Actualités pour les ASV

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Profession : griffoir pour chat. La BD à se faire offrir, ou à offrir à ses employeurs !

La plupart des auxiliaires connaissent les dessins de notre collègue Héloïse, qui publie régulièrement sur les réseaux sociaux depuis... 2016 ! Eh bien Héloïse a franchi le pas : la BD "Profession : griffoir pour chat" existe maintenant en recueil papier.

C'est le cadeau de l'année, à se faire offrir pour retrouver toutes les situations, parfois difficiles, parfois farfelues, de notre métier, et en rire. Et pourquoi pas l'offrir à vos proches et à votre employeur ? Une manière efficace et drôle de leur faire prendre conscience, si nécessaire, de toutes les facettes de votre quotidien.

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Être auxiliaire vétérinaire... et en rire !

Comme l'écrit l'autrice :

"Être auxiliaire vétérinaire, c'est un subtil mélange entre infirmière pour chiens, griffoir pour chats, charmeuse de serpents, dompteuse de fauves, aide-soignante, assistante en réanimation, traductrice pour clients, dame-pipi, standardiste, punching-ball pour propriétaires stressés, hôtesse d'accueil pour impatients et tant d'autres choses encore... "

Car effectivement, le quotidien d'une auxiliaire vétérinaire, c'est de jongler avec mille casquettes à la fois, de soignante à hôtesse d'accueil, d'agent de nettoyage à paratonnerre émotionnel, de vulgarisatrice scientifique à dompteuse. C'est ce mélange unique qui a inspiré "Profession : Griffoir pour chat", une page Facebook née en juin 2016 d'abord comme un simple passe-temps créatif.

Et ce qui devait être une modeste collection de dessins s'est transformé en une véritable aventure, grandissant au fil des anecdotes et des situations cocasses vécues en clinique. Et c'est maintenant un livre.

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 80 pages, (27 € + port) à commander sur le site de l'autrice :

https://www.griffoirpourchat.fr/product-page/bd-griffoir-pour-chat

Et retrouvez Profession : Griffoir pour chat sur Facebook et Instagram.

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Délivrance du médicament : quelques modifications mais peu de changements

Le Règlement Européen 2019/6 du 28 janvier 2022 a apporté un certain nombre de modifications dans la catégorisation des médicaments vétérinaires, dont la disparition des fameuses liste I et liste II. Mais cela n'a apporté finalement que peu de changement dans les règles de délivrance du médicament vétérinaire.

En effet, le Code de la Santé Publique et le Code de Déontologie Vétérinaire fixent un cadre strict concernant cette délivrance. Ainsi, la possibilité de délivrance au comptoir par l'auxiliaire vétérinaire reste très limitée...

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Les produits médicamenteux sont maintenant classés en trois groupes :

1. Médicaments sur prescription

Ils ne sont délivrés que par le vétérinaire, après examen clinique de l’animal et rédaction d’une ordonnance.

 Ces médicaments, même s'il s'agit d'antiparasitaires, ne doivent pas être placés en vue des clients. Ils ne peuvent donc pas être mis derrière le comptoir, même dans une étagère vitrée fermée à clef.

2. Médicaments exonérés

Ce sont des médicaments qui peuvent être délivrés sans ordonnance. Jusqu'en 2022, l'exonération dépendait des molécules contenues dans le médicament et de leur concentration. Depuis le nouveau règlement, l’exonération se fait dans le cadre de l'AMM (dépôt d'une nouvelle AMM ou demande de modification d'AMM par le fabricant).

Ainsi, pour savoir si un médicament peut être délivré sans prescription, il ne suffit pas de connaître sa composition, il faut regarder la notice ! Deux vermifuges de même composition peuvent maintenant avoir deux statuts différents : l'un uniquement délivrable sur prescription, et l'autre délivrable sans ordonnance...

Ce n’est pas parce qu’un médicament est exonéré qu’il peut être délivré par une ASV. En effet, seuls les vétérinaires ont le droit de délivrer des médicaments, et uniquement pour des animaux dont la structure de soins assure le suivi. Il est donc interdit de vendre un médicament, même exonéré, à une personne dont l’animal n’a jamais été vu en consultation.

  Les médicaments exonérés peuvent être placés en vue des clients (derrière le comptoir), mais en aucun cas atteignables (comptoir avec portillon fermé, étagère fermée).

3. Produits dérogatoires

Ce sont essentiellement des produits antiparasitaires externes (topiques) dont la vente est libre, et qui peuvent être retrouvés dans divers commerces : pharmacies, animaleries… Ce sont les seuls pouvant être délivrés directement par une ASV.

Mais attention, la réglementation concernant la prescription/délivrance s’applique aussi à ces produits : ils ne peuvent être vendus qu’aux seuls clients de la clinique !

 Ce sont aussi les seuls produits qui peuvent être mis sur un présentoir accessible au public au sein de la structure vétérinaire.

 

TESTEZ VOS CONNAISSANCES

Une dame, en vacances dans la région, passe à la clinique pour acheter un vermifuge. Ai-je le droit de le lui vendre ?

 Voir la réponse...

Non, sauf si son animal a déjà été vu en consutation dans votre structure de soins.

 

Un monsieur dont le chat diabétique est suivi dans une autre clinique vient avec une ordonnance pour acheter de l’insuline en dépannage, le vétérinaire habituel étant en rupture de stock. Ai-je le droit de lui en donner ?

 Voir la réponse...

Non, sauf s’il est d’accord pour présenter son animal en consultation. L'insuline est un médicament sur ordonnance, et ne peut être délivrée que par un vétérinaire. Un vétérinaire ne peut délivrer des médicaments qu’aux animaux qu’il suit. Il ne peut pas délivrer des médicaments à partir d’une prescription établie dans une autre structure de soins. La loi lui interdit même de dépanner un confrère qui serait en rupture de médicament !

 

Une dame, propriétaire d’un chien régulièrement vacciné à la clinique, passe acheter un spray antipuces d’une marque que l’on trouve également en vente libre à la jardinerie du coin, pour traiter un chat qu’elle vient d’acquérir. Puis-je le lui vendre ?

 Voir la réponse...

Non, bien qu’il s’agisse d’un produit en vente libre, car une structure vétérinaire ne peut délivrer des produits que pour des animaux suivis à la clinique. Or, dans ce cas, le chat n’a jamais été vu en consultation…

Sources

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Exemption de l'obligation de certification Certibiocide

D'après une information diffusée par le SNVEL et reprise dans la Dépêche Vétérinaire et sur les réseaux sociaux, les vétérinaires ont obtenu une exemption de la certification Certibiocide pour 2025,  "dans l'attente de la mise en place d'un système de certification inclus dans les formations continues vétérinaires existantes".

Une évolution plutôt logique, puisque l'utilisation des biocides et sa dimension de biosécurité font partie de la formation initiale des vétérinaires.

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Qu'est ce que le Certibiocide ?

Le Certibiocide est une certification obligatoire en France depuis le 1er juillet 2015 pour les professionnels qui manipulent, distribuent ou achètent certains types de produits biocides à usage professionnel.

La certification Certibiocide s'inscrit dans une démarche globale de sécurisation de l'utilisation des produits biocides. Elle répond à un triple enjeu : garantir une utilisation maîtrisée et responsable de ces substances, préserver la santé publique et l'environnement, tout en assurant un niveau de professionnalisme élevé dans la manipulation de ces produits potentiellement dangereux.

Pourquoi les règles changent-elles ?

Les modifications concernant les vétérinaires proviennent d'un arrêté du 23 janvier 2023 qui a étendu le champ d'application du Certibiocide.

Initialement, l'obligation concernait principalement les produits de lutte contre les nuisibles, et les vétérinaires étaient exemptés car leurs clients (les éleveurs) n'étaient pas soumis à cette obligation pour les usages en production et transformation agroalimentaire1.

