlore). L'alimentation est également en cause, notamment par la consommation de végétaux crus souillés ou d'aliments manipulés sans hygiène adéquate. Chez les chiens et les chats, le pelage joue un rôle crucial dans la persistance de l'infection : les kystes s'accrochent aux poils, notamment dans la zone péri-anale et sur les pattes, favorisant les réinfections par léchage ou la transmission directe entre animaux. Enfin, pour le personnel soignant ou les propriétaires, la contamination peut être directe lors de la manipulation de l'animal ou de ses excréments si une hygiène rigoureuse des mains n'est pas maintenue.

Bien que la transmission directe entre les animaux de compagnie et l'homme soit considérée comme rare, elle reste possible car certaines souches humaines peuvent occasionnellement infecter nos carnivores domestiques.

Quels sont les signes de la maladie ?

La giardiose est souvent une infection silencieuse, passant inaperçue. Cependant, lorsqu'elle s'exprime, elle présente des caractéristiques assez similaires entre les espèces, marquées principalement par des troubles de l'absorption intestinale.

Chez le chien et le chat

Lorsque la maladie se déclare, ce qui n'est pas systématique, on observe généralement une diarrhée chronique intermittente, avec des selles molles, pâteuses, décolorées, graisseuses, et parfois de l'abattement et de la léthargie. Les signes cliniques sont souvent plus marqués chez les chatons et les chiots, et la maladie peut se traduire par un arrêt de la croissance ou une perte de poids.

Chez l'être humain

Tout comme chez le chien et le chat, la majorité des contaminations sont asymptomatiques. Sinon, on peut observer une diarrhée graisseuse avec des selles jaunâtres, mousseuses et particulièrement malodorantes. Cela peut s'accompagner de nausées, de vomissements et de douleurs abdominales.

Comment se traite la giardiose chez le chien et le chat ?

Le traitement de la giardiose chez le chien et le chat repose sur une approche combinée : prise de médicaments, gestion de l'alimentation et mesures d'hygiène environnementale.

Les médicaments

Le traitement médicamenteux n'est indiqué que pour les animaux diagnostiqués positifs à Giardia et présentant des signes de maladie, sauf contextes particuliers. Le traitement est prescrit par le vétérinaire et nécessite des visites de suivi.

Gestion de l'alimentation

Afin de limiter la réplication du parasite et réduire la diarrhée, le vétérinaire prescrira de préférence un aliment hautement digestible, pauvre en glucides et riche en protéines.

Mesures hygiéniques et gestion du milieu

C'est un élément fondamental du traitement, car si l'environnement n'est pas assaini, la recontamination est de règle.

  • Hygiène générale : les animaux suspects de giardiose sont gardés en isolement, et les personnes les manipulant doivent respecter des règles d'hygiène irréprochables : port d'une blouse et de gants d'examen, lavage des mains.
  • Hygiène de l'animal : des kystes peuvent être accrochés au pelage, particulièrement dans la zone périanale et sur les pattes. Un lavage de l'animal avec un shampooing antiseptique à la chlorexidine devra être régulièrement effectué : au moins une fois en début de traitement et une fois en fin de traitement, plus un lavage régulier des pattes et de l'arrière-train.
  • Hygiène de l'environnement : ramassage systématique des selles, nettoyage des sols, des gamelles, des litières et du couchage. Les meilleurs antiseptiques sont les amoniums quaternaires, l'eau de Javel en respectant un temps de contact de 10 mn, et la chaleur.

Exemple d'utilisation de la chaleur en désinfection lors de giardiose :

  • Passage des gamelles et accessoires à l'eau bouillante.
  • Lavage du couchage à 60°C.
  • Utilisation de la vapeur d'eau ou d'eau chaude à plus de 65°C sous pression sur les sols, les parois et les surfaces.

Importance du séchage

Le facteur le plus critique pour la survie du parasite est l'humidité. Par conséquent, après tout nettoyage et désinfection, il est impératif de laisser les surfaces et les locaux sécher complètement avant de réintroduire les animaux. Dans les environnements à forte pression comme les élevages, un temps de séchage de 48 heures est préconisé.

Comment protéger l'Homme et l'animal de la giardiose ?

Bien que la transmission directe de l'animal vers l'homme soit considérée comme rare (les assemblages C, D et F étant spécifiques aux animaux), les assemblages A et B peuvent circuler entre les deux espèces.

