Actualités pour les ASV

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L'Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d'Espèces Domestiques (ACACED) : pour qui, pour quoi ?

L'Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d'Espèces Domestiques (ACACED) remplace depuis 2016 l'ancien Certificat de Capacité des Animaux Domestiques. L'objectif de cette certification est de s'assurer que les professionnels du secteur de l'animal de compagnie possèdent un niveau de compétence suffisant, particulièrement dans le domaine du bien-être animal.

Depuis le 1er janvier 2025, la durée de formation et son contenu ont été augmentés : l'occasion de rappeler ce qu'est l'ACACED et de donner aux auxiliaires vétérinaires des éléments d'information à transmettre aux éleveurs et responsables d'animaleries.

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L'ACACED, c'est quoi ?

L'ACACED est un certificat obligatoire pour toute personne exerçant une activité professionnelle en lien avec les animaux de compagnie. Il s'obtient après une formation auprès d'un organisme agréé. Le programme s'articule autour de 8 domaines de compétence: logement, alimentation, reproduction, sélection, santé animale, comportement, transport et droit. 

  • Trois catégories d'animaux sont concernés : les chiens, les chats et les autres animaux de compagnie. Cette dernière catégorie n'est pas explicitée, mais elle inclut a priori les NAC et les poissons d'aquarium.
  • La durée de formation est maintenant de 17, 21 ou 25 heures, en fonction du nombre de catégories étudiées.
  • La certification est valable 10 ans, et doit être réactualisée au cours d'une nouvelle journée de formation.

L'ACACED, pour qui ?

Sont concernées les activités suivantes (article L214-6-1) :

  • Gestion d’une fourrière ou d’un refuge
  • Exercice à titre commercial de vente d’animaux domestiques
  • Élevage, éducation et dressage
  • Transit ou garde d’animaux domestiques
  • Présentation au public de chiens et de chats

MAIS : l'ACACED ne concerne pas les personnes possèdant un diplôme ou une certification professionnelle reconnu par l'Etat et enregistré au répertoire national des certifications professionnelles. Et parmi ceux-ci, on trouve les vétérinaires bien sûr, et les auxiliaires vétérinaires pour les diplômes ou certifications suivants :

  • Assistant de cabinet et de clinique vétérinaires (école des Etablières)
  • Auxiliaire spécialisé vétérinaire (APFORM et Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral)
  • Certificat de spécialisation d'aide-soignant vétérinaire, délivré par les EPLEFPA d'Alençon et d'Evreux
  • Auxiliaire spécialisé vétérinaire, délivré par le Centre national d'apprentis d'Aix-en-Provence
  • ainsi que plusieurs BTS animaliers, bacs pros et BEP agricoles.

La liste est disponible en annexe de l'arrêté du 26/11/2024.

 

Les éleveurs de la clientèle sont-ils concernés ?

Oui, à partir du moment où ils vendent plus d'une portée par an et par foyer fiscal (si M. et Mme sont éleveurs tous les deux, la limite reste d'une portée).

Quel organisme de formation ?

La formation doit être obligatoirement encadrée par un organisme agréé. Elle peut être suivie en présentiel ou en distanciel. 

Il existe plus de 100 organismes agréés, dont la liste est donnée en annexe de l'arrêté du 19 juillet 2024.

Sources

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Congés supplémentaires pour enfant à charge

Les salariés peuvent bénéficier de jours de congés payés supplémentaires en fonction de leur situation familiale, notamment pour les enfants à charge.

Rappelez-le à votre employeur quand vous n'avez pas acquis la totalité de vos 30 jours de congés sur l'année, par exemple si votre contrat a débuté en cours d'année, ou en cas de maladie. Et si vous avez moins de 21 ans, ces jours s'additionnent aux 30 jours annuels ! Voici les points essentiels à connaître...

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Le droit à congé supplémentaire pour enfant à charge de moins de 15 ans est un avantage pour tous les salariés en France. 

Définition d'un enfant à charge

Un enfant à charge est défini comme :

  • Un enfant de moins de 15 ans au 30 avril de l'année en cours.
  • Un enfant handicapé, sans condition d'âge.

Droits selon l'âge du salarié

Vous avez plus de 21 ans :

Vous avez droit à deux jours de congés payés supplémentaires par enfant à charge dans l'année, dans la limite de 30 jours ouvrables de congés au total. Ce qui implique que si vous avez déjà les 30 jours de congés légaux, vous ne bénéficierez pas de jours supplémentaires.

Vous avez moins de 21 ans :

Vous avez droit à un congé de 30 jours ouvrables* (congés annuels et supplémentaires cumulés), mais les deux jours de congés supplémentaires par enfant à charge s'ajoutent à cette durée de congés obtenus. Cependant, si le congé acquis ne dépasse pas six jours, le congé supplémentaire est réduit à un jour par enfant.

* Dans ce cas, vous avez le droit à 30 jours ouvrables de congés, mais les jours supplémentaires au droit acquis ne sont pas rémunérés.

Référence légale

Ces dispositions sont encadrées par le Code du travail, notamment l'article L. 3141-8 (anciennement L. 3141-9).

Exemples

  • Un salarié de plus de 21 ans avec 12 jours de congés acquis et un enfant à charge pourra prendre 14 jours de congés payés.
  • Un salarié de moins de 21 ans avec seulement 12 jours de congés acquis et un enfant à charge aura 2 jours de congés en plus et peut prendre jusqu'à 30 jours de congés, mais les jours au-delà des 14 jours acquis ne seront pas rémunérés, et ce quelle que soit son ancienneté dans l'entreprise.

À noter

Il est important de souligner que lorsque le nombre de jours de congés ouvrables n'est pas entier, il est arrondi au nombre immédiatement supérieur, conformément à l'article L. 3141-7 du Code du travail.Ces dispositions visent à favoriser l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, tout en tenant compte des situations particulières des jeunes salariés et des parents d'enfants à charge.

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Auxiliaires vétérinaires, l'équipe Agria France voudrait savoir ce qu'elle peut faire pour vous en 2025 !

Chères et chers auxiliaires vétérinaires, votre expertise est précieuse pour élaborer le contenu que nous mettons à la disposition de votre profession.

Agria Assurance pour Animaux prépare ses supports d'information 2025 pour les ASV et souhaite les adapter au mieux à vos besoins professionnels. En tant qu'acteurs clés, votre avis compte énormément. C'est pourquoi nous vous invitons à répondre à notre court questionnaire.

Votre participation permettra d'orienter directement les services qui vous seront proposés. Ensemble, construisons une année où votre rôle crucial sera pleinement reconnu et soutenu. Prenez quelques minutes pour partager vos idées. Merci de votre implication !