La modification majeure concerne particulièrement l'utilisation des produits désinfectants réservés aux professionnels, notamment :

  • Les produits de type TP3 (surfaces en contact avec les animaux).
  • Les produits de type TP4 (désinfection des équipements en contact avec les aliments des animaux)2.

Mobilisation des organismes professionnels

Puisque l'utilisation des biocides et leurs dangers font partie de l'enseignement vétérinaire, les organisations professionnelles (AVEF, AFVAC, AFVE, AVEF, FSVF, SNGTV, SNVEL, SSEVIF) ont écrit aux ministères concernés pour demander le renouvellement de l'exemption de la profession.

Le dossier semble donc évoluer favorablement, et il est souhaitable que la compétence déjà acquise par les vétérinaires au cours de leur formation soit définitivement reconnue. 

 Sources

  1. La Dépêche vétérinaire novembre 2024 Certibiocide : exemption pour 2025 dans l'attente d'un système de certification inclus dans les formations existantes
  2. Certibiocide Désinfectants pour les vétérinaires, https://www.Certibiocide.com/Certibiocide-desinfectants-veterinaires/
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Assurance pour animaux : qu'est-ce que la déclaration de santé ?

La déclaration de santé est un questionnaire sur l’état de santé de l’animal de compagnie à remplir au moment de la souscription de l’assurance. Elle est nécessaire pour garantir au propriétaire que l’assurance qu’il a choisie correspond aux besoins de son animal.

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À quoi sert la déclaration de santé ?

La déclaration de santé est nécessaire pour s’assurer que le propriétaire a choisi la meilleure assurance chien ou la meilleure assurance chat selon les besoins de son animal et que les garanties du contrat s’appliqueront conformément aux Conditions Générales d’assurance.

Quels sont les renseignements demandés ?

La déclaration de santé est composée de trois questions sur la santé de l’animal au moment de la souscription de l’assurance :

  • Votre chien/chat a-t-il déjà été malade, blessé ou montré des signes de maladies ou blessures ?
  • Avez-vous déjà contacté ou rendu visite à votre vétérinaire au sujet d’une blessure ou d’une maladie de votre chien/chat ?
  • Pensez-vous que votre chien est actuellement en pleine santé et sans symptômes de maladie ou de blessure ?

Selon les réponses apportées (oui ou non), un complément d’information vous sera demandé (quelques mots).

Que se passe-t-il en cas de fausse déclaration de santé ?

L’exactitude des informations fournies lors de la déclaration de santé engage la responsabilité du propriétaire et un historique médical sera demandé lors de la première demande de remboursement. En cas d’omission, l’assurance ne pourra pas rembourser les frais vétérinaires liés aux éléments non déclarés.

Que se passe-t-il si l’animal a déjà été malade/blessé ?

Si le chien ou le chat a déjà été malade ou blessé avant la souscription de l’assurance, les frais liés à cette maladie ou à cet accident ne pourront pas être pris en charge par l’assurance santé animale (principe de préexistence, commun à toutes les assurances).

Dans certains cas, selon la gravité de la maladie/blessure, une réserve peut être appliquée sur une courte durée (de 6 à 12 mois). A l’expiration de la réserve et si l’animal n’a présenté aucun trouble lié à cette ancienne maladie/blessure, il sera de nouveau couvert pour les maladies/conditions pour lesquelles une réserve avait été appliquée lors de la souscription du contrat d’assurance chien chat Agria.

Découvrez plus d'informations sur Agria Assurance pour Animaux, une expérience et une expertise uniques dans le domaine de l'assurance animale, en cliquant ici !

 
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Leptospirose : la problématique de la vaccination

La leptospirose est une maladie causée par des bactéries du genre Leptospira. C'est une maladie grave qui représente un réel danger pour l'Homme.

Le chien est un des nombreux mammifères pouvant être contaminé par Leptospira, avec des risques importants pour sa propre santé, et des risques de transmission à l'humain. C'est pourquoi la vaccination est nécessaire. Mais encore faut-il qu'elle soit efficace ! Or les leptospires présentent une grande variété antigénique, ce qui nécessite de recourir à des vaccins de nouvelle génération.

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La leptospirose, une maladie grave pour l'Homme et pour le chien

Plus d'un million de cas humains sont recensés dans le monde tous les ans, avec un taux de mortalité de 6 %. La France est concernée, avec plus de 600 cas par an, un chiffre en nette augmentation sur les 10 dernières années. C'est d'ailleurs maintenant une maladie à déclaration obligatoire en médecine humaine.

Sources de contamination

De nombreuses espèces de mammifères peuvent être porteurs de leptospires, et être source de contamination pour les autres animaux et pour l'Homme. Cependant, la source principale de bactéries est l'urine des rongeurs, considérés comme le principal réservoir de la maladie. Ainsi, au niveau mondial, 30% de la population de Rattus norvegicus, le surmulot, est contaminée !

 L'urbanisation croissante, accompagnée de la présence de rongeurs réservoirs en ville, facilite l'extension de la maladie, qui n'est plus limitée aux environnements campagnards chauds et humides.

La contamination par morsure de rat infecté est aussi possible, mais plus rare.

La leptospirose est présente partout en France métropolitaine, et encore plus dans les départements d'Outre-mer, dans lesquels des pics épidémiques surviennent pendant la saison des pluies et lors des ouragans.

Voies de contamination

La contamination se fait par l'environnement : contact avec des eaux douces contaminées, avec de l'urine d'un animal infecté ou du sol contaminé par ces urines. Les leptospires, qui peuvent survivre plusieurs mois dans un environnement favorable, pénètrent à travers la peau et les muqueuses, puis disséminent rapidement dans l'organisme via la circulation sanguine.

 

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Roy Egloff, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons

Le comportement de chasse des chiens, et leur attirance pour les bains "nature" sont des facteurs favorisants.

Chez l'Homme, les activités de loisirs aquatiques, baignade en eau douce, canoë-kayak, ou encore la chasse peuvent être des occasions de contamination, ainsi que les épisodes d'inondation. Certains métiers sont plus particulièrement exposés : égoutiers, pisciculteurs, gardes-chasse, personnels d'abattoir, agriculteurs en milieu humide (canne à sucre, riz), et bien sûr  personnels soignants vétérinaires .

 

contamination leptospirose

D'après Nau, L.H., Emirhar, D., Obiegala, A. et al., licence Creative Commons Attribution 4.0 International.

Signes cliniques

Puisque la bactérie se répand dans l'organisme via la circulation sanguine, elle peut atteindre de nombreux organes, principalement les reins, le foie et les poumons, mais aussi parfois le système nerveux.

Chez l'Homme, la leptospirose se manifeste initialement comme un syndrome pseudo-grippal (fièvre, fatigue, courbatures). L'évolution peut ensuite conduire à des formes graves, avec insuffisance rénale, atteinte hépatique et hémorragies, dont le syndrome d'hémorragie pulmonaire leptospirosique (LPHS). La maladie est parfois mortelle.

Les manifestations cliniques chez le chien vont d'une forme subclinique (absence de signes de maladie) à une atteinte multi-organique fatale. Les atteintes les plus fréquentes sont rénales (néphrite tubulo-interstitielle aiguë) et hépatique (hépatopathie cholestatique), mais le syndrome hémorragique pulmonaire leptospirosique (LPHS) existe aussi chez le chien, avec une mortalité pouvant atteindre 70% malgré les traitements.