  • Hygiène personnelle : une hygiène des mains irréprochable est obligatoire pour tout soignant ou propriétaire après avoir manipulé un animal ou ses excréments. Cela est particulièrement critique pour les personnes immunodéprimées et les jeunes enfants.
  • Sécurité de l'eau et des aliments : l'ingestion d'eau non filtrée lors de randonnées (lacs, rivières) est une source fréquente de contamination humaine. En voyage dans des zones à risque, éviter l'eau du robinet et préférer la filtration à la désinfection chimique (le chlore étant souvent insuffisant). Les végétaux crus doivent être soigneusement lavés avant ingestion.
  • Sensibilisation : En cas d'infection confirmée chez un animal de compagnie, le propriétaire est inviter à consulter un médecin si des membres du foyer présentent des troubles digestifs.

En pratique, comment gérer un animal atteint de giardiose à la clinique ?

La gestion de l'animal malade repose sur trois piliers : l'isolement, le respect du protocole thérapeutique et la décontamination de l'environnement.

🧤🫧 Isolement et hygiène de l'animal

Tout animal présentant une diarrhée suspecte doit être immédiatement placé en quarantaine. Pour limiter les risques de réinfection (l'animal se réinfecte souvent lui-même en se léchant), il est fortement recommandé de le doucher avec un shampooing à la chlorhexidine au début et à la fin du traitement, et de laver régulièrement les pattes et la zone péri-anale. Le port de gants et de surchaussures à usage unique, ainsi que d'une blouse dédiée aux soins de cet animal est indispensable.

💊🥣 Protocole médical et soutien digestif

Le traitement est indiqué pour les animaux présentant des signes cliniques. Le traitement et le régime alimentaire prescrits par le vétérinaire devront être soigneusement respectés.

🧴♨️ Décontamination de l'environnement clinique

  • Ramassage immédiat des selles.
  • Désinfection chimique de la cage d'hospitalisation avec un produit à base d'ammoniums quaternaires de préférence, ou à défaut de l'eau de javel, en respectant impérativement un temps de contact d'au moins 10 minutes.
  • Ou désinfection à la chaleur : nettoyage à la vapeur d'eau ou à l'eau chaude à plus de 65 °C est très efficace pour détruire les kystes. La literie doit être lavée en machine à 60 °C minimum.
  • Après avoir désinfecté, il est impératif de laisser le box sécher complètement avant d'y réintroduire un animal (vide sanitaire 48 heures si possible).

Pourquoi est-il difficile de se débarrasser de la giardiose dans un élevage canin ou félin ?

On a vu plus haut que ce parasite contamine facilement l'environnement, et qu'une faible nombre de kystes suffit pour assurer la recontamination. 

Les éleveurs ont souvent l'impression que le traitement des animaux malades est inefficace, alors qu'il s'agit la plupart du temps d'une recontamination immédiate, soit par l'environnement, soit par l'animal lui-même : les kystes infectants s'accrochnt en nombre au pelage, et la recontamination se fait par léchage.

Enfin, il y a le problème des porteurs sains : en effet, la plupart des animauux contaminés sont porteurs asymptomatiques. Ils ne présentent aucun signe de maladie, mais excrétent des kystes contaminant l'environnement. De plus, cette excrétion n'est pas permanente : un animal peut être testé négatif un jour (aucun kyste présent dans les selles), et être massivement excréteur le jour suivant. Dans les collectivités, ces porteurs sains sont un réservoir permanent de Giardia.

Sources :

ESCCAP Europe : GL6 - Control of Intestinal Protozoa in Dogs and Cats, 2025.

ESCCAP France : La giardiose chez l'animal compagnie, 2022.

ESCCAP France : La giardiose chez l'Homme en France, 2022.

ESCCAP France : la giardiose chez le chien et le chat, 2021.

 

 

 

agria-enquete-asv-2026

En 2026, construisons ensemble avec Agria Assurance pour Animaux !

Grande Enquête
Agria Assurance pour Animaux

Chèr(e)s ASV,

Pour cette nouvelle année 2026, Agria aimerait co-construire son contenu grâce à votre aide et à votre expertise indéniable dans le domaine vétérinaire, afin de vous proposer des contenus en lien avec votre profession.

Pour mieux répondre à vos attentes, nous aimerions connaître votre avis sur les contenus parus en 2025 et vos envies pour cette nouvelle année.

