Actualités pour les ASV

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Une reconversion professionnelle réussie !

La reconversion professionnelle n’est jamais une décision simple à prendre, mais c’est une opportunité pour dynamiser sa carrière.

Meï-Lyn, ancienne ASV devenue Claims Specialist chez Agria Assurance pour Animaux, nous raconte son parcours, son expérience, ses peurs et ses conseils pour une reconversion professionnelle réussie.

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 Une Claims Specialist est une personne en charge de l'étude des dossiers pour un traitement juste et efficace des demandes d'indemnisation.

Bonjour Meï-Lyn, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis Meï-Lyn, 43 ans, ASV pendant 16 ans (dans la même clinique vétérinaire), et désormais Claims Specialist dans l'assurance en santé animale chez Agria Assurance pour Animaux depuis 4 ans.

Qu’est ce qui t’a poussé à faire une reconversion professionnelle ?

La lassitude de mon métier déjà après 10 ans de carrière : avoir l'impression d'avoir fait le tour, même si je savais qu'il y avait encore des possibilités de découvrir de nouvelles choses dans d'autres cliniques.

J'avais la chance de travailler avec des vétérinaires respectueux, humains, qui appréciaient mon travail et le disaient. Mais le côté femme de ménage, le manque de reconnaissance financière et le manque d'évolution ont fait que je ne parvenais plus à m'épanouir dans ce métier.

Comment as-tu fait pour réaliser cette reconversion ?

Suite au rachat de ma clinique par un groupe, j'ai fait des recherches sur les groupes ASV de Facebook pour trouver des témoignages d'ASV ayant eu des expériences similaires. Je n'ai rien trouvé à l'époque. Par hasard je suis tombée sur une annonce d'assurance pour animaux qui recrutait des ASV. J'ai hésité pendant quelques semaines, puis la situation en clinique (gestion du Covid, rachat) a fait qu'au final je me suis lancée, j'ai envoyé ma candidature.

Une fois embauchée, la formation de base a été assez rapide (apprendre le fonctionnement de l'assurance, nos produits et apprendre à se servir des outils), avec une manager qui nous accompagne jusqu’à ce qu’elle estime que nous sommes suffisamment autonomes. Pour le reste, c'était mon expérience d'ASV. Ça faisait peur au début, mais au final on s’adapte assez vite.

Est-ce que c’était compliqué, avais-tu des craintes à l’idée de changer de métier ?

J'avais 38 ans lorsque j'ai fait ma reconversion. L'approche de la quarantaine, un emprunt immobilier sur 20 ans… On sait ce qu'on quitte mais pas ce qu'on trouve ! Raisons pour lesquelles j'avais douté pendant quelques semaines avant d'envoyer ma candidature. Puis l'assurance, c'était le grand inconnu pour moi, je n’y connaissais absolument rien. En clinique on n’en proposait pas et ne la conseillait pas, et c'est à peine si je remplissais les feuilles de soins.

Puis j'ai réfléchi de manière positive. Avec toutes les annonces de cliniques que je voyais recherchant des ASV (et aussi la confiance que j'avais en mon véto, en me disant qu'il me réembaucherait si besoin), je me suis dit : je me lance ! Je me donne un an, et si ça ne marche pas ou si ça ne me plait pas, je repars en clinique ! (Spoiler alert : je ne suis pas retournée en clinique).

En quoi consiste ton métier actuel de Claims Specialist ?

En tant que Claims Specialist, j’aide mes collègues à mieux orienter leurs décisions ou à statuer sur l'étude d'un dossier : rappeler la couverture du contrat, vérifier si tout le dossier est bien cohérent et complet, si la pathologie répond bien aux conditions d'assurance… Dans le cas où nous avons un doute sur une pathologie complexe ou que nous manquons de compétences d'interprétations médicales, je fais appel à notre expert vétérinaire qui va nous aider au traitement du dossier. C’est un travail d’équipe.

Je m'occupe aussi du contrôle des sinistres, m'assure que les dossiers traités ne comportent pas d'erreur de saisie, d'oubli de facture ou parfois d'erreur d'interprétation.

La réétude d'un sinistre rejeté fait aussi partie de mes tâches dans le cas où l'assuré est en désaccord avec son rejet d'indemnisation.

Quelles compétences d’ASV utilises-tu aujourd’hui dans ton métier de gestionnaire de sinistre ?

L'avantage d'avoir été ASV, c'est que l’on n’a pas besoin d'effectuer une formation médicale vétérinaire une fois embauchée. C'est un gros plus car nous avons des connaissances qui nous permettent d'analyser plus vite la cohérence des soins et des traitements avec une maladie ou un accident. J'ai eu des propriétaires au téléphone qui étaient rassurés de savoir que ce sont des professionnels du milieu vétérinaire qui étudient leur dossier.

De plus, lorsque l'on doit contacter des cliniques, avoir été ASV peut faciliter les échanges.

Es-tu heureuse de cette reconversion ?

Très ! Je n'ai aucun regret sur mon choix de reconversion ! Ou peut-être si… de ne pas m'être lancée plus tôt !

As-tu des conseils à donner à une ASV qui souhaiterait changer de voie professionnelle ?

Suivant les régions où l'on habite, il est vrai qu'il n'est pas évident de se lancer. On n’a qu'une vie, il peut nous arriver de faire des erreurs, mais cela fait partie de notre expérience. Mais il est important de se sentir prêt.

Pour rappel, déjà après 10 ans en clinique, c'était surtout devenu un « job alimentaire ». Puis, j'ai eu un déclic qui m’a fait me dire : c'est maintenant ou jamais. Si vous n’êtes plus à l’aise ou en connexion avec votre métier, n'hésitez pas !

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Première étape vers la délégation de certains actes aux auxiliaires vétérinaires et ASV

L'évolution du métier d'auxiliaire vétérinaire est liée à la modification du Code Rural, car, comme vous le savez, il est interdit à toute personne qui n'est pas vétérinaire diplômée de faire des actes vétérinaires.

Le travail sur le projet de loi pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations en en agriculture (Loi d'Orientation Agricole - LOA-) avait été interrompu par la dissolution de l'Assemblée Nationale en juin 2024.  L'examen de la loi a repris et l'article 7 dans lequel figure la délégation d'actes aux auxiliaires vétérinaires a été adopté par le Sénat le10 février 2025.

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Dans cet article  figurent des dispositions vétérinaires, dont la délégation de certains actes à certaines ASV (auxiliaires spécialisées vétérinaires) et aux élèves des écoles vétérinaires (article 7 1° et 2°).

Il faudra attendre la mise en place de ces décisions, et ne pas y compter avant 2026 ou même 2027, car elle sera réservée aux personnes qui auront suivi une formation adaptée ou une validation de leurs acquis. Deux niveaux de délégation de tâches sont envisagés, avec l'idée de fonctionner en s'inspirant du modèle des vetnurses de Grande Bretagne.

Il faudra s'armer de patience, car après l'adoption formelle de la loi par le Parlement, puis la promulgation par le Président de la République, et ensuite sa publication au journal Officiel, les dispositions législatives ne seront pas immédiatement applicables.

Il faudra un décret et un arrêté d'application des dispositions prévues.