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Grille des salaires 2025 du personnel salarié des structures vétérinaires (auxiliaires vétérinaires, ASV, personnel d'entretien, de secrétariat et vétérinaires salariés)

Lors de la commission nationale paritaire de négociation et d'interprétation (CPPNI) du 26 novembre 2024, la valeur du point pour 2025 a été fixée à 17,75 € (+ 2 %). Le point sert de base de calcul pour tous les salaires des Établissements de Soins Vétérinaires. Cette augmentation est applicable au 1er janvier 2025. L'avenant aux conventions collectives (en cours de fusion) du personnel des cabinets et cliniques vétérinaires et des vétérinaires salariés précise cette date d'application.

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Cette augmentation doit être appliquée dès le 1er janvier par les vétérinaires membres du SNVEL (syndicat patronal signataire de l'accord), qui s'y engagent par leur adhésion syndicale, et après l'arrêté d'application, obligatoirement par tous les employeur,  comme indiqué dans l'avenant 88 (Arrêté du 29 janvier 2025 portant extension d'un avenant à la convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires (n° 1875) et à son annexe VII (vétérinaires praticiens salariés) publié le 14 février).

Cette extension sera rendue obligatoire par un arrêté publié au Journal officiel. L'avenant n° 88 signé le 26 novembre dernier  fixe la valeur du point conventionnel, sur la base duquel sont calculés les rémunérations minimums de la branche, à 17,75 euros bruts à compter du 1er janvier 2025 (DV 1730) . Cela correspond à une hausse de 2 % par rapport à l'année dernière.
La nouvelle valeur devra être appliquée rétroactivement par les employeurs non syndiqués qui ne l'auraient pas prise en compte dès le 1er janvier 2025.
 
Si nécessaire, cliquez sur ce lien (document de la Dépêche Vétérinaire) pour rappeler à votre employeur l'obligation de date d'application : L'entrée en application devra être faite "aux conditions prévues par ledit avenant" : l'avenant précise expressément la volonté des partenaires sociaux de fixer la condition d'entrée en application de cette norme au 1er janvier 2025, dans le contenu même de l'avenant". 

Si votre employeur conteste ce point, il peut contacter le SNVEL, qui lui confirmera cette obligation.

La valeur du point est fixée à 17,75 € au 1er janvier 2025.   

Echelons

Salaire brut minimum du personnel des structures vétérinaires travaillant 35 h par semaine Taux horaire
I 105 x 17,75 = 1 863,75 € 12,29 €
II 108 x 17,75 = 1 917,00 € 12,64 €
III 110 x 17,75 = 1 952,50 € 12,87 €
IV 113 x 17,75 = 2 005,75 € 13,22 €
V 120 x 17,75 = 2 130,00 € 14,04 €
V + 1 CQP 123 x 17,75 = 2 173,25 € 14,40 €

*V+1 CQP = chaque CQP obtenu entraîe une majoration de salaire de 3 points. Certificat de Qualification Professionnelle. Un CQP = 3 points de majoration soit 53.25 € bruts.

Le salaire net, c'est à dire ce que perçoit réellement le salarié, est calculé à partir du salaire brut dont on retire les charges (environ 23 %. Pour faire une estimation : convertisseur salaire brut > net). 

Avenant n° 88 du 26 novembre 2024 relatif à la valeur du point conventionnel pour l'année 2025

Les informations destinées aux employeurs sont disponibles sur le site du SNVEL : veterinaireliberal.fr

La Dépêche vétérinaire  : Salaires des personnels auxiliaire et vétérinaire : le point conventionnel revalorisé de 2 % en 2025 

ASVinfos : Valeur du point 2024, grille de salaire, taux horaire
Historique de la valeur du point : Valeur du point : historique
et échelons : Classification des emplois et définitions des tâches
Pour comprendre comment on passe du point à un tarif horaire : Comment est calculé le salaire d'une auxiliaire vétérinaire ? (En partie privée du site, accès réservé aux inscrits : S'inscrire

Le calcul de la valeur du point résulte d’une négociation entre les représentants du syndicat des vétérinaires libéraux (SNVEL) et ceux des syndicats de salariés au cours d'une CPPNI .

Cette valeur est fixée pour les deux conventions collectives, celle du personnel non vétérinaire et celle des praticiens salariés. La même valeur du point est utilisée mais les coefficients changent (132 pour un vétérinaire débutant).

Sont représentés à la CPPNI le Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice Libéral (SNVEL) 10 place Léon Blum – 75011 Paris, et les syndicats suivants :

La fédération des Services Publics et de Santé – Force Ouvrière 153 -155 rue de Rome – 75017 Paris

La fédération Générale Agroalimentaire – CFDT 47- 49 avenue Simon Bolivar – 75019 Paris

Le syndicat national des cadres d'entreprises agricoles (SNCEA) CFE-CGC,73, rue de Clichy,75009 Paris

La fédération des Employés, Cadres, Techniciens et Agents de Maîtrise – CFTC 36 rue de Lagny – 75020 PARIS

La fédération nationale agroalimentaire et forestière (FNAF) CGT, 263, rue de Paris, case 428, 93514 Montreuil Cedex

La fédération des commerces et des services UNSA FESSAD 21, rue Jules-Ferry 93177 Bagnolet Cedex

La revue ou le site de La Dépêche vétérinaire informent rapidement la profession de l’augmentation de la valeur du point, ainsi que des procédures de réductions de charges sur les salaires et des aides à l’embauche des jeunes. 

La grille des salaires (DV 1730) :
 
Grille de salaire 2024 SNVEL
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Assurance : les maladies chroniques sont-elles prises en charge ?

Les maladies chroniques sont plus ou moins sévères et s’aggravent généralement avec le temps, nécessitant un traitement à vie souvent lourd et onéreux.

Agria Assurance pour Animaux prend en charge les maladies chroniques de l'animal assuré jusqu’à la fin de sa vie.

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Bon à savoir

Avant de souscrire un contrat d’assurance chien chat, il est important de vérifier que l'animal sera couvert en cas de maladie chronique et ce jusqu’à la fin de sa vie. Soyez également attentif quant au plafonnement des remboursements par maladie car avec un tel fonctionnement, l’enveloppe annuelle dédiée à la maladie chronique ne sera pas suffisante pour couvrir la majeure partie des frais de santé.

Assurance santé animale et prise en charge des maladies chroniques : réponses à vos questions

L’assurance est-elle plus chère pour un animal atteint d’une maladie chronique ?

Non, le prix de l’assurance chien chat Agria n’augmente pas si un diagnostic de maladie chronique est porté sur l’animal assuré.

L’animal est déjà atteint d’une maladie chronique, puis-je l’assurer ?

Si la maladie chronique a été diagnostiquée avant la souscription de l’assurance ou pendant le délai de carence (20 jours après la date de signature du contrat), les frais vétérinaires liés à la maladie chronique en question ne seront pas couverts par l’assurance.

L’animal pourra en revanche être couvert pour d’autres pathologies futures ou en cas d’accident.

Il y a-t-il un montant maximum de remboursement par maladie ?