 

augmentation-2026-de-la-valeur-du-point-et-des-salaires-minimums-conventionnels-des-salaries-des-cabinets-cliniques-veterinaires-et-chv

Grille des salaires 2026 du personnel salarié des Établissements de Soins Vétérinaires (auxiliaires vétérinaires, ASV, personnel d'entretien, de secrétariat et vétérinaires salariés)

Lors de la commission nationale paritaire de négociation et d'interprétation (CPPNI) du 6 janvier 2026, la valeur du point pour 2026 a été fixée à  17,96 € (+ 1,2 %). Le point sert de base de calcul pour tous les salaires des Établissements de Soins Vétérinaires. Cette augmentation est applicable au 1er janvier 2026. L'avenant aux conventions collectives fusionnées du personnel des cabinets et cliniques vétérinaires et des vétérinaires salariés précise cette date d'application.

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Cette augmentation doit être appliquée dès le 1er janvier 2026 par les vétérinaires membres du SNVEL (syndicat patronal signataire de l'accord), qui s'y engagent par leur adhésion syndicale, et après l'arrêté d'application, par tous les employeur,  comme indiqué dans l'avenant 91 par l'arrêté du 2 avril 2026 portant extension d'un avenant à la convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires (n° 1875) et à son annexe VII (vétérinaires praticiens salariés)arrêté du 2 avril 2026 portant extension d'un avenant à la convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires (n° 1875) et à son annexe VII (vétérinaires praticiens salariés) publié le 17 avril. 

Cette extension est rendue obligatoire par un arrêté publié au Journal officiel. L'avenant  signé le 6 janvier 2026 fixe la valeur du point conventionnel, sur la base duquel sont calculés les rémunérations minimums de la branche, à 17,96  euros bruts à compter du 1er janvier 2026. Cela correspond à une hausse de 1,2 % par rapport à l'année dernière.
La nouvelle valeur devra être appliquée rétroactivement par les employeurs non syndiqués qui ne l'auraient pas prise en compte dès le 1er janvier 2026.

L'arrêté du 2 avril concernant l'application de l'avenant 91 concernant l'augmentation du point est paru au Journal Officiel le 17 avril 2026.JORF n°0091 du 17 avril 2026. Texte n°68
 
Si nécessaire, cliquez sur ce lien (document de la Dépêche Vétérinaire) pour rappeler à votre employeur l'obligation de date d'application : L'entrée en application devra être faite "aux conditions prévues par ledit avenant" : l'avenant précise expressément la volonté des partenaires sociaux de fixer la condition d'entr ée en application de cette norme au 1er janvier 2026, dans le contenu même de l'avenant". 

Si votre employeur conteste ce point, il peut contacter le SNVEL, qui lui confirmera cette obligation.

La valeur du point est fixée à 17,96 € au 1er janvier 2026.   

Echelons

Salaire brut minimum du personnel des structures vétérinaires travaillant 35 h par semaine Taux horaire
I 105 x 17,96 = 1 885,80 € 12,43 €
II 108 x 17,96 = 1 939,68 € 12,79 €
III 110 x 17,96 = 1 975,60 € 13,03 €
IV 113 x 17,96 = 2 029,48 € 13,38 €
V 120 x 17,96= 2 155,20 € 14,21 €
V + 1 CQP 123 x 17,96 = 2 209,08 € 14,57 €

*V+1 CQP = chaque CQP obtenu entraîe une majoration de salaire de 3 points. Certificat de Qualification Professionnelle. Un CQP = 3 points de majoration soit 53.89 € bruts.

Le salaire net, c'est à dire ce que perçoit réellement le salarié, est calculé à partir du salaire brut dont on retire les charges (environ 23 %. Pour faire une estimation : convertisseur salaire brut > net). 

Les informations destinées aux employeurs sont disponibles sur le site du SNVEL : veterinaireliberal.fr

Grille salaires SNVEL 2026

ASVinfos : Grille des salaires 2025 du personnel salarié des structures vétérinaires (auxiliaires vétérinaires, ASV, personnel d'entretien, de secrétariat et vétérinaires salariés)
Échelons : Classification des emplois et définitions des tâches (En partie privée du site, accès réservé aux inscrits : S'inscrire)
Pour comprendre comment on passe du point à un tarif horaire : Comment est calculé le salaire d'une auxiliaire vétérinaire ? (En partie privée du site, accès réservé aux inscrits : S'inscrire)
Historique de la valeur du point : Valeur du point : historique (En partie privée du site, accès réservé aux inscrits : S'inscrire)

Le calcul de la valeur du point résulte d’une négociation entre les représentants du syndicat des vétérinaires libéraux (SNVEL) et ceux des syndicats de salariés au cours d'une CPPNI .