La vaccination des chiens : pas si simple

La diversité des leptospires

Le principal obstacle rendant la vaccination contre la leptospirose difficile est la grande diversité des leptospires. Il existe plus de 250 sérovars différents, c'est-à-dire plus de 250 variations antigéniques de la bactérie, regroupés en 25 sérogroupes. Or pour qu'un vaccin soit totalement efficace, il faudrait qu'il contienne les antigènes permettant de synthétiser les anticorps  contre chacun de ces 25 sérogroupes ! Et s'il existe plusieurs espèces de leptospires bien identifiées, il s'avère qu'au sein d'une même espèce, les bactéries n'appartiennent pas obligatoirement au même sérogroupe. On ne peut donc pas se baser uniquement sur les différentes espèces de leptospires pour élaborer des vaccins très efficaces.

Des populations de leptospires en perpétuelle évolution

L'épidémiologie de la leptospirose ne cesse d'évoluer. Si historiquement les sérogroupes Icterohaemorrhagiae et Canicola dominaient, justifiant les premiers vaccins bivalents, le tableau s'est considérablement complexifié. Les études récentes révèlent l'émergence significative d'autres sérogroupes, notamment Australis en France et Grippotyphosa dans diverses régions.

Implications sur la vaccination : les vaccins L4

Il apparaît aujourd'hui que les vaccins canins ne contenant que deux sérogroupes de leptospires n'ont plus aucun intérêt aujourd'hui. Ils ne permettent pas de développer une immunité significative et peuvent laisser croire abusivement au propriétaire que l'animal est protégé.

C'est pourquoi il a été développé récemment des vaccins quadrivalents (vaccins L4), contenant les antigènes de 4 sérogroupes de leptospires, permettant d'élargir la couverture immunitaire. Ces vaccins permettent prévenir la maladie clinique et diminuer l'excrétion des leptospires, même s'ils ne permettent pas d'induire une protection à 100%.

Les effets secondaires

Les vaccins L4 font l'objet de polémiques et certains propriétaires et éleveurs sont réticents, voire franchement opposés, à leur utilisation. Cependant, s'il est vrai que les effets secondaires des L4 sont plus fréquents que ceux induits pas les anciens vaccins, ils restent en général bénins (réaction locale au point d'injection, parfois état fébrile passager) et rares (incidence 0.069%, réactions locales bénignes plus fréquentes pour les vaccins adjuvés). Les réactions d'hypersensibilité majeure sont exceptionnelles. Elles peuvent avoir des conséquences graves, mais sont de bon pronostic si la prise en charge est précoce.

La balance bénéfice-risque est favorable à la vaccination

Même si les vaccins contre la leptospirose peuvent occasionner des effets secondaires, le rapport bénéfice-risque reste nettement favorable en faveur de la vaccination des chiens.

  • La leptospirose est une maladie grave, parfois mortelle.
  • La contamination est possible partout en France.
  • Les chiens malades représentent un danger pour la santé humaine.

Vacciner les chiens contre la leptospirose, c'est non seulement protéger son animal de compagnie, mais aussi protéger sa famille...

Sources

  • Sykes (JE), Francey (T), Schuller (S), Stoddard (RA), Cowgill (LD), Moore (GE), Updated ACVIM consensus statement on leptospirosis in dogs, J Vet Intern Med. 2023, 37, 1966-1982.
  • Lohezic (J), Fresnay (E), Begon (E), Rougier (S), Boullier (S), Laurentie (S), Effets indésirables graves des vaccins chez le chien : étude rétrospective. https://www.anses.fr/
  • Hidalgo Friaza (M), Barthélemy (A), Savoie (P), Freyburger (L), Hugonnard (M), Vaccination contre la leptospirose canine en France : enquête sur les pratiques vétérinaires et leurs motivations, Rev Vét Clin. 2023, 58, 1-11.
  • Museux (K), Boucraut (C), Delattre (D), Picardeau (M), Bourhy (P), La leptospirose canine : étude génomique sur 127 cas en France,AFVAC le Congrès Lyon 2024.
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Le Chien et son Comportement

Les éditions AFVAC et Zoopsy proposent un nouvel ouvrage sur le comportement du Chien permettant aux ASV de connaître les chiens dans toutes les dimensions de leur comportement normal.

Ce ne sont pas moins de 27 auteurs, 1 généticienne et 26 praticiens, tous diplômés, soit du DIE de Vétérinaire comportementaliste, soit du DU de Psychiatrie vétérinaire, qui ont contribué à ce manuel pratique.

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le chien et son comportement couverture

148 pages - 40 € TTC (plus port).

A commander sur afvac.com

Au sommaire :

PARTIE 1 : Développement et comportemental du chien

  • Chapitre 1 - Les étapes normales du développement
  • Chapitre 2 - Neurophysiologie
  • Chapitre 3 - Attachement - organisation des relachions mère-chiots
  • Chapitre 4 - Vulnérabilité, points d'attention
  • Chapitre 5 - Génétique et comportement normal 
  • Chapitre 6 - Conditions d'élevage

PARTIE 2 : Comportements élémentaires

Partie 2-1 - Comportements centripètes

  • Chapitre 7 - Comportement alimentaire
  • Chapitre 8- Comportement dipsique
  • Chapitre 9 - Comportement somesthésique
  • Chapitre 10 - Comportement éliminatoire
  • Chapitre 11 - Sommeil

Partie 2-2 - Comportements centrifuges

  • Chapitre 12 - Comportement exploratoire
  • Chapitre 13 - Comportement agressif
  • Chapitre 14 - Comportement social : communication, hiérarchie, solidarité

Partie 2-3 - Comportements mixtes

  • Chapitre 15 - Comportement ludique
  • Chapitre 16 - Comportement de marquage
  • Chapitre 17 - Comportement sexuel
  • Chapitre 18 - Comportement maternel

PARTIE 3 : Processus et comportements intégratifs

Partie 3-1 -Processus élémentaires

  • Chapitre 19 - Sensibilisation/Sensibilisation
  • Chapitre 20 - Généralisation/Discrimination
  • Chapitre 21 -  Ihnibition/Activation
  • Chapitre 22 - Anticipation
  • Chapitre 23 - Instrumentalisation

Partie 3-2 - Processus intégratifs

  • Chapitre 24 - Attachement
  • Chapitre 25 - Socialisation
  • Chapitre 26 - Homéostasie sensorielle
  • Chapitre 27 - Acquisition et maintien des autocontrôles
  • Chapitre 28 - Vieillissement
  • Chapitre 29 - Cognition - Mémoire - Conscience

Partie 3-3 - Comportements intégratifs

  • Chapitre 30 - Les apprentissages de base
  • Chapitre 31 - Liens d'attachement
  • Chapitre 32 - Communication
  • Chapitre 33 - Agressivité
  • Chapitre 34 - Autocontrôles
  • Chapitre 35 - Hiérarchie - Statut social
  • Chapitre 36 - Cognition - Mémoire - Conscience

PARTIE 4 : Une vie de chien

  • Chapitre 37 - Chronologie du développement comportemental
  • Chapitre 38 - Les grands évènements de la vie
  • Chapitre 39 - Limites de la normalité

PARTIE 5 : En consultation

Partie 5-1 - Examens cliniques, éléments observables

  • Chapitre 40 - Examen somatique,douleur, manifestations organiques
  • Chapitre 41 - Observation directe
  • Chapitre 42 - Comportement exploratoire en consultation
  • Chapitre 43 - Comportement agressif en consultation
  • Chapitre 44 - Activités substitutives, stéréotypies, rituels
  • Chapitre 45 - Comportement hallucinatoire en consultation

Partie 5-2 - Comportement au quotidien en pratique

  • Chapitre 46 - Le comportement dans les consultations vétérinaires
  • Chapitre 47 - Premières consultations
  • Chapitre 48 - Consultation d'un adulte
  • Chapitre 49 - Consultation d'un chien âgé
  • Chapitre 50 - Evaluation de la dangerosité (chien non mordeur)
  • Chapitre 51 - Adoption d'un chien adulte
  • Chapitre 52 - Conseils aux éleveurs
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Mise à jour des recommandations vaccinales pour les chiens et les chats

L'Association mondiale vétérinaire pour les petits animaux (WSAVA) vient de publier la mise à jour de ses recommandations vaccinales pour les chiens et les chats.