Le plafond annuel de remboursement est celui que le client a choisi lors de la souscription de son assurance Agria (de 1500€ à 4500€ selon la formule d’assurance). Chez Agria Assurance pour Animaux, ce montant n’est pas plafonné par maladie, le client bénéficie donc d’une prise en charge optimale, y compris en cas de maladie chronique de son animal.

L’animal atteint d’une maladie chronique est-il assuré à vie ?

Oui. Agria Assurance pour Animaux assure tous les chiens et tous les chats sans limite d’âge, avec les mêmes garanties à vie. L’animal ne sera pas radié de l’assurance passé un certain âge ou s’il est atteint d’une maladie chronique. Les frais vétérinaires liés à la maladie chronique seront remboursés à hauteur du contrat d’assurance, jusqu’à la fin de la vie de l’animal.

 

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Profession : griffoir pour chat. La BD à se faire offrir, ou à offrir à ses employeurs !

La plupart des auxiliaires connaissent les dessins de notre collègue Héloïse, qui publie régulièrement sur les réseaux sociaux depuis... 2016 ! Eh bien Héloïse a franchi le pas : la BD "Profession : griffoir pour chat" existe maintenant en recueil papier.

C'est le cadeau de l'année, à se faire offrir pour retrouver toutes les situations, parfois difficiles, parfois farfelues, de notre métier, et en rire. Et pourquoi pas l'offrir à vos proches et à votre employeur ? Une manière efficace et drôle de leur faire prendre conscience, si nécessaire, de toutes les facettes de votre quotidien.

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Être auxiliaire vétérinaire... et en rire !

Comme l'écrit l'autrice :

"Être auxiliaire vétérinaire, c'est un subtil mélange entre infirmière pour chiens, griffoir pour chats, charmeuse de serpents, dompteuse de fauves, aide-soignante, assistante en réanimation, traductrice pour clients, dame-pipi, standardiste, punching-ball pour propriétaires stressés, hôtesse d'accueil pour impatients et tant d'autres choses encore... "

Car effectivement, le quotidien d'une auxiliaire vétérinaire, c'est de jongler avec mille casquettes à la fois, de soignante à hôtesse d'accueil, d'agent de nettoyage à paratonnerre émotionnel, de vulgarisatrice scientifique à dompteuse. C'est ce mélange unique qui a inspiré "Profession : Griffoir pour chat", une page Facebook née en juin 2016 d'abord comme un simple passe-temps créatif.

Et ce qui devait être une modeste collection de dessins s'est transformé en une véritable aventure, grandissant au fil des anecdotes et des situations cocasses vécues en clinique. Et c'est maintenant un livre.

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 80 pages, (27 € + port) à commander sur le site de l'autrice :

https://www.griffoirpourchat.fr/product-page/bd-griffoir-pour-chat

Et retrouvez Profession : Griffoir pour chat sur Facebook et Instagram.

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Délivrance du médicament : quelques modifications mais peu de changements

Le Règlement Européen 2019/6 du 28 janvier 2022 a apporté un certain nombre de modifications dans la catégorisation des médicaments vétérinaires, dont la disparition des fameuses liste I et liste II. Mais cela n'a apporté finalement que peu de changement dans les règles de délivrance du médicament vétérinaire.

En effet, le Code de la Santé Publique et le Code de Déontologie Vétérinaire fixent un cadre strict concernant cette délivrance. Ainsi, la possibilité de délivrance au comptoir par l'auxiliaire vétérinaire reste très limitée...

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Les produits médicamenteux sont maintenant classés en trois groupes :

1. Médicaments sur prescription

Ils ne sont délivrés que par le vétérinaire, après examen clinique de l’animal et rédaction d’une ordonnance.

 Ces médicaments, même s'il s'agit d'antiparasitaires, ne doivent pas être placés en vue des clients. Ils ne peuvent donc pas être mis derrière le comptoir, même dans une étagère vitrée fermée à clef.

2. Médicaments exonérés

Ce sont des médicaments qui peuvent être délivrés sans ordonnance. Jusqu'en 2022, l'exonération dépendait des molécules contenues dans le médicament et de leur concentration. Depuis le nouveau règlement, l’exonération se fait dans le cadre de l'AMM (dépôt d'une nouvelle AMM ou demande de modification d'AMM par le fabricant).

Ainsi, pour savoir si un médicament peut être délivré sans prescription, il ne suffit pas de connaître sa composition, il faut regarder la notice ! Deux vermifuges de même composition peuvent maintenant avoir deux statuts différents : l'un uniquement délivrable sur prescription, et l'autre délivrable sans ordonnance...

Ce n’est pas parce qu’un médicament est exonéré qu’il peut être délivré par une ASV. En effet, seuls les vétérinaires ont le droit de délivrer des médicaments, et uniquement pour des animaux dont la structure de soins assure le suivi. Il est donc interdit de vendre un médicament, même exonéré, à une personne dont l’animal n’a jamais été vu en consultation.

  Les médicaments exonérés peuvent être placés en vue des clients (derrière le comptoir), mais en aucun cas atteignables (comptoir avec portillon fermé, étagère fermée).

3. Produits dérogatoires

Ce sont essentiellement des produits antiparasitaires externes (topiques) dont la vente est libre, et qui peuvent être retrouvés dans divers commerces : pharmacies, animaleries… Ce sont les seuls pouvant être délivrés directement par une ASV.

Mais attention, la réglementation concernant la prescription/délivrance s’applique aussi à ces produits : ils ne peuvent être vendus qu’aux seuls clients de la clinique !

 Ce sont aussi les seuls produits qui peuvent être mis sur un présentoir accessible au public au sein de la structure vétérinaire.

 

TESTEZ VOS CONNAISSANCES

Une dame, en vacances dans la région, passe à la clinique pour acheter un vermifuge. Ai-je le droit de le lui vendre ?

 Voir la réponse...

Non, sauf si son animal a déjà été vu en consutation dans votre structure de soins.

 

Un monsieur dont le chat diabétique est suivi dans une autre clinique vient avec une ordonnance pour acheter de l’insuline en dépannage, le vétérinaire habituel étant en rupture de stock. Ai-je le droit de lui en donner ?

 Voir la réponse...

Non, sauf s’il est d’accord pour présenter son animal en consultation. L'insuline est un médicament sur ordonnance, et ne peut être délivrée que par un vétérinaire. Un vétérinaire ne peut délivrer des médicaments qu’aux animaux qu’il suit. Il ne peut pas délivrer des médicaments à partir d’une prescription établie dans une autre structure de soins. La loi lui interdit même de dépanner un confrère qui serait en rupture de médicament !

 

Une dame, propriétaire d’un chien régulièrement vacciné à la clinique, passe acheter un spray antipuces d’une marque que l’on trouve également en vente libre à la jardinerie du coin, pour traiter un chat qu’elle vient d’acquérir. Puis-je le lui vendre ?

 Voir la réponse...