Il faudra ensuite mettre en place le processus de formation/validation des connaissances pour valider les candidatures des auxiliaires spécialisées vétérinaires qui seront en charge de ces actes délégués.

Et aussi parler de leur salaire en lien avec cette prise en charge des soins.

Julie Monier-Garcier, une collègue ASV, était présente au Sénat lors de l'adoption de la loi. Merci de son implication pour transmettre les souhaits de la profession à l'un des Sénateurs de son département. Voir sa publication sur Linkedin ici.

Dossier du Sénat : Souveraineté alimentaire et agricole

Assemblée Nationale : Souveraineté en matière agricole et renouvellement des générations en agriculture

Liste des amendements présentés : Projet de loi : Souveraineté alimentaire et agricole

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Comment savoir si un médicament est efficace ?

Savoir si un médicament marche, ça paraît simple : je suis malade, je prends le médicament, je guéris. Conclusion : le médicament a fonctionné. En réalité, c'est une conclusion bien trop hâtive !

Entre la prise d'un traitement et l'évolution de la maladie, de nombreux facteurs viennent s'interposer. C'est pourquoi la validation de l'efficacité d'un médicament nécessite des études nombreuses et cadrées. Voici les clefs pour comprendre pourquoi ces études sont importantes et savoir regarder avec méfiance les affirmations d'effets thérapeutiques fondées uniquement sur des opinions...

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J'ai pris un médicament, et je suis guéri. Pourquoi ne puis-je pas conclure que le traitement a été efficace ?

Parce que rien ne prouve que c'est le médicament qui vous a guéri !

 Votre guérison est peut-être due à l'évolution naturelle de la maladie.

Un exemple type est celui du rhume. Si vous avez un simple rhume, que vous prenez des médicaments, de la poudre de perlimpinpin (et il y en a beaucoup dans le commerce) ou rien du tout, sauf maladie intercurrente, vous serez guéri dans 8 jours. Au mieux, les médicaments (aspirine par exemple) vous auront aidé à diminuer les symptômes désagréables. Souvent, ils n'auront servi à rien, et au pire, s'ils étaient contre-indiqués dans votre état, ils vous auront rendu plus malade.

Evidemment, le taux de guérison spontanée dépend de la maladie. À savoir : il dépasse les 90 % pour les affections bénignes (rhume, grippe, gastroentérites virales, lombalgies), mais aussi pour certaines maladies potentiellement plus graves, comme l'hépatite B par exemple. Bien sûr, cela ne veut certainement pas dire qu'il ne faut pas consulter son médecin quand on est malade, car il existe de nombreuses maladies pour lesquelles le taux de guérison sans traitement est beaucoup plus faible, voire nul. Ça veut juste dire que la prise d'un médicament n'est pas toujours nécessaire à la guérison, et que si votre médecin ne vous en prescrit pas, c'est tout simplement qu'il n'y en a pas besoin..

 Vous vous sentez mieux : peut-être est-ce l'effet placebo !

Tout le monde a entendu parler de l'effet placebo. Il s'agit d'un phénomène psychologique où les patients peuvent ressentir une amélioration de leur état simplement parce qu'ils pensent recevoir un traitement efficace. Cet effet est connu depuis longtemps. Les recherches ont montré que cet effet était d'autant plus important que, non seulement le malade, mais aussi le médecin prescripteur était lui-même convaincu de l'intérêt du traitement.

L'effet placebo est une composante des effets contextuels, qui peuvent être également bénéfiques : être pris en charge, être suivi par des soignants bienveillants... Les mécanismes ne sont pas bien connus, mais un facteur est probablement la levée de l'anxiété. L'anxiété est source de mal-être et, par la production de certaines hormones, peut ralentir une guérison spontanée. C'est possiblement le mode de fonctionnement des "coupeurs de feu".

Mais attention, si les effets contextuels sont intéressants, ils ne remplacent pas le diagnostic et la prise en charge médicale des maladies le nécessitant. Les effets contextuels peuvent aider à la guérison spontanée quand l'affection en cause évolue habituellement vers la guérison spontanée. Ils ne remplacent en aucun cas un traitement médical éprouvé, seul à même d'apporter la guérison lors de maladie à évolution défavorable.

 Est-ce que vous allez réellement mieux ?

Vous vous sentez mieux, soit, mais allez-vous réellement mieux ? En fait, l'efficacité d'un médicament ne peut être évaluée sur votre ressenti, qui est dépendant de très nombreux facteurs : biais cognitifs, interactions avec votre environnement, désir de guérir... C'est pourquoi l'efficacité d'un médicament ne peut être jugée que selon des critères objectifs et quantifiables (examens complémentaires, analyses, grilles d'évaluation...).

Alors, comment savoir si un médicament est efficace ?

Avant qu'un médicament soit reconnu comme apportant un bénéfice thérapeutique, il doit passer par un ensemble d'étapes, encadrées par des protocoles rigoureux, incluant 3 phases d'essais cliniques. La phase III, la dernière avant une éventuelle commercialisation, repose sur des études randomisées en double aveugle :

  • Le médicament est testé en comparaison avec une molécule inactive, un placebo. 
  • Les malades recevant le médicament et ceux recevant le placebo sont tirés au sort (c'est ce que veut dire randomisée).
  • Ni le malade ni son médecin ne savent si c'est le vrai médicament ou le placebo qui est administré.
  • Les critères d'évaluation objectifs de l'évolution de la maladie sont fixés précisément dès le départ.
  • L'étude est menée sur plusieurs milliers de patients, afin de limiter les effets du hasard*.

Cette méthodologie est la seule façon d'évaluer véritablement l'efficacité d'un traitement. Tout médicament ou autre traitement n'ayant pas été validé par ce protocole, en incluant un très grand nombre de patients, n'a pas fait la preuve de son intérêt thérapeutique.

* A propos du hasard :

Lors d'une étude clinique, comme dans bien d'autres domaines, les résultats se répartissent suivant une distibution normale, c'est-à-dire sous forme d'une courbe en cloche. Le dôme de la courbe correspond aux résultats les plus souvent observés, l'extrêmité gauche aux personnes chez qui l'effet thérapeutique est nul, et l'extrêmité droite à ceux chez qui il est très fort. Autement dit, lors d'une étude sur une population, il y a toujours un groupe principal "dans la moyenne" et des individus avec des résultats extêmes.

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La conséquence est que si on mène une expérimentation sur un petit nombre d'individus, il est possible que le hasard ait réuni dans cette population restreinte un nombre important de personnes ayant des résultats extrêmes, ce qui fausse totalement l'étude. C'est pourquoi il est indispensable que les études soient menées sur un très grand nombre de personnes.

Sources :

  1. Quelques chiffres sur la lombalgie. https://www.lombalgie.fr/comprendre/quelques-chiffres/#google_vignette
  2. SOS Hépatites. https://soshepatites.org/hepatite-b-chronique-la-petite-porte-de-la-guerison/
  3. Kassetr (S.) et col. Acceptation of Folk Medicine and its “secrets” in a Swiss Burn Centre. Ann Burns Fire Disasters . 2019 Sep 30;32(3):227–233. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7155408/
  4. Keist (p.). Randomisée. Contrôlée. En double aveugle. Pourquoi? Forum Med Suisse 2006;6:46–51. https://swissethics.ch/assets/Fortbildung/Publikationen/kleist_p_rand_2006_f.pdf
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L'Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d'Espèces Domestiques (ACACED) : pour qui, pour quoi ?