Ces recommandations sont une base scientifique solide permettant aux vétérinaires de proposer des protocoles vaccinaux adaptés pour chaque animal, en fonction de son mode et de son lieu de vie.

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Les précédentes recommandations dataient de 2016. Elles sont téléchargeables ici (en français).

La version 2024 (téléchargeable ici, en anglais) comprend plusieurs mises à jour. 

Vaccins essentiels

Ce sont les vaccins qu'a priori tous les chiens et les chats devraient recevoir, quel que soit leur lieu et leur mode de vie.

  • Pour les chiens : il s'agit de la maladie de Carré, de la parvovirose, et de l'adénovirose (hépatite de Rubarth)
  • Pour les chats : il s'agit de la panleucopénie infectieuse (parvovirose féline), la calicivirose et l'herpèsvirose (deux virus responsables du syndrome coryza)

Vaccins complémentaires

Des vaccins complémentaires peuvent être fortement recommandés, voire être obligatoires, lorsque l'animal vit dans une zone géographique exposée à certaines maladies.

  • Chez le chien : il s'agit de la rage (vaccin essentiel dans les régions à risque, voire obligatoire) et de la leptospirose. La vaccination contre la leptospirose canine est jugée nécessaire dans les régions où la maladie est répandue, où les sérogroupes impliqués sont connus et où des vaccins appropriés, c'est-à-dire protégeant contre ces sérogroupes, sont disponibles. C'est le cas en France, où la leptospirose est présente sur tout le territoire.
  • Chez le chat : il s'agit de la rage (vaccin essentiel dans les régions à risque, voire obligatoire) et du FeLV. La vaccination contre le FeLV est recommandée dans les régions à risque pour les jeunes chats et les chats adultes ayant accès à l'extérieur, ou vivant avec d'autres chats ayant accès à l'extérieur. En ce qui concerne la vaccination contre le FIV, les études concernant son efficacité sont contradictoires, et des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Vaccination des chiots et des chatons

Les recommandations pour les chiots et les chatons ont été mises à jour pour tenir compte de l'interférence des anticorps maternels. Ces anticorps, présents à la naissance, persistent chez le jeune pendant un temps variable, et diminuent l'efficacité des vaccins. Chez certains chiots et chatons, ils peuvent interférer avec le vaccin même à l'âge de trois mois, et c'est pourquoi les experts de la WSAVA recommandent désormais de vacciner les chiots et les chatons toutes les 2 à 4 semaines jusqu'à l'âge de 16 semaines (ou plus !).

Il est donc maintenant recommandé de faire la dernière injection de primovaccination à l'âge de 4 mois et non de 3 mois comme auparavant.

Premier rappel

Malgré l'injection à 16 semaines, certains chiots et chatons chez lesquels la persistance des anticorps maternels est plus longue que la moyenne ne sont pas correctement protégés. Aussi, il est souhaitable de faire la première injection de rappel à 26 semaines (6 mois) et non un an après la dernière injection de rappel comme cela était préconisé auparavant.

Ainsi le schéma de vaccination recommandé par la WSAVA est le suivant :

  • Première vaccination : entre 6 et 8 semaines
  • Vaccinations suivantes : toutes les 2 à 4 semaines jusqu'à 16 semaines ou plus
  • Rappel : à 26 semaines ou plus

Tests sérologiques :

Un tel protocole de vaccination permet d'assurer un maximum de protection aux jeunes animaux. Mais il a l'inconvénient de faire vacciner plus souvent  tous les animaux, même ceux qui n'en ont pas besoin car ils ont déjà une bonne protection vaccinale, et il ne permet pas d'induire une immunité protectrice chez ceux dont le système immunitaire est défaillant.

C'est pourquoi il peut être intéressant de recourir à des tests sérologiques avant la vaccination, pour savoir si celle-ci est nécessaire ou pas. Ces tests permettent, par mesure du niveau d'anticorps dans le sang, d'évaluer l'existence ou pas de la protection contre les maladies. Ils offrent plusieurs avantages :

  1. Confirmation de l'immunité : ils permettent de vérifier si un animal a bien développé une réponse immunitaire après la vaccination, ce qui est particulièrement utile chez les jeunes animaux où les anticorps maternels peuvent interférer.
  2. Optimisation des intervalles de revaccination : chez les animaux plus âgés, ils aident à déterminer si une revaccination est nécessaire, évitant ainsi la survaccination.
  3. Gestion des épizooties : ils peuvent être utilisés pour gérer les épidémies dans les refuges en identifiant les animaux protégés.

Ils peuvent être réalisés sous forme de tests rapides à la clinique, ou en laboratoire avec des résultats plus précis. Cependant, leur fiabilité est variable et leur interprétation n'est pas toujours facile.

La WSAVA recommande l'utilisation sélective des tests sérologiques, surtout après la vaccination des chiots et chatons, pour confirmer la séroconversion. Toutefois, elle déconseille leur utilisation systématique. Les vétérinaires doivent discuter avec les propriétaires des avantages et limites de ces tests.

Important

Il s'agit là de recommandations, et c'est finalement le vétérinaire, après information et discussion avec le propriétaire, qui proposera le protocole le plus adapté à l'animal, en fonction de son âge, de son mode de vie, de ses déplacements futurs...

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Enquête sur les "nouveaux métiers" dans les cliniques vétérinaires

#Évolution de la convention collective des cabinets et cliniques vétérinaires.

Vous avez des fonctions RH ou de management au sein de votre entreprise ? Répondez au questionnaire de la branche sur les métiers non "spécifiquement" vétérinaires !

Les partenaires sociaux attendent le plus de réponses possible pour pouvoir prendre en compte le plus précisément possible les différents emplois.

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L’Observatoire prospectif des Métiers et des Qualifications dans les Professions Libérales, en partenariat avec la CPNEFP (Commission Paritaire Nationale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle) des cabinets, cliniques vétérinaires, CHV et tout Établissements de Soins Vétérinaires, conduit actuellement une étude pour la réalisation d’un répertoire des métiers non vétérinaires dans les Etablissements de Soins Vétérinaires (ESV).

L’objectif de cette étude est d’identifier l’ensemble des métiers  non vétérinaires existants et de les enregistrer au sein d’un répertoire.

La réponse à ce questionnaire vous prendra  moins de 10 minutes. Nous nous engageons à garantir la confidentialité des données et l’anonymat des personnes ayant répondu.

Merci de transmettre aux personnes qui ont un rôle de gestion du personnel dans vos cliniques !

Nous vous remercions par avance de votre participation. Ce sont vos retours qui nous permettront d’établir le répertoire le plus réaliste possible.

Vous pourrez laisser vos coordonnées à la fin de ce questionnaire si vous souhaitez recevoir l’étude finalisée de la part de l’OMPL.

Pour répondre au questionnaire, cliquez sur ce lien : https://s2.sphinxonline.net/SurveyServer/s/KYU_ASSOCIES/OMPL-Referentieldesmetiersnonveterinaires/questionnaire.htm

Vous remerciant sincèrement pour votre participation.

OMPL Observatoire des Métiers dans les Professions Libérales :  https://www.ompl.fr/branches/san/cabinets-cliniques-veterinaires.html

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La surdité chez le chien et le chat

La surdité chez les carnivores domestiques représente un défi diagnostique et thérapeutique en médecine vétérinaire. Cette affection, qu'elle soit d'origine congénitale ou acquise, peut avoir des répercussions significatives sur le comportement et la qualité de vie de l'animal. Lors des échanges avec les propriétaires, les auxiliaires vétérinaires peuvent être amenés à suspecter une surdité chez l'animal et à conseiller une consultation.