Non, bien qu’il s’agisse d’un produit en vente libre, car une structure vétérinaire ne peut délivrer des produits que pour des animaux suivis à la clinique. Or, dans ce cas, le chat n’a jamais été vu en consultation…

Sources

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Exemption de l'obligation de certification Certibiocide

D'après une information diffusée par le SNVEL et reprise dans la Dépêche Vétérinaire et sur les réseaux sociaux, les vétérinaires ont obtenu une exemption de la certification Certibiocide pour 2025,  "dans l'attente de la mise en place d'un système de certification inclus dans les formations continues vétérinaires existantes".

Une évolution plutôt logique, puisque l'utilisation des biocides et sa dimension de biosécurité font partie de la formation initiale des vétérinaires.

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Qu'est ce que le Certibiocide ?

Le Certibiocide est une certification obligatoire en France depuis le 1er juillet 2015 pour les professionnels qui manipulent, distribuent ou achètent certains types de produits biocides à usage professionnel.

La certification Certibiocide s'inscrit dans une démarche globale de sécurisation de l'utilisation des produits biocides. Elle répond à un triple enjeu : garantir une utilisation maîtrisée et responsable de ces substances, préserver la santé publique et l'environnement, tout en assurant un niveau de professionnalisme élevé dans la manipulation de ces produits potentiellement dangereux.

Pourquoi les règles changent-elles ?

Les modifications concernant les vétérinaires proviennent d'un arrêté du 23 janvier 2023 qui a étendu le champ d'application du Certibiocide.

Initialement, l'obligation concernait principalement les produits de lutte contre les nuisibles, et les vétérinaires étaient exemptés car leurs clients (les éleveurs) n'étaient pas soumis à cette obligation pour les usages en production et transformation agroalimentaire1.

La modification majeure concerne particulièrement l'utilisation des produits désinfectants réservés aux professionnels, notamment :

  • Les produits de type TP3 (surfaces en contact avec les animaux).
  • Les produits de type TP4 (désinfection des équipements en contact avec les aliments des animaux)2.

Mobilisation des organismes professionnels

Puisque l'utilisation des biocides et leurs dangers font partie de l'enseignement vétérinaire, les organisations professionnelles (AVEF, AFVAC, AFVE, AVEF, FSVF, SNGTV, SNVEL, SSEVIF) ont écrit aux ministères concernés pour demander le renouvellement de l'exemption de la profession.

Le dossier semble donc évoluer favorablement, et il est souhaitable que la compétence déjà acquise par les vétérinaires au cours de leur formation soit définitivement reconnue. 

 Sources

  1. La Dépêche vétérinaire novembre 2024 Certibiocide : exemption pour 2025 dans l'attente d'un système de certification inclus dans les formations existantes
  2. Certibiocide Désinfectants pour les vétérinaires, https://www.Certibiocide.com/Certibiocide-desinfectants-veterinaires/
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Assurance pour animaux : qu'est-ce que la déclaration de santé ?

La déclaration de santé est un questionnaire sur l’état de santé de l’animal de compagnie à remplir au moment de la souscription de l’assurance. Elle est nécessaire pour garantir au propriétaire que l’assurance qu’il a choisie correspond aux besoins de son animal.

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À quoi sert la déclaration de santé ?

La déclaration de santé est nécessaire pour s’assurer que le propriétaire a choisi la meilleure assurance chien ou la meilleure assurance chat selon les besoins de son animal et que les garanties du contrat s’appliqueront conformément aux Conditions Générales d’assurance.

Quels sont les renseignements demandés ?

La déclaration de santé est composée de trois questions sur la santé de l’animal au moment de la souscription de l’assurance :

  • Votre chien/chat a-t-il déjà été malade, blessé ou montré des signes de maladies ou blessures ?
  • Avez-vous déjà contacté ou rendu visite à votre vétérinaire au sujet d’une blessure ou d’une maladie de votre chien/chat ?
  • Pensez-vous que votre chien est actuellement en pleine santé et sans symptômes de maladie ou de blessure ?

Selon les réponses apportées (oui ou non), un complément d’information vous sera demandé (quelques mots).

Que se passe-t-il en cas de fausse déclaration de santé ?

L’exactitude des informations fournies lors de la déclaration de santé engage la responsabilité du propriétaire et un historique médical sera demandé lors de la première demande de remboursement. En cas d’omission, l’assurance ne pourra pas rembourser les frais vétérinaires liés aux éléments non déclarés.

Que se passe-t-il si l’animal a déjà été malade/blessé ?

Si le chien ou le chat a déjà été malade ou blessé avant la souscription de l’assurance, les frais liés à cette maladie ou à cet accident ne pourront pas être pris en charge par l’assurance santé animale (principe de préexistence, commun à toutes les assurances).

Dans certains cas, selon la gravité de la maladie/blessure, une réserve peut être appliquée sur une courte durée (de 6 à 12 mois). A l’expiration de la réserve et si l’animal n’a présenté aucun trouble lié à cette ancienne maladie/blessure, il sera de nouveau couvert pour les maladies/conditions pour lesquelles une réserve avait été appliquée lors de la souscription du contrat d’assurance chien chat Agria.

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Leptospirose : la problématique de la vaccination

La leptospirose est une maladie causée par des bactéries du genre Leptospira. C'est une maladie grave qui représente un réel danger pour l'Homme.

Le chien est un des nombreux mammifères pouvant être contaminé par Leptospira, avec des risques importants pour sa propre santé, et des risques de transmission à l'humain. C'est pourquoi la vaccination est nécessaire. Mais encore faut-il qu'elle soit efficace ! Or les leptospires présentent une grande variété antigénique, ce qui nécessite de recourir à des vaccins de nouvelle génération.

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La leptospirose, une maladie grave pour l'Homme et pour le chien

Plus d'un million de cas humains sont recensés dans le monde tous les ans, avec un taux de mortalité de 6 %. La France est concernée, avec plus de 600 cas par an, un chiffre en nette augmentation sur les 10 dernières années. C'est d'ailleurs maintenant une maladie à déclaration obligatoire en médecine humaine.

Sources de contamination

De nombreuses espèces de mammifères peuvent être porteurs de leptospires, et être source de contamination pour les autres animaux et pour l'Homme. Cependant, la source principale de bactéries est l'urine des rongeurs, considérés comme le principal réservoir de la maladie. Ainsi, au niveau mondial, 30% de la population de Rattus norvegicus, le surmulot, est contaminée !

 L'urbanisation croissante, accompagnée de la présence de rongeurs réservoirs en ville, facilite l'extension de la maladie, qui n'est plus limitée aux environnements campagnards chauds et humides.

La contamination par morsure de rat infecté est aussi possible, mais plus rare.

La leptospirose est présente partout en France métropolitaine, et encore plus dans les départements d'Outre-mer, dans lesquels des pics épidémiques surviennent pendant la saison des pluies et lors des ouragans.