L'Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d'Espèces Domestiques (ACACED) remplace depuis 2016 l'ancien Certificat de Capacité des Animaux Domestiques. L'objectif de cette certification est de s'assurer que les professionnels du secteur de l'animal de compagnie possèdent un niveau de compétence suffisant, particulièrement dans le domaine du bien-être animal.

Depuis le 1er janvier 2025, la durée de formation et son contenu ont été augmentés : l'occasion de rappeler ce qu'est l'ACACED et de donner aux auxiliaires vétérinaires des éléments d'information à transmettre aux éleveurs et responsables d'animaleries.

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L'ACACED, c'est quoi ?

L'ACACED est un certificat obligatoire pour toute personne exerçant une activité professionnelle en lien avec les animaux de compagnie. Il s'obtient après une formation auprès d'un organisme agréé. Le programme s'articule autour de 8 domaines de compétence: logement, alimentation, reproduction, sélection, santé animale, comportement, transport et droit. 

  • Trois catégories d'animaux sont concernés : les chiens, les chats et les autres animaux de compagnie. Cette dernière catégorie n'est pas explicitée, mais elle inclut a priori les NAC et les poissons d'aquarium.
  • La durée de formation est maintenant de 17, 21 ou 25 heures, en fonction du nombre de catégories étudiées.
  • La certification est valable 10 ans, et doit être réactualisée au cours d'une nouvelle journée de formation.

L'ACACED, pour qui ?

Sont concernées les activités suivantes (article L214-6-1) :

  • Gestion d’une fourrière ou d’un refuge
  • Exercice à titre commercial de vente d’animaux domestiques
  • Élevage, éducation et dressage
  • Transit ou garde d’animaux domestiques
  • Présentation au public de chiens et de chats

MAIS : l'ACACED ne concerne pas les personnes possèdant un diplôme ou une certification professionnelle reconnu par l'Etat et enregistré au répertoire national des certifications professionnelles. Et parmi ceux-ci, on trouve les vétérinaires bien sûr, et les auxiliaires vétérinaires pour les diplômes ou certifications suivants :

  • Assistant de cabinet et de clinique vétérinaires (école des Etablières)
  • Auxiliaire spécialisé vétérinaire (APFORM et Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral)
  • Certificat de spécialisation d'aide-soignant vétérinaire, délivré par les EPLEFPA d'Alençon et d'Evreux
  • Auxiliaire spécialisé vétérinaire, délivré par le Centre national d'apprentis d'Aix-en-Provence
  • ainsi que plusieurs BTS animaliers, bacs pros et BEP agricoles.

La liste est disponible en annexe de l'arrêté du 26/11/2024.

 

Les éleveurs de la clientèle sont-ils concernés ?

Oui, à partir du moment où ils vendent plus d'une portée par an et par foyer fiscal (si M. et Mme sont éleveurs tous les deux, la limite reste d'une portée).

Quel organisme de formation ?

La formation doit être obligatoirement encadrée par un organisme agréé. Elle peut être suivie en présentiel ou en distanciel. 

Il existe plus de 100 organismes agréés, dont la liste est donnée en annexe de l'arrêté du 19 juillet 2024.

Sources

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Congés supplémentaires pour enfant à charge

Les salariés peuvent bénéficier de jours de congés payés supplémentaires en fonction de leur situation familiale, notamment pour les enfants à charge.

Rappelez-le à votre employeur quand vous n'avez pas acquis la totalité de vos 30 jours de congés sur l'année, par exemple si votre contrat a débuté en cours d'année, ou en cas de maladie. Et si vous avez moins de 21 ans, ces jours s'additionnent aux 30 jours annuels ! Voici les points essentiels à connaître...

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Le droit à congé supplémentaire pour enfant à charge de moins de 15 ans est un avantage pour tous les salariés en France. 

Définition d'un enfant à charge

Un enfant à charge est défini comme :

  • Un enfant de moins de 15 ans au 30 avril de l'année en cours.
  • Un enfant handicapé, sans condition d'âge.

Droits selon l'âge du salarié

Vous avez plus de 21 ans :

Vous avez droit à deux jours de congés payés supplémentaires par enfant à charge dans l'année, dans la limite de 30 jours ouvrables de congés au total. Ce qui implique que si vous avez déjà les 30 jours de congés légaux, vous ne bénéficierez pas de jours supplémentaires.

Vous avez moins de 21 ans :

Vous avez droit à un congé de 30 jours ouvrables* (congés annuels et supplémentaires cumulés), mais les deux jours de congés supplémentaires par enfant à charge s'ajoutent à cette durée de congés obtenus. Cependant, si le congé acquis ne dépasse pas six jours, le congé supplémentaire est réduit à un jour par enfant.

* Dans ce cas, vous avez le droit à 30 jours ouvrables de congés, mais les jours supplémentaires au droit acquis ne sont pas rémunérés.

Référence légale

Ces dispositions sont encadrées par le Code du travail, notamment l'article L. 3141-8 (anciennement L. 3141-9).

Exemples

  • Un salarié de plus de 21 ans avec 12 jours de congés acquis et un enfant à charge pourra prendre 14 jours de congés payés.
  • Un salarié de moins de 21 ans avec seulement 12 jours de congés acquis et un enfant à charge aura 2 jours de congés en plus et peut prendre jusqu'à 30 jours de congés, mais les jours au-delà des 14 jours acquis ne seront pas rémunérés, et ce quelle que soit son ancienneté dans l'entreprise.

À noter

Il est important de souligner que lorsque le nombre de jours de congés ouvrables n'est pas entier, il est arrondi au nombre immédiatement supérieur, conformément à l'article L. 3141-7 du Code du travail.Ces dispositions visent à favoriser l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, tout en tenant compte des situations particulières des jeunes salariés et des parents d'enfants à charge.

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Auxiliaires vétérinaires, l'équipe Agria France voudrait savoir ce qu'elle peut faire pour vous en 2025 !

Chères et chers auxiliaires vétérinaires, votre expertise est précieuse pour élaborer le contenu que nous mettons à la disposition de votre profession.

Agria Assurance pour Animaux prépare ses supports d'information 2025 pour les ASV et souhaite les adapter au mieux à vos besoins professionnels. En tant qu'acteurs clés, votre avis compte énormément. C'est pourquoi nous vous invitons à répondre à notre court questionnaire.

Votre participation permettra d'orienter directement les services qui vous seront proposés. Ensemble, construisons une année où votre rôle crucial sera pleinement reconnu et soutenu. Prenez quelques minutes pour partager vos idées. Merci de votre implication !

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Grille des salaires 2025 du personnel salarié des structures vétérinaires (auxiliaires vétérinaires, ASV, personnel d'entretien, de secrétariat et vétérinaires salariés)

Lors de la commission nationale paritaire de négociation et d'interprétation (CPPNI) du 26 novembre 2024, la valeur du point pour 2025 a été fixée à 17,75 € (+ 2 %). Le point sert de base de calcul pour tous les salaires des Établissements de Soins Vétérinaires. Cette augmentation est applicable au 1er janvier 2025. L'avenant aux conventions collectives (en cours de fusion) du personnel des cabinets et cliniques vétérinaires et des vétérinaires salariés précise cette date d'application.