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Un déficit de réaction au bruit, un changement de comportement ? Plusieurs signes décrits par un propriétaire peuvent amener à une suspicion de surdité :

  • L'animal ne réagit pas aux bruits familiers comme l'ouverture d'un paquet de croquettes ou l'appel de son nom.
  • Il semble désorienté ou surpris quand on l'approche sans qu'il nous ait vu.
  • Il dort plus profondément et est plus difficile à réveiller.

Au moindre soupçon, il est préférable de conseiller une consultation.

Origine de la surdité

Les principales causes de surdité chez les chiens et les chats, peuvent être classées en deux catégories : congénitales (présentes à la naissance) et acquises (développées plus tard dans la vie).

Origine congénitale

Les anomalies congénitales, souvent héréditaires, sont la première cause de surdité chez les chiens et les chats. Elles touchent préférentiellement certaines races, ou des animaux dont la couleur du pelage et des yeux est associée génétiquement à cette prédisposition.

  • Chiens à robe blanche ou pie : Dalmatien, Dogue argentin, Bull terrier, Bouvier australien.
  • Chiens à robe merle (gène merle) : Border collie, Berger australien.
  • Chats à robe blanche et aux yeux bleus.

Ces surdités congénitales sont généralement présentes dès la naissance ou apparaissent peu après.

Origine acquise

  • Vieillissement (presbyacousie) : il s'agit d'une perte auditive liée à l'âge. C'est bien sûr la cause la plus fréquente chez l'animal âgé.
  • Causes inflammatoires et infectieuses : les infections et inflammations de l'oreille moyenne peuvent entraîner une perte auditive.
  • Causes toxiques (ototoxicité) : plusieurs molécules peuvent avoir des effets néfastes sur l'audition : certains antibiotiques, des antiseptiques utilisés localement (chrlorexidine, alcool), ainsi que des médicaments à visée urinaire ou anticancéreuse.
  • Traumatismes
  • Maladies : Tumeurs de l'oreille, obésité, diabète et autres troubles hormonaux.

Diagnostic

Diagnostiquer une surdité chez un animal est bien sûr bien plus compliqué que chez l'Homme. L'examen de base consiste à produire des bruits soudains en dehors du champ de vision de l'animal, ce qui peut amener à une suspicion mais reste assez peu fiable.

Tests sonores

L'examen diagnostique de choix est l'enregistrement des potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral (PEA).  Cet examen peut être réalisé sur patient vigile ou légèrement sédaté. Des écouteurs sont placés dans les conduits auditifs et les PEA sont enregistrées à l'aide de petites aiguilles placées sur le crâne.

Une autre technique, l'étude des émissions oto-acoustiques (EOA), est moins précise mais plus facile à mettre en oeuvre. Un stimulus sonore est émis dans le conduit auditif externe et les sons émis en réponse par la cochlée (un organe situé dans l'oreille interne, qui contient les structures responsables de la transduction des ondes sonores) sont mesurés.

Tests génétiques

Un laboratoire propose des bilans génétiques par race, incluant, chez certaines races prédisposées, la surdité congénitale.

Autres examens

Une fois la surdité objectivée, et si celle-ci n'est pas congénitale, d'autres examens peuvent être nécessaires pour en trouver la cause : scanner, IRM...

Traitement

Il n'existe malheureusement actuellement aucun traitement de la surdité chez les chiens et les chats. Le vétérinaire peut cependant aider les propriétaires à favoriser l'adaptation de l'animal à son handicap :

  • Développement de signaux visuels en remplacement des signaux sonores.
  • Utilisation de colliers à vibrations.
  • Aide à la socialisation avec les humains et les autres animaux.
  • Sécurisation de l'environnement.

Il ne faut pas hésiter à inciter le propriétaire à consulter un vétérinaire comportementaliste.

 

Sources :

  • MAYOUSSE V., Surdité : l'approche du neurologue, AFVAC le Congrès Lille 2023.
  • SIMEON L., Contribution à l'étude de l'anatomie fonctionnelle de l'oreille et de la surdité chez les carnivores domestiques, Thèse de Doctorat Vétérinaire, ENV Toulouse 2003.
  • SIMEON L., Dépistage et diagnostic de la surdité chez le chien, Bull. Acad. Vét. France, 2023

 

 
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Faut-il conseiller de vacciner contre la rage ?

Que la France soit un pays déclaré « indemne de la rage » ne veut pas dire que le risque n’existe plus sur le territoire national. Le statut « indemne de la rage » signifie seulement qu’il n’y a pas eu des cas d’origine autochtone, c'est-à-dire que le virus de la rage ne circule pas naturellement parmi les animaux sauvages ou domestiques dans ce pays. Mais le risque d’introduction d’animaux contaminés venant de pays étrangers existe toujours, et c’est pour cela que la vaccination des carnivores domestiques contre la rage est toujours d’actualité. Elle est même obligatoire lors de  mouvements de carnivores domestiques entre pays.

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Les préconisations dépendent du mode de vie de l'animal.

Il ne faut pas perdre de vue que pour être reconnue par les autorités, la vaccination antirabique doit être effectuée sur une animal identifié, et figurer sur son passeport, même s'il ne quitte pas le territoire national.

Les animaux qui ne quittent pas le territoire national

En métropole :

En métropole, la vaccination des chiens, chats et furets contre la rage n’est, en général, pas obligatoire.

En particulier, il n'y a plus d'obligation légale de vaccination pour accéder à des campings, centres de vacances et courses de lévriers (arrêté du 22 janvier 1985). Cela a été abrogé par l'arrêté du 4 mai 2007. Mais les campings comme les clubs et les chenils restent en droit de l’exiger dans le cadre de leur règlement intérieur.

Cependant, la vaccination contre la rage des chiens de 1e et 2e catégories est obligatoire.

Dans les départements d’Outre-mer :

En Guyane et à Mayotte, la vaccination contre la rage des chiens, chats et furets est obligatoire.

Cette obligation résulte de la présence de virus rabique chez certaines espèces locales de chauve-souris.

Alors, doit-on conseiller la vaccination antirabique aux animaux qui ne voyagent pas ?

Si le mode de vie de l’animal l’expose à rencontrer des animaux ayant voyagé, la vaccination antirabique peut lui sauver la vie ! En effet, un animal mordu ou griffé par un animal reconnu enragé est considéré comme contaminé et immédiatement euthanasié. Sauf si l’animal agressé est vacciné contre la rage et qu’un rappel antirabique est pratiqué dans les 48 heures suivant la confirmation du cas de rage. C’est bien sûr une situation extrêmement rare, mais pas impossible…

 

Les animaux qui voyagent à l’étranger

Animaux qui sortent de France :

La règlementation varie suivant le pays de destination.

Il existe un site de référence tenu très régulièrement à jour par Dominique Lachapèle, Docteur-Vétérinaire : AnivetVoyage https://www.anivetvoyage.com. Vous y trouverez toutes les informations concernant les obligations vaccinales en fonction du pays de destination, une référence pour conseiller les clients au mieux. Ne pas hésiter également à leur conseiller de contacter l'ambassade du pays de destination si nécessaire.

À noter :

  • Pour tout déplacement vers la Guyane ou Mayotte, la vaccination antirabique est obligatoire.
  • La vaccination rage est obligatoire pour se déplacer à l'intérieur des frontières de l'Union Européenne

Un aller simple, ou un aller-retour ?

S’il s’agit d’un voyage à l’étranger avec retour en France, alors la réglementation pour la venue en France s’applique, et la vaccination antirabique est dans tous les cas obligatoire. Autant conseiller de faire vacciner l’animal avant son départ de France afin d’être sûr qu’il puisse revenir !