Voies de contamination

La contamination se fait par l'environnement : contact avec des eaux douces contaminées, avec de l'urine d'un animal infecté ou du sol contaminé par ces urines. Les leptospires, qui peuvent survivre plusieurs mois dans un environnement favorable, pénètrent à travers la peau et les muqueuses, puis disséminent rapidement dans l'organisme via la circulation sanguine.

 

leptospirose chien baignade

Roy Egloff, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons

Le comportement de chasse des chiens, et leur attirance pour les bains "nature" sont des facteurs favorisants.

Chez l'Homme, les activités de loisirs aquatiques, baignade en eau douce, canoë-kayak, ou encore la chasse peuvent être des occasions de contamination, ainsi que les épisodes d'inondation. Certains métiers sont plus particulièrement exposés : égoutiers, pisciculteurs, gardes-chasse, personnels d'abattoir, agriculteurs en milieu humide (canne à sucre, riz), et bien sûr  personnels soignants vétérinaires .

 

contamination leptospirose

D'après Nau, L.H., Emirhar, D., Obiegala, A. et al., licence Creative Commons Attribution 4.0 International.

Signes cliniques

Puisque la bactérie se répand dans l'organisme via la circulation sanguine, elle peut atteindre de nombreux organes, principalement les reins, le foie et les poumons, mais aussi parfois le système nerveux.

Chez l'Homme, la leptospirose se manifeste initialement comme un syndrome pseudo-grippal (fièvre, fatigue, courbatures). L'évolution peut ensuite conduire à des formes graves, avec insuffisance rénale, atteinte hépatique et hémorragies, dont le syndrome d'hémorragie pulmonaire leptospirosique (LPHS). La maladie est parfois mortelle.

Les manifestations cliniques chez le chien vont d'une forme subclinique (absence de signes de maladie) à une atteinte multi-organique fatale. Les atteintes les plus fréquentes sont rénales (néphrite tubulo-interstitielle aiguë) et hépatique (hépatopathie cholestatique), mais le syndrome hémorragique pulmonaire leptospirosique (LPHS) existe aussi chez le chien, avec une mortalité pouvant atteindre 70% malgré les traitements.

La vaccination des chiens : pas si simple

La diversité des leptospires

Le principal obstacle rendant la vaccination contre la leptospirose difficile est la grande diversité des leptospires. Il existe plus de 250 sérovars différents, c'est-à-dire plus de 250 variations antigéniques de la bactérie, regroupés en 25 sérogroupes. Or pour qu'un vaccin soit totalement efficace, il faudrait qu'il contienne les antigènes permettant de synthétiser les anticorps  contre chacun de ces 25 sérogroupes ! Et s'il existe plusieurs espèces de leptospires bien identifiées, il s'avère qu'au sein d'une même espèce, les bactéries n'appartiennent pas obligatoirement au même sérogroupe. On ne peut donc pas se baser uniquement sur les différentes espèces de leptospires pour élaborer des vaccins très efficaces.

Des populations de leptospires en perpétuelle évolution

L'épidémiologie de la leptospirose ne cesse d'évoluer. Si historiquement les sérogroupes Icterohaemorrhagiae et Canicola dominaient, justifiant les premiers vaccins bivalents, le tableau s'est considérablement complexifié. Les études récentes révèlent l'émergence significative d'autres sérogroupes, notamment Australis en France et Grippotyphosa dans diverses régions.

Implications sur la vaccination : les vaccins L4

Il apparaît aujourd'hui que les vaccins canins ne contenant que deux sérogroupes de leptospires n'ont plus aucun intérêt aujourd'hui. Ils ne permettent pas de développer une immunité significative et peuvent laisser croire abusivement au propriétaire que l'animal est protégé.

C'est pourquoi il a été développé récemment des vaccins quadrivalents (vaccins L4), contenant les antigènes de 4 sérogroupes de leptospires, permettant d'élargir la couverture immunitaire. Ces vaccins permettent prévenir la maladie clinique et diminuer l'excrétion des leptospires, même s'ils ne permettent pas d'induire une protection à 100%.

Les effets secondaires

Les vaccins L4 font l'objet de polémiques et certains propriétaires et éleveurs sont réticents, voire franchement opposés, à leur utilisation. Cependant, s'il est vrai que les effets secondaires des L4 sont plus fréquents que ceux induits pas les anciens vaccins, ils restent en général bénins (réaction locale au point d'injection, parfois état fébrile passager) et rares (incidence 0.069%, réactions locales bénignes plus fréquentes pour les vaccins adjuvés). Les réactions d'hypersensibilité majeure sont exceptionnelles. Elles peuvent avoir des conséquences graves, mais sont de bon pronostic si la prise en charge est précoce.

La balance bénéfice-risque est favorable à la vaccination

Même si les vaccins contre la leptospirose peuvent occasionner des effets secondaires, le rapport bénéfice-risque reste nettement favorable en faveur de la vaccination des chiens.

  • La leptospirose est une maladie grave, parfois mortelle.
  • La contamination est possible partout en France.
  • Les chiens malades représentent un danger pour la santé humaine.

Vacciner les chiens contre la leptospirose, c'est non seulement protéger son animal de compagnie, mais aussi protéger sa famille...

Sources

  • Sykes (JE), Francey (T), Schuller (S), Stoddard (RA), Cowgill (LD), Moore (GE), Updated ACVIM consensus statement on leptospirosis in dogs, J Vet Intern Med. 2023, 37, 1966-1982.
  • Lohezic (J), Fresnay (E), Begon (E), Rougier (S), Boullier (S), Laurentie (S), Effets indésirables graves des vaccins chez le chien : étude rétrospective. https://www.anses.fr/
  • Hidalgo Friaza (M), Barthélemy (A), Savoie (P), Freyburger (L), Hugonnard (M), Vaccination contre la leptospirose canine en France : enquête sur les pratiques vétérinaires et leurs motivations, Rev Vét Clin. 2023, 58, 1-11.
  • Museux (K), Boucraut (C), Delattre (D), Picardeau (M), Bourhy (P), La leptospirose canine : étude génomique sur 127 cas en France,AFVAC le Congrès Lyon 2024.
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Le Chien et son Comportement

Les éditions AFVAC et Zoopsy proposent un nouvel ouvrage sur le comportement du Chien permettant aux ASV de connaître les chiens dans toutes les dimensions de leur comportement normal.

Ce ne sont pas moins de 27 auteurs, 1 généticienne et 26 praticiens, tous diplômés, soit du DIE de Vétérinaire comportementaliste, soit du DU de Psychiatrie vétérinaire, qui ont contribué à ce manuel pratique.

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le chien et son comportement couverture

148 pages - 40 € TTC (plus port).