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Cette augmentation doit être appliquée dès le 1er janvier par les vétérinaires membres du SNVEL (syndicat patronal signataire de l'accord), qui s'y engagent par leur adhésion syndicale, et après l'arrêté d'application, obligatoirement par tous les employeur,  comme indiqué dans l'avenant 88 (Arrêté du 29 janvier 2025 portant extension d'un avenant à la convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires (n° 1875) et à son annexe VII (vétérinaires praticiens salariés) publié le 14 février).

Cette extension sera rendue obligatoire par un arrêté publié au Journal officiel. L'avenant n° 88 signé le 26 novembre dernier  fixe la valeur du point conventionnel, sur la base duquel sont calculés les rémunérations minimums de la branche, à 17,75 euros bruts à compter du 1er janvier 2025 (DV 1730) . Cela correspond à une hausse de 2 % par rapport à l'année dernière.
La nouvelle valeur devra être appliquée rétroactivement par les employeurs non syndiqués qui ne l'auraient pas prise en compte dès le 1er janvier 2025.
 
Si nécessaire, cliquez sur ce lien (document de la Dépêche Vétérinaire) pour rappeler à votre employeur l'obligation de date d'application : L'entrée en application devra être faite "aux conditions prévues par ledit avenant" : l'avenant précise expressément la volonté des partenaires sociaux de fixer la condition d'entrée en application de cette norme au 1er janvier 2025, dans le contenu même de l'avenant". 

Si votre employeur conteste ce point, il peut contacter le SNVEL, qui lui confirmera cette obligation.

La valeur du point est fixée à 17,75 € au 1er janvier 2025.   

Echelons

Salaire brut minimum du personnel des structures vétérinaires travaillant 35 h par semaine Taux horaire
I 105 x 17,75 = 1 863,75 € 12,29 €
II 108 x 17,75 = 1 917,00 € 12,64 €
III 110 x 17,75 = 1 952,50 € 12,87 €
IV 113 x 17,75 = 2 005,75 € 13,22 €
V 120 x 17,75 = 2 130,00 € 14,04 €
V + 1 CQP 123 x 17,75 = 2 173,25 € 14,40 €

*V+1 CQP = chaque CQP obtenu entraîe une majoration de salaire de 3 points. Certificat de Qualification Professionnelle. Un CQP = 3 points de majoration soit 53.25 € bruts.

Le salaire net, c'est à dire ce que perçoit réellement le salarié, est calculé à partir du salaire brut dont on retire les charges (environ 23 %. Pour faire une estimation : convertisseur salaire brut > net). 

Avenant n° 88 du 26 novembre 2024 relatif à la valeur du point conventionnel pour l'année 2025

Les informations destinées aux employeurs sont disponibles sur le site du SNVEL : veterinaireliberal.fr

La Dépêche vétérinaire  : Salaires des personnels auxiliaire et vétérinaire : le point conventionnel revalorisé de 2 % en 2025 

ASVinfos : Valeur du point 2024, grille de salaire, taux horaire
Historique de la valeur du point : Valeur du point : historique
et échelons : Classification des emplois et définitions des tâches
Pour comprendre comment on passe du point à un tarif horaire : Comment est calculé le salaire d'une auxiliaire vétérinaire ? (En partie privée du site, accès réservé aux inscrits : S'inscrire

Le calcul de la valeur du point résulte d’une négociation entre les représentants du syndicat des vétérinaires libéraux (SNVEL) et ceux des syndicats de salariés au cours d'une CPPNI .

Cette valeur est fixée pour les deux conventions collectives, celle du personnel non vétérinaire et celle des praticiens salariés. La même valeur du point est utilisée mais les coefficients changent (132 pour un vétérinaire débutant).

Sont représentés à la CPPNI le Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice Libéral (SNVEL) 10 place Léon Blum – 75011 Paris, et les syndicats suivants :

La fédération des Services Publics et de Santé – Force Ouvrière 153 -155 rue de Rome – 75017 Paris

La fédération Générale Agroalimentaire – CFDT 47- 49 avenue Simon Bolivar – 75019 Paris

Le syndicat national des cadres d'entreprises agricoles (SNCEA) CFE-CGC,73, rue de Clichy,75009 Paris

La fédération des Employés, Cadres, Techniciens et Agents de Maîtrise – CFTC 36 rue de Lagny – 75020 PARIS

La fédération nationale agroalimentaire et forestière (FNAF) CGT, 263, rue de Paris, case 428, 93514 Montreuil Cedex

La fédération des commerces et des services UNSA FESSAD 21, rue Jules-Ferry 93177 Bagnolet Cedex

La revue ou le site de La Dépêche vétérinaire informent rapidement la profession de l’augmentation de la valeur du point, ainsi que des procédures de réductions de charges sur les salaires et des aides à l’embauche des jeunes. 

La grille des salaires (DV 1730) :
 
Grille de salaire 2024 SNVEL
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Assurance : les maladies chroniques sont-elles prises en charge ?

Les maladies chroniques sont plus ou moins sévères et s’aggravent généralement avec le temps, nécessitant un traitement à vie souvent lourd et onéreux.

Agria Assurance pour Animaux prend en charge les maladies chroniques de l'animal assuré jusqu’à la fin de sa vie.

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Bon à savoir

Avant de souscrire un contrat d’assurance chien chat, il est important de vérifier que l'animal sera couvert en cas de maladie chronique et ce jusqu’à la fin de sa vie. Soyez également attentif quant au plafonnement des remboursements par maladie car avec un tel fonctionnement, l’enveloppe annuelle dédiée à la maladie chronique ne sera pas suffisante pour couvrir la majeure partie des frais de santé.

Assurance santé animale et prise en charge des maladies chroniques : réponses à vos questions

L’assurance est-elle plus chère pour un animal atteint d’une maladie chronique ?

Non, le prix de l’assurance chien chat Agria n’augmente pas si un diagnostic de maladie chronique est porté sur l’animal assuré.

L’animal est déjà atteint d’une maladie chronique, puis-je l’assurer ?

Si la maladie chronique a été diagnostiquée avant la souscription de l’assurance ou pendant le délai de carence (20 jours après la date de signature du contrat), les frais vétérinaires liés à la maladie chronique en question ne seront pas couverts par l’assurance.

L’animal pourra en revanche être couvert pour d’autres pathologies futures ou en cas d’accident.

Il y a-t-il un montant maximum de remboursement par maladie ?

Le plafond annuel de remboursement est celui que le client a choisi lors de la souscription de son assurance Agria (de 1500€ à 4500€ selon la formule d’assurance). Chez Agria Assurance pour Animaux, ce montant n’est pas plafonné par maladie, le client bénéficie donc d’une prise en charge optimale, y compris en cas de maladie chronique de son animal.

L’animal atteint d’une maladie chronique est-il assuré à vie ?

Oui. Agria Assurance pour Animaux assure tous les chiens et tous les chats sans limite d’âge, avec les mêmes garanties à vie. L’animal ne sera pas radié de l’assurance passé un certain âge ou s’il est atteint d’une maladie chronique. Les frais vétérinaires liés à la maladie chronique seront remboursés à hauteur du contrat d’assurance, jusqu’à la fin de la vie de l’animal.