 

Animaux qui entrent en France :

La situation est simple, la vaccination antirabique est obligatoire. De plus, si l’animal vient d’un pays où la maladie n’est pas maitrisée, un titrage des anticorps antirabique doit être pratiqué au moins 3 mois avant son entrée en France, sauf si l’animal était parti de France.

Mais encore faut-il que la protection vaccinale soit effective et reconnue !

  • Comme la vaccination des animaux de moins de 12 semaines est interdite, les carnivores domestiques de moins de 12 semaines ne peuvent pas entrer en France.
  • La primovaccination ne nécessite en général qu’une seule injection. En fonction du vaccin, elle peut être pratiquée à l’âge de 12 semaines ou de 3 mois (ce n’est pas tout à fait la même chose) et la protection n’est considérée comme acquise que 21 jours plus tard. Ne peuvent donc entrer ou revenir en France que des animaux âgés d’au moins 15 semaines !
  • Et encore, en fonction du pays d’origine, un titrage d’anticorps peut être nécessaire, ce qui demande plusieurs mois (voir ci-dessus).
  • Enfin, pour que la vaccination soit reconnue, il faut que l’animal soit identifié, que la vaccination soit marquée dans son passeport, qu’il soit à jour de ses rappels le cas échant (au jour près !).

En conclusion, en ce qui concerne la vaccination rage, il est important de demander au propriétaire si des voyages à l'étranger ou dans les départements d'Outre-mer sont envisagés. Si c'est le cas, il est sans doute préférable de conseiller la vaccination antirabique dès que possible.

Si l'animal n'est pas censé voyager au cours de sa vie, c'est au propriétaire de prendre sa décision en fonction de vos explications et du risque d'exposition de son animal à d'autres animaux ayant voyagé ou pouvant voyager à l'étranger.

 

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Testez vos connaissances sur la rage

Le personnel des cliniques vétérinaires est considéré comme particulièrement exposé au risque de rage. En effet, même si la France est considérée comme indemne de cette maladie, et que des mesures sont imposées lors d'entrée ou de sortie des animaux de compagnie du territoire nationale, le risque lié à l'import illégal d'animaux existe. C'est le cas classique du chien ou du chat ramassé sur le bord de la route pendant les vacances et ramené subrepticement dans les bagages.

Vos connaissances sont-elles à jour ? Testez-les grâce à ce petit quiz.

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1. La rage est-elle une maladie transmissible à l'Homme (zoonose) ?

2. Quel est l'agent responsable de la rage ?

3. Quel est la source principale des cas de rage observés en France chez les animaux ?

4. La rage existe-elle encore dans les populations de renards en France ?

5. Comment se transmet la rage ?

6. La rage est-elle toujours mortelle une fois les symptômes déclarés ?

7. Quelle est la durée moyenne d'incubation de la rage chez l'homme (délai entre la contamination et l'apparition des symptômes) ?

8. La vaccination antirabique est-elle obligatoire pour les chiens et les chats en France ?

9. La vaccination antirabique est-elle obligatoire pour voyager à l'étranger ?

10. Quelle est la durée de validité d'un vaccin antirabique pour un chien ou un chat en France ?

 

Résultat du quiz

 

Consultez notre dossier Rage :

Faut-il conseiller de vacciner contre la rage ?

Êtes-vous vacciné contre la rage et à jour de vos rappels ?

Rage : mythe ou réalité

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Délégation de soins (ou d'actes) : où en sommes-nous après la dissolution de l'Assemblée Nationale ?

La possiblité légale de réalisation des tâches réservées au vétérinaire par les auxilaires vétérinaires, et la reconnaissance financière associée, est instamment souhaitée. L'Ordre Vétérinaire a entendu cette demande et s'est impliqué pour l'intégrer à la loi Pacte Agricole. Cette loi était en cours de discussion à l'Assemblée Nationale cette année au moment de la dissolution du 9 juin 2024. 

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L'article 7 de cette loi prévoyait la possibilité, pour les auxilaires vétérinaires et les étudiants vétérinaires, de réaliser, sous conditions, certains actes actuellement réservés aux vétérinaires diplômés.

Nouvelle attente

La dissolution provoque l'arrêt de l'examen de ce texte, qui devra être redéposé auprès de la nouvelle Assemblée qui devra reprendre le processus législatif depuis le début. Cela peut inclure la rédaction, et, dans tous les cas, la discussion et le vote du texte.

Déception

Depuis plus de 15 ans, la branche vétérinaire a entamé des travaux pour permettre des avancées permettant l'évolution du métier d'auxilaire vétérinaire. La difficulté de recrutement de vétérinaires a permis de déclencher, avec l'Ordre Vétérinaire, une démarche auprès du Ministère de l'Agriculture pour concrétiser cette évolution, en l'intégrant dans la loi Pacte Agricole.

En effet, bien que le Code Rural réserve  la réalisation des actes vétérinaires  exclusivement aux docteurs vétérinaires, la carence de candidature de vétérinaires titulaires de leur doctorat, et le moindre coût salarial du personnel non diplômé, entraîne depuis longtemps un glissement des tâches réservées vers les auxiliaires vétérinaires et auxiliaires spécialisés vétérinaires. 

Ces salariés attendaient avec espoir la conclusion des travaux de l'Assemblée nationale, en espérant des décrets d'application pour la fin 2025. Ce délai était déjà incertain et suspendu aux décision finales découlant des échanges entre le Sénat et l'Assemblée, il l'est encore plus actuellement, dans l'attente de savoir quels sujets seront soumis à la nouvelle Assemblée.

Blocage

Il n'est pas possible de proposer pour le moment une préparation technique à l'accomplissement des tâches déléguées, puisqu'elles sont effectuées illégalement.

Pour la même raison, il est impossible de valider les compétences existantes.

Aucun passe droit ou dérogation n'existent actuellement.

Exercice illégal de la médecine ou de la chirurgie des animaux : Article L243-1 du Code rural et de la pêche maritime

Site de l'Ordre Vétérinaire : La loi réserve certains actes de médecine ou de chirurgie des animaux aux vétérinaires.

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Comment choisir une assurance pour un animal de compagnie ?

Pour un propriétaire, choisir une assurance pour son animal de compagnie peut sembler complexe. Pas toujours facile de s'y retrouver face aux diverses options et termes techniques !

En lui suggérant quelques étapes clefs, l'auxiliaire peut aider le client dans sa démarche, afin de lui permettre de trouver la meilleure couverture pour son compagnon à quatre pattes.

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Les étapes clefs

1. Évaluer les besoins de l'animal :

  • Âge et race : Agria assurance tous les chiens et tous les chats, quelle que soit la race et sans aucune restriction d'âge à la souscription.
  • Mode de vie : Un animal qui passe beaucoup de temps à l'extérieur peut être plus exposé aux accidents.

2. Construire sa propre formule d'assurance, en fonction de différents critères :

  • Plafonds de remboursement : c'est le montant annuel maximum qui pourra être remboursé par l'assurance. Chez Agria, le plafond de remboursement est au choix de l'assuré : 1500€ - 3000€ - 4500€
  • Taux de remboursement : Il s'agit du pourcentage remboursé par Agria sur le montant total de la facture, après déduction de la franchise. Le taux de remboursement est au choix de l'assuré (80% ou 90%, selon la formule d'assurance choisie).
  • Franchise : il s'agit du montant restant à charge du propriétaire et qui sera donc déduit une seule fois par an, lors de la première demande de remboursement. Chez Agria, la franchise est au choix de l'assuré : 0€ - 40€ ou 80€
  • Délai de carence : c'est la période pendant laquelle les garanties prévues par le contrat d'assurance ne s'appliquent pas (pas de remboursement possible sur cette période). Chez Agria, le délai de carence démarre à la date de souscription du contrat.