Cette valeur est fixée pour les deux conventions collectives, celle du personnel non vétérinaire et celle des praticiens salariés. La même valeur du point est utilisée mais les coefficients changent (132 pour un vétérinaire débutant).

Sont représentés à la CPPNI le Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice Libéral (SNVEL) 10 place Léon Blum – 75011 Paris, et les syndicats suivants :

La fédération des Services Publics et de Santé – Force Ouvrière 153 -155 rue de Rome – 75017 Paris

La fédération Générale Agroalimentaire – CFDT 47- 49 avenue Simon Bolivar – 75019 Paris

Le syndicat national des cadres d'entreprises agricoles (SNCEA) CFE-CGC,73, rue de Clichy,75009 Paris

La fédération des Employés, Cadres, Techniciens et Agents de Maîtrise – CFTC 36 rue de Lagny – 75020 PARIS

La fédération nationale agroalimentaire et forestière (FNAF) CGT, 263, rue de Paris, case 428, 93514 Montreuil Cedex

La fédération des commerces et des services UNSA FESSAD 21, rue Jules-Ferry 93177 Bagnolet Cedex

La revue ou le site de La Dépêche vétérinaire informent rapidement la profession de l’augmentation de la valeur du point, ainsi que des procédures de réductions de charges sur les salaires et des aides à l’embauche des jeunes. 

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Dermatose nodulaire bovine : mieux comprendre les enjeux

La polémique sur la gestion de la crise liée à l'arrivée en France de la dermatose nodulaire contagieuse bovine fait la une des médias, mais le contexte épidémiologique et les enjeux sont rarement clairement expliqués. Or, s'il est aujourd'hui malheureusement habituel de se forger une opinion sur une base purement émotionnelle, le retour aux faits est indispensable pour la compréhension de ce qui se passe dans la réalité.   

Vous trouverez ici des informations essentielles pour prendre la mesure des enjeux. Ces informations s'appuient sur les connaissances scientifiques actuelles sur cette maladie, relayées par les experts des instances professionnelles vétérinaires. 

dncb

La Dermatose Nodulaire Contagieuse Bovine (DNCB) est une maladie causée par un virus, appartenant au groupe des varioles des ruminants. Elle n'est pas transmissible à l'Homme mais son impact économique est important et menace l'ensemble de l'élevage bovin français.

dermatose nodulaire contagieuse bovine

Génération d'image assistée par IA 

Mode de contamination et conséquences cliniques

Le virus est transmis par des insectes vecteurs, principalement les mouches piqueuses (stomoxes et taons), insectes susceptibles de se déplacer sur plusieurs kilomètres pour se nourrir.

La période entre la piqûre infectante et l'apparition des premiers symptômes est longue : de 4 à 14 jours, voire même plusieurs mois. Tous les animaux contaminés ne vont pas développer la maladie, cela dépend de leur résistance individuelle et d'un éventuel contact antérieur avec le virus (qui aurait permis à l'animal de développer une immunité naturelle). Ainsi, suivant les troupeaux, 5 à 45 % des animaux vont présenter des signes cliniques.

Un des problèmes de cette maladie, c'est qu'un certain nombre de bovins ne vont pas montrer de signes de maladie, tout en étant porteurs du virus pendant plusieurs semaines. Ils jouent alors le rôle de réservoir de contamination pour les insectes piqueurs, et contribuent à l'extension de la maladie au sein de l'élevage, et au-dehors. 

Comment détecter les animaux contaminés ?

Les premiers signes cliniques de la maladie sont de la fièvre, de l'abattement, une conjonctivite, du jetage et une hypertrophie des ganglions lymphatiques. Il apparaît ensuite des nodules fermes, plus ou moins douloureux, dans diverses régions du corps : tête, cou, membres, flancs, mamelle, périnée, muqueuses... Ces nodules peuvent s'indurer et persister pendant un temps long, ou se nécroser, laissant place à des plaies profondes. La maladie peut se compliquer de troubles respiratoires et digestifs, et peut mener à la mort de l'animal en cas de complications.

Chez les jeunes, il existe une forme milliaire ("qui a la forme, l'aspect d'un grain de millet"), se traduisant par de très nombreux petits nodules sur l'ensemble du corps.

Les signes permettent la suspicion de DNCB, mais le diagnostic doit être confirmé par des examens complémentaires.