 

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Profession : griffoir pour chat. La BD à se faire offrir, ou à offrir à ses employeurs !

La plupart des auxiliaires connaissent les dessins de notre collègue Héloïse, qui publie régulièrement sur les réseaux sociaux depuis... 2016 ! Eh bien Héloïse a franchi le pas : la BD "Profession : griffoir pour chat" existe maintenant en recueil papier.

C'est le cadeau de l'année, à se faire offrir pour retrouver toutes les situations, parfois difficiles, parfois farfelues, de notre métier, et en rire. Et pourquoi pas l'offrir à vos proches et à votre employeur ? Une manière efficace et drôle de leur faire prendre conscience, si nécessaire, de toutes les facettes de votre quotidien.

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Être auxiliaire vétérinaire... et en rire !

Comme l'écrit l'autrice :

"Être auxiliaire vétérinaire, c'est un subtil mélange entre infirmière pour chiens, griffoir pour chats, charmeuse de serpents, dompteuse de fauves, aide-soignante, assistante en réanimation, traductrice pour clients, dame-pipi, standardiste, punching-ball pour propriétaires stressés, hôtesse d'accueil pour impatients et tant d'autres choses encore... "

Car effectivement, le quotidien d'une auxiliaire vétérinaire, c'est de jongler avec mille casquettes à la fois, de soignante à hôtesse d'accueil, d'agent de nettoyage à paratonnerre émotionnel, de vulgarisatrice scientifique à dompteuse. C'est ce mélange unique qui a inspiré "Profession : Griffoir pour chat", une page Facebook née en juin 2016 d'abord comme un simple passe-temps créatif.

Et ce qui devait être une modeste collection de dessins s'est transformé en une véritable aventure, grandissant au fil des anecdotes et des situations cocasses vécues en clinique. Et c'est maintenant un livre.

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 80 pages, (27 € + port) à commander sur le site de l'autrice :

https://www.griffoirpourchat.fr/product-page/bd-griffoir-pour-chat

Et retrouvez Profession : Griffoir pour chat sur Facebook et Instagram.

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Délivrance du médicament : quelques modifications mais peu de changements

Le Règlement Européen 2019/6 du 28 janvier 2022 a apporté un certain nombre de modifications dans la catégorisation des médicaments vétérinaires, dont la disparition des fameuses liste I et liste II. Mais cela n'a apporté finalement que peu de changement dans les règles de délivrance du médicament vétérinaire.

En effet, le Code de la Santé Publique et le Code de Déontologie Vétérinaire fixent un cadre strict concernant cette délivrance. Ainsi, la possibilité de délivrance au comptoir par l'auxiliaire vétérinaire reste très limitée...

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Les produits médicamenteux sont maintenant classés en trois groupes :

1. Médicaments sur prescription

Ils ne sont délivrés que par le vétérinaire, après examen clinique de l’animal et rédaction d’une ordonnance.

 Ces médicaments, même s'il s'agit d'antiparasitaires, ne doivent pas être placés en vue des clients. Ils ne peuvent donc pas être mis derrière le comptoir, même dans une étagère vitrée fermée à clef.

2. Médicaments exonérés

Ce sont des médicaments qui peuvent être délivrés sans ordonnance. Jusqu'en 2022, l'exonération dépendait des molécules contenues dans le médicament et de leur concentration. Depuis le nouveau règlement, l’exonération se fait dans le cadre de l'AMM (dépôt d'une nouvelle AMM ou demande de modification d'AMM par le fabricant).

Ainsi, pour savoir si un médicament peut être délivré sans prescription, il ne suffit pas de connaître sa composition, il faut regarder la notice ! Deux vermifuges de même composition peuvent maintenant avoir deux statuts différents : l'un uniquement délivrable sur prescription, et l'autre délivrable sans ordonnance...

Ce n’est pas parce qu’un médicament est exonéré qu’il peut être délivré par une ASV. En effet, seuls les vétérinaires ont le droit de délivrer des médicaments, et uniquement pour des animaux dont la structure de soins assure le suivi. Il est donc interdit de vendre un médicament, même exonéré, à une personne dont l’animal n’a jamais été vu en consultation.

  Les médicaments exonérés peuvent être placés en vue des clients (derrière le comptoir), mais en aucun cas atteignables (comptoir avec portillon fermé, étagère fermée).

3. Produits dérogatoires

Ce sont essentiellement des produits antiparasitaires externes (topiques) dont la vente est libre, et qui peuvent être retrouvés dans divers commerces : pharmacies, animaleries… Ce sont les seuls pouvant être délivrés directement par une ASV.

Mais attention, la réglementation concernant la prescription/délivrance s’applique aussi à ces produits : ils ne peuvent être vendus qu’aux seuls clients de la clinique !

 Ce sont aussi les seuls produits qui peuvent être mis sur un présentoir accessible au public au sein de la structure vétérinaire.

 

TESTEZ VOS CONNAISSANCES

Une dame, en vacances dans la région, passe à la clinique pour acheter un vermifuge. Ai-je le droit de le lui vendre ?

 Voir la réponse...

Non, sauf si son animal a déjà été vu en consutation dans votre structure de soins.

 

Un monsieur dont le chat diabétique est suivi dans une autre clinique vient avec une ordonnance pour acheter de l’insuline en dépannage, le vétérinaire habituel étant en rupture de stock. Ai-je le droit de lui en donner ?

 Voir la réponse...

Non, sauf s’il est d’accord pour présenter son animal en consultation. L'insuline est un médicament sur ordonnance, et ne peut être délivrée que par un vétérinaire. Un vétérinaire ne peut délivrer des médicaments qu’aux animaux qu’il suit. Il ne peut pas délivrer des médicaments à partir d’une prescription établie dans une autre structure de soins. La loi lui interdit même de dépanner un confrère qui serait en rupture de médicament !

 

Une dame, propriétaire d’un chien régulièrement vacciné à la clinique, passe acheter un spray antipuces d’une marque que l’on trouve également en vente libre à la jardinerie du coin, pour traiter un chat qu’elle vient d’acquérir. Puis-je le lui vendre ?

 Voir la réponse...

Non, bien qu’il s’agisse d’un produit en vente libre, car une structure vétérinaire ne peut délivrer des produits que pour des animaux suivis à la clinique. Or, dans ce cas, le chat n’a jamais été vu en consultation…

Sources

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Exemption de l'obligation de certification Certibiocide

D'après une information diffusée par le SNVEL et reprise dans la Dépêche Vétérinaire et sur les réseaux sociaux, les vétérinaires ont obtenu une exemption de la certification Certibiocide pour 2025,  "dans l'attente de la mise en place d'un système de certification inclus dans les formations continues vétérinaires existantes".

Une évolution plutôt logique, puisque l'utilisation des biocides et sa dimension de biosécurité font partie de la formation initiale des vétérinaires.

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Qu'est ce que le Certibiocide ?

Le Certibiocide est une certification obligatoire en France depuis le 1er juillet 2015 pour les professionnels qui manipulent, distribuent ou achètent certains types de produits biocides à usage professionnel.