A commander sur afvac.com

Au sommaire :

PARTIE 1 : Développement et comportemental du chien

  • Chapitre 1 - Les étapes normales du développement
  • Chapitre 2 - Neurophysiologie
  • Chapitre 3 - Attachement - organisation des relachions mère-chiots
  • Chapitre 4 - Vulnérabilité, points d'attention
  • Chapitre 5 - Génétique et comportement normal 
  • Chapitre 6 - Conditions d'élevage

PARTIE 2 : Comportements élémentaires

Partie 2-1 - Comportements centripètes

  • Chapitre 7 - Comportement alimentaire
  • Chapitre 8- Comportement dipsique
  • Chapitre 9 - Comportement somesthésique
  • Chapitre 10 - Comportement éliminatoire
  • Chapitre 11 - Sommeil

Partie 2-2 - Comportements centrifuges

  • Chapitre 12 - Comportement exploratoire
  • Chapitre 13 - Comportement agressif
  • Chapitre 14 - Comportement social : communication, hiérarchie, solidarité

Partie 2-3 - Comportements mixtes

  • Chapitre 15 - Comportement ludique
  • Chapitre 16 - Comportement de marquage
  • Chapitre 17 - Comportement sexuel
  • Chapitre 18 - Comportement maternel

PARTIE 3 : Processus et comportements intégratifs

Partie 3-1 -Processus élémentaires

  • Chapitre 19 - Sensibilisation/Sensibilisation
  • Chapitre 20 - Généralisation/Discrimination
  • Chapitre 21 -  Ihnibition/Activation
  • Chapitre 22 - Anticipation
  • Chapitre 23 - Instrumentalisation

Partie 3-2 - Processus intégratifs

  • Chapitre 24 - Attachement
  • Chapitre 25 - Socialisation
  • Chapitre 26 - Homéostasie sensorielle
  • Chapitre 27 - Acquisition et maintien des autocontrôles
  • Chapitre 28 - Vieillissement
  • Chapitre 29 - Cognition - Mémoire - Conscience

Partie 3-3 - Comportements intégratifs

  • Chapitre 30 - Les apprentissages de base
  • Chapitre 31 - Liens d'attachement
  • Chapitre 32 - Communication
  • Chapitre 33 - Agressivité
  • Chapitre 34 - Autocontrôles
  • Chapitre 35 - Hiérarchie - Statut social
  • Chapitre 36 - Cognition - Mémoire - Conscience

PARTIE 4 : Une vie de chien

  • Chapitre 37 - Chronologie du développement comportemental
  • Chapitre 38 - Les grands évènements de la vie
  • Chapitre 39 - Limites de la normalité

PARTIE 5 : En consultation

Partie 5-1 - Examens cliniques, éléments observables

  • Chapitre 40 - Examen somatique,douleur, manifestations organiques
  • Chapitre 41 - Observation directe
  • Chapitre 42 - Comportement exploratoire en consultation
  • Chapitre 43 - Comportement agressif en consultation
  • Chapitre 44 - Activités substitutives, stéréotypies, rituels
  • Chapitre 45 - Comportement hallucinatoire en consultation

Partie 5-2 - Comportement au quotidien en pratique

  • Chapitre 46 - Le comportement dans les consultations vétérinaires
  • Chapitre 47 - Premières consultations
  • Chapitre 48 - Consultation d'un adulte
  • Chapitre 49 - Consultation d'un chien âgé
  • Chapitre 50 - Evaluation de la dangerosité (chien non mordeur)
  • Chapitre 51 - Adoption d'un chien adulte
  • Chapitre 52 - Conseils aux éleveurs
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Mise à jour des recommandations vaccinales pour les chiens et les chats

L'Association mondiale vétérinaire pour les petits animaux (WSAVA) vient de publier la mise à jour de ses recommandations vaccinales pour les chiens et les chats.

Ces recommandations sont une base scientifique solide permettant aux vétérinaires de proposer des protocoles vaccinaux adaptés pour chaque animal, en fonction de son mode et de son lieu de vie.

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Les précédentes recommandations dataient de 2016. Elles sont téléchargeables ici (en français).

La version 2024 (téléchargeable ici, en anglais) comprend plusieurs mises à jour. 

Vaccins essentiels

Ce sont les vaccins qu'a priori tous les chiens et les chats devraient recevoir, quel que soit leur lieu et leur mode de vie.

  • Pour les chiens : il s'agit de la maladie de Carré, de la parvovirose, et de l'adénovirose (hépatite de Rubarth)
  • Pour les chats : il s'agit de la panleucopénie infectieuse (parvovirose féline), la calicivirose et l'herpèsvirose (deux virus responsables du syndrome coryza)

Vaccins complémentaires

Des vaccins complémentaires peuvent être fortement recommandés, voire être obligatoires, lorsque l'animal vit dans une zone géographique exposée à certaines maladies.

  • Chez le chien : il s'agit de la rage (vaccin essentiel dans les régions à risque, voire obligatoire) et de la leptospirose. La vaccination contre la leptospirose canine est jugée nécessaire dans les régions où la maladie est répandue, où les sérogroupes impliqués sont connus et où des vaccins appropriés, c'est-à-dire protégeant contre ces sérogroupes, sont disponibles. C'est le cas en France, où la leptospirose est présente sur tout le territoire.
  • Chez le chat : il s'agit de la rage (vaccin essentiel dans les régions à risque, voire obligatoire) et du FeLV. La vaccination contre le FeLV est recommandée dans les régions à risque pour les jeunes chats et les chats adultes ayant accès à l'extérieur, ou vivant avec d'autres chats ayant accès à l'extérieur. En ce qui concerne la vaccination contre le FIV, les études concernant son efficacité sont contradictoires, et des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Vaccination des chiots et des chatons

Les recommandations pour les chiots et les chatons ont été mises à jour pour tenir compte de l'interférence des anticorps maternels. Ces anticorps, présents à la naissance, persistent chez le jeune pendant un temps variable, et diminuent l'efficacité des vaccins. Chez certains chiots et chatons, ils peuvent interférer avec le vaccin même à l'âge de trois mois, et c'est pourquoi les experts de la WSAVA recommandent désormais de vacciner les chiots et les chatons toutes les 2 à 4 semaines jusqu'à l'âge de 16 semaines (ou plus !).

Il est donc maintenant recommandé de faire la dernière injection de primovaccination à l'âge de 4 mois et non de 3 mois comme auparavant.

Premier rappel

Malgré l'injection à 16 semaines, certains chiots et chatons chez lesquels la persistance des anticorps maternels est plus longue que la moyenne ne sont pas correctement protégés. Aussi, il est souhaitable de faire la première injection de rappel à 26 semaines (6 mois) et non un an après la dernière injection de rappel comme cela était préconisé auparavant.

Ainsi le schéma de vaccination recommandé par la WSAVA est le suivant :

  • Première vaccination : entre 6 et 8 semaines
  • Vaccinations suivantes : toutes les 2 à 4 semaines jusqu'à 16 semaines ou plus
  • Rappel : à 26 semaines ou plus

Tests sérologiques :

Un tel protocole de vaccination permet d'assurer un maximum de protection aux jeunes animaux. Mais il a l'inconvénient de faire vacciner plus souvent  tous les animaux, même ceux qui n'en ont pas besoin car ils ont déjà une bonne protection vaccinale, et il ne permet pas d'induire une immunité protectrice chez ceux dont le système immunitaire est défaillant.