  • Le test de choix est l'identification du virus par PCR. Le problème est que le test n'est fiable que sur prélèvement de nodules, car, chez les animaux contaminés, le virus n'est présent dans le sang que par moments . La PCR ne permet donc pas de détecter les animaux porteurs sans signes cliniques, bien qu'ils soient infectants.
  • Le dosage sérologique des anticorps anti DNCB est peu intéressant. Ce dosage détecte une augmentation des anticorps seulement 14 à 21 jours après l'infection, il nécessite la mise en oeuvre de cultures cellulaires retardant la réponse d'encore 10 jours, et il est peu sensible, les animaux malades pouvant avoir des taux très faibles d'anticorps.

Quelles sont les conséquences économiques de la DNCB ?

Elles sont de deux types :

  • Pertes économiques directes, principalement par baisse de production laitière, la dévalorisation des cuirs, et les séquelles potentiellement invalidantes après guérison chez certains bovins.
  • Blocage des exportations d'animaux vivants, de la semence, du lait et d'autres produits d'origine bovine. En effet, pour être considéré comme indemne de DNCB, un pays ne doit pas avoir diagnostiqué de cas sur son territoire depuis au moins 3 ans et ne pas avoir instauré de vaccination. Dans le cas contraire, le code sanitaire de l'Organisation Mondiale de la Santé Animale prévoit des exigences sanitaires accrues pour l'exportation vers des pays indemnes. 

Le casse-tête épidémiologique en résumé

  1. La maladie est transmise par des insectes pouvant se déplacer sur plusieurs kilomètres, et donc suceptibles de contaminer des exploitations relativement éloignées.
  2. Le délai entre la contamination d'un bovin et l'expression de la maladie est long, et il faut donc du temps pour s'apercevoir de la présence du virus dans un élevage, temps pendant lequel l'infection s'étend par le biais des insectes vecteurs.
  3. Un certain nombre de bovins contaminés ne paraissent pas être malades, mais restent réservoir du virus pendant plusieurs semaines, favorisant ainsi l'extension de la contamination.
  4. Le diagnostic par PCR n'est fiable que chez les malades, pas chez les porteurs contaminants. De plus, si la vaccination a été mise en place, la PCR doit pouvoir faire la différence entre le virus sauvage (responsable de la maladie) et le virus vaccinal (contenu dans le vaccin). La recherche d'anticorps est d'un intérêt très limité.

Quelle stratégie adopter ?

L'abattage systématique des troupeaux infectés a été la première mise en oeuvre. Pourquoi ?

  • Car c'est une méthode qui a fait ses preuves pour arrêter d'autres enzooties virales.
  • Car l'abattage des animaux contaminés est la seule solution pour supprimer rapidement les sources de contamination (il est illusoire de tenter de supprimer tous les insectes piqueurs présents dans l'environnement, même si une désinsectisation doit être mise en oeuvre).
  • Car abattre seulement les animaux malades ne permet pas de régler le problème des animaux porteurs, source de virus, et qui ne peuvent pas être détectés avec certitude par les examens de laboratoire.
  • Car l'étude d'enzooties de DNCB dans d'autres pays a montré que la mise en place de la vaccination seule permettait à la maladie de rester présente sur les territoires pendant plusieurs années.

La stratégie qui a permis à la Grèce de se débarrasser de la maladie est l'abattage systématique des troupeaux infectés, doublé de la vaccination des bovins dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres autour de l'élevage concerné, la désinsectisation et l'interdiction de déplacement des aniamux à risque. C'est la stratégie actuellement mise en place en France.

Cette stratégie sera sans doute revue si malheureusement l'enzootie continue à progresser sur le territoire national.

Sources

 

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Interview d'Alice, Responsable Service Client chez Agria Assurances pour Animaux

Découvrez le parcours inspirant d'Alice, passée d'auxiliaire spécialisée vétérinaire à Responsable du Service Client chez Agria.

Elle nous raconte comment sa passion pour les animaux l'a guidée vers de nouveaux challenges, les leçons tirées de sa transition et ses conseils pour celles et ceux qui hésitent à franchir le pas.

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Bonjour Alice, peux-tu te présenter en quelques mots?

Bonjour, je m'appelle Alice et j'ai 42 ans. Après mon bac, j'ai d'abord travaillé comme hôtesse d'accueil, puis comme assistante dans le prêt-à-porter.