La certification Certibiocide s'inscrit dans une démarche globale de sécurisation de l'utilisation des produits biocides. Elle répond à un triple enjeu : garantir une utilisation maîtrisée et responsable de ces substances, préserver la santé publique et l'environnement, tout en assurant un niveau de professionnalisme élevé dans la manipulation de ces produits potentiellement dangereux.

Pourquoi les règles changent-elles ?

Les modifications concernant les vétérinaires proviennent d'un arrêté du 23 janvier 2023 qui a étendu le champ d'application du Certibiocide.

Initialement, l'obligation concernait principalement les produits de lutte contre les nuisibles, et les vétérinaires étaient exemptés car leurs clients (les éleveurs) n'étaient pas soumis à cette obligation pour les usages en production et transformation agroalimentaire1.

La modification majeure concerne particulièrement l'utilisation des produits désinfectants réservés aux professionnels, notamment :

  • Les produits de type TP3 (surfaces en contact avec les animaux).
  • Les produits de type TP4 (désinfection des équipements en contact avec les aliments des animaux)2.

Mobilisation des organismes professionnels

Puisque l'utilisation des biocides et leurs dangers font partie de l'enseignement vétérinaire, les organisations professionnelles (AVEF, AFVAC, AFVE, AVEF, FSVF, SNGTV, SNVEL, SSEVIF) ont écrit aux ministères concernés pour demander le renouvellement de l'exemption de la profession.

Le dossier semble donc évoluer favorablement, et il est souhaitable que la compétence déjà acquise par les vétérinaires au cours de leur formation soit définitivement reconnue. 

 Sources

  1. La Dépêche vétérinaire novembre 2024 Certibiocide : exemption pour 2025 dans l'attente d'un système de certification inclus dans les formations existantes
  2. Certibiocide Désinfectants pour les vétérinaires, https://www.Certibiocide.com/Certibiocide-desinfectants-veterinaires/
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Assurance pour animaux : qu'est-ce que la déclaration de santé ?

La déclaration de santé est un questionnaire sur l’état de santé de l’animal de compagnie à remplir au moment de la souscription de l’assurance. Elle est nécessaire pour garantir au propriétaire que l’assurance qu’il a choisie correspond aux besoins de son animal.

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À quoi sert la déclaration de santé ?

La déclaration de santé est nécessaire pour s’assurer que le propriétaire a choisi la meilleure assurance chien ou la meilleure assurance chat selon les besoins de son animal et que les garanties du contrat s’appliqueront conformément aux Conditions Générales d’assurance.

Quels sont les renseignements demandés ?

La déclaration de santé est composée de trois questions sur la santé de l’animal au moment de la souscription de l’assurance :

  • Votre chien/chat a-t-il déjà été malade, blessé ou montré des signes de maladies ou blessures ?
  • Avez-vous déjà contacté ou rendu visite à votre vétérinaire au sujet d’une blessure ou d’une maladie de votre chien/chat ?
  • Pensez-vous que votre chien est actuellement en pleine santé et sans symptômes de maladie ou de blessure ?

Selon les réponses apportées (oui ou non), un complément d’information vous sera demandé (quelques mots).

Que se passe-t-il en cas de fausse déclaration de santé ?

L’exactitude des informations fournies lors de la déclaration de santé engage la responsabilité du propriétaire et un historique médical sera demandé lors de la première demande de remboursement. En cas d’omission, l’assurance ne pourra pas rembourser les frais vétérinaires liés aux éléments non déclarés.

Que se passe-t-il si l’animal a déjà été malade/blessé ?

Si le chien ou le chat a déjà été malade ou blessé avant la souscription de l’assurance, les frais liés à cette maladie ou à cet accident ne pourront pas être pris en charge par l’assurance santé animale (principe de préexistence, commun à toutes les assurances).

Dans certains cas, selon la gravité de la maladie/blessure, une réserve peut être appliquée sur une courte durée (de 6 à 12 mois). A l’expiration de la réserve et si l’animal n’a présenté aucun trouble lié à cette ancienne maladie/blessure, il sera de nouveau couvert pour les maladies/conditions pour lesquelles une réserve avait été appliquée lors de la souscription du contrat d’assurance chien chat Agria.

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Leptospirose : la problématique de la vaccination

La leptospirose est une maladie causée par des bactéries du genre Leptospira. C'est une maladie grave qui représente un réel danger pour l'Homme.

Le chien est un des nombreux mammifères pouvant être contaminé par Leptospira, avec des risques importants pour sa propre santé, et des risques de transmission à l'humain. C'est pourquoi la vaccination est nécessaire. Mais encore faut-il qu'elle soit efficace ! Or les leptospires présentent une grande variété antigénique, ce qui nécessite de recourir à des vaccins de nouvelle génération.

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La leptospirose, une maladie grave pour l'Homme et pour le chien

Plus d'un million de cas humains sont recensés dans le monde tous les ans, avec un taux de mortalité de 6 %. La France est concernée, avec plus de 600 cas par an, un chiffre en nette augmentation sur les 10 dernières années. C'est d'ailleurs maintenant une maladie à déclaration obligatoire en médecine humaine.

Sources de contamination

De nombreuses espèces de mammifères peuvent être porteurs de leptospires, et être source de contamination pour les autres animaux et pour l'Homme. Cependant, la source principale de bactéries est l'urine des rongeurs, considérés comme le principal réservoir de la maladie. Ainsi, au niveau mondial, 30% de la population de Rattus norvegicus, le surmulot, est contaminée !

 L'urbanisation croissante, accompagnée de la présence de rongeurs réservoirs en ville, facilite l'extension de la maladie, qui n'est plus limitée aux environnements campagnards chauds et humides.

La contamination par morsure de rat infecté est aussi possible, mais plus rare.

La leptospirose est présente partout en France métropolitaine, et encore plus dans les départements d'Outre-mer, dans lesquels des pics épidémiques surviennent pendant la saison des pluies et lors des ouragans.

Voies de contamination

La contamination se fait par l'environnement : contact avec des eaux douces contaminées, avec de l'urine d'un animal infecté ou du sol contaminé par ces urines. Les leptospires, qui peuvent survivre plusieurs mois dans un environnement favorable, pénètrent à travers la peau et les muqueuses, puis disséminent rapidement dans l'organisme via la circulation sanguine.

 

leptospirose chien baignade

Roy Egloff, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons

Le comportement de chasse des chiens, et leur attirance pour les bains "nature" sont des facteurs favorisants.

Chez l'Homme, les activités de loisirs aquatiques, baignade en eau douce, canoë-kayak, ou encore la chasse peuvent être des occasions de contamination, ainsi que les épisodes d'inondation. Certains métiers sont plus particulièrement exposés : égoutiers, pisciculteurs, gardes-chasse, personnels d'abattoir, agriculteurs en milieu humide (canne à sucre, riz), et bien sûr  personnels soignants vétérinaires .

 

contamination leptospirose

D'après Nau, L.H., Emirhar, D., Obiegala, A. et al., licence Creative Commons Attribution 4.0 International.

Signes cliniques

Puisque la bactérie se répand dans l'organisme via la circulation sanguine, elle peut atteindre de nombreux organes, principalement les reins, le foie et les poumons, mais aussi parfois le système nerveux.