C'est pourquoi il peut être intéressant de recourir à des tests sérologiques avant la vaccination, pour savoir si celle-ci est nécessaire ou pas. Ces tests permettent, par mesure du niveau d'anticorps dans le sang, d'évaluer l'existence ou pas de la protection contre les maladies. Ils offrent plusieurs avantages :

  1. Confirmation de l'immunité : ils permettent de vérifier si un animal a bien développé une réponse immunitaire après la vaccination, ce qui est particulièrement utile chez les jeunes animaux où les anticorps maternels peuvent interférer.
  2. Optimisation des intervalles de revaccination : chez les animaux plus âgés, ils aident à déterminer si une revaccination est nécessaire, évitant ainsi la survaccination.
  3. Gestion des épizooties : ils peuvent être utilisés pour gérer les épidémies dans les refuges en identifiant les animaux protégés.

Ils peuvent être réalisés sous forme de tests rapides à la clinique, ou en laboratoire avec des résultats plus précis. Cependant, leur fiabilité est variable et leur interprétation n'est pas toujours facile.

La WSAVA recommande l'utilisation sélective des tests sérologiques, surtout après la vaccination des chiots et chatons, pour confirmer la séroconversion. Toutefois, elle déconseille leur utilisation systématique. Les vétérinaires doivent discuter avec les propriétaires des avantages et limites de ces tests.

Important

Il s'agit là de recommandations, et c'est finalement le vétérinaire, après information et discussion avec le propriétaire, qui proposera le protocole le plus adapté à l'animal, en fonction de son âge, de son mode de vie, de ses déplacements futurs...

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Enquête sur les "nouveaux métiers" dans les cliniques vétérinaires

#Évolution de la convention collective des cabinets et cliniques vétérinaires.

Vous avez des fonctions RH ou de management au sein de votre entreprise ? Répondez au questionnaire de la branche sur les métiers non "spécifiquement" vétérinaires !

Les partenaires sociaux attendent le plus de réponses possible pour pouvoir prendre en compte le plus précisément possible les différents emplois.

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L’Observatoire prospectif des Métiers et des Qualifications dans les Professions Libérales, en partenariat avec la CPNEFP (Commission Paritaire Nationale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle) des cabinets, cliniques vétérinaires, CHV et tout Établissements de Soins Vétérinaires, conduit actuellement une étude pour la réalisation d’un répertoire des métiers non vétérinaires dans les Etablissements de Soins Vétérinaires (ESV).

L’objectif de cette étude est d’identifier l’ensemble des métiers  non vétérinaires existants et de les enregistrer au sein d’un répertoire.

La réponse à ce questionnaire vous prendra  moins de 10 minutes. Nous nous engageons à garantir la confidentialité des données et l’anonymat des personnes ayant répondu.

Merci de transmettre aux personnes qui ont un rôle de gestion du personnel dans vos cliniques !

Nous vous remercions par avance de votre participation. Ce sont vos retours qui nous permettront d’établir le répertoire le plus réaliste possible.

Vous pourrez laisser vos coordonnées à la fin de ce questionnaire si vous souhaitez recevoir l’étude finalisée de la part de l’OMPL.

Pour répondre au questionnaire, cliquez sur ce lien : https://s2.sphinxonline.net/SurveyServer/s/KYU_ASSOCIES/OMPL-Referentieldesmetiersnonveterinaires/questionnaire.htm

Vous remerciant sincèrement pour votre participation.

OMPL Observatoire des Métiers dans les Professions Libérales :  https://www.ompl.fr/branches/san/cabinets-cliniques-veterinaires.html

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La surdité chez le chien et le chat

La surdité chez les carnivores domestiques représente un défi diagnostique et thérapeutique en médecine vétérinaire. Cette affection, qu'elle soit d'origine congénitale ou acquise, peut avoir des répercussions significatives sur le comportement et la qualité de vie de l'animal. Lors des échanges avec les propriétaires, les auxiliaires vétérinaires peuvent être amenés à suspecter une surdité chez l'animal et à conseiller une consultation.

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Un déficit de réaction au bruit, un changement de comportement ? Plusieurs signes décrits par un propriétaire peuvent amener à une suspicion de surdité :

  • L'animal ne réagit pas aux bruits familiers comme l'ouverture d'un paquet de croquettes ou l'appel de son nom.
  • Il semble désorienté ou surpris quand on l'approche sans qu'il nous ait vu.
  • Il dort plus profondément et est plus difficile à réveiller.

Au moindre soupçon, il est préférable de conseiller une consultation.

Origine de la surdité

Les principales causes de surdité chez les chiens et les chats, peuvent être classées en deux catégories : congénitales (présentes à la naissance) et acquises (développées plus tard dans la vie).

Origine congénitale

Les anomalies congénitales, souvent héréditaires, sont la première cause de surdité chez les chiens et les chats. Elles touchent préférentiellement certaines races, ou des animaux dont la couleur du pelage et des yeux est associée génétiquement à cette prédisposition.

  • Chiens à robe blanche ou pie : Dalmatien, Dogue argentin, Bull terrier, Bouvier australien.
  • Chiens à robe merle (gène merle) : Border collie, Berger australien.
  • Chats à robe blanche et aux yeux bleus.

Ces surdités congénitales sont généralement présentes dès la naissance ou apparaissent peu après.

Origine acquise

  • Vieillissement (presbyacousie) : il s'agit d'une perte auditive liée à l'âge. C'est bien sûr la cause la plus fréquente chez l'animal âgé.
  • Causes inflammatoires et infectieuses : les infections et inflammations de l'oreille moyenne peuvent entraîner une perte auditive.
  • Causes toxiques (ototoxicité) : plusieurs molécules peuvent avoir des effets néfastes sur l'audition : certains antibiotiques, des antiseptiques utilisés localement (chrlorexidine, alcool), ainsi que des médicaments à visée urinaire ou anticancéreuse.
  • Traumatismes
  • Maladies : Tumeurs de l'oreille, obésité, diabète et autres troubles hormonaux.

Diagnostic

Diagnostiquer une surdité chez un animal est bien sûr bien plus compliqué que chez l'Homme. L'examen de base consiste à produire des bruits soudains en dehors du champ de vision de l'animal, ce qui peut amener à une suspicion mais reste assez peu fiable.

Tests sonores

L'examen diagnostique de choix est l'enregistrement des potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral (PEA).  Cet examen peut être réalisé sur patient vigile ou légèrement sédaté. Des écouteurs sont placés dans les conduits auditifs et les PEA sont enregistrées à l'aide de petites aiguilles placées sur le crâne.