J'ai toujours été passionnée par les animaux et attirée par le côté médical. Alors j'ai décidé de reprendre mes études pour devenir auxiliaire spécialisée vétérinaire. J'ai ensuite exercé comme ASV pendant 12 ans, d'abord 2 ans en alternance, puis 10 ans dans la même clinique, ce qui m'a permis de vraiment développer mon expérience et mon savoir-faire auprès des animaux et de leurs propriétaires.

Qu'est-ce qui t'a motivée et amenée à rejoindre Agria à l'origine?

Après toutes ces années en clinique, où je sentais que les possibilités d'évolution étaient limitées, j'ai ressenti le besoin de découvrir un nouveau métier et de relever de nouveaux challenges. Je cherchais aussi plus de stabilité dans mon quotidien, et c'est ce qui m'a motivée à rejoindre Agria.

Comment s'est passée cette transition au départ?

Je suis arrivée chez Agria en 2020, en pleine période de Covid, ce qui n'était pas forcément évident. Mais Agria et l'équipe ont été incroyablement présents et bienveillants et ils ont su trouver les solutions adéquates pour me permettre de suivre une formation complète et de gagner rapidement en confiance.

Apprendre un nouveau métier alors que j'étais déjà très à l'aise dans mon ancien poste m'a donné l'impression de repartir presque de zéro. Cette période, bien que difficile au départ, a vraiment été enrichissante, et ce grâce au soutien et à l'accompagnement de mes collègues.

Quelles compétences d'ASV t'ont le plus servi dans tes premières années en tant que gestionnaire de sinistres?

En tant qu'ASV, certaines compétences m'ont énormément servi dans mes premières années comme Gestionnaire de Sinistres. D'abord, mes connaissances médicales et ma compréhension du fonctionnement des cliniques vétérinaires m'ont permis de mieux analyser les dossiers et de communiquer efficacement avec les vétérinaires. Ensuite, le sens de la relation client et l'empathie développés auprès des propriétaires d'animaux ont été essentiels pour accompagner les clients avec écoute et bienveillance, surtout dans des situations parfois délicates.

Tu es ensuite passée de Gestionnaire de Sinistres à Responsable du Service Client : comment cette évolution s'est-elle faite ?

Cette évolution s'est faite grâce à une opportunité que m'a proposée Julien Begue, Country Manager France chez Agria Assurance pour Animaux, ainsi qu'avec le soutien de Soline Chung, ma manager de l'époque. J'ai suivi une formation et j'ai été accompagnée par Julien et les autres managers d'Agria, et j'ai aussi reçu beaucoup de soutien de la part de notre équipe suédoise, ce qui m'a aidée à prendre ce nouveau rôle en confiance.

Comment décrirais-tu ton rôle aujourd'hui ?

Aujourd'hui, mon rôle, c'est avant tout la satisfaction client : écouter et conseiller nos assurés, mais aussi accompagner les futurs clients dans leur recherche d'assurance. Je m'occupe également de la formation et de l'accompagnement de l'équipe, de la préparation des plannings, et de différents projets comme le développement de notre équipe. Mon objectif principal reste d'offrir le meilleur service client possible.

Quelles sont les qualités clés pour réussir dans un poste de management chez Agria?

Pour réussir, il faut surtout savoir être à l'écoute : écouter les prospects, les assurés, mais aussi son équipe. Il faut être ouvert aux propositions de chacun et comprendre les besoins et attentes des clients comme ceux des collaborateurs. Il est aussi important de savoir transmettre clairement les informations, donner des feedbacks constructifs et gérer les situations délicates avec calme et diplomatie.

Qu'est-ce que tu apprécies le plus dans la culture d'Agria?

La bienveillance, l'esprit d'équipe et le sentiment d'équité. On se sent vraiment soutenu et considéré, que ce soit par nos collègues ou par la direction.

Comment décrirais-tu l'évolution du service client depuis ton arrivée?

Aujourd'hui, notre service répond aux questions en toute transparence et accompagne les assurés dans toutes leurs démarches. L'accueil et le suivi sont personnalisés, ce qui renforce la relation de confiance avec nos clients.

Quel a été ton plus grand défi depuis ton arrivée chez Agria ?

Mon plus grand défi chez Agria a clairement été de m'habituer à ne plus être en contact physique avec les clients et les animaux. Passer d'un environnement clinique à un travail de bureau a demandé une réelle adaptation.

Si tu pouvais donner un conseil à une ASV qui hésite à changer de voie, que lui dirais-tu?

Je lui dirais de se faire confiance, d'être ouverte aux nouvelles opportunités et de s'appuyer sur toutes les connaissances et compétences qu'elle a déjà acquises. Changer de voie peut sembler intimidant, mais c'est souvent très enrichissant.