3. Vérifier les exclusions et les conditions :

  • Couverture : vérifier ce qui est couvert (accidents, maladies, soins préventifs, hospitalisation, etc.) et ce qui ne l'est pas. L'animal est-il couvert pour les maladies chroniques ? Pour les maladies articulaires (telle la dysplasie) ? Pour les entropions/ectropions ? Pour les activités sportives ?

    À noter qu'aucune assurance ne pourra prendre en charge les accidents survenus avant la souscription du contrat et les maladies dont les premiers symptômes sont apparus avant d'avoir souscrit (ou pendant le délai de carence).

4. Considérer le coût :

  • Comparer les primes mensuelles ou annuelles et évaluer si elles correspondent au budget pouvant être engagé.

5. Qualité du service client :

  • Un bon service client est crucial. Vérifier la disponibilité du service client et la facilité avec laquelle l'assuré pourra soumettre une réclamation. Le Service Gestion d'Agria Assurance pour Animaux est composé d'ASV, comme vous. C'est la garantie d'une bonne compréhension des dossiers médicaux et des demandes de remboursement.

En prenant le temps de faire des recherches et de comparer les différentes options, le propriétaire peut trouver une assurance qui offre la meilleure protection à son animal tout en respectant son budget.

Rappel : ASV, Auxiliaires Vétérinaires, en tant que professionnels, vous bénéficiez d'une réduction de 20% sur les tarifs publics.

contrat-de-soin

Consentement éclairé et contrat de soins

Consentement éclairé et contrat de soins sont deux notions étroitement liées et complémentaires dans la relation entre le vétérinaire et le propriétaire de l'animal. Le consentement éclairé, c'est l'accord du propriétaire pour réaliser une intervention ou un traitement après que le vétérinaire lui ait fourni une information complète et détaillée. Le contrat de soins, c'est la formalisation écrite de ce consentement éclairé, qui permet la relation de confiance entre le proprétaire de l'animal et le vétérinaire.

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Le consentement éclairé

Pour pouvoir prendre une décision, le propriétaire de l'animal doit avoir en sa possession tous les éléments lui permettant de se décider. Le vétérinaire a l'obligation de lui fournir l'ensemble des informations nécessaires à cette prise de décision.

  • C'est une obligation à la fois légale et déontologique, sous risque de mise en cause du vétérinaire devant les tribunaux.
  • Le vétérinaire doit non seulement transmettre toutes les informations nécessaires, mais en plus s'assurer que le propriétaire les a comprises.
  • Le consentement du propriétaire doit être obtenu librement, sans contrainte, et par un acquiescement volontaire, c'est-à-dire que le propriétaire doit exprimer positivement son accord. En aucun cas on ne peut considérer que "qui ne dit mot, consent" !

Parmi les éléments à communiquer, figurent principalement :

  • La justification de la nécessité des soins et les alternatives possibles.
  • L'évolution à en attendre, mais aussi les risques et complications possibles.
  • Les coûts du traitement et du suivi.

Le consentement éclairé peut être donné oralement. Cependant, c'est un risque à la fois pour le propriétaire et pour le vétérinaire.

  • Pour le propriétaire, car s'il a bien compris les tenants et aboutissants de soins proposés au moment où le vétérinaire les lui a expliqués, il les aura probablement (et c'est bien normal, ce n'est pas un professionnel) oubliés en tout ou partie au bout de quelque temps.
  • Pour le vétérinaire, car en cas de litige, il devra pouvoir faire la preuve qu'il a donné au propriétaire toutes les informations nécessaires, et ausi que celui-ci les a comprises et a accepté les soins.

C'est pourquoi il est de loin préférable d'établir un contrat de soins écrit.

Le contrat de soins

Il s'agit en fait du support écrit matérialisant le consentement éclairé du propriétaire. Il a l'avantage de pallier les problèmes générés par un consentement éclairé formulé uniquement par oral.

  • Pour le propriétaire, le contrat de soins est la trace écrite de ce qui lui a été dit par le vétérinaire. Cela lui permettra de retrouver les informations sur la base desquelles il a pris sa décision.
  • Pour le vétérinaire, le contrat de soins est la preuve que le propriétaire a donné son accord pour les soins.

C'est pourquoi il est nécessaire de ne pas faire du contrat de soins un simple papier, mais un véritable support de communication. Pour cela, il ne faut pas hésiter à détailler sur le contrat de soins l'ensemble des informations données pour obtenir le consentement éclairé (justification et nature des soins, alternatives, risques, coûts...). L'établissement de ce contrat de soins est une excellente occasion d'échange entre le propriétaire et le vétérinaire, permettant de soulever des points qui n'auraient pas été encore abordés, et éventuellement, pour le vétérinaire, d'orienter sa proposition de soins aux attentes particulières du propriétaire.

Le contrat de soins est bien entendu signé par le propriétaire. Cette signature l'engage d'un point de vue juridique, mais aussi d'un point de vue psychologique. En effet, ayant été dûment informé et prenant la décision par lui-même, le propriétaire s'investit plus activement dans les soins à son animal, ce qui fait de lui un allié thérapeutique contribuant à la réussite du traitement ou de l'intervention.

Le contrat de soins en pratique

Comment rédiger le contrat ?

Le Conseil de l'Ordre des Vétérinaires propose sur son site un modèle de contrat de soins. Ce modèle est une base de départ, qu'il est préférable d'enrichir des informations propres à chaque cas.

On peut déjà préparer un ensemble de contrats de soins répondant aux situations les plus souvent rencontrées à la clinique, particulièrement pour les chirurgies de convenance. On peut s'inspirer des très nombreux exemples proposés dans la thèse de Clémentine Baldine, DV, présentée à Lyon en 2021 et consultable en ligne.

Il sera ensuite possible de personnaliser ces contrats type en fonction de chaque cas particulier.

Quand faut-il faire signer un contrat de soins ?

Dans l'absolu, à chaque fois qu'on soigne un animal. En pratique, cela paraît un peu compliqué et lourd. Mais cela est très fortement conseillé au moins  :

  • Pour tout acte nécessitant une anesthésie générale : le risque zéro n'existe pas, et les risques de mortalité lié à l'anesthésie et à l'intervention elle-même seront inscrits dans le contrat de soins.
  • Pour tout soin pouvant présenter un risque de complications : on précisera sur le contrat les complications pouvant survenir malgré la réalisation correcte du soin.
  • Pour tout traitement dont le résultat est aléatoire, surtout s'il est onéreux : le contrat précisera une estimation du coût et le risque d'échec.
  • Pour tout traitement ayant des effets secondaires indésirables graves ou pas : le contrat de soins signé sera la preuve que le propriétaire a été averti des troubles liés au traitement lui-même et les a acceptés.
  • A chaque fois qu'il apparaît nécessaire de mettre la situation au clair dans la relation entre le vétérinaire (et son équipe) et le propriétaire. Il existe parfois des situations douteuses, où l'on s'interroge sur le réel désir d'engagement collaboratif et/ou financier dans les soins à son animal. Le contrat de soins permet d'objectiver cet engagement.

Archivage

Le propriétaire doit recevoir un exemplaire. La clinique conserve le double du contrat de soins au moins pendant la durée de vie de l'animal. Ce document peut être numérisé.

S'il s'agit d'une signature électronique ou sur tablette, le document doit être envoyé par mail au propriétaire ou imprimé s'il ne dispose pas d'un ordinateur.