Une autre technique, l'étude des émissions oto-acoustiques (EOA), est moins précise mais plus facile à mettre en oeuvre. Un stimulus sonore est émis dans le conduit auditif externe et les sons émis en réponse par la cochlée (un organe situé dans l'oreille interne, qui contient les structures responsables de la transduction des ondes sonores) sont mesurés.

Tests génétiques

Un laboratoire propose des bilans génétiques par race, incluant, chez certaines races prédisposées, la surdité congénitale.

Autres examens

Une fois la surdité objectivée, et si celle-ci n'est pas congénitale, d'autres examens peuvent être nécessaires pour en trouver la cause : scanner, IRM...

Traitement

Il n'existe malheureusement actuellement aucun traitement de la surdité chez les chiens et les chats. Le vétérinaire peut cependant aider les propriétaires à favoriser l'adaptation de l'animal à son handicap :

  • Développement de signaux visuels en remplacement des signaux sonores.
  • Utilisation de colliers à vibrations.
  • Aide à la socialisation avec les humains et les autres animaux.
  • Sécurisation de l'environnement.

Il ne faut pas hésiter à inciter le propriétaire à consulter un vétérinaire comportementaliste.

 

Sources :

  • MAYOUSSE V., Surdité : l'approche du neurologue, AFVAC le Congrès Lille 2023.
  • SIMEON L., Contribution à l'étude de l'anatomie fonctionnelle de l'oreille et de la surdité chez les carnivores domestiques, Thèse de Doctorat Vétérinaire, ENV Toulouse 2003.
  • SIMEON L., Dépistage et diagnostic de la surdité chez le chien, Bull. Acad. Vét. France, 2023

 

 
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Faut-il conseiller de vacciner contre la rage ?

Que la France soit un pays déclaré « indemne de la rage » ne veut pas dire que le risque n’existe plus sur le territoire national. Le statut « indemne de la rage » signifie seulement qu’il n’y a pas eu des cas d’origine autochtone, c'est-à-dire que le virus de la rage ne circule pas naturellement parmi les animaux sauvages ou domestiques dans ce pays. Mais le risque d’introduction d’animaux contaminés venant de pays étrangers existe toujours, et c’est pour cela que la vaccination des carnivores domestiques contre la rage est toujours d’actualité. Elle est même obligatoire lors de  mouvements de carnivores domestiques entre pays.

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Les préconisations dépendent du mode de vie de l'animal.

Il ne faut pas perdre de vue que pour être reconnue par les autorités, la vaccination antirabique doit être effectuée sur une animal identifié, et figurer sur son passeport, même s'il ne quitte pas le territoire national.

Les animaux qui ne quittent pas le territoire national

En métropole :

En métropole, la vaccination des chiens, chats et furets contre la rage n’est, en général, pas obligatoire.

En particulier, il n'y a plus d'obligation légale de vaccination pour accéder à des campings, centres de vacances et courses de lévriers (arrêté du 22 janvier 1985). Cela a été abrogé par l'arrêté du 4 mai 2007. Mais les campings comme les clubs et les chenils restent en droit de l’exiger dans le cadre de leur règlement intérieur.

Cependant, la vaccination contre la rage des chiens de 1e et 2e catégories est obligatoire.

Dans les départements d’Outre-mer :

En Guyane et à Mayotte, la vaccination contre la rage des chiens, chats et furets est obligatoire.

Cette obligation résulte de la présence de virus rabique chez certaines espèces locales de chauve-souris.

Alors, doit-on conseiller la vaccination antirabique aux animaux qui ne voyagent pas ?

Si le mode de vie de l’animal l’expose à rencontrer des animaux ayant voyagé, la vaccination antirabique peut lui sauver la vie ! En effet, un animal mordu ou griffé par un animal reconnu enragé est considéré comme contaminé et immédiatement euthanasié. Sauf si l’animal agressé est vacciné contre la rage et qu’un rappel antirabique est pratiqué dans les 48 heures suivant la confirmation du cas de rage. C’est bien sûr une situation extrêmement rare, mais pas impossible…

 

Les animaux qui voyagent à l’étranger

Animaux qui sortent de France :

La règlementation varie suivant le pays de destination.

Il existe un site de référence tenu très régulièrement à jour par Dominique Lachapèle, Docteur-Vétérinaire : AnivetVoyage https://www.anivetvoyage.com. Vous y trouverez toutes les informations concernant les obligations vaccinales en fonction du pays de destination, une référence pour conseiller les clients au mieux. Ne pas hésiter également à leur conseiller de contacter l'ambassade du pays de destination si nécessaire.

À noter :

  • Pour tout déplacement vers la Guyane ou Mayotte, la vaccination antirabique est obligatoire.
  • La vaccination rage est obligatoire pour se déplacer à l'intérieur des frontières de l'Union Européenne

Un aller simple, ou un aller-retour ?

S’il s’agit d’un voyage à l’étranger avec retour en France, alors la réglementation pour la venue en France s’applique, et la vaccination antirabique est dans tous les cas obligatoire. Autant conseiller de faire vacciner l’animal avant son départ de France afin d’être sûr qu’il puisse revenir !

 

Animaux qui entrent en France :

La situation est simple, la vaccination antirabique est obligatoire. De plus, si l’animal vient d’un pays où la maladie n’est pas maitrisée, un titrage des anticorps antirabique doit être pratiqué au moins 3 mois avant son entrée en France, sauf si l’animal était parti de France.

Mais encore faut-il que la protection vaccinale soit effective et reconnue !

  • Comme la vaccination des animaux de moins de 12 semaines est interdite, les carnivores domestiques de moins de 12 semaines ne peuvent pas entrer en France.
  • La primovaccination ne nécessite en général qu’une seule injection. En fonction du vaccin, elle peut être pratiquée à l’âge de 12 semaines ou de 3 mois (ce n’est pas tout à fait la même chose) et la protection n’est considérée comme acquise que 21 jours plus tard. Ne peuvent donc entrer ou revenir en France que des animaux âgés d’au moins 15 semaines !
  • Et encore, en fonction du pays d’origine, un titrage d’anticorps peut être nécessaire, ce qui demande plusieurs mois (voir ci-dessus).
  • Enfin, pour que la vaccination soit reconnue, il faut que l’animal soit identifié, que la vaccination soit marquée dans son passeport, qu’il soit à jour de ses rappels le cas échant (au jour près !).

En conclusion, en ce qui concerne la vaccination rage, il est important de demander au propriétaire si des voyages à l'étranger ou dans les départements d'Outre-mer sont envisagés. Si c'est le cas, il est sans doute préférable de conseiller la vaccination antirabique dès que possible.

Si l'animal n'est pas censé voyager au cours de sa vie, c'est au propriétaire de prendre sa décision en fonction de vos explications et du risque d'exposition de son animal à d'autres animaux ayant voyagé ou pouvant voyager à l'étranger.