Chez l'Homme, la leptospirose se manifeste initialement comme un syndrome pseudo-grippal (fièvre, fatigue, courbatures). L'évolution peut ensuite conduire à des formes graves, avec insuffisance rénale, atteinte hépatique et hémorragies, dont le syndrome d'hémorragie pulmonaire leptospirosique (LPHS). La maladie est parfois mortelle.

Les manifestations cliniques chez le chien vont d'une forme subclinique (absence de signes de maladie) à une atteinte multi-organique fatale. Les atteintes les plus fréquentes sont rénales (néphrite tubulo-interstitielle aiguë) et hépatique (hépatopathie cholestatique), mais le syndrome hémorragique pulmonaire leptospirosique (LPHS) existe aussi chez le chien, avec une mortalité pouvant atteindre 70% malgré les traitements.

La vaccination des chiens : pas si simple

La diversité des leptospires

Le principal obstacle rendant la vaccination contre la leptospirose difficile est la grande diversité des leptospires. Il existe plus de 250 sérovars différents, c'est-à-dire plus de 250 variations antigéniques de la bactérie, regroupés en 25 sérogroupes. Or pour qu'un vaccin soit totalement efficace, il faudrait qu'il contienne les antigènes permettant de synthétiser les anticorps  contre chacun de ces 25 sérogroupes ! Et s'il existe plusieurs espèces de leptospires bien identifiées, il s'avère qu'au sein d'une même espèce, les bactéries n'appartiennent pas obligatoirement au même sérogroupe. On ne peut donc pas se baser uniquement sur les différentes espèces de leptospires pour élaborer des vaccins très efficaces.

Des populations de leptospires en perpétuelle évolution

L'épidémiologie de la leptospirose ne cesse d'évoluer. Si historiquement les sérogroupes Icterohaemorrhagiae et Canicola dominaient, justifiant les premiers vaccins bivalents, le tableau s'est considérablement complexifié. Les études récentes révèlent l'émergence significative d'autres sérogroupes, notamment Australis en France et Grippotyphosa dans diverses régions.

Implications sur la vaccination : les vaccins L4

Il apparaît aujourd'hui que les vaccins canins ne contenant que deux sérogroupes de leptospires n'ont plus aucun intérêt aujourd'hui. Ils ne permettent pas de développer une immunité significative et peuvent laisser croire abusivement au propriétaire que l'animal est protégé.

C'est pourquoi il a été développé récemment des vaccins quadrivalents (vaccins L4), contenant les antigènes de 4 sérogroupes de leptospires, permettant d'élargir la couverture immunitaire. Ces vaccins permettent prévenir la maladie clinique et diminuer l'excrétion des leptospires, même s'ils ne permettent pas d'induire une protection à 100%.

Les effets secondaires

Les vaccins L4 font l'objet de polémiques et certains propriétaires et éleveurs sont réticents, voire franchement opposés, à leur utilisation. Cependant, s'il est vrai que les effets secondaires des L4 sont plus fréquents que ceux induits pas les anciens vaccins, ils restent en général bénins (réaction locale au point d'injection, parfois état fébrile passager) et rares (incidence 0.069%, réactions locales bénignes plus fréquentes pour les vaccins adjuvés). Les réactions d'hypersensibilité majeure sont exceptionnelles. Elles peuvent avoir des conséquences graves, mais sont de bon pronostic si la prise en charge est précoce.

La balance bénéfice-risque est favorable à la vaccination

Même si les vaccins contre la leptospirose peuvent occasionner des effets secondaires, le rapport bénéfice-risque reste nettement favorable en faveur de la vaccination des chiens.

  • La leptospirose est une maladie grave, parfois mortelle.
  • La contamination est possible partout en France.
  • Les chiens malades représentent un danger pour la santé humaine.

Vacciner les chiens contre la leptospirose, c'est non seulement protéger son animal de compagnie, mais aussi protéger sa famille...

Sources

  • Sykes (JE), Francey (T), Schuller (S), Stoddard (RA), Cowgill (LD), Moore (GE), Updated ACVIM consensus statement on leptospirosis in dogs, J Vet Intern Med. 2023, 37, 1966-1982.
  • Lohezic (J), Fresnay (E), Begon (E), Rougier (S), Boullier (S), Laurentie (S), Effets indésirables graves des vaccins chez le chien : étude rétrospective. https://www.anses.fr/
  • Hidalgo Friaza (M), Barthélemy (A), Savoie (P), Freyburger (L), Hugonnard (M), Vaccination contre la leptospirose canine en France : enquête sur les pratiques vétérinaires et leurs motivations, Rev Vét Clin. 2023, 58, 1-11.
  • Museux (K), Boucraut (C), Delattre (D), Picardeau (M), Bourhy (P), La leptospirose canine : étude génomique sur 127 cas en France,AFVAC le Congrès Lyon 2024.
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Le Chien et son Comportement

Les éditions AFVAC et Zoopsy proposent un nouvel ouvrage sur le comportement du Chien permettant aux ASV de connaître les chiens dans toutes les dimensions de leur comportement normal.

Ce ne sont pas moins de 27 auteurs, 1 généticienne et 26 praticiens, tous diplômés, soit du DIE de Vétérinaire comportementaliste, soit du DU de Psychiatrie vétérinaire, qui ont contribué à ce manuel pratique.

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le chien et son comportement couverture

148 pages - 40 € TTC (plus port).

A commander sur afvac.com

Au sommaire :

PARTIE 1 : Développement et comportemental du chien

  • Chapitre 1 - Les étapes normales du développement
  • Chapitre 2 - Neurophysiologie
  • Chapitre 3 - Attachement - organisation des relachions mère-chiots
  • Chapitre 4 - Vulnérabilité, points d'attention
  • Chapitre 5 - Génétique et comportement normal 
  • Chapitre 6 - Conditions d'élevage

PARTIE 2 : Comportements élémentaires

Partie 2-1 - Comportements centripètes

  • Chapitre 7 - Comportement alimentaire
  • Chapitre 8- Comportement dipsique
  • Chapitre 9 - Comportement somesthésique
  • Chapitre 10 - Comportement éliminatoire
  • Chapitre 11 - Sommeil

Partie 2-2 - Comportements centrifuges

  • Chapitre 12 - Comportement exploratoire
  • Chapitre 13 - Comportement agressif
  • Chapitre 14 - Comportement social : communication, hiérarchie, solidarité

Partie 2-3 - Comportements mixtes

  • Chapitre 15 - Comportement ludique
  • Chapitre 16 - Comportement de marquage
  • Chapitre 17 - Comportement sexuel
  • Chapitre 18 - Comportement maternel

PARTIE 3 : Processus et comportements intégratifs

Partie 3-1 -Processus élémentaires

  • Chapitre 19 - Sensibilisation/Sensibilisation
  • Chapitre 20 - Généralisation/Discrimination
  • Chapitre 21 -  Ihnibition/Activation
  • Chapitre 22 - Anticipation
  • Chapitre 23 - Instrumentalisation