Un mot de la fin ?

Je dirais simplement : soyez ouverts aux nouvelles opportunités. La vie peut vraiment nous réserver de belles surprises !

Communiqué Agria Assurances pour Animaux

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🪱🦟🫀 Dirofilariose cardiopulmonaire : importance des conseils de prévention contre les vers du coeur

La dirofilariose cardio-pulmonaire, maladie parasitaire potentiellement mortelle transmise par les moustiques, représente une menace pour les chiens et, dans une moindre mesure, pour les chats, particulièrement dans les régions méridionales et en Outre-mer.

Connaître les tenants et aboutissants de la maladie, les régions à risque qui peuvent être sur le territoire de votre clientèle, ou être des destinations où vos clients sont susceptibles  de voyager avec votre animal, vous permettra de les sensibiliser et de les conseiller sur la mise en place par le vétérinaire d'un plan de prévention.

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La dirofilariose cardio-pulmonaire, qu'est-ce que c'est ?

La dirofilariose cardiopulmonaire (vers du coeur) est une infection parasitaire causée par un filaire (un ver très fin) nommé Dirofilaria immitis. Les vers adultes, dont les femelles peuvent mesurer jusqu'à 30 cm de long, vivent dans les artères pulmonaires et le coeur droit des animaux contaminés.

Les hôtes définitifs principaux sont les chiens et la faune sauvage (dont principalement le renard). Les chats et les furets sont plus rarement contaminés.

Le parasite est transmis par piqûre de moustique. Le moustique vecteur transmet le parasite sous forme larvaire à l'occasion d'une piqûre. Les larves gagnent l'artère pulmonaire via le système sanguin et s'y transforment en adultes, se logeant principalement dans les artères pulmonaires et le coeur droit. 

Au cours de leur vie, les filaires femelles adultes libèrent de nouvelles larves, appelées microfilaires, qui circulent dans le sang de l'hôte. Elles peuvent être alors ingérées par un nouveau moustique à l'occasion d'un repas sanguin, et contaminer celui-ci.

cycle dirofilaria immitis

Le développement du cycle de la filaire chez le moustique est dépendant de la température. La transmission est possible lorsque la température se maintient au-delà de 14C pendant une période d'une vingtaine de jours à un mois, période nécessaire pour que le cycle du filaire s'accomplisse.

Est-ce une maladie grave ?

Oui ! Chez le chien, la maladie est la plupart du temps à l'origine de signes cliniques graves. La présence des parasites dans les artères pulmonaires et dans le coeur droit, se traduit par de la faiblesse, des difficultés respiratoires, une toux chronique, une insuffisance cardiaque droite pouvant entraîner la mort.

Chez le chat, la maladie est plus rare, souvent asymptomatique, mais elle peut aussi se traduire par une atteinte pulmonaire, avec des signes respiratoires et des signes digestifs associés. Des cas de mort subite, sans signes cliniques préalables, peuvent survenir.

Est-elle transmissible à l'Homme ?

Oui ! Par piqûre de moustique bien sûr, pas directement à partir d'un chien ou d'un chat contaminé. Le parasite peut être à l'origine de granulomes inflammatoires, en général localisés aux poumons. Ces lésions sont le plus souvent sans conséquence, mais peuvent être confondues lors d'un examen par imagerie (radio, scanner) avec des lésions tumorales, ce qui complique le travail des médecins.

Quelles sont les régions concernées ?

Dirofilaria immitis est présent dans la plupart des régions tropicales et tempérées. En Europe, le parasite est répandu dans de nombreux pays du sud et du sud-est.

carte dirofilaria immitis europe

Carte indicative de la répartition de D. immitis en Europe (ESCCAP France).

En ce qui concerne la France métropolitaine, ce sont les régions du sud et la vallée du Rhône qui sont le plus concernées, dont tout particulièrement la Corse. Des foyers y ont été identifiés.

Mais, attention, il n'est pas possible d'établir une cartographie bien délimitée. En effet, la transmission est directement dépendante des moustiques vecteurs. Or, à cause du réchauffement climatique, ceux-ci peuvent conquérir des zones plus au nord. C'est le cas tout particulièrement du moustique tigre, qui a maintenant conquis pratiquement l'ensemble du territoire français. Il faut donc s'attendre à l'apparition de nouveaux foyers dans les zones propices à la reproduction des moustiques : zones humides tempérées.

carte moustique tigre 2025

Carte de présence des moustiques vecteurs Aedes albopictus (https://sante.gouv.fr), maj 16/05/2025

En ce qui concerne l'Outre-mer, toutes les régions tropicales (Nouvelle-Calédonie, Guyane, Antilles) sont fortement touchées, avec une prévalence moyenne de 30%.