Conclusion

L'obtention du consentement éclairé est une obligation légale pour le vétérinaire, et le contrat de soins en est la trace écrite. Ce document profite à la fois au propriétaire, car il lui permet de retrouver les informations qui lui ont été communiquées, et au vétérinaire, car il le protège en cas de litige. Même si il n'est pas toujours enthousiasmant de passer du temps "à remplir des papiers", c'est en fait une étape dont il faut profiter pour améliorer la communication entre le propriétaire et l'équipe soignante, et par la même occasion s'éviter d'éventuels ennuis futurs.

etablissements-soins-veterinaires

Les établissements de soins vétérinaires : cabinet vétérinaire, clinique vétérinaire, centre hospitalier vétérinaire, centre de vétérinaires spécialistes

Les appellations autorisées pour les établissements de soins vétérinaires sont règlementées par l'arrêté du 13 mars 2015 relatif aux catégories d’établissements de soins vétérinaires (ESV).

A chaque dénomination correspond un cahier des charges indiqué par la loi, incluant les locaux d'exercice, le matériel minimum à disposition, la composition de l'équipe soignante et même les horaires d'ouverture. Ce cahier des charges a été complété par le Conseil National de l'Ordre des Vétérinaires, en tenant compte des domaines d'exercice.

 

etablissements-soins-veterinaires

Quatre appellations sont autorisées : cabinet vétérinaire, clinique vétérinaire, centre hospitalier vétérinaire et centre de vétérinaires spécialistes.

Le cabinet vétérinaire

Pour pouvoir être nommée "cabinet vétérinaire", la structure de soins doit comporter au moins un lieu de réception et un local d'examen. L'arrêté ne mentionne pas d'obligation spécifique en termes de matériel ni de personnel, même si bien sûr la présence d'un vétérinaire est indispensable. Les horaires d'ouverture sont libres.

Deux extensions sont possibles :

  • Le "cabinet vétérinaire médico-chirurgical" : il doit posséder le matériel nécessaire pour effectuer de la chirurgie générale, avec du matériel de stérilisation (autoclave ou Poupinel) et une salle dédiée à la chirurgie.
  • Le "cabinet vétérinaire exercice exclusif en ..." : cette appellation est possible si le ou les vétérinaires exercent de manière exclusive une activité. Mais attention, cette activité doit être hors spécialités vétérinaires reconnues ! Ainsi il est possible de prétendre à un exercice exclusif en médecine féline (il n'existe pas actuellement de spécialistes en médecine féline) mais il n'est pas possible de prétendre à un exercice exclusif en dermatologie, car cette spécialité professionnelle existe. Cette appellation est donc plutôt limitée.

L'Ordre des Vétérinaires complète et précise le cahier des charges en fonction des espèces soignées :

La clinique vétérinaire

Pour porter l'appellation "clinique vétérinaire", un établissement de soins vétérinaires doit remplir les conditions minimales suivantes :

  • Locaux : un lieu de réception, une salle d'examen, une salle de chirurgie, un espace d'imagerie médicale, un local d'hospitalisation. D'autres exigences en locaux peuvent être fixées dans le cahier des charges en fonction des espèces soignées.
  • Matériels : un microscope, un analyseur de biochimie, un analyseur d'hématologie, un appareil de radiographie, du matériel de stérilisation (autoclave ou Poupinel).
  • Personnel : un docteur vétérinaire en activité pendant les horaires d'ouverture au public et au moins une personne qualifiée à temps plein. D'après les indications de l'Ordre, cette personne est a minima une auxiliaire vétérinaire échelon 3 (ou à même d’effectuer les tâches de l’auxiliaire vétérinaire prévues à l’échelon 3).
  • Horaires d'ouverture : ouverture au public au moins 120% de la durée hebdomadaire légale de travail, donc au moins 42 heures réparties sur au moins 5 jours.

Il n'y a donc pas obligation d'un salarié diplômé ASV échelon 5 pour une clinique vétérinaire. De plus, la présence de la personne qualifiée en continu pendant les heures d'ouverture n'est pas obligatoire. Ceci est confirmé par une jurisprudence du 23/12/2014 : "À la différence des dispositions de cet arrêté relatives aux centres hospitaliers vétérinaires, qui énoncent des exigences en ce qui concerne tant le nombre de personnes employées que leur temps de présence sur place, celles relatives aux cliniques vétérinaires, aux termes desquelles le domicile professionnel doit employer au moins un auxiliaire vétérinaire n'imposent pas, pour les cliniques, la présence continue d'un auxiliaire. Par suite, si ces dispositions doivent s'entendre comme imposant l'emploi d'au moins un équivalent temps plein d'auxiliaire vétérinaire, elles ne sauraient être regardées comme exigeant la présence d'un tel auxiliaire pendant toute l'amplitude d'ouverture au public de l'établissement."

L'Ordre des Vétérinaires complète et précise le cahier des charges en fonction des espèces soignées :

Le centre hospitalier vétérinaire (CHV)

D'après l'arrêté, pour porter l'appellation "centre hospitalier vétérinaire", un établissement de soins vétérinaires doit remplir les conditions minimales suivantes :

  • Locaux : un lieu de réception, des locaux d'examen, un local de soins, un local de préparation des animaux avant chirurgie, des salles de chirurgie, des locaux d'imagerie médicale, des locaux d'hospitalisation, un local d'isolement des animaux contagieux, un local de nettoyage, de désinfection et de stérilisation du matériel chirurgical, un local de repos pour le personnel de permanence.
  • Matériels : un microscope, un analyseur de biochimie, un analyseur d'hématologie, un appareil de radiographie, un analyseur réalisant des ionogrammes, un échographe, un détartreur.
  • Personnel : au moins 6 docteurs vétérinaires à temps plein dont au moins un spécialiste, et au moins 6 personnes qualifiées à temps plein. D'après les précisions apportées par l'Ordre, au moins trois de ces personnes doivent posséder le titre d’auxiliaire spécialisé vétérinaire d'échelon 5 au sens de la convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires  et au moins trois le niveau d'auxiliaires vétérinaires d'échelon 3 (ou à même d’effectuer les tâches de l’auxiliaire vétérinaire prévues à l’échelon 3). La présence 24h/24 et 7j/7 d'un docteur vétérinaire et d'une personne qualifiée est exigée.
  • Horaires d'ouverture : ouverture au public 7j/7 et 24h/24, et capacité de mobiliser à toute heure le plateau technique et les équipes dans un délai compatible avec la prise en charge des urgences.

L'Ordre des Vétérinaires complète et précise le cahier des charges en fonction des espèces soignées :

Le centre de vétérinaires spécialistes

Le centre de vétérinaires spécialistes se distingue par l'exercice exclusif de vétérinaires ayant une spécialité reconnue, avec des locaux, matériels et modules adaptés à ces spécialités. Les exigences de personnel et d'amplitude horaire sont aussi plus élevées que pour une clinique.

Selon l'arrêté, pour porter l'appellation "centre de vétérinaires spécialistes", un établissement de soins vétérinaires doit remplir les conditions minimales suivantes :

  • Des locaux et du matériel adaptés aux spécialités exercées
  • L'établissement n'emploie que des vétérinaires spécialistes au sens de l'article R. 242-34 du code rural et de la pêche maritime. L'équipe doit comportée au moins 3 vétérinaires spécialistes, ainsi que 3 personnes qualifiées à temps plein, dont, d'après les indications ordinales, au moins une personne possédant le titre d’auxiliaire spécialisé vétérinaire d'échelon 5, et une auxiliaire
    vétérinaire d'échelon 3 (ou à même d’effectuer les tâches de l’auxiliaire vétérinaire prévues à l’échelon 3).
  • Horaires d'ouverture : ouverture au public au moins 150% de la durée hebdomadaire légale de travail, soit plus de 52 heures réparties sur au moins 5 jours. Après les heures d'ouverture, un spécialiste est disponible sur appel pour les urgences en rapport avec sa spécialité.

L'Ordre des Vétérinaires complète et précise le cahier des charges en fonction des spécialités exercées :

Voir l'arrêté du 13 mars 2015 relatif aux catégories d'établissements de soins vétérinaires