Partie 3-2 - Processus intégratifs

  • Chapitre 24 - Attachement
  • Chapitre 25 - Socialisation
  • Chapitre 26 - Homéostasie sensorielle
  • Chapitre 27 - Acquisition et maintien des autocontrôles
  • Chapitre 28 - Vieillissement
  • Chapitre 29 - Cognition - Mémoire - Conscience

Partie 3-3 - Comportements intégratifs

  • Chapitre 30 - Les apprentissages de base
  • Chapitre 31 - Liens d'attachement
  • Chapitre 32 - Communication
  • Chapitre 33 - Agressivité
  • Chapitre 34 - Autocontrôles
  • Chapitre 35 - Hiérarchie - Statut social
  • Chapitre 36 - Cognition - Mémoire - Conscience

PARTIE 4 : Une vie de chien

  • Chapitre 37 - Chronologie du développement comportemental
  • Chapitre 38 - Les grands évènements de la vie
  • Chapitre 39 - Limites de la normalité

PARTIE 5 : En consultation

Partie 5-1 - Examens cliniques, éléments observables

  • Chapitre 40 - Examen somatique,douleur, manifestations organiques
  • Chapitre 41 - Observation directe
  • Chapitre 42 - Comportement exploratoire en consultation
  • Chapitre 43 - Comportement agressif en consultation
  • Chapitre 44 - Activités substitutives, stéréotypies, rituels
  • Chapitre 45 - Comportement hallucinatoire en consultation

Partie 5-2 - Comportement au quotidien en pratique

  • Chapitre 46 - Le comportement dans les consultations vétérinaires
  • Chapitre 47 - Premières consultations
  • Chapitre 48 - Consultation d'un adulte
  • Chapitre 49 - Consultation d'un chien âgé
  • Chapitre 50 - Evaluation de la dangerosité (chien non mordeur)
  • Chapitre 51 - Adoption d'un chien adulte
  • Chapitre 52 - Conseils aux éleveurs
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Mise à jour des recommandations vaccinales pour les chiens et les chats

L'Association mondiale vétérinaire pour les petits animaux (WSAVA) vient de publier la mise à jour de ses recommandations vaccinales pour les chiens et les chats.

Ces recommandations sont une base scientifique solide permettant aux vétérinaires de proposer des protocoles vaccinaux adaptés pour chaque animal, en fonction de son mode et de son lieu de vie.

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Les précédentes recommandations dataient de 2016. Elles sont téléchargeables ici (en français).

La version 2024 (téléchargeable ici, en anglais) comprend plusieurs mises à jour. 

Vaccins essentiels

Ce sont les vaccins qu'a priori tous les chiens et les chats devraient recevoir, quel que soit leur lieu et leur mode de vie.

  • Pour les chiens : il s'agit de la maladie de Carré, de la parvovirose, et de l'adénovirose (hépatite de Rubarth)
  • Pour les chats : il s'agit de la panleucopénie infectieuse (parvovirose féline), la calicivirose et l'herpèsvirose (deux virus responsables du syndrome coryza)

Vaccins complémentaires

Des vaccins complémentaires peuvent être fortement recommandés, voire être obligatoires, lorsque l'animal vit dans une zone géographique exposée à certaines maladies.

  • Chez le chien : il s'agit de la rage (vaccin essentiel dans les régions à risque, voire obligatoire) et de la leptospirose. La vaccination contre la leptospirose canine est jugée nécessaire dans les régions où la maladie est répandue, où les sérogroupes impliqués sont connus et où des vaccins appropriés, c'est-à-dire protégeant contre ces sérogroupes, sont disponibles. C'est le cas en France, où la leptospirose est présente sur tout le territoire.
  • Chez le chat : il s'agit de la rage (vaccin essentiel dans les régions à risque, voire obligatoire) et du FeLV. La vaccination contre le FeLV est recommandée dans les régions à risque pour les jeunes chats et les chats adultes ayant accès à l'extérieur, ou vivant avec d'autres chats ayant accès à l'extérieur. En ce qui concerne la vaccination contre le FIV, les études concernant son efficacité sont contradictoires, et des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Vaccination des chiots et des chatons

Les recommandations pour les chiots et les chatons ont été mises à jour pour tenir compte de l'interférence des anticorps maternels. Ces anticorps, présents à la naissance, persistent chez le jeune pendant un temps variable, et diminuent l'efficacité des vaccins. Chez certains chiots et chatons, ils peuvent interférer avec le vaccin même à l'âge de trois mois, et c'est pourquoi les experts de la WSAVA recommandent désormais de vacciner les chiots et les chatons toutes les 2 à 4 semaines jusqu'à l'âge de 16 semaines (ou plus !).

Il est donc maintenant recommandé de faire la dernière injection de primovaccination à l'âge de 4 mois et non de 3 mois comme auparavant.

Premier rappel

Malgré l'injection à 16 semaines, certains chiots et chatons chez lesquels la persistance des anticorps maternels est plus longue que la moyenne ne sont pas correctement protégés. Aussi, il est souhaitable de faire la première injection de rappel à 26 semaines (6 mois) et non un an après la dernière injection de rappel comme cela était préconisé auparavant.

Ainsi le schéma de vaccination recommandé par la WSAVA est le suivant :

  • Première vaccination : entre 6 et 8 semaines
  • Vaccinations suivantes : toutes les 2 à 4 semaines jusqu'à 16 semaines ou plus
  • Rappel : à 26 semaines ou plus

Tests sérologiques :

Un tel protocole de vaccination permet d'assurer un maximum de protection aux jeunes animaux. Mais il a l'inconvénient de faire vacciner plus souvent  tous les animaux, même ceux qui n'en ont pas besoin car ils ont déjà une bonne protection vaccinale, et il ne permet pas d'induire une immunité protectrice chez ceux dont le système immunitaire est défaillant.

C'est pourquoi il peut être intéressant de recourir à des tests sérologiques avant la vaccination, pour savoir si celle-ci est nécessaire ou pas. Ces tests permettent, par mesure du niveau d'anticorps dans le sang, d'évaluer l'existence ou pas de la protection contre les maladies. Ils offrent plusieurs avantages :

  1. Confirmation de l'immunité : ils permettent de vérifier si un animal a bien développé une réponse immunitaire après la vaccination, ce qui est particulièrement utile chez les jeunes animaux où les anticorps maternels peuvent interférer.
  2. Optimisation des intervalles de revaccination : chez les animaux plus âgés, ils aident à déterminer si une revaccination est nécessaire, évitant ainsi la survaccination.
  3. Gestion des épizooties : ils peuvent être utilisés pour gérer les épidémies dans les refuges en identifiant les animaux protégés.

Ils peuvent être réalisés sous forme de tests rapides à la clinique, ou en laboratoire avec des résultats plus précis. Cependant, leur fiabilité est variable et leur interprétation n'est pas toujours facile.

La WSAVA recommande l'utilisation sélective des tests sérologiques, surtout après la vaccination des chiots et chatons, pour confirmer la séroconversion. Toutefois, elle déconseille leur utilisation systématique. Les vétérinaires doivent discuter avec les propriétaires des avantages et limites de ces tests.

Important

Il s'agit là de recommandations, et c'est finalement le vétérinaire, après information et discussion avec le propriétaire, qui proposera le protocole le plus adapté à l'animal, en fonction de son âge, de son mode de vie, de ses déplacements futurs...