Comment protéger les chiens et les chats contre la dirofilariose ?

En théorie, la prévention contre la maladie repose sur deux composantes :

  • La lutte contre les piqûres de moustiques, en utilisant des insecticides et/ou des répulsifs. Les produits les plus efficaces sont les perméthrines, en spray, en collier, en shampooing. Mais, d'une part, même bien utilisés chez le chien, ils ne suffisent pas à faire une bonne prévention de la dirofilariose, et d'autre part, ils sont toxiques pour le chat : les perméthrines ne doivent jamais être utilisées dans cette espèce.
  • La prévention de la dirofilariose repose donc principalement sur l'utilisation de médicaments tuant les parasites une fois qu'ils ont contaminé l'hôte. Pour cela, le vétérinaire peut prescrire des lactones macrocycliques par voie orale ou en spot-on (à faire tous les mois) ou en injectable (efficacité 6 mois, chiens uniquement). 

Chiens et chats vivant en zone d'endémie

Les chiens et les chats vivant dans les zones où le parasite est fréquent, allant se promener à proximité des zones humides et exposés aux piqûres de moustiques vecteurs doivent recevoir un traitement préventif pendant toute la période d'activité des insectes. Le traitement doit commencer un mois après la reprise d'activité des moustiques, et se terminer un mois après leur cessation d'activité. Si les moustiques sont actifs toute l'année, le traitement ne sera pas interrompu. 

En zone d'enzootie, suivant les recommandations ESCCAP, le traitement doit être mis en place dès que possible après la naissance, en respectant les indications du médicament prescrit.

Chiens et chats se déplaçant en zone d'endémie

Le traitement préventif doit commencer un mois après l'arrivée dans la zone d'endémie et se terminer un mois après l'exposition au risque.

  • Ainsi, si l'animal fait un court séjour dans une zone à risque (moins d'un mois), on le traitera à son retour.
  • Si l'animal passe plus d'un mois sur place, on commencera le traitement 1 mois après l'arrivée, on le renouvellera tous les mois (comprimés, spot-on), et on traitera une dernière fois à son retour.

Voir ci-dessous un résumé du protocole généré par Claude AI.

À vous de jouer !

Si vous exercez dans une région où le parasite est très présent, nul doute que des mesures de prophylaxie sont régulièrement mises en place par le vétérinaire pour les animaux les plus exposés. Pensez à rappeler régulièrement aux propriétaires l'importance du respect des traitements pour la santé de leur animal.

Quelle que soit la région où vous travaillez, les contacts quotidiens que vous avez avec les propriétaires peuvent vous permettre d'identifier les personnes susceptibles de voyager avec leur animal vers des zones à risque. À vous d'avertir les propriétaires qui n'auraient pas pensé à en parler avec le vétérinaire sur les risques encourus et la nécessité de mettre en place un plan de prévention sur prescription vétérinaire.

Sources

  • BEUGNET F., MIRO G., HALOS l., GUILLOT J., Abrégé de parasitologie clinique du chien et du chat, 2017, 126-136
  • DAVOUST B., Les dirofilarioses du chien (épidémiologie et diagnostic de laboratoire) : étude de foyers en France, ESCCAP France, AFVAC le Congrès Marseille 2025.
  • DAVOUST B., GUILLOT J., LAIDOUDI Y., RICO CASTILLO V., Les dirofilarioses : quel risque pour les carnivores domestiques et pour l’Homme ? Table ronde, ESCCAP France, AFVAC le Congrès Marseille 2025.
  • ESCCAP, Traitement et prévention des nématodoses et cestodoses du chien et du chat, Guide de recommandations 1, 2025.
  • ESCCAP, La dirofilariose cardiopulmonaire ou "maladie du ver du cœur", consulté le 10/12/2025.
  • GROSBOIS A.C., Dirofilarioses canines à Dirofilaria immitis et Dirofilaria repens chez le chien de travail militaire français : enquête de prévalence (2021- 2022) et analyse du risque d’introduction de l’agent pathogène en France métropolitaine lors de retours de missions à l’étranger, 2ème année Master : santé Université Paris-Est Créteil, 